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Une heure d'oxygène à l'intérieur d'un cachalot mastodonte sur fond de relation père/fils, voilà le pitch de "Englouti". Une fois passé l'effet de surprise de retrouver notre héros (Austin Abrams) au coeur de cet animal, ce survival est assez mollasson, malgré quelques scènes effrayantes. La connexion avec l'esprit du père décédé frôle parfois le ridicule avec une psychologie à trois francs six sous sur les valeurs humaines et notamment la résilience. Ajoutez à cela des flashbacks saveurs guimauve du plus mauvais goût et vous ne sauverez pas ce film d'une probable noyade.
Avec Englouti, Brian Duffield entraîne le spectateur dans les profondeurs de l'océan Pacifique, où Jay Gardiner (Austin Abrams), parti retrouver la dépouille de son père, se retrouve avalé par un cachalot. Une heure d'oxygène, un environnement organique hostile et une relation paternelle qui continue de le hanter. Le film transforme cette situation improbable en une expérience physique et psychologique particulièrement éprouvante.
Le film est un long huis-clos, on a comme une impression de vivre en durée réelle le supplice du héros endeuillé. La moyenne des bouteilles est de 30-45 minutes, parfois 55 minutes selon les cas. Austin Abrams donne tout et ça se ressent à l'écran !
Une impression de voir le combat de Gilliatt (Les Travailleurs de la mer, 1866) ou encore Moby Dick (1851). Un film sensoriel où l'on est pris par le travail sonore et la spatialisation du son apporte énormement !
Cette sensation d'enfermement repose sur une contrainte assez cruelle : chaque effort nécessaire pour survivre accélère aussi l'épuisement des réserves d'oxygène. Jay doit réfléchir, manipuler son équipement, comprendre l'anatomie du cachalot, tout en surveillant sa respiration. Le moindre mouvement devient une dépense physiologique. Cette économie du souffle impose au spectateur une attention particulière aux gestes, aux hésitations et aux réactions corporelles d'un garçon dont la panique pourrait précipiter la mort.
L'océan possède ici une présence fascinante, presque indifférente à la condition humaine. Les profondeurs, les reliefs sous-marins et les dimensions du cachalot replacent Jay dans un écosystème où l'homme n'occupe plus aucune position dominante. L'animal n'est d'ailleurs pas un monstre animé par la cruauté, il obéit à ses propres nécessités biologiques. Cette confrontation interroge notre tendance à humaniser les comportements du vivant, particulièrement lorsque nous nous retrouvons en situation de vulnérabilité.
Le phénomène de chute des baleines, où la carcasse d'un cétacé nourrit durablement les organismes des grands fonds, apporte une autre lecture du rapport entre la mort et la continuité du vivant. Une réalité écologique qui résonne avec le parcours du jeune plongeur, encore prisonnier de sa culpabilité.
Le film est un long huis-clos, on a comme une impression de vivre en durée réelle le supplice du héros endeuillé. La moyenne des bouteilles est de 30-45 minutes, parfois 55 minutes selon les cas. Austin Abrams donne tout et ça se ressent à l'écran !
Une impression de voir le combat de Gilliatt (Les Travailleurs de la mer, 1866) ou encore Moby Dick (1851). Un film sensoriel où l'on est pris par le travail sonore et la spatialisation du son apporte énormement !
Cette sensation d'enfermement repose sur une contrainte assez cruelle : chaque effort nécessaire pour survivre accélère aussi l'épuisement des réserves d'oxygène. Jay doit réfléchir, manipuler son équipement, comprendre l'anatomie du cachalot, tout en surveillant sa respiration. Le moindre mouvement devient une dépense physiologique. Cette économie du souffle impose au spectateur une attention particulière aux gestes, aux hésitations et aux réactions corporelles d'un garçon dont la panique pourrait précipiter la mort.
L'océan possède ici une présence fascinante, presque indifférente à la condition humaine. Les profondeurs, les reliefs sous-marins et les dimensions du cachalot replacent Jay dans un écosystème où l'homme n'occupe plus aucune position dominante. L'animal n'est d'ailleurs pas un monstre animé par la cruauté, il obéit à ses propres nécessités biologiques. Cette confrontation interroge notre tendance à humaniser les comportements du vivant, particulièrement lorsque nous nous retrouvons en situation de vulnérabilité.
