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Jean-Luc Macé
18 abonnés
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4,0
Publiée le 30 juin 2024
Vu en avant-première le samedi 29 juin à marlymages. Comment se construire quand on a eu une enfance atypique ? 3 réponses différentes nous sont apportées dans ce film solaire porté par des actrices et des acteurs formidables. Allez voir ce film dès sa sortie, vous en sortirez avec du soleil dans les yeux...
Galerie gourmande de personnages d’une famille dysfonctionnelle avec un intrus trublion (LECAPLAIN) qui s’immisce… BOHIN joue formidablement une sœur déboussolée par sa mère fantasque BERENSON. Ne ratez pas « le jeu du roi » permettant astucieusement de pratiquer une thérapie familiale. Les dialogues sont décoincés et vrais, apportant une fraîcheur bien agréable. Une réussite originale !
Très très beau film solaire avec beaucoup d'émotions. On ressent une bonne énergie, une complicité, une finesse, une justesse, une sincérité dans l'écriture, dans les plans. Le jeu des acteurs est attachant, prenant et juste. Le sentiment d'un film abouti, vraiment bravo ! Allez le découvrir en salle ! ❤
On se demande pendant tout le film ce qu’on fait là. On est spectateur d’une psychothérapie familiale (éternelles relations mère -fille, en plus avec une mère dépressive…). Ce qui empêche d’être totalement ennuyeux c’est que c’est assez joliment filmé, assez bien joué et dans un décor magnifique. Le comble aurait été que ça se passe dans la banlieue parisienne…
Les actrices et acteurs jouent bien, mais je me suis ennuyée, tous les sujets qui auraient pu être intéressants ne sont que (mal) survolés... J'ai ressenti quelques émotions, mais l'ennui a prédominé.
Emily (Marine Bohin), la vingtaine, a mis de la distance avec ses deux sœurs et sa mère, Rosalyne (Marisa Berenson), une femme artiste et bohême. Emily reproche à sa mère de ne s'être pas assez consacrée à elles. Atteinte d'un cancer incurable, Rosalyne a annoncé par une video qu'elle a mise en ligne son désir de mettre fin à ses jours. La décision et le procédé révoltent sa fille. Seul un subterfuge la conduit à rejoindre ses sœurs, sa mère et son oncle (Albert Delpy) pour une ultime réunion familiale. En chemin, à Gênes, son chemin croise celui de Gabin (Baptiste Lecaplain).
"Belle Enfant" est le premier film de Thierry Terrasson alias Jim, un auteur de bandes dessinées. Il met en scène des acteurs peu connus dans un cadre idyllique : Gênes et la côte ligure, plongeant à pic dans la Méditerranée. On aimerait connaître l'agent immobilier qui a dégoté l'incroyable villa où se retrouvent les protagonistes...
Le film commence bien. Le premier tiers est l'occasion de camper les personnages, à commencer par l'héroïne Emily, jouée par une débutante, Marine Bohin, sacrément talentueuse. Son naturel, sa fraîcheur font merveille. La spontanéité et la drôlerie de ses échanges avec ses sœurs, Salomé la frigide et Cheyenne la nymphomane, font mouche. Le deuxième tiers du film voit l'arrivée de l'autre personnage principal, Robin. Il est joué par l'humoriste Baptiste Lecaplain, On sait par avance que ces deux-là finiront par tomber dans les bras l'un de l'autre ; mais les détours qu'ils prennent avant d'y parvenir n'en sont pas moins hilarants.
Le film est gâché par son dernier tiers. Une réunion familiale qui tourne au règlement de comptes et à la réconciliation prévisible larmoyante de tous les membres de cette famille dysfonctionnelle. D'autant que cette dernière partie s'étire par des fins à tiroirs, comme si Jim n'avait pas su tirer un trait sur cette histoire. Dommage...
Le scénario est faible, le jeu d'acteur a du mal à se faire, mise à part Baptiste Lecaplain et Marine Bohin, pour les autres on aurait envie d'être indulgent mais si on veut être honnête c'est pas très bon, pour un coup d'essai c'est un coup d'essai,
L'indéniable atout de cette chronique familiale est le décor superbe de Gênes dans lequel elle se déroule. En effet, sur les principes peu novateurs que l'on ne choisit pas sa famille et du rapport complexe à la mère, le scénario est assez bancal et certaines situations rocambolesques. en outre, l'interprétation n'est pas toujours naturelle voire forcée.
Emily est une jeune femme qui a quitté le domicile familial très jeune pour d'éloigner de sa mère, avec laquelle elle a toujours eu une relation très compliquée, faisant des petits boulots pour être indépendante. Un jour, elle reçoit un appel de ses soeurs lui annonçant que sa mère a fait une tentative de suicide. Les trois femmes se mettent en route pour l'Italie retrouver leur mère. En salle le 24 juillet.
spoiler: “Belle Enfant” m'a beaucoup ému. L'intrigue commençait assez mal pour moi, il faut l'avouer : le personnage d'Emily ne déclenche pas d'attachement particulier et le personnage campé par Baptiste Lecaplain est très proche de son personnage de scène, je ne rentre pas dedans. Et puis la famille se réunit enfin vers la moitié de l'oeuvre. Les personnages féminins qui étaient jusqu'ici peu caractérisés se mettent en résonnance les uns avec les autres et entament une espèce de psychanalyse familiale tranchante mais puissante qui ne m'a pas laissé indifférent. Le personnage de Gabin ne sert que d'animateur à cette thérapie collective et reste anecdotique.
Entre fantaisie laborieuse et psychologie de comptoir, ce premier long métrage de l'auteur de BD Jim peine à décoller mais peut être regardé pour la sublime Marisa Berenson et quelques jolies prises de vue sur la côte italienne, dépaysantes en cette période estivale...
Ce n’était peut-être pas l’objectif du scénariste et réalisateur de ce film répertorié comédie / drame, mais le sujet narratif vaut surtout pour cette forme de psychothérapie familiale, bien nécessaire aux personnages pour apaiser leurs tensions réciproques. C’est toutefois quelque peu laborieux, à mon sens parce que le thème n’est pas clairement identifié et assumé. Les meilleures critiques ici semblent d’ailleurs avoir vu autre chose que ce qui a été mis en scène.
Emily vit sa vie, loin de sa famille et surtout loin de sa mère, trop fantasque et égoïste à son goût. L’histoire est carrément loufoque, et pas crédible et le jeu des acteurs carrément mauvais…
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2,5
Publiée le 19 décembre 2024
« Parfois, la vérité est plus jolie quand on ment. » Il y a des familles qui ont besoin d'un drame pour se réunir et c'est exactement le cas de celle présentée par Thierry Terrasson. Les trois sœurs se voient rarement et ont très peu de contact avec leur mère, mais une nouvelle les oblige à faire le voyage en Italie. Le dessinateur met cependant un peu trop de temps pour réunir tout le monde et c'est bien dommage tant il y a une différence entre les moments où ils sont ensemble et le reste. Toute la première partie est très artificielle alors que la dernière a beaucoup plus de charme. Les douloureux non-dits deviennent des confessions trop longtemps tues avec des airs de règlements de comptes même si c'est plus proche de la thérapie familiale. Dans l'ensemble, c'est un film très bancal tant au niveau du scénario que du jeu des acteurs, mais c'est finalement regardable grâce à une ultime partie plus vivante et moins abstraite dans le contenu et les émotions.