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Julien D
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5,0
Publiée le 19 janvier 2024
Grandiose! Une très belle relecture du film de 1954, une réalisation impeccable, une musique qui emporte et de très bons acteurs. Une relecture autour du stress post traumatique, du syndrome du survivant et de la réparation individuelle et collective. Godzilla dépasse ici la métaphore originale de la bombe atomique pour devenir une figure cathartique totale du Japon d'après guerre et post moderne.
Le premier film Godzilla que je découvre. La première chose que je me dis est que le constat brutal d'amélioration visuel aura bien lieu en visionnant les vieux films Godzilla dans le futur. Mais cela dit, ce ne sera probablement pas le cas au niveau du scénario et de la mise en scène. "Godzilla Minus One" de Takashi Yamazaki voit son récit commencer à ma grande surprise pendant la seconde guerre mondiale. Dans un Japon dévasté par la guerre et les bombes nucléaires, une nouvelle menace apparaît et semble dépasser le gouvernement : Godzilla. On suit l'histoire de Koishi Shikishima, un ancien Kamikaze qui a préféré sauver sa vie plutôt que de la donner pour son pays pendant la guerre. Cette décision est très mal vue par certaines personnes qui le côtoient mais aussi et surtout par lui-même. Il se voit comme un déserteur et un lâche. Cela va tellement le travailler que ça va presque lui causer un trouble mental qui le ronge et qu'il va tenter de racheter. Cette caractéristique du personnage qui est au final assez importante tout le long du film est selon moi ce qui est peut être le plus réussi. Cela nous permet davantage de le comprendre mais aussi de s'attacher à lui. Un film sur Godzilla ne porterait évidemment pas ce nom sans cette créature gigantesque. Une nouvelle fois à ma grande surprise, on l'a voit dès le début du film et c'est sûrement à ce moment que la créature est la plus terrifiante et la mieux mise en scène. Avec les avancées technologiques, c'est presque devenu trop facile de créer un monstre de cette envergure. Le défaut que j'aurai à souligner est que la créature est montrée souvent trop facilement. Au début des effets visuels et même avant, on réalisait déjà des films avec des créatures gigantesques et terrifiantes dont certains sont des chefs-d'œuvre. N'ayant pas la technologie d'aujourd'hui, on jouait sur le suspens et on montrait qu'une partie de la bête, on jouait avec l'imagination du spectateur que l'on guidait avec le son. Ici je pense notamment au premier Jurassic Park ou au film "Les dents de la mer" tous deux du même réalisateur. Alors évidemment que visuellement ça claque, c'est magnifique, c'est bien géré, on y croit mais on a pas ce côté suspens qui était présent et très bien géré à l'ancienne. En parlant des visuels, avec ce film on est plutôt servis et plus on avance dans le film, avec des scènes maritimes magiquement bien orchestrées. On ajoute à cela une belle histoire de famille malgré eux. Koichi se retrouve avec une jeune femme seule et un bébé qui n'ont aucun lien entre eux. Au niveau du scénario et de la mise en scène, pas mal de choses sont assez prévisibles et cela peut plus ou moins déranger. Pour conclure "Godzilla Minus One" est un très bon film japonais avec ses défauts plus ou moins importants en fonction des personnes. Il est très accrocheur, on ne s'ennuie pas, on a des personnages attachants, de l'action, de beaux visuels et de l'émotion.
"Godzilla Minus One", réalisé par Takashi Yamazaki, marque une étape significative dans l'évolution de la franchise Godzilla, se distinguant nettement des précédents films de la série. Ce 37e opus, ancré dans l'ère Reiwa, s'éloigne des approches traditionnelles pour offrir une expérience cinématographique rafraîchissante et nuancée, qui mérite une attention particulière.
spoiler: Le scénario, coécrit par Yamazaki lui-même, nous transporte en 1947, dans un Japon post-Seconde Guerre mondiale. Cette toile de fond historique, loin des débats actuels, confère au film une profondeur et une pertinence particulière. La performance de Ryūnosuke Kamiki en tant que Kōichi Shikishima, un kamikaze déserteur, est poignante et ajoute une dimension humaine forte au récit. Sa lutte interne, mêlée à la menace de Godzilla, crée un drame captivant.
La représentation de Godzilla dans ce film est à la fois traditionnelle et innovante. Loin de la représentation plus légère de Roland Emmerich ou des tentatives de Michael Dougherty et Adam Wingard de moderniser le monstre, ce Godzilla renoue avec l'aura terrifiante de la créature originelle d'Ishirō Honda, tout en intégrant des éléments nouveaux et surprenants. Le traitement du monstre est plus nuancé et complexe que dans les adaptations précédentes, notamment celles de Gareth Edwards et Hideaki Anno, offrant une perspective nouvelle et stimulante sur le personnage emblématique.
Sur le plan technique, le film brille par sa réalisation et ses effets spéciaux. La photographie de Kôzô Shibasaki et la musique de Naoki Satō contribuent à créer une atmosphère immersive et émotionnelle. Le mélange d'effets pratiques et de CGI est habilement exécuté, rendant les scènes de destruction et les confrontations avec Godzilla à la fois spectaculaires et crédibles.
