Un film très touchant qui aborde le quotidien lié à la guerre sans tomber dans le misérabilisme. Il n'en est pas moins émouvant, notamment lorsqu'il traite du deuil. L'animation est superbe et le personnage de Totto-Chan dynamique, drôle et attachant.
Vu avec mes enfants de 6 et 7 ans. Très touchant. Si ce n'était pas un film d'animation j'aurais donné un prix d'interprétation à cette jeune fille qui semble souffrir d'un sérieux trouble de l'attention Ce film a amené mes enfants à des facettes quils ne risquent pas de voir en regardant des Disney et qui les a fait ce questionner de façon intelligente sur des sujets profonds et tout cela avec poésie.
Ce film propose une très belle chronique d’une enfance au Japon au début des années 1940. Il montre aussi, ce qui en fait sa précieuse originalité, de magnifiques portraits d’instituteurs dévoués à leur travail et aux enfants.
Ce film d’animation japonais raconte le quotidien d’une petite fille lors de la seconde guerre mondiale. A l’opposé de ce que l’on pourrait imaginer, c’est un film coloré, attachant et drôle grâce à une héroïne espiègle et généreuse mais au sujet demeurant grave subtilement mis en place grâce à un travail d’écriture remarquable et un sens de la réalisation délicat. Le trait d’ailleurs se montre volontairement épuré ce qui n’empêche en rien la beauté des graphismes et d’une animation aux élans lyriques. Un film touchant dévoilant un autre aspect du quotidien de la population civile nippone lors de cette période très trouble.
Vu avec mon fils de 6 ans. J’ai beaucoup pleuré mais heureusement il ne l’a pas vu. Lui a beaucoup aimé la petite fille guillerette à l’écran et ses grimaces. Un de ces films qui vous rappelle à quel point notre monde est atroce mais qu’avec un autre regard et du courage, cela vaut la peine d’y vivre.
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4,5
Publiée le 23 septembre 2025
Un vrai coup de coeur que ce film d'animation nippon rèalisè en 2023, mais sorti en France au dèbut de l'annèe 2025! C'est sur fond de Seconde Guerre mondiale qu'est situèe l'action de l'un des plus beaux films rèalisès sur l'enfance et l'amitiè, car n'en donnant nullement une image larmoyante et traditionnelle! Totto-Chan, c'est un petit bout de femme pleine de vie qui va apprendre les dures rèalitès de l'existence! On ne peut parler de Totto-Chan sans Yasuaki, garçonnet atteint de polio qui va rapidement devenir son ami! il se passe de très jolies choses entre ces deux êtres qui dècouvrent la vie avec èmerveillement! La tendresse allièe à la maîtrise d'une animation naturaliste font de ce film une très grande rèussite! A la fin de la projection, on n'est pourtant envahi par la tristesse et on se souvient des bons moments passès en leur compagnie, sur une bicyclette ou sur l'èchelle d'un arbre! Magique et poignant...
Au-delà de son approche réaliste qui ne verse étonnamment jamais dans les codes visuels humoristiques propres à l’animation japonaise, cette adaptation de l’autobiographie de l’autrice Tetsuko Kuroyanagi, devenue un classique de la littérature jeunesse dans son pays, tranche également avec les réflexes scénaristiques dont on a l’habitude, souvent portés vers la symbolique, l’onirisme et le voyage initiatique. A en croire son histoire, Kuroyanagi était une petite fille énergique et excentrique, dont on dirait aujourd’hui qu’elle est “HP” (sauf qu’elle l’était sans doute réellement, même si dans une contexte aussi rigide et corseté que la société tokyoïte des années 30, il ne fallait sans doute pas grand chose pour être considéré comme un élément perturbateur) : le film raconte comment elle s’est retrouvée dans une école différente, dirigée avec bienveillance et humanisme, qui accueillait tous les enfants qui, pour une raison ou pour une autre, ne trouvaient leur place nulle part ailleurs. Une fois de plus, c’est à une histoire toute simple qu’on a droit, dont la beauté réside justement dans cette simplicité, les petits rien et les souvenirs vibrants de l’enfance, ceux qui font grandir et ceux qui font souffrir, alors que la montée du militarisme et la guerre qui vient rôdent aux marges du récit, sans constituer, forcément, le point focal de l’intérêt d’une petite fille de sept ans.
