Sing Sing
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Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2024
Un gros coup de cœur pour « Sing Sing », nous dévoilant la vie d'un groupe de prisonniers tentant de s'évader mentalement par des cours de théâtre et l'élaboration de spectacles.
On ressent totalement leur vulnérabilité, leur enfermement, l'espoir de devenir meilleur et de pouvoir peut-être un jour retrouver leur liberté. C'est une véritable thérapie de réinsertion par les arts ainsi qu'une bouffée d'air frais pour eux. La plupart du casting se compose de vrais ex-détenus, renforçant la sincérité qui se dégage de cette histoire.
On passe par beaucoup d'émotions : l'humour, la dureté, l'impuissance mais surtout la bienveillance entre tous ces hommes. Un film magnifique qui vous arracher certainement plusieurs larmes !

http://cinephile-critique.over-blog.com
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2025
Des prisonniers font du théâtre, pour aller mieux …. un film de dialogues, de tirades de Shakespeare, avec un zest d’humanité et des acteurs qui nous rappellent que le salut du monde est dans l’art et l’entraide ….DE bons acteurs, des phrases intelligentes, mais le scénario est minimaliste et manque d’émotion...à vous de voir, peut être à revoir un autre jour dans de meilleurs conditions…..
Ufuk K

617 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2025
"Sing Sing" qui a obtenu 3 nominations aux Oscars cette année, est un drame carcéral qui s'avère touchant au final. Greg Kwedar, le réalisateur, base son œuvre sur des événements authentiques, relatant le programme de rééducation artistique au sein de la prison de haute sécurité de Sing Sing. Le succès du film s'illustre principalement à travers les prestations de ses comédiens, pour la plupart d'anciens détenus ayant participé à ce programme durant leur détention, en compagnie de Clarence Maclin, qui a lui aussi pris part à ce programme, et du remarquable Colman Domingo, qui a reçu une nomination aux Oscars cette année, dans des moments à la fois délicats et émouvants.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2025
Gros coup de coeur que Sing Sing, sorte de Cercle des poètes disparus au sein de Shawshank ou la prison d'Oz.
Une ode à la créativité et au pouvoir de l'imagination même dans les moments les plus sombres (on y suit une troupe de prisonniers tentant de se réhabiliter au sein d'un programme de théâtre).

Le programme semble attendu au premier abord mais le réalisateur parvient à contrecarrer les poncifs dans un script à combustion lente où les personnages se dévoilent au fur et à mesure.
Et dans ce casting de gueules, c'est particulièrement probant pour le perso de Divine Eye, gros lascar au premier abord mais qui bénéficie d'un arc narratif sans aucune fausse note.
Et en plus de cela on a ni plus ni moins que Colman Domingo dans la meilleure performance (de l'année ?) de sa carrière.
À la fois mentor et vulnérable, ce dernier est fantastique et offre à lui seul un joli poids émotionnel à ce très bon film !
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2024
« Nous sommes tous là pour redevenir humains. » Basé sur de faits réels, "Sing Sing" est un drame carcéral non conventionnel puisqu'il met en lumière le programme de réhabilitation par les arts de la prison de Sing Sing dans l'État de New York. À l'image du récent "Ghostlight", Greg Kwedar s'intéresse au pouvoir transformateur et réparateur de l'art sur des gens habituellement renfermés et sur leurs gardes qui acceptent ici d'être eux-mêmes et surtout vulnérables dans ce groupe de théâtre qui leur permet de s'exprimer et de s'évader. Loin de la violence et de la dure réalité de ce milieu, même si le réalisateur nous fait des rappels sur le difficile quotidien dans une prison, "Sing Sing" est un film authentique, intimiste, puissant et profondément humain. Colman Domingo, qui est notamment entouré d'anciens détenus ayant participé à ce programme, livre une performance magnétique et poignante. On se prend facilement d'affection pour ce groupe qui se forme à travers des moments de solidarité et surtout de partage sur ce qu'ils ont vécu et ce qu'ils veulent vivre une fois dehors. Des témoignages émouvants dans un film bien équilibré qui n'est jamais larmoyant. Bref, un très bon film.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2025
Incarcéré pour un crime qu’il n’a pas commis, Divine G. se consacre corps et âme à l’atelier théâtre organisé dans la prison…

Le réalisateur Greg Kwedar s’est inspiré du programme de réinsertion “RAT” (“Through the Arts: Prison Arts Programs”), un programme artistique mis en place à la prison de Sing Sing. Il s’est aussi inspiré de John Whifield (détenu à Sing Sing et injustement condamné à une longue peine), c’est d’ailleurs grâce à cet atelier qu’il a pu s’émanciper par le biais du théâtre.