Le film excelle également dans sa capacité à équilibrer action et développement de personnages. Chaque personnage, de Shikishima à Noriko Ōishi (jouée par Minami Hamabe), est bien développé, rendant leurs interactions et leurs réactions face à la catastrophe Godzilla crédibles et engageantes.
Cependant, le film n'est pas sans défauts. Certains pourraient trouver que le rythme du film est inégal, et quelques scènes auraient pu bénéficier d'une écriture plus serrée. De plus, bien que le film s'efforce de rester fidèle à l'esprit de la série Godzilla, il manque parfois d'originalité dans son traitement du monstre lui-même, s'appuyant fortement sur des conventions établies.
En résumé, "Godzilla Minus One" est une réalisation impressionnante qui se distingue dans le paysage cinématographique des films de kaiju. Il parvient à rester fidèle à l'esprit des films Godzilla tout en apportant sa propre touche unique et réfléchie. Ce n'est pas seulement un hommage aux films précédents de la franchise, mais aussi une œuvre qui se tient fièrement par elle-même, offrant une expérience cinématographique riche et satisfaisante.
De loin le Godzilla à la meilleurs histoire que j'ai vu. Il fait ce que font les meilleurs films de monstre, il prend un monstre, (devinez lequel !) pour parler d'autre chose. Et il le fait très bien. Décors costumes excellents, effets spéciaux dans la bonne moyenne, je dirai. La musique est bonne, la marche de Godzilla, quand Godzilla marche (...) fait son petit effet. Bonne mise en scène qui met en valeur le monstre, et la petitesse des Humains. Le seul reproche que j'aurais à faire, c'est le sur-jeux des acteurs. Mais c'est un demi reproche, car je pense que c'est fait exprès, dans la veine des Godzilla Classiques. C'est juste pas vraiment mon truc, et ce n'est pas très gênant. Tout au plus ça m'a fait lever les yeux aux ciels 4 ou 5 fois. Je suis peut-être aussi un peu trop cynique, ou le film est trop fleur bleu. Mais si on me proposait d'aller le revoir, je dirai oui. Je ne défoncerai pas pour autant les films Godzilla américain, dans le genre popcorn, ils font leur taf. Simplement Godzilla Minus One est plus marquant par ce qu'il raconte. Faites vous votre idée, moi j'ai passé un bon moment devant.
Dans les dernières décennie nous avons eu le droit à 3 grands Godzilla. Celui "maman" qui protège son espèce et ses bébés (celui de 1998 avec Jean Reno), on a en ce moment tout l'univers Monarch (le Godzilla titan, roi des monstres qui protège son territoire des autres monstres), très pop culture et visé sur les monstres. Godzilla Minus One c'est le Godzilla originel et original. Censé représenter le traumatisme du Japon face aux bombes atomiques, on est face à un Godzilla brutal, violent, qui n'a qu'un seul but : tout détruire. On est très vite embarqué dans cette lutte pour survivre et la volonté de rédemption du personnage principal : un kamikaze déserteur. Ça fait du bien de voir un film de cette envergure qui ne vient ni d'Europe ni des US. Pour moi le meilleur Godzilla. Foncez.
Ma séance était précédée d une bande annonce pas très emballante pour le futur Godzilla/Kong du Monsterverse. Le visionnage de Minus One rend le film américain encore moins attrayant. Car oui pour ses 70 ans Godzilla s offre un formidable revival. Minus One est un blockbuster ultra spectaculaire qui a l’intelligence de ménager et de construire ses effets. Ce n est pas deux heures de destruction Porn ininterrompu et lassant mais chacune scène d apparition du gros lézard va être marquante. L introduction met tout de suite dans le bain et caractérise parfaitement le personnage principal et ses enjeux. La scène sur le bateau en bois très fortement inspiré des dents de la mer (pour ne pas dire plus) est un superbe moment de tension. L attaque de la ville est ultra spectaculaire et vraiment impliquante pour le spectateur (le fait d avoir vu avant les villes japonaises ravagés par les bombardements américains ajoute au côté impressionnant des dégâts causés par le monstre). Mais il n y a pas que de la pyrotechnie dans ce film, une nouvelle fois Godzilla est une parabole des traumas et préoccupation japonaise. Entre la question du nucléaire bien sûr, la crainte de la nature et notamment d un danger destructeur qui viendrait de la mer (on pense forcément au tsnunami) à ce propos j ai trouvé bien vu de montrer un Godzilla à la démarche très lourde mais inébranlable, soulignant le caractère inéluctable et impossible à contrer d une catastrophe naturelle. Ce Godzilla montre aussi une méfiance du peuple nippon envers son gouvernement et se questionne sur la notion de sacrifice de l individu pour les autres. A un point que oui Minus One est un film qui se tiendrait même si le monstre n était pas présent. Je ne lui reprocherai que quelques détails qui ne fonctionnent pas dans un final un peu trop pompier mais à part ça merci pour le spectacle.