Le phénomène de chute des baleines, où la carcasse d'un cétacé nourrit durablement les organismes des grands fonds, apporte une autre lecture du rapport entre la mort et la continuité du vivant. Une réalité écologique qui résonne avec le parcours du jeune plongeur, encore prisonnier de sa culpabilité.
Un huis clos au cœur du ventre d’un cachalot, où l’on se retrouve aussi à l’étroit que le personnage principal. Entre les bruits organiques, les jeux de lumière, les ténèbres des profondeurs et le combat contre un calamar, le film nous plonge dans une expérience sensorielle assez singulière. Par moments, l’image manque de lisibilité, entre obscurité et eaux troubles, mais la pression du ventre du cachalot se fait bel et bien ressentir.
Dommage que le scénario manque un peu de matière et finisse par se concentrer davantage sur la relation émotionnelle entre un père et son fils, au détriment de l’aventure et de la tension que ce cadre pourtant fascinant pouvait offrir.
Austin Abraham porte le film avec conviction, superbement secondé par Josh Brolin, comme souvent impeccable.
Englouti est un peu un ovni dans la production actuelle. Tout n’est pas parfait, mais l’originalité de la démarche mérite d’être saluée. Trois étoiles pour encourager ce genre de proposition qui sort des sentiers battus !
Dommage que le scénario manque un peu de matière et finisse par se concentrer davantage sur la relation émotionnelle entre un père et son fils, au détriment de l’aventure et de la tension que ce cadre pourtant fascinant pouvait offrir.
Austin Abraham porte le film avec conviction, superbement secondé par Josh Brolin, comme souvent impeccable.
Englouti est un peu un ovni dans la production actuelle. Tout n’est pas parfait, mais l’originalité de la démarche mérite d’être saluée. Trois étoiles pour encourager ce genre de proposition qui sort des sentiers battus !
Une idée originale desservie par sa forme
Sur le fond, Englouti a le mérite rare de sortir des sentiers battus : le postulat est réellement original, et c’est déjà beaucoup dans un genre saturé de recettes.
Sur la forme, c’est plus discutable. Le film multiplie les flashbacks au point de casser régulièrement son rythme — quelques-uns font avancer l’intrigue et justifient leur présence, mais la majorité ne sert qu’à diluer la tension au lieu de l’alimenter.
Car la tension existe, et les rebondissements aussi. Ce qui manque, c’est l’audace : le film pose des bases qu’il n’ose jamais pousser jusqu’au bout, restant prudemment en deçà de ce que son concept promettait.
Enfin, les éléments méta du dernier acte opèrent un basculement total de ton. Le procédé est déroutant — il relance l’intérêt autant qu’il déstabilise, et laisse en sortie de salle l’impression d’avoir vu deux films cousus l’un à l’autre.
Verdict : une proposition singulière qui vaut le détour pour son concept, mais dont le montage et la frilosité l’empêchent de tenir ses promesses.
Sur le fond, Englouti a le mérite rare de sortir des sentiers battus : le postulat est réellement original, et c’est déjà beaucoup dans un genre saturé de recettes.
Sur la forme, c’est plus discutable. Le film multiplie les flashbacks au point de casser régulièrement son rythme — quelques-uns font avancer l’intrigue et justifient leur présence, mais la majorité ne sert qu’à diluer la tension au lieu de l’alimenter.
Car la tension existe, et les rebondissements aussi. Ce qui manque, c’est l’audace : le film pose des bases qu’il n’ose jamais pousser jusqu’au bout, restant prudemment en deçà de ce que son concept promettait.
Enfin, les éléments méta du dernier acte opèrent un basculement total de ton. Le procédé est déroutant — il relance l’intérêt autant qu’il déstabilise, et laisse en sortie de salle l’impression d’avoir vu deux films cousus l’un à l’autre.
Verdict : une proposition singulière qui vaut le détour pour son concept, mais dont le montage et la frilosité l’empêchent de tenir ses promesses.