Ce qui frappe en premier lieu, c’est l’authenticité qui se dégage du film, le cadre (ils ont tourné dans une prison désaffectée et non en studio), la mise en scène et son casting de “gueules cassées”, composé à 90% d’anciens prisonniers (ayant participé au programme de réinsertion, comme Clarence Maclin, qui interprète Divine Eye). C’est pour toutes ces choses là que le film sonne juste, on sent le vécu dans leurs tripes.

Avec Sing Sing (2024), on se retrouve plongé dans le quotidien de ces détenus et leurs conditions de détention. Il y est question de regrets, de nostalgies, de familles (ils ne voient pas leurs enfants grandir ou certains suivent le parcours chaotique de leurs pères), sans oublier l’espoir qu’un jour, une remise de peine leur soit accordée.

Un drame social empli d’humanité et qui met en lumière, le pouvoir du “6ᵉ art” (le théâtre), à la fois comme échappatoire et de façon rédempteur. Bien évidemment, le film ne serait pas ce qu’il est sans la superbe interprétation de Colman Domingo aux côtés de Clarence Maclin.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
norman06

425 abonnés 1 822 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2025
Un dispositif intéressant qui passe avec bonheur de la distance semi-documentaire à une réelle émotion. Quelques mois après "Tehachapi" de JR, "Sing Sing" laisse espérer en l'humanité du système judiciaire américain et confirme la vitalité d'un certain cinéma indépendant se situant hors des sentiers battus.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2025
Ne pas se méprendre dans Sing Sing on ne chante pas mais on joue au théâtre. Dans l’une des prisons les plus sécurisées des Etats-Unis des détenus tuent le temps et reprennent espoir en se mettant en scène. La grande force de cette œuvre est son aspect documentaire, ce programme de réinsertion par le théâtre existe réellement et la plupart des rôles est tenu par des prisonniers du pénitentier new-yorkais. Pour quelqu’un comme moi qui pense que l’Art peut changer la vie je ne pouvais qu’être ravi devant un tel film.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2025
Oui Coleman Domingo est superbe et vibrant dans ce rôle de détenu en quête de rédemption, entre failles et générosité. Et le film met brillamment en lumière ce groupe d’hommes virils aux passés compliqués, s’amusant comme des enfants sous leur costume de théâtre. Il y a de très belles scènes.  Mais j’avoue être resté à la surface malgré moi, ne percutant pas trop l’intention du réalisateur qui fait d’une réalité une fiction avec un acteur reconnu entouré de vrais prisonniers. Pourquoi ne pas avoir fait un documentaire dans ce cas ? Pourquoi avoir pris un acteur pour le rôle principal et pas pour les autres autres rôles et vice versa ? Ça n’aurait rien retiré à l’émotion et il n’y aurait pas ce côté mi-figue mi-raisin. Bon, aussi, j’avais le film français « Un triomphe » en tête, avec Kad Merad, qui raconte exactement la même histoire, donc faut croire que ça a altéré mon avis…
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2025
"Jouer, c'est ressentir ce qu'on est soi avec les mots des autres."

Deuxième long-métrage signé Greg Kwedar, ce film est le récit d'un groupe de détenus trouvant dans l'exercice du théâtre une forme d'évasion spirituelle entre ces hauts murs de la prison de Sing Sing, et révélant leur vérité à travers la composition d'un personnage.

À travers une réalisation oscillant entre onirisme et réalisme, cette adaptation de l’œuvre de Brent Buell et John H. Richardson propose une vision différente du milieu carcéral que celle que l'on nous sert habituellement au cinéma, plus humaine et un peu plus optimiste aussi.

Présenté au Festival de Deauville, le film est d'abord un bel hommage à la force de l'art et à l'impact qu'il peut avoir sur ces êtres pleins de remords (les mauvaises actions du passé, devenu leur présent) mais aussi d'espoirs, rêvant d'un ailleurs en "étant" quelqu'un d'autre.

Interprété par un très bon casting faisant se confondre réalité et fiction (composé d'acteurs professionnels, mais surtout de véritables anciens détenus), ce groupe peut réellement exister et partager entre les 4 murs de ce théâtre, lieu de liberté et de création. Ici, pas de caïd ni de prisonnier, juste des comédiens qui montent une pièce.

Une œuvre assez souvent à fleur de peau, filmant les visages, les mots et les émotions enfouies qui émergent ici ou là, de manière posée ou plus explosive, plus imprévisible, plus instables, mais toujours de manière profondément humaine.

Parce que le théâtre n'est rien d'autre qu'un reflet de la réalité dans laquelle chacun peut se trouver à telle ou telle étape de sa vie, et une passerelle vers son véritable "moi intérieur", avec ses failles et ses erreurs, mais aussi avec ses rêves et ses espoirs.
Devenir honnêtes et vulnérables, ce que ces détenus ont finalement rarement l'occasion de faire au quotidien dans cet univers clos et cherchant à les persuader qu'ils sont à leur place et que rien ne changera cela.

Malgré certains gimmicks habituels issus du genre indépendant, un film emprunt d'une belle authenticité (en particulier grâce à ses interprètes) sur le théâtre et l'entraide qui ne m'a clairement pas laissé indifférent, d'autant plus en tant que comédien. 7,5/10.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2025
 SING SING - Greg Kwedar | ⭐ 7/10

Le film raconte l'histoire, inspirée de faits réels, de plusieurs détenus de la prison de Sing Sing qui se réunissent régulièrement pour monter des pièces de théâtre.

Colman Domingo, nommé aux Oscars pour ce rôle, interprète avec beaucoup de profondeur cet homme plein de sagesse, emprisonné pour un crime qu'il n'a pas commis et qui se retrouve, plus ou moins malgré lui, avec la mission de "coacher"ses co-détenus. Il est entouré d'acteurs non professionnels, d'anciens prisonniers, qui lui donnent parfaitement la réplique. La parole donnée à ces hommes qui avaient eux-mêmes réellement participé au projet en question apporte une dimension quasi documentaire au film.

Il s'agit bien évidemment de représenter l'Art, ou le théâtre plus précisément ici, comme une bouffée d'air, un souffle de liberté, comme le moyen de s'évader de ce quotidien fait d'enfermement et de commencer à envisager une reconstruction en vue d'une libération plus ou moins lointaine.

Normalement peu enclin à adhérer aux films trop plein de bons sentiments, il faut reconnaître que celui-là sait y faire pour emporter le spectateur dans cette histoire pleine de fraternité et d'énergie positive, qui sait trouver son équilibre pour ne jamais tomber dans un excès de mièvrerie. Seule la musique, trop présente, appuie un peu trop l'effet larmoyant recherché.

Un joli film, en résumé, auquel il manque peut-être un petit quelque chose tout de même (un scénario un peu plus dense ?) pour faire totalement chavirer.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Mina92
Mina92

16 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2025
Un film prenant et émouvant, formidablement interprété par chacun, comédien ou pas, et notamment par les acteurs principaux… un film qui devrait être imposé à tous ceux au gouvernement et dans la population qui sont pour la suppression des aides au spectacle vivant au détriment de tous ceux notamment qui œuvrent pour restaurer la confiance et l’humanité dans les quartiers et les prisons !
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2024
Sing Sing est une prison qui trône près de New-York, et propose aux criminels d'occuper leur temps avec des programmes de réhabilitation par les Arts (ce qui marche plutôt bien). Voici donc l'histoire d'une véritable petite troupe de théâtre qui laisse les crimes au vestiaire, pour essayer de se reconstruire tous ensemble. Une histoire pleine d'humanité, de sensibilité, de douceur (dans un monde de brutes) qui nous fait souvent oublier dans quel cadre l'intrigue a lieu. Le petit nouveau (dealer) permet de semer un peu de drame dans un feel-good movie où tout roule un peu trop bien autrement (les criminels sont de vrais Bisounours), avec un Colman Domingo (Bayard Rustin, ou le remake de La Couleur pourpre...) toujours aussi viscéral (on l'aime vraiment bien). On rigole des idées farfelues qui composent la pièce de théâtre fofolle qu'ils doivent mettre en scène, on s'attendrit face à cette troupe triée sur le volet (et qui, on se l'avoue, n'a pas forcément la gueule d'un porte-bonheur... Alors en voir certains jouer des rôles gentillets, cela créé un décalage comique bienvenu !), et on ressort du film avec un sourire un peu niais mais heureux. On n'oublie pas de parler des conditions de détention qui ne sont pas faciles (et dont les Arts proposés par le programme d'incarcération sont une échappatoire), on n'oublie pas de parler des laissés-pour-compte de l'Amérique, et on n'oublie pas de parler longuement des vertus de l'Art pour n'importe qui (quels que soient ses niveaux d'études, de culture : tout le monde a quelque chose à projeter, et retirer, des Arts). On s'émeut de voir au générique de fin que les taulards (en-dehors de Colman Domingo) interprètent leur propre rôle, que la véritable pièce de théâtre a bien eu lieu (avec les vidéos rigolotes à l'appui), et on soupire de bonheur devant les bonnes nouvelles qui se retrouvent dans les chiffres de la post-face (les criminels qui s'essayent au théâtre ont des bonnes chances de mieux vivre leur incarcération, et de mieux s'en sortir une fois dehors). Bref, Sing Sing n'est pas là pour révolutionner son monde, mais il fait du bien, et n'en demande pas plus.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2025
Très beau film intéressant sur la résilience et l'aide apportée par le théâtre à des prisonniers dans un but de réinsertion dans la vie normale, bon scénario et belle interprétations
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2025
Inspiré du programme Rehabilitation Through the Arts (RTA), Sing Sing ne se contente pas de documenter une initiative : il révèle comment l’expression scénique peut se faire ode à la métamorphose, dans un espace où l’identité se reconstruit loin des murs qui l’entravent.

Au cœur de cette aventure humaine, Divine G. trouve dans le théâtre une échappatoire bien plus vaste que celle qu’offriraient des barreaux ouverts. C’est une fuite intérieure, un voyage en soi-même, où les rôles joués deviennent des reflets de ce qui fut, de ce qui aurait pu être, et peut-être, de ce qui sera.

Dans la prison, tout est figé, hiérarchisé, réduit à des règles immuables. Pourtant, sur scène, les règles s’inversent : le prisonnier peut devenir roi, prophète, amant éploré ou héros tragique. L’identité cesse d’être un poids.

Le travail collectif impose une discipline nouvelle, une solidarité qui transcende les affiliations carcérales. Loin de la logique punitive du système, Sing Sing montre comment l’art peut réconcilier l’individu avec lui-même et avec les autres. Il ne s’agit plus seulement de survivre, mais d’exister à nouveau, d’être vu autrement, par ses pairs comme par le spectateur.

Ce qui confère à Sing Sing une puissance singulière, c’est sa porosité entre fiction et documentaire. En intégrant d’anciens détenus ayant eux-mêmes participé au programme RTA, le film se charge d’une authenticité brute, presque tangible.

Mais Kwedar n’échappe pas à un écueil : à force de vouloir capter l’émotion à son paroxysme, il la charge parfois d’un poids trop lourd. La musique, les ralentis, les plans qui s’attardent, tout concourt à maximiser l’impact dramatique, au risque d’une surcharge affective. L’émotion, bien que sincère, aurait parfois gagné à être moins soulignée, à laisser plus d’espace à l’épure.

En creux, Sing Sing est aussi une critique d’un système carcéral qui réduit l’individu à sa faute plutôt qu’à sa rédemption. Les chiffres sont implacables : alors que le taux de récidive national avoisine les 60 %, celui des participants au programme RTA chute sous les 3 %. Une statistique qui ne peut être ignorée, et qui fait du film aussi un manifeste implicite pour une autre approche de la justice.

Le cinéma de Greg Kwedar ne plaide pas, il expose. Il montre comment, derrière ces murs gris, se tissent des histoires d’humanité retrouvée. Et si Sing Sing bouleverse, c’est parce qu’il capte ce moment suspendu où l’art cesse d’être une simple distraction pour devenir un acte de survie.
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