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4,0
Publiée le 20 décembre 2024
Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre s’inscrit dans la tradition riche et audacieuse de l’animation japonaise, qui explore avec sensibilité les périodes sombres de l’histoire. En adoptant le regard candide d’une enfant sur la Seconde Guerre mondiale, le film mêle habilement innocence et prise de conscience, offrant une perspective originale et émouvante. Grâce à la puissance visuelle de l’animation, il traite de sujets complexes avec une poésie qui rend l’expérience à la fois poignante et accessible, tout en témoignant de la capacité unique de ce médium à naviguer dans les nuances de l’histoire et de la société.
L’histoire de Totto-Chan est empreinte de tendresse et rappelle, dans sa profondeur émotionnelle, des œuvres comme *Le tombeau des lucioles*. Elle nous plonge dans une bulle d’émotion et d’évasion, jusqu’à ce que la dure réalité s’impose et éclate cette bulle. C’est un film d’animation à la fois bouleversant et magnifiquement poétique, qui laisse une empreinte durable.
"Totto-chan, la petite fille à la fenêtre", qui a remporté un prix au festival d'Annecy l'année passée, est un film d'animation dramatique originaire du Japon, salué par la critique et qui parvient à émouvoir profondément. La cinéaste Tetsuko Kuroyanagi a puisé dans son enfance pour réaliser un long-métrage touchant et émouvant qui aborde la Seconde Guerre mondiale, ainsi que les thèmes de la différence et de l'éducation positive pour en faire un plaidoyer pour la paix dans le monde.
Totto-Chan est un film d'animation soigné qui mêle humour et émotion et qui lorgne dans un dernier acte mélodramatique du côté du Tombeau des lucioles. On pourra peut-être reprocher au film sa longue mise en place des enjeux mais les scènes à l'école sont à la fois poétiques et amusantes. Totto-Chan ne manque pas de qualités mais n'arrive cependant pas à surpasser certains grands classiques de l'animation nippone. Peut-être qu'il y manque un soupçon de folie ou d'originalité car le film ne dévie pas d'un chemin assez balisé. Bref, une œuvre d'une grande beauté , à défaut d'être original, d'une sensibilité à fleur de peau.
Madogiwa no Totto-chan aimerait être le versant « feel good » du chef-d’œuvre d’Isao Takahata, Hotaru no haka (1988) ; il n’en est hélas qu’une pâle déclinaison arrangée à la sauce Montessori où les enfants apprennent par eux-mêmes dans la joie et l’harmonie, appliquent leur imaginaire colorée sur une réalité terne marquée par la peur de la différence et la guerre. L’aspect répétitif du récit, qui procède par énumération de vignettes à la façon de tranches de vie, nuit à notre immersion au sein d’une histoire prévisible que tente de dynamiser une animation hybride : de telles tentatives, parfois superbes – en témoignent l’ouverture et la relecture de Singing’ in the Rain (Stanley Donen et Gene Kelly, 1953) –, réhaussent un intérêt sinon fluctuant. Voilà une production de bonne facture mais trop impersonnelle qui disparaît comme neige au soleil après visionnage.
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4,5
Publiée le 23 septembre 2025
Un vrai coup de coeur que ce film d'animation nippon rèalisè en 2023, mais sorti en France au dèbut de l'annèe 2025! C'est sur fond de Seconde Guerre mondiale qu'est situèe l'action de l'un des plus beaux films rèalisès sur l'enfance et l'amitiè, car n'en donnant nullement une image larmoyante et traditionnelle! Totto-Chan, c'est un petit bout de femme pleine de vie qui va apprendre les dures rèalitès de l'existence! On ne peut parler de Totto-Chan sans Yasuaki, garçonnet atteint de polio qui va rapidement devenir son ami! il se passe de très jolies choses entre ces deux êtres qui dècouvrent la vie avec èmerveillement! La tendresse allièe à la maîtrise d'une animation naturaliste font de ce film une très grande rèussite! A la fin de la projection, on n'est pourtant envahi par la tristesse et on se souvient des bons moments passès en leur compagnie, sur une bicyclette ou sur l'èchelle d'un arbre! Magique et poignant...
Une plongée douce-amère dans l’univers de l’enfance et de l’éducation alternative au Japon. La mise en scène est soignée mais la structure narrative souffre de longueurs qui diluent l’impact émotionnel du récit. « Totto-Chan, la petite fille à la fenêtre » est une œuvre d’animation sincère mais qui aurait gagné à resserrer son récit.
Un film d’animation japonais qui relate la vie d’une petite fille de la campagne durant la seconde guerre mondiale, il faut être patient, c’est aussi l’histoire d ‘une école au japon, d’une méthode d’enseignement progressiste, si le début est plein de bons sentiments, le film gagne en émotion au fil du scénario, pour devenir une histoire émouvante du japon….Le dessin est joli sans plus, et ne concède que deux moments vraiment créatifs ( bluffant mêmes)….Un film qui touchera tous les publics à partir de douze ans..Je conseille sans insister, c’est quand même un plaisir….
Ce film d’animation japonais raconte le quotidien d’une petite fille lors de la seconde guerre mondiale. A l’opposé de ce que l’on pourrait imaginer, c’est un film coloré, attachant et drôle grâce à une héroïne espiègle et généreuse mais au sujet demeurant grave subtilement mis en place grâce à un travail d’écriture remarquable et un sens de la réalisation délicat. Le trait d’ailleurs se montre volontairement épuré ce qui n’empêche en rien la beauté des graphismes et d’une animation aux élans lyriques. Un film touchant dévoilant un autre aspect du quotidien de la population civile nippone lors de cette période très trouble.