Le titre original (Whalefall) s'inspire d'un constat d'ordre écologique (la baleine qui meurt et tombe nourrit les espèces des grands fonds). Le titre français (Englouti) joue plutôt sur le cauchemard de mourir avalé. Le film joue en fait sur les deux tableaux (de longues leçons d'écologie et d'oppressantes sensations d'étouffement), mais aussi sur un troisième, qui est la communication (parfois compliquée c'est-à-dire médiocre) entre père et fils. Ça fait quand même pleins de raisons pour aller voir ce film, ou pour s'en abstenir - psychologie familiale, écologie et horreur...
L'horreur et la hantise priment d'abord, puisqu'après le repas vient la digestion... d'autant que le garçon n'est pas le seul à être avalé et pas content, ce qui crée des situations ! L'écologie et la relation familiale viennent après cela -bizarrement (nombreux flashbacks depuis le tréfonds du mammifère marin). Cette bizarrerie est d'ailleurs ce qu'on ne peut que reprocher à l'auteur, tellement c'est invraisemblable.
Vient alors le moment où l'on fait fi de cette invraisemblance, pour s'intéresser au contenu des flashbacks (écologie éclairante vue du père, et éducation vue du même). Bien que mort, cet ex fou furieux de père (joué par Josh Brolin), continuera de donner des leçons de vie et de survie à son fils... Tout cela fait que c'est un film sain, en plus d'être original, pour certaines âmes.
L'horreur et la hantise priment d'abord, puisqu'après le repas vient la digestion... d'autant que le garçon n'est pas le seul à être avalé et pas content, ce qui crée des situations ! L'écologie et la relation familiale viennent après cela -bizarrement (nombreux flashbacks depuis le tréfonds du mammifère marin). Cette bizarrerie est d'ailleurs ce qu'on ne peut que reprocher à l'auteur, tellement c'est invraisemblable.
Vient alors le moment où l'on fait fi de cette invraisemblance, pour s'intéresser au contenu des flashbacks (écologie éclairante vue du père, et éducation vue du même). Bien que mort, cet ex fou furieux de père (joué par Josh Brolin), continuera de donner des leçons de vie et de survie à son fils... Tout cela fait que c'est un film sain, en plus d'être original, pour certaines âmes.
"Englouti" est un film oppressant qui réussit à nous immerger dans une situation particulièrement angoissante, notamment lorsque le jeune plongeur se retrouve piégé à l’intérieur du cachalot. Cette partie est plutôt bien maîtrisée et parvient à maintenir une tension efficace. En revanche, la manière de meubler le récit est parfois un peu bancale, avec des séquences pas toujours correctement amenées ni suffisamment bien exploitées. Malgré ces quelques maladresses dans la narration, le film reste un divertissement honorable qui parvient à faire son effet.
Oppressant! Je n'ai entendu parler de cet "Englouti" que très tard, mais les bandes-annonces intenses et prometteuses m'ont donné envie d'aller en salle. Il s'agit d'une adaptation de roman pour lequel l'auteur a co écrit le scénario avec le réalisateur. Ce dernier est celui à qui l'on doit le sympathique mais oubliable "Traquée". Eh bien c'est tout à fait efficace!
Nous sommes donc face à un film de survie frissonnant et angoissant. On ressent les éléments du huis clos. J'aurais surement aimé plus de scènes avec ce plongeur à l'intérieur de ce fameux cachalot, les bandes-annonces en dévoient largement de trop, mais je trouve que le film remplit ses promesses. J'ai adoré le travail sur les effets sonores, notamment avec des bruitages qui permettent d'impliquer encore plus le spectateur. Et nous avons bien sûr des images poignantes, avec des scènes puissantes et de belles idées quant à l'utilisation du concept. C'est bourré de rebondissements bien pensés, en plus d'être un long métrage soigneusement filmé. L'action est, en effet, bien lisible, avec des beaux effets de lumière. De plus, il y a beaucoup de plans larges qui fonctionnent hyper bien, de quoi nous immerger davantage dans l'immensité de l'océan.
