J'ai apprécié l'approche des robots qui vont envahir notre humanité et des "relations" entre les humains et les machines qui n'est pas encore très présente au cinéma, mais ce personnage de Max est trop réfractaire et caricatural, et je ne comprends pas bien l'évolution de son état d'esprit et où veut en venir le film. C'est clair qu'elle a perdu son travail car il a été remplacé par les robots, mais c'est cette partie de son histoire qui manque au film. J'aurai voulu voir l'évolution du personnage entre son métier d'enseignante avec ses élèves, puis l'arrivée de ces robots dans les salles de classe et la réaction des élèves. Les discours et arguments des politiciens sur ce changement. Si au début c'était juste de l'accompagnement avec l'enseignante, puis petit à petit, l'enseignante se fait évincer. Pareil pour l'histoire de sa fille et son rapport avec la scolarité et les relations qui se vivent à l'école entre élèves, comme on peut le voir dans Diabolo Menthe ou la Boum. Donc cela me parait encore de la science fiction pour moi, car j'atterri au milieu d'une histoire. Comme depuis 20 ans il existe l'Alerte enlèvement pour les enfants en France, j'ai du mal aussi à comprendre la fin du film. Le robot T-O est amusant et j'aime bien Blanche Gardin, mais il faudrait qu'elle évolue un peu dans son jeu d'actrice. Le stand up ce n'est pas du cinéma, c'est un autre métier. Néanmoins, un scénario mieux étoffé sur l'évolution de son état d'esprit comme enseignante aurait permis de mieux comprendre son mal-être.
J'ai écouté le témoignage du réalisateur Giulio Callegari dans le DVD, et il parle des robots de Star Wars, de Terminator, et qu'il n'a pas de référence avec des robots domestiques. Je lui suggère alors, lui dont le nom a une connotation italienne, et aux autres spectateurs, de visionner le film italien "Io e Caterina" (Moi et Catherine) de l'acteur et réalisateur Alberto Sordi, en version originale, voire sous titrée bien sûr. Sorti en 1980 il raconte l'histoire d'un homme d'affaire qui fait l'acquisition d'un robot comme servante, qui n'intervient qu'au milieu du film, et qui peu à peu cette machine développe des sentiments humains. J'ai vu ce film il y a environ 20 ans et certaines scènes m'avaient surpris. On ne parlait pas encore d'intelligence artificielle, de machine qui apprennent d'elles même. Le désarroi de cet homme qui voit cette machine changer par rapport à sa fonction initiale, joué brillement par Alberto Sordi, ainsi que les propos de cette machine m'avaient ému, et un peu inquiété. La fin du film incite d'ailleurs à sérieusement réfléchir sur le pouvoir et la domination que pourraient avoir les machines à force de trop bien les programmer. Qu'ils mettent au moins un interrupteur comme le robot T-O, car une machine qui fonctionnerait avec de l'énergie nucléaire et donc sans interruption pendant des années...