Si le film reste un film de SF voir fantastique le titre rappelle aussi le contexte social et militaire, spoiler: le pays est exsangue et doit se reconstruire et donc le titre renvoie aussi au chef d'oeuvre "Allemagne Année Zéro" (1948) de Roberto Rosselini. Le film débute directement dans le vif du sujet, malheureusement déjà avec des maladresses et des invraisemblances. En effet, Godzilla mord de petits humains sans les manger ou les écrase mais quand ensuite on voit les corps ils sont quasi indemnes (?!), sans compter l'absence magique de sang. Le film aborde donc plusieurs thèmes mais les meilleures parties restent celles avec Godzilla, un monstre dont le design reste fidèle au premier monstre "Godzilla" (1954) mais qui pêche par une absence totale d'âme dans les yeux, mais on apprécie aussi le travail sur les effets visuels de destruction qui restent bluffants avec un budget au moins 10 fois inférieur aux productions hollywoodiennes. Le happy end est capillotracté et est assurément un mauvais choix, surtout qu'on repense à la scène fatidique où on se dit qu'elle avait le temps de plonger avec lui (vous comprendrez !). En conclusion, on adore tout le contexte post-39-45, Godzilla lui-même et les effets visuels lors des face à face, mais c'est malheureusement arasés par des incohérences trop nombreuses . Site : Selenie.fr
Que dire ? Le meilleur sans aucun doute et merci les japonais ! La réalisation vaut 100 fois mieux qu'un film américain ! Les ost les prises de vues le jeu dacteur ( à part une vous le verrez haha ) Mais l'acteur principal nous livre une prestation qui nous hérisse les poils Enfin le vrai monstre qui n à que la destruction comme nindo Merci aux japonais de nous fzire oublier les conneries de Marvel des américains
Un film à la hauteur de sa réputation. Le retour du vrai Godzilla, traumatisant, flippant, effrayant. Un film maîtrisé avec son ambiance oppressante et ses scènes d'actions épiques. Un régal.
Très bon film japonais je précise loin des autres Godzilla américains .Des effets spéciaux excellents,réalistes,impressionnants.Des acteurs sympathiques et très attachants .
Très bon film ce Godzilla, je m'attendais pas à autant aimé, surtout une réalisation aussi poussée pour un budget de 15Million? C'est du grand art, je tire mon chapeau, le scénario tient la route et on est tendu à chaque apparition du monstre.
Brillant par sa mise en scène Godzilla Minus One est l'anti blockbusters, proposant un spectacle plus intimiste, le récit prenant le temps de développer ses personnages. De plus l'idée de placer l'histoire pendant la reconstruction du Japon d'après guerre et avec les questions géopolitique de l'époque, apporte un réalisme très appréciable au film. Godzilla se fait plus rare mais les scènes où il apparaît sont à chaques fois de plus en plus impactantes. Loin du MonsterVerse de la Warner (que j'apprécie beaucoup également), Godzilla est ici le montre de destruction qu'on connaît, détruisant tout, pour notre plus grand plaisir.
J'ai vu le film aujourd'hui, donc réaction à chaud. Clairement c'est un bon film, voir le meilleur que j'ai vu depuis pas mal de temps. Ça peut sembler fou de dire ça pour un film avec Godzilla dans le titre mais c'est un film avec de la profondeur, plusieurs niveau de lecture, le jeu d'acteur est bon, le scénario est bon, la musique est bonne. Les événements s'enchaîne bien, le montage est bon, la photographie est bonne, et on ne s'ennuie pas un seul instant. D'habitude dans les films de "monstre" l'histoire que pour faire du remplissage et broder entre les scènes d'action, alors qu'ici elle est intéressante à suivre et nourri la profondeur du film. En fait je crois que je suis assez bluffé, je n'attendais rien de particulier ayant été trainer pour le voir et le film m'a mis une claque. Un dernier point qui m'a bluffé, ces dernières années à chaque fois que j'ai vu un film avec une grosse bébête à l'écran c'était cool mais la sauce prenait pas vraiment. Là, la première scène au début du film, le Godzilla est vraiment effrayant, c'est un peu la meme sensation que celle que j'avais eu enfant en voyant la scène du Trex dans jurassic park quand il sort de son enclos. Un film à voir !
Pour ce qui est de fêter les 70 ans de Godzilla c'est réussi haut la main 15 millions pour un tel résultat parfois un peu trop tchip quand même mais ça reste très humiliant pour les Block busters américains sinon impec ressentir autant d'émotions dans ce genre de films rares sont les occasions succès et resorties en salle humblement mérite
Un chef d’œuvre il est incroyable vraiment , seule petit bémol resterait l’animation de Godzilla qui n’est pas de la même qualités que les studios américains . Mais sur l’histoire ce film dépasse tous les films Godzilla déjà écrit je le recommande fortement vous allez ressentir d’incroyables frissons !懶