Ce qui occupe également une place importante dans ce "Whalefall", c'est le thème de la relation père/fils. Elle n'est pas traitée de manière habituelle ici et constitue le coeur émotionnel de l'oeuvre. Bien qu'un peu trop mélo au final, elle rajoute clairement de la profondeur inattendue à l'ensemble. Le film veut alors être plus qu'un simple survival. Austin Abrams (apparu dans "The Walking Dead" à l'époque, et dans le récent "Évanouis") est plutôt remarquable et parvient à porter le métrage. Face à lui, et pour interpréter le père, Josh Brolin (Thanos, "Dune") est charismatique, sans surprise. On a aussi plusieurs personnages secondaires qui sont féminins, mais le film ne brille évidemment pas pour la complexité de son casting. "Englouti" contient ainsi bon nombre de flashbacks. Pour autant, je ne pense pas que ça casse le rythme plus que ça. Le temps est d'ailleurs passé vite pour moi au global.
En vrac, je dirais que la bande son est honorable pour ce type de film. "Englouti" en profite pour parler habilement d'écosystème marin. Enfin, la fin est assez décevante à mon sens, avec peu de logique et des images un peu trop tirées par les cheveux.
Bref, un petit divertissement solide pour amateurs de sensations fortes, sans être incroyable, et déconseillé aux claustrophobes.
Nous sommes donc face à un film de survie frissonnant et angoissant. On ressent les éléments du huis clos. J'aurais surement aimé plus de scènes avec ce plongeur à l'intérieur de ce fameux cachalot, les bandes-annonces en dévoient largement de trop, mais je trouve que le film remplit ses promesses. J'ai adoré le travail sur les effets sonores, notamment avec des bruitages qui permettent d'impliquer encore plus le spectateur. Et nous avons bien sûr des images poignantes, avec des scènes puissantes et de belles idées quant à l'utilisation du concept. C'est bourré de rebondissements bien pensés, en plus d'être un long métrage soigneusement filmé. L'action est, en effet, bien lisible, avec des beaux effets de lumière. De plus, il y a beaucoup de plans larges qui fonctionnent hyper bien, de quoi nous immerger davantage dans l'immensité de l'océan.
Ce qui occupe également une place importante dans ce "Whalefall", c'est le thème de la relation père/fils. Elle n'est pas traitée de manière habituelle ici et constitue le coeur émotionnel de l'oeuvre. Bien qu'un peu trop mélo au final, elle rajoute clairement de la profondeur inattendue à l'ensemble. Le film veut alors être plus qu'un simple survival. Austin Abrams (apparu dans "The Walking Dead" à l'époque, et dans le récent "Évanouis") est plutôt remarquable et parvient à porter le métrage. Face à lui, et pour interpréter le père, Josh Brolin (Thanos, "Dune") est charismatique, sans surprise. On a aussi plusieurs personnages secondaires qui sont féminins, mais le film ne brille évidemment pas pour la complexité de son casting. "Englouti" contient ainsi bon nombre de flashbacks. Pour autant, je ne pense pas que ça casse le rythme plus que ça. Le temps est d'ailleurs passé vite pour moi au global.
En vrac, je dirais que la bande son est honorable pour ce type de film. "Englouti" en profite pour parler habilement d'écosystème marin. Enfin, la fin est assez décevante à mon sens, avec peu de logique et des images un peu trop tirées par les cheveux.
Bref, un petit divertissement solide pour amateurs de sensations fortes, sans être incroyable, et déconseillé aux claustrophobes.
Se retrouver prisonnier dans le ventre d'un cachalot avec seulement une heure d'oxygène : difficile d'imaginer pire cauchemar. Brian Duffield transforme cette situation improbable en point de départ d'un thriller de survie où la peur de mourir se mêle à une histoire de deuil et de transmission.
Au large des côtes californiennes, Jay Gardiner plonge à la recherche du corps de son père, récemment disparu. Mais son expédition prend une tournure inimaginable lorsqu'un gigantesque cachalot l'avale. Coincé dans l'estomac de l'animal, le jeune homme n'a plus que soixante minutes pour trouver un moyen de s'échapper.
Le concept a de quoi surprendre. On pense forcément à Jonas et à sa baleine, mais ici, pas question de conte merveilleux. Englouti joue sur une peur bien réelle : celle de se retrouver enfermé, sans lumière, sans issue et avec la certitude que chaque respiration nous rapproche de la fin.
Brian Duffield tient là une idée particulièrement efficace pour maintenir la tension. Le compte à rebours impose un rythme implacable, tandis que l'environnement transforme la moindre tentative de survie en véritable défi.
Mais derrière ce scénario spectaculaire se cache une dimension plus personnelle. Jay n'est pas simplement un plongeur qui cherche à sauver sa peau. Il est aussi un fils confronté à la disparition de son père, avec tout ce que cela implique de regrets, de souvenirs et de choses restées en suspens.
Les leçons parfois difficiles transmises par ce dernier pourraient finalement devenir son meilleur atout. Une manière intéressante de raconter comment certains héritages prennent tout leur sens lorsque nous sommes confrontés à nos propres limites.
Austin Abrams incarne ce jeune homme placé dans une situation extrême, aux côtés de Josh Brolin et Elisabeth Shue. L'enjeu sera de donner suffisamment d'épaisseur à cette relation familiale pour que le film ne repose pas uniquement sur son concept.
Car c'est aussi le principal défi d'Englouti : rendre crédible une situation aussi invraisemblable sans perdre le spectateur en chemin.
Entre thriller claustrophobique et drame familial, Englouti possède un point de départ aussi fou qu'intrigant. Brian Duffield semble vouloir nous faire retenir notre souffle tout en racontant quelque chose de plus intime sur les liens entre un père et son fils. Une aventure où survivre pourrait aussi signifier apprendre, enfin, à faire la paix avec son passé.
Au large des côtes californiennes, Jay Gardiner plonge à la recherche du corps de son père, récemment disparu. Mais son expédition prend une tournure inimaginable lorsqu'un gigantesque cachalot l'avale. Coincé dans l'estomac de l'animal, le jeune homme n'a plus que soixante minutes pour trouver un moyen de s'échapper.
Le concept a de quoi surprendre. On pense forcément à Jonas et à sa baleine, mais ici, pas question de conte merveilleux. Englouti joue sur une peur bien réelle : celle de se retrouver enfermé, sans lumière, sans issue et avec la certitude que chaque respiration nous rapproche de la fin.
Brian Duffield tient là une idée particulièrement efficace pour maintenir la tension. Le compte à rebours impose un rythme implacable, tandis que l'environnement transforme la moindre tentative de survie en véritable défi.
Mais derrière ce scénario spectaculaire se cache une dimension plus personnelle. Jay n'est pas simplement un plongeur qui cherche à sauver sa peau. Il est aussi un fils confronté à la disparition de son père, avec tout ce que cela implique de regrets, de souvenirs et de choses restées en suspens.
Les leçons parfois difficiles transmises par ce dernier pourraient finalement devenir son meilleur atout. Une manière intéressante de raconter comment certains héritages prennent tout leur sens lorsque nous sommes confrontés à nos propres limites.
Austin Abrams incarne ce jeune homme placé dans une situation extrême, aux côtés de Josh Brolin et Elisabeth Shue. L'enjeu sera de donner suffisamment d'épaisseur à cette relation familiale pour que le film ne repose pas uniquement sur son concept.
Car c'est aussi le principal défi d'Englouti : rendre crédible une situation aussi invraisemblable sans perdre le spectateur en chemin.
Entre thriller claustrophobique et drame familial, Englouti possède un point de départ aussi fou qu'intrigant. Brian Duffield semble vouloir nous faire retenir notre souffle tout en racontant quelque chose de plus intime sur les liens entre un père et son fils. Une aventure où survivre pourrait aussi signifier apprendre, enfin, à faire la paix avec son passé.
ENGLOUTI : 16/20
Un garçon qui finit dans le bide d’une baleine pour chercher son père, ça ne vous rappelle rien ?
Une quête de réponses qui finit dans le gosier de Monstro, mais cette fois, Pinocchio m’a presque tiré les larmes tellement ce film réussit tout ce qu’il entreprend (sauf les effets spéciaux, parfois bien dégueulasses).
Avec Englouti, on plonge dans un véritable cauchemar aquatique où la claustrophobie devient notre pire ennemie. Le concept est aussi original qu’efficace, et l’expérience en Dolby est complètement ouf ! Entre la musique, le sound design et cette sensation d’étouffement qui ne nous lâche jamais, le film nous fait vivre une sacrée expérience de cinéma.