Totto-Chan est une fresque mêlant sans cesse de multiples univers dans une dualité toujours renouvelée. Il y a ce contraste saisissant entre le Japon de l'avant-guerre et le Japon en guerre ; perçu non pas dans la couleur qui telle la vie elle-même, reste vive tout du long, mais dans les comportements individuels et collectifs de la population. L'insouciance, la joie, la foi en l'avenir, cèdent progressivement la place aux attitudes maussades, à l'idéologie, et à l'endoctrinement ce qui ouvre une seconde ligne de fracture : cette situation politique, militaire, c'est celle des grandes personnes. Pour les enfants de l'école, Totto-chan et ses amis, tout ceci n'a aucun sens. Expérimentant le monde, tout à leur découverte d'eux même et de leurs camarades, ils sont brutalement frappés par les événements qui secouent leur pays. Les obligeant à grandir un peu trop vite, et à se rendre compte qu'en-dehors de l'école, en société, les adultes perdent leur âme d'enfant. Ils oublient l'essentiel, cette simplicité élémentaire des émotions pures et des agissements naturels, épurés de tout calcul. Totto-chan est en cela un récit de l'enfance en diverses périodes de vie. C'est aussi un film qui parle de l'école, et des méthodes d'éducation. Des sujets qui racontent l'être humain d'une façon qui doit nous interpeller sur ce que sont nos sociétés et ce qu'elles deviennent, quand est perdu ce qui compte.
Un magnifique dessin animé, qui n'est pas forcément destiné à des trop petits. On n'est quand meme dans le contexte de la seconde guerre mondiale. Le film fait sourire, rire mais aussi pleurer. Les images sont magnifiques. Une belle réussite
Je vais pas Lésiné, Ce film d'animation est une Merveille. Il devrait être montré dans les écoles, pour les enfants et pas seulement, pour tous le monde en fait. Adaptation du Roman Autobiographique de Tesuko KUROYANAGI (personnalité très estimée au JAPON depuis plus de 50 ans). Shinnosuke YAKUWA le réalisateur, habitué à mettre sur pied les films du personnage Doraemon. Quitte ses habitudes pour nous livré un film digne des Studio Ghibli! Le graphisme, les dialogues, la sensibilité et surtout l'habileté a mettre en scène , le personnage de Totto-Chan, sa famille et son entourage scolaire force le respect digne d'un Isao Takahata. J'ai adoré ce film et je le recommande pour tous ceux qui aime l'animation et les très belles histoires qui ne tombent aucunement dans la mièvrerie. Le festival d'Annecy ne s'y est pas trompé en lui remettant le prix Paul GRIMAULT.
Madogiwa no Totto-chan aimerait être le versant « feel good » du chef-d’œuvre d’Isao Takahata, Hotaru no haka (1988) ; il n’en est hélas qu’une pâle déclinaison arrangée à la sauce Montessori où les enfants apprennent par eux-mêmes dans la joie et l’harmonie, appliquent leur imaginaire colorée sur une réalité terne marquée par la peur de la différence et la guerre. L’aspect répétitif du récit, qui procède par énumération de vignettes à la façon de tranches de vie, nuit à notre immersion au sein d’une histoire prévisible que tente de dynamiser une animation hybride : de telles tentatives, parfois superbes – en témoignent l’ouverture et la relecture de Singing’ in the Rain (Stanley Donen et Gene Kelly, 1953) –, réhaussent un intérêt sinon fluctuant. Voilà une production de bonne facture mais trop impersonnelle qui disparaît comme neige au soleil après visionnage.
Comme pour le film "Dans un petit recoin de ce monde", nous sommes dans la campagne japonaise et nous suivons des enfants durant la seconde guerre mondiale. Les films se déroulant au Japon durant cette période sont nombreux et donc la vision de ce film où tout est positif change beaucoup. Même si ce n'est pas novateur, il y a assez peu de film comme celui-ci.
Totoro Chan est donc une petite fille allant dans une nouvelle école, on suppose à cause de la guerre et la particularité de cette dernière est que la classe se trouve dans un ancien wagon de train.
Visuellement c'est très cool, très beau, très coloré et on a des moments de rêves traduit par un style différent d'animation. Ces moments font du bien même si l'impact qu'ils ont ne sont pas énorme.
Le problème tout de même avec ce genre de film, c'est que l'on connait le contexte historique et que voir tout ce positif est assez perturbant. Comme si on s'imaginait que tout a été positif pour ces enfants. Alors que d'autre films montrent bien l'inverse comme le plus grand film d'animation sur le sujet : "Le Tombeau des Lucioles".
spoiler: Sauf que au final, on nous précise à la fin du film que l'école a brûlé par des bombes incendiaire qui ont ravagé le Japon. Mais cette précision arrive je trouve comme un cheveu sur la soupe.
On nous montre un monde magnifique pendant 1h50 puis "ah au fait" c'est vrai, il y avait les bombes et puis fin du film. Le devoir de mémoire est tellement important que oui ça ferait bizarre de faire un film sur la seconde guerre mondiale sans montrer aucun aspect ou presque sur cette dernière. Donc la fin est logique, mais beaucoup trop courte et anecdotique.