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Arthur Debussy
189 abonnés
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2,0
Publiée le 21 mars 2020
Paul Thomas Anderson a décidément bien du talent. Il lui reste encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir prétendre à une place conséquente dans l'histoire du septième art, mais depuis ses débuts, il ne fait à mon sens que s'améliorer. « Punch-Drunk Love » est une fois de plus un long métrage original, cohérent et maîtrisé, peut-être plus que « Magnolia », bien qu'il ne possède pas sa puissance et son envergure en raison des codes auxquels il se réfère : ceux de la comédie romantique. La vacuité du cadre et les figures imposées qu'il suppose sont pour beaucoup dans le manque relatif de pertinence du quatrième long métrage d'Anderson, pour autant on ne peut nier sa capacité à dépasser le genre, et surtout à introduire une émotion réelle, c'est ce qui me permet d'être quelque peu laudatif envers « Punch-Drunk Love ». Les personnages sont bien plus caricaturaux que dans « Magnolia », complètement archétypiques, et brident l'émotion par leur manque criant de vérité. Toutefois, le personnage de Barry Egan est l'exception (partielle) à la règle : son traitement complètement surprenant constitue le coeur du long métrage, et est l'élément qui légitime réellement cet essai cinématographique. Il comporte tant de contradictions, est tellement déchiré par son entourage, sa famille, son métier, son époque, sans pouvoir y échapper ! On sent une immense et bouleversante tension de son être… Et la retranscription de cet état psychologique et physique est rendue d'une telle manière par Adam Sandler et l'art d'Anderson que je confesse avoir été grandement touché par cet homme sans réelle personnalité, jouet de forces qui en revanche demeurent bien réelles, et relèvent de notre quotidien et notre temps. « Punch-Drunk Love » est une sorte de poème grinçant sur la modernité, maladroit certes (Anderson n'est pas Jacques Tati), mais d'une qualité indéniable. On pourra regretter une multitude d'effets n'apportant pas grand chose, mais ils participent de l'abstraction (et de la beauté plastique) du film : ils possèdent à ce titre un intérêt, même minime. En revanche certains éléments à la signification obscure m'ont paru plus dispensables (à moins que leur sens profond et essentiel m'ait échappé)… Un long métrage relativement mineur dans la filmographie de Paul Thomas Anderson, ce qui veut tout de même dire qu'il comporte un réel intérêt, puisque je me répète Anderson me semble être un réalisateur actuel des plus intéressants.
PT Anderson essaye de nous émouvoir et de nous faire rire avec un personnage émouvant, simplet et parfaitement ridicule et un scénario romanticoabsurde mais rabâché de la belle jeune femme qui tombe amoureuse d'un monsieur un peu handicapé; Adam Sandler et surtout Emily Watson font ce qu'ils peuvent dans ce Punch-Drunk Love (2002); ils essayent tous de faire vibrer la corde usée de la comédie romantique mais rien ne marche.
Ayant regardé pas mal de films de Paul Thomas Anderson récemment je m'attendais à un très bon film avec Punch Drunk Love, qui ressemble à un film d'amour comme PTA avait très bien su le faire dans certaines scènes de Magnolia. Malheureusement c'est beaucoup moins le cas ici ou tout du moins, la relation amoureuse est mignonne mais un peu noyée avec les problèmes d’Adam Sandler que je ne trouve pas très intéressants… L’action vient plutôt ralentir au final ce qui nous intéresse vraiment, à savoir cet amour mielleux que dépeint PTA. En plus je trouve justement que malgré sa courte durée, Punch Drunk Love met un bon moment à démarrer. C'est très dommage, le film reste quand même sympa et divertissant mais clairement pas aussi marquant que les autres films de PTA selon moi.
Quatrième long-métrage d'un Paul-Thomas Anderson qui continue à confirmer son écléctivité avec cette comédie romantique barrée, aussi abstraite que son héros. Très soigné dans la forme, le film, lauréat en son temps du prix de mise en scène du festival de Cannes, m'a malgré tout paru assez déroutant. En tout cas, PTA reste un irréprochable faiseur, et met en place une mise en scène souvent bluffante qui, à l'instar d'une bande-originale stridente, adhère à merveille à l'univers de ce héros si psychotique. En fait, cet OVNI, qui dérive parmi les méandres de la solitude avant de s'engager sur le torrent tumultueux de l'amour me restera en mémoire comme un film feu-follet, insaisissable, pesant puis léger, absurde et plein de vérité. Briser la barrière de la communication, voilà peut-être bien ce à quoi nous appelle Paul-Thomas Anderson, à travers l'histoire de cet homme perdu qui ne trouve des repères que lorsqu'il peut enfin se livrer. Au final, pas si accessible car très personnel, comme toujours chez son réalisateur, Punh-Drunk Love l'est sans doute plus que Magnolia, car plus court, moins ambitieux mais surtout rendu plaisant grâce à une mise en scène léchée et dont le niveau ne faiblit pas. Pas si convaincant, pourtant.