Mais derrière cette aventure sous-marine, c’est surtout l’histoire entre Jay et son père qui m’a touché. Une quête de réponses qui donne une vraie dimension émotionnelle au film et qui m’a presque fait verser ma petite larme.
Plus de notes sur insta : 22sur20
Un garçon qui finit dans le bide d’une baleine pour chercher son père, ça ne vous rappelle rien ?
Une quête de réponses qui finit dans le gosier de Monstro, mais cette fois, Pinocchio m’a presque tiré les larmes tellement ce film réussit tout ce qu’il entreprend (sauf les effets spéciaux, parfois bien dégueulasses).
Avec Englouti, on plonge dans un véritable cauchemar aquatique où la claustrophobie devient notre pire ennemie. Le concept est aussi original qu’efficace, et l’expérience en Dolby est complètement ouf ! Entre la musique, le sound design et cette sensation d’étouffement qui ne nous lâche jamais, le film nous fait vivre une sacrée expérience de cinéma.
Mais derrière cette aventure sous-marine, c’est surtout l’histoire entre Jay et son père qui m’a touché. Une quête de réponses qui donne une vraie dimension émotionnelle au film et qui m’a presque fait verser ma petite larme.
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Ça laisse regarder même si souvent ça frôle le ridicule.  les flash-backs psychologiques entre le père et le fils n’apportent pas grand-chose, mais permettent de casser le drame aquatique qui se joue.
Brian Duffield part d’une proposition d’une radicalité presque admirable : enfermer un homme dans le corps d’un cachalot et construire autour de cette situation un récit de survie, de filiation et de deuil.
Le cinéma aime les prisons. Il a enfermé ses personnages dans des cercueils, des grottes, des sous-marins, des vaisseaux spatiaux et jusqu’aux recoins les moins hospitaliers de l’esprit humain. Il était probablement inévitable qu’un cinéaste finisse par considérer qu’il restait un territoire à explorer : l’appareil digestif d’un cétacé.
Et Englouti prend son idée très au sérieux.
Austin Abrams également.
Le spectateur est donc invité à descendre avec lui. L’espace se resserre, la matière bouge, l’organisme poursuit ses fonctions biologiques et la mise en scène cherche à rendre cet enfermement presque physique.
C’est là que j’ai découvert que ma disponibilité à l’identification cinématographique possédait une frontière anatomique.
Plus le personnage progressait, plus une pensée d’une remarquable indignité critique menaçait toutes les considérations esthétiques : je suis tout de même en train de suivre un homme qui se déplace quelque part dans le système gastro-intestinal d’un cachalot.
Et tout déplacement possédant une direction, je laisserai chacun tirer les conclusions anatomiques qui s’imposent.
Il serait pourtant terriblement réducteur de ne voir dans Englouti que l’étrangeté de son dispositif. L’image de l’homme avalé par une créature marine appartient depuis des millénaires à notre imaginaire.
Jonas précède Austin Abrams de quelques siècles.
La Bible évoque non une baleine, mais un « grand poisson ». La zoologie importe cependant moins que le symbole : Jonas demeure trois jours et trois nuits dans son ventre. Cet espace devient lieu de suspension, proximité de la mort et préparation d’un retour. La tradition chrétienne y verra même une préfiguration de la mort et de la résurrection.
Le ventre est à la fois tombeau et passage.
Sous cet angle, Englouti acquiert une véritable richesse. Le film est traversé par le père, le deuil et l’héritage. Descendre dans le cachalot peut alors signifier descendre vers le mort. Le corps de l’animal devient tombeau autant que matrice : on y disparaît et, si l’on en ressort, toute sortie peut prendre la forme d’une seconde naissance.
Jonas avait son Dieu. Le personnage d’Englouti a son père. Tous deux ont un poisson.
Le problème est ailleurs.
Car il serait facile de reprocher au film d’être mal réalisé. Il ne l’est pas. Il serait tout aussi facile de considérer son principe comme stupide. Il ne l’est pas davantage. Austin Abrams porte le dispositif, Brian Duffield sait ce qu’il veut faire et l’ensemble possède une cohérence parfaitement défendable.
La véritable question devient donc beaucoup plus embarrassante : que se passe-t-il lorsqu’un film réussit une expérience que le spectateur ne désire simplement pas vivre ?
Comprendre une proposition ne signifie pas vouloir la suivre.
Que va-t-il se passer ? Comment sortir de là ? Que reste-t-il du père ? Toutes ces questions existent. Mais lorsqu’une autre finit par devenir plus importante — combien de temps reste-t-il ? — la bataille est probablement perdue.
Un film peut être excellent et ne provoquer aucun désir de rester devant lui. Un autre peut être bancal et exercer une fascination absolue. La critique n’est pas une comptabilité où photographie, acteurs et scénario produiraient mécaniquement une note objective.
Englouti se situe exactement dans cet espace.
Le spectateur qui acceptera son dispositif pourra y trouver un survival singulier, une expérience sensorielle, un récit de filiation, une méditation sur le deuil et peut-être même une variation sur l’un des plus anciens récits d’engloutissement de notre culture.
Il pourra trouver cela formidable.
Il aura probablement raison.
Seulement, pendant ce temps, il faudra rester dans le cachalot.
Il existe enfin une substance singulière associée à cet animal : l’ambre gris. Formée dans son système intestinal puis expulsée, elle a longtemps été recherchée en parfumerie comme une matière extrêmement précieuse.
Quelque chose entre dans les profondeurs du cachalot. Quelque chose y séjourne. Puis quelque chose finit par en sortir.
Dans mon cas, ce quelque chose fut moi.
Je suis sorti de la salle.
Non parce que j’avais conclu qu’Englouti était un mauvais film. Je ne le pense toujours pas. Simplement parce qu’un film peut être suffisamment réussi pour comprendre pourquoi quelqu’un pourrait l’adorer, tout en produisant chez un autre un ennui suffisamment profond pour qu’il préfère retrouver l’air libre avant son personnage.
Certains ressortiront peut-être du cachalot avec Jonas, le père, une renaissance et cinq étoiles.
Pour ma part, le cachalot m’a rendu au monde un peu plus tôt que prévu.
. Une étoile qui pourrait parfaitement en valoir cinq pour quelqu’un d’autre.
Le cinéma aime les prisons. Il a enfermé ses personnages dans des cercueils, des grottes, des sous-marins, des vaisseaux spatiaux et jusqu’aux recoins les moins hospitaliers de l’esprit humain. Il était probablement inévitable qu’un cinéaste finisse par considérer qu’il restait un territoire à explorer : l’appareil digestif d’un cétacé.
Et Englouti prend son idée très au sérieux.
Austin Abrams également.
Le spectateur est donc invité à descendre avec lui. L’espace se resserre, la matière bouge, l’organisme poursuit ses fonctions biologiques et la mise en scène cherche à rendre cet enfermement presque physique.
C’est là que j’ai découvert que ma disponibilité à l’identification cinématographique possédait une frontière anatomique.
Plus le personnage progressait, plus une pensée d’une remarquable indignité critique menaçait toutes les considérations esthétiques : je suis tout de même en train de suivre un homme qui se déplace quelque part dans le système gastro-intestinal d’un cachalot.
Et tout déplacement possédant une direction, je laisserai chacun tirer les conclusions anatomiques qui s’imposent.
Il serait pourtant terriblement réducteur de ne voir dans Englouti que l’étrangeté de son dispositif. L’image de l’homme avalé par une créature marine appartient depuis des millénaires à notre imaginaire.
Jonas précède Austin Abrams de quelques siècles.
La Bible évoque non une baleine, mais un « grand poisson ». La zoologie importe cependant moins que le symbole : Jonas demeure trois jours et trois nuits dans son ventre. Cet espace devient lieu de suspension, proximité de la mort et préparation d’un retour. La tradition chrétienne y verra même une préfiguration de la mort et de la résurrection.
Le ventre est à la fois tombeau et passage.
Sous cet angle, Englouti acquiert une véritable richesse. Le film est traversé par le père, le deuil et l’héritage. Descendre dans le cachalot peut alors signifier descendre vers le mort. Le corps de l’animal devient tombeau autant que matrice : on y disparaît et, si l’on en ressort, toute sortie peut prendre la forme d’une seconde naissance.
Jonas avait son Dieu. Le personnage d’Englouti a son père. Tous deux ont un poisson.
Le problème est ailleurs.
Car il serait facile de reprocher au film d’être mal réalisé. Il ne l’est pas. Il serait tout aussi facile de considérer son principe comme stupide. Il ne l’est pas davantage. Austin Abrams porte le dispositif, Brian Duffield sait ce qu’il veut faire et l’ensemble possède une cohérence parfaitement défendable.
La véritable question devient donc beaucoup plus embarrassante : que se passe-t-il lorsqu’un film réussit une expérience que le spectateur ne désire simplement pas vivre ?
Comprendre une proposition ne signifie pas vouloir la suivre.
Que va-t-il se passer ? Comment sortir de là ? Que reste-t-il du père ? Toutes ces questions existent. Mais lorsqu’une autre finit par devenir plus importante — combien de temps reste-t-il ? — la bataille est probablement perdue.
Un film peut être excellent et ne provoquer aucun désir de rester devant lui. Un autre peut être bancal et exercer une fascination absolue. La critique n’est pas une comptabilité où photographie, acteurs et scénario produiraient mécaniquement une note objective.
Englouti se situe exactement dans cet espace.
Le spectateur qui acceptera son dispositif pourra y trouver un survival singulier, une expérience sensorielle, un récit de filiation, une méditation sur le deuil et peut-être même une variation sur l’un des plus anciens récits d’engloutissement de notre culture.
Il pourra trouver cela formidable.
Il aura probablement raison.
Seulement, pendant ce temps, il faudra rester dans le cachalot.
Il existe enfin une substance singulière associée à cet animal : l’ambre gris. Formée dans son système intestinal puis expulsée, elle a longtemps été recherchée en parfumerie comme une matière extrêmement précieuse.
Quelque chose entre dans les profondeurs du cachalot. Quelque chose y séjourne. Puis quelque chose finit par en sortir.
Dans mon cas, ce quelque chose fut moi.
Je suis sorti de la salle.
Non parce que j’avais conclu qu’Englouti était un mauvais film. Je ne le pense toujours pas. Simplement parce qu’un film peut être suffisamment réussi pour comprendre pourquoi quelqu’un pourrait l’adorer, tout en produisant chez un autre un ennui suffisamment profond pour qu’il préfère retrouver l’air libre avant son personnage.
Certains ressortiront peut-être du cachalot avec Jonas, le père, une renaissance et cinq étoiles.
Pour ma part, le cachalot m’a rendu au monde un peu plus tôt que prévu.
. Une étoile qui pourrait parfaitement en valoir cinq pour quelqu’un d’autre.
Un film passable qui mélange l'épouvante et la psychothérapie impromptue, sans grande réussite. Seuls quelques plans aquatiques sont marquants, ainsi que la partition légèrement onirique de Josh Brolin.
Avec son scénario intéressant et sa tension palpable, Englouti parvient à installer une atmosphère prenante. Malheureusement, le récit est régulièrement interrompu par des flashbacks consacrés à la relation entre le personnage principal et son père, qui peinent d’abord à convaincre. Heureusement, ces séquences prennent progressivement de l’épaisseur émotionnelle et finissent par donner davantage de sens à l’ensemble. Le film dévoile alors un message écologique touchant sur la préservation de la faune et de la flore des profondeurs marines. Une proposition intéressante, malgré un rythme parfois inégal.
Typique des films de séries B sur Netflix ou Amazon qui cartonnent mais diffusé au cinéma. Si le film avait été un film d'action pure il aurait certainement été meilleure, la relation père/fils est parfois malaisante car grotesque, il y avait d'ailleurs des rires dans la salle. Sinon c'est évidemment plus prenant au ciné que devant sa petite tele.
Un long huis dans le ventre d’un cachalot. Malheureusement on s'ennuie sur une bonne partie du film. Il y avait beaucoup trop flash-back qui nous fait perdre l'envie de s'intéresser à l'histoire. L'acteur qu'on voit dans "Évanouis" et "Résident Evil" est bon mais qui ne sauve pas le film.
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