Un magnifique dessin animé, qui n'est pas forcément destiné à des trop petits. On n'est quand meme dans le contexte de la seconde guerre mondiale. Le film fait sourire, rire mais aussi pleurer. Les images sont magnifiques. Une belle réussite
Au-delà de son approche réaliste qui ne verse étonnamment jamais dans les codes visuels humoristiques propres à l’animation japonaise, cette adaptation de l’autobiographie de l’autrice Tetsuko Kuroyanagi, devenue un classique de la littérature jeunesse dans son pays, tranche également avec les réflexes scénaristiques dont on a l’habitude, souvent portés vers la symbolique, l’onirisme et le voyage initiatique. A en croire son histoire, Kuroyanagi était une petite fille énergique et excentrique, dont on dirait aujourd’hui qu’elle est “HP” (sauf qu’elle l’était sans doute réellement, même si dans une contexte aussi rigide et corseté que la société tokyoïte des années 30, il ne fallait sans doute pas grand chose pour être considéré comme un élément perturbateur) : le film raconte comment elle s’est retrouvée dans une école différente, dirigée avec bienveillance et humanisme, qui accueillait tous les enfants qui, pour une raison ou pour une autre, ne trouvaient leur place nulle part ailleurs. Une fois de plus, c’est à une histoire toute simple qu’on a droit, dont la beauté réside justement dans cette simplicité, les petits rien et les souvenirs vibrants de l’enfance, ceux qui font grandir et ceux qui font souffrir, alors que la montée du militarisme et la guerre qui vient rôdent aux marges du récit, sans constituer, forcément, le point focal de l’intérêt d’une petite fille de sept ans.
Totto-Chan est une fresque mêlant sans cesse de multiples univers dans une dualité toujours renouvelée. Il y a ce contraste saisissant entre le Japon de l'avant-guerre et le Japon en guerre ; perçu non pas dans la couleur qui telle la vie elle-même, reste vive tout du long, mais dans les comportements individuels et collectifs de la population. L'insouciance, la joie, la foi en l'avenir, cèdent progressivement la place aux attitudes maussades, à l'idéologie, et à l'endoctrinement ce qui ouvre une seconde ligne de fracture : cette situation politique, militaire, c'est celle des grandes personnes. Pour les enfants de l'école, Totto-chan et ses amis, tout ceci n'a aucun sens. Expérimentant le monde, tout à leur découverte d'eux même et de leurs camarades, ils sont brutalement frappés par les événements qui secouent leur pays. Les obligeant à grandir un peu trop vite, et à se rendre compte qu'en-dehors de l'école, en société, les adultes perdent leur âme d'enfant. Ils oublient l'essentiel, cette simplicité élémentaire des émotions pures et des agissements naturels, épurés de tout calcul. Totto-chan est en cela un récit de l'enfance en diverses périodes de vie. C'est aussi un film qui parle de l'école, et des méthodes d'éducation. Des sujets qui racontent l'être humain d'une façon qui doit nous interpeller sur ce que sont nos sociétés et ce qu'elles deviennent, quand est perdu ce qui compte.
C’est un très joli film d’animation japonais basé sur une histoire vécue. Le graphisme et les personnages sont expressifs et bien mis en scène. L’histoire de cette petite fille espiègle et très vive est attachante à suivre. Ce film traduit bien son évolution dans un contexte historique particulier d’un pays en guerre. La longueur du film au scénario soigné n’est cependant pas un handicap et conviendra à la fois aux enfants et aux adultes.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse au Club Marbeuf le 18/12/2024)
Comme pour le film "Dans un petit recoin de ce monde", nous sommes dans la campagne japonaise et nous suivons des enfants durant la seconde guerre mondiale. Les films se déroulant au Japon durant cette période sont nombreux et donc la vision de ce film où tout est positif change beaucoup. Même si ce n'est pas novateur, il y a assez peu de film comme celui-ci.
Totoro Chan est donc une petite fille allant dans une nouvelle école, on suppose à cause de la guerre et la particularité de cette dernière est que la classe se trouve dans un ancien wagon de train.
Visuellement c'est très cool, très beau, très coloré et on a des moments de rêves traduit par un style différent d'animation. Ces moments font du bien même si l'impact qu'ils ont ne sont pas énorme.
Le problème tout de même avec ce genre de film, c'est que l'on connait le contexte historique et que voir tout ce positif est assez perturbant. Comme si on s'imaginait que tout a été positif pour ces enfants. Alors que d'autre films montrent bien l'inverse comme le plus grand film d'animation sur le sujet : "Le Tombeau des Lucioles".
spoiler: Sauf que au final, on nous précise à la fin du film que l'école a brûlé par des bombes incendiaire qui ont ravagé le Japon. Mais cette précision arrive je trouve comme un cheveu sur la soupe.
On nous montre un monde magnifique pendant 1h50 puis "ah au fait" c'est vrai, il y avait les bombes et puis fin du film. Le devoir de mémoire est tellement important que oui ça ferait bizarre de faire un film sur la seconde guerre mondiale sans montrer aucun aspect ou presque sur cette dernière. Donc la fin est logique, mais beaucoup trop courte et anecdotique.