La mise en scène de Punch-drunk love est certes très bonne, mais P. T. Anderson ne parvient pas à décoller avec son scénario lent qui n'a rien d'extraordinaire. Les acteurs sont pourtant bons, mais il manque une touche de puissance, de folie destructrice. On est encore loin d'un Magnolia.
Paul Thomas Anderson est décidément un cinéaste qui compte de nos jours. À chaque film il développe un univers bien particulier, étrange et décalé on découvrent un Adam Sandler bon acteur très loin de débilités qu'il tourne habituellement. La réalisation est inspirée.
Ce que j'ai aimé dans ce film c'est spoiler: la monomanie d Adam Sandler
il collectionne les choses, il est toujours gentil
et son entourage s'inquiète pour lui de son célibat.
C'est le meilleur rôle d Adam Sandler; la suite il a jo ué dans 90% de navet américains.
"Punch drunk love" est un film curieux, déroutant, mais en rien séduisant. Le personnage joué par Adam Sandler n'a rien d'attachant et ses aventures/mésaventures n'ont rien de bien passionnantes. On peine à trouver une logique, une cohérence, dans une succession de scènes dont on ne voit pas bien le sens ou même l'intérêt (on peut prendre pour exemple la toute première scène de l'accident du camion pour illustrer le problème). On peut dire que c'est une forme de poésie absurde ou surréaliste, mais moi je n'ai pas accroché et en plus j'ai détesté l'ambiance sonore. Au final rien de drôle ou d'amusant, juste un film décalé et étrange à la musique qui tape sur les nerfs.
Palme d’or de la mise en scène indubitablement méritée cette comédie romantique déroute voire dérange par cette histoire d’amour étrange entre deux personnalités désaxées, notamment l’anti héros dominé par sa colère, incarné par un Adam Sandler ni amusant ni poétique mais déstabilisant et malaisant. Scénario peu intéressant ou pertinent le récit sert avant tout l’exercice de style technique. Original, froid, incomplet.
"Une pierre, deux coups. Ce serait sans doute l’adage approprié pour Punch-Drunk Love, une cerise sur un gâteau sucré que l’on a immédiatement envie de dévorer. Audacieux dans sa forme, ingénieux dans son insolence, c’est bien Paul Thomas Anderson aux commandes d’une œuvre aussi réjouissante que radieuse, à l’image de ses personnages candides."
"Ce qui constitue une bonne comédie romantique avec son lot de personnages secondaires, qui entravent l’ascension du héros, c’est bien sûr son parcours atypique et sa vulnérabilité hors norme. Adam Sandler, que l’on pourrait aisément le cataloguer dans un registre limité, est invité à la retenue, jusqu’à ce qu’il renoue avec les archétypes qu’il a déjà campé et qu’il n’invente donc rien aux côtés d’Anderson. Il incarne un Barry Egan, qui vit dans la promesse du rêve américain, chose qui tient de l’absurde sachant le chaos qui sévit en hors-champ. Mais le cinéaste ne s’y penche pas plus que cela et préfère accompagner cet auto-entrepreneur rêveur et obsédé par des coupons de voyage. Il les collectionne, sans forcément les convoiter et c’est là toute la problématique d’un homme qui cherche désespérément un éveil émotionnel dans sa vie monotone."
"On revient alors aux sources d’une aventure fascinante, ponctuée par la mise en scène magistrale, fluide et rythmée du réalisateur. La caméra flotte sur de longs travellings, comme s’il fallait accrocher les personnages bipolaires, qui ne peuvent se défaire du cadre imposé. Ils auront beau courir et se débattre dans tous les sens, ils se feront toujours rattraper au prochain virage. Punch-Drunk Love conte ainsi cette fuite effrénée vers de pures émotions, dégagées par des protagonistes amoureux et générées par un auteur qui l’est, sans concession."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Dans son quatrième long-métrage sorti en 2002, Paul Thomas Anderson prouvait qu’il était aussi tout à fait à l’aise dans le registre de la comédie. Punch-drunk love nous embarque dans le quotidien de Barry Egan, un trentenaire un peu étrange et très entouré par ses sept sœurs. Quand il n’est pas au supermarché pour acheter des boites de pudding qui lui permettent de gagner des miles en avion, cet éternel célibataire incarné par un génial Adam Sandler a le don de se mettre dans des situations compliquées à gérer. Mais la rencontre d’une femme (Emily Watson) va bouleverser sa perception de la vie. Brillamment réalisé, cette comédie romantique rythmée, élégante et franchement très drôle n’est pas sans évoquer l’univers des frères Coen. Une belle réussite.
Une comédie romantique très insolite. La mise en scène de Anderson apporte beaucoup à cela. Film un peu étrange, un peu décalé la rencontre entre un introverti bouffé par les conventions sociales et un jeune femme douce et aimante. Il y a aussi des très belles séquences pleines de poésie. Après c'est parfois un peu prétentieux mais Anderson à du talent et le fait savoir.
Punch-Drunk Love traduit l’inconstance de son protagoniste principal, piètrement interprété par Adam Sandler – mais ce comédien a-t-il un jour été talentueux ? – par une mise en scène capricieuse qui ne cesse de surenchérir, augmentée artificiellement par une musique envahissante et par divers bruits parasