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Pierre842
42 abonnés
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4,5
Publiée le 21 février 2025
Quand le théâtre permet de s'évader le temps d'une pièce de théâtre. C'était un beau film de voir les détenus faire du théâtre qui leurs permet d'oublier le fait qu'ils sont en détention. Les acteurs tous excellents où la plupart c'est des détenus de la prison.
Un très bon film carcéral qui remplace la violence par l'espoir, celui de s'en sortir grâce au théâtre. Le casting est excellent, notamment Colman Domingo qui est tout bonnement excellent, et le fait quespoiler: les acteurs jouent leur propre rôle rend le film encore plus puissant. Un très bon film donc, qui se démarque des films carcéraux habituels et qui au final fait du bien.
On est immergé au coeur de la prison de "Sing sing" au sein d'une troupe de théâtre carcérale.
De ces personnes, on ne saura rien. On ne connaîtra pas le délit qui les a fait être emprisonnés, ni le temps qu'ils ont passé enfermé. On les suit en tant qu'homme voulant s'évader par l'art le temps d'un instant. J'ai ressenti beaucoup d'empathie pour ces hommes qui font preuve d'énormément d'humanité. Avec le théâtre, ils trouvent une forme d'échappatoire à leur condition : ils peuvent s'évader et exprimer les mots des autres en toute liberté le temps d'un instant.
J'ai été beaucoup émue par les tours de table où ces hommes arrivent à se confier sur leur ressenti. On ressent leurs remords et leur volonté de se racheter.
L'acteur principal m'a bouleversé : je n'ai pas pu m'empêcher de verser des larmes plusieurs fois pendant la séance...
On ne peut pas ressortir indemne de ce huis clos carcéral, qui puise sa force dans son impact émotionnel fort. La plupart des personnages sont de vrais détenus et cela rend le récit d'autant plus réel.
Il fait parti de ces films qui marquent les esprits et qui nous font poser des questions pendant et après la séance. Une œuvre originale, tirée de faits réels qui, pour une fois, dépeint le milieu carcéral sous un angle positif en montrant des détenus qui sont près à s'en sortir. Ce no man's land poétique et lumineux ne tire pas sur le pathos et donne de l'espoir pour l'avenir.
Je vous recommande les yeux fermés d'aller voir cette pépite !!
L’envie de devenir tout autre, de s’évader par la force des mots et l’intelligence d’une mise en scène qui échappe à tout contrôle , telle est la perspective qui s’offre à ces détenus , par le biais du théâtre. Exercices, répétitions, spectacles, l’équipe passe par tous les stades de la création, se révélant à elle-même et chacun puisant au fond de lui les ressources nécessaires pour garder la foi en leur démarche. C’est un schéma assez classique dans la reconstruction au sein d’un milieu carcéral que nous propose avec application le réalisateur Greg Kwedar, mêlant à son propos la dissonance du caïd qui s’invite au bal. Tout en réserve et prévention, le boss ne supporte pas les conseils , et encore moins les ordres. Dans la cour comme sur scène il entend rester le patron, ce dont ses nouveaux camarades vont le dissuader. Un hiatus passager dans le dispositif analysé avec logique et pertinence par un réalisateur qui donne corps pleinement au quotidien carcéral d’individus « honnêtes et vulnérables » comme leur dit le metteur en scène. « Alors là vous devenez des acteurs ». Certains le sont réellement devenus ! AVIS BONUS Une courte promo sympa et quelques scènes coupées. Pour en savoir plus :
Beau et touchant, le film de KWEDAR n'étonne pas par son fond, mais surprend par sa tonalité humaine, dans un univers souvent détacher de cela, pour construire une rédemption déchirante, au cœur d'un film poignant, porté par des acteurs saisissants
Ce drame carcéral évoque le quotidien de certains détenus de la prison surnommé « Sing Sing » trouvant grâce à un atelier théâtre une possibilité d’exprimer leurs émotions. Avec son casting mêlant acteurs professionnels et véritable prisonniers, c’est un long-métrage à la frontière du documentaire mettant en lumière les thèmes de rédemption et de créativité intellectuelle pour des individus privés de toute notion de liberté. L’écriture subtile évite tous les clichés pour mieux croquer des personnages foncièrement abimés.
8 ans après son premier film, "Transpecos", Greg Kwedar fait son retour au Festival du cinéma Américain de Deauville, avec son second long métrage.
Des films sur la prison, on en a vu, sous différentes formes, avec différentes approches. Souvent, leur point commun est qu'il y a les bons d'un côté et les méchants de l'autre. Ici, il n'y a ni bon, ni méchants, juste des hommes incarcérés avec la volonté de s'en sortir et d'avoir une seconde chance. Et c'est bien là toute la beauté de "Sing Sing", c'est l'humanité profonde qui se dégage de ses personnages. Tourné avec des acteurs non-professionnels pour la plupart, mise à part Colman Domingo (formidable), Paul Raci et Sean San Jose, tous sont d'anciens prisonniers ayant participé aux ateliers théâtre de la prison dans laquelle ils étaient. Et force est de constater que ça fonctionne à merveille, le casting est impeccable, avec notamment Clarence Maclin qui est aussi charismatique qu'excellent.
Doté d'une mise en scène simple, mais avec une jolie photographie, ainsi qu'une très jolie bande originale, Greg Kwedar et son co-scénariste, Clint Bentley parviennent à donner une autre vision sur la prison et les les prisonniers. Greg Kwedar réalise un seconde film remplit d'humanité et d'émotions (certaines scènes sont magnifiques), qui fait du bien et qui met à l'honneur la rédemption avec une sincérité rare et ce malgré quelques baisses de régime au niveau du rythme dans la dernière partie.
Plongée réussi dans l’univers carcéral américain mais sous un angle neuf qui fait du bien. Un film frais, mêlant brutalité, repentance et tendresse. Colman Domingo est excellent.
La rééducation artistique proposée à des détenus d'une des prisons les plus sures des Etats Unis, tel est le thème de cette comédie dramatique de Greg Kwedar. Et cela semble pourtant bien utopique qu' une telle initiative, pour des hommes ici, qui ne fondent pour certains aucun espoir, aucune envie, puisse introduire un travail d'imagination, d' effort de mémoire et de "lacher prise" et ainsi construire un projet un peu fou.... Certes, la mise en scène est précise voire osée, offrant des gros plans tant photographiques que psychologiques sur des "gueules" de caïd, et leur évolution sur plusieurs semaines... J'avoue que le scénario ne laisse guère de place à la surprise, et qu' on n'est pas vraiment transporté par cette histoire, qui ne décolle pas réellement. La véritable question qui m’intéresse : est ce que leur réinsertion a plus de probabilité de "réussir" que pour d'autres vautrés devant la télé, ou bullant... Sceptique donc...Notons les superbes interprétations de Colman Domingo ( Divine G. ) et de Clarence Maclin ( Divine Eye )...Pas vraiment emballé...!!**
En voilà une bien jolie surprise inattendue! Le cinéaste Greg Kwedar, quasi inconnu au bataillon dont le seul fait d’arme est l’inédit « Transpecos », nous gratifie d’une œuvre à la fois simple mais puissante et à l’authenticité rarement égalée depuis quelques mois sur les écrans. Il nous immerge dans la prison de Sing Sing, dans l’État de New York, où une dizaine de prisonniers s’adonnent au théâtre dans le but de mettre une scène une pièce mais surtout de se changer les idées et de se redonner un semblant d’humanité. Et cette œuvre délicate et juste de nous parler de la rédemption par l’Art avec une force de frappe et une sincérité qui devraient être prises en exemple. En tournant son film sur les lieux mêmes et avec de vrais prisonniers, l’immersion est telle que la justesse de ton et le naturel des situations ne se posent même pas. « Sing Sing » est une œuvre qui touche souvent la grâce par le simple fait d’être vraie au plus profond de sa chair (enfin de son grain de pellicule).
Pour scinder ce groupe d’acteurs non professionnels et lui donner une sorte de meneur, Kwedar a fait le choix de prendre un acteur confirmé. Il s’agit de Colman Domingo qui prend donc le rôle principal. Et le comédien est un choix plus que judicieux, presque évident. Il était déjà étourdissant dans le biopic sur l’homme politique gay Bayard « Rustin » et ce rôle lui avait d’ailleurs valu une nomination aux Oscars en tant que meilleur acteur l’an passé. Agissant comme une sorte de liant au milieu de ces acteurs non professionnels, il brille de mille feux dans « Sing Sing » et cette prestation de toute beauté pourrait (devrait) lui valoir une seconde nomination à l’hiver prochain. Elle serait en tout cas méritée. Et le jeu de ces prisonniers, actuels ou anciens, devant la caméra de Kwedar est proche de la pureté. Le cinéaste sait les diriger et les emmener sur le terrain de l’émotion, de la tension ou même de la légèreté tandis qu’eux se laissent guider et s’ouvrent à la caméra comme jamais. On est proche du documentaire parfois dans ce film qui semble intemporel (le grain de l’image, cette prison en fin de vie, ...) si ce n’est quelques détails très actuels mais la fiction et la réalité sont parfois si proches...
Certes, le film ne brille pas spécialement par sa mise en scène, correcte mais un peu datée, mais davantage par ce qui s’en dégage. L’émotion lors de certaines séquences est incontestable. Les monologues des personnages qui se mettent à nu avec leurs propres histoires nous déchirent le cœur, nous bouleversent. Le combat du personnage principal pour prouver son innocence en second plan est également intéressant. Il y a en revanche peut-être un peu trop de scènes de répétition de théâtre alors qu’on aurait voulu plus de moments intimistes où ces taulards se dévoilent. Il n’empêche, « Sing Sing » est un beau concentré d’humanité qui montre que même dans des contextes aussi désespérés et désespérants que celui d’une prison, l’espoir et les bonnes ondes sont possibles. Et que l’art, aussi amateur soit-il, est une porte vers une certaine rédemption et un moyen d’être ensemble, unis dans un même but. Un bien beau film qui touche en plein cœur avec un message et une morale qui le sont tout autant.
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Très intéressant film de Greg Kwedar qui a là une approche quasi documentaire à travers la réalisation avec un récit sur la puissance de l'Art pour se reconstruire sans oublier naturellement d'évoquer la réalité de ces existences au ban de la Société à travers des fouilles humiliantes et la férocité nécessaire à certains pour survivre ! Le film est porté de manière magistrale par Colman Domingo , accompagné pour la plupart des autres rôles par d’anciens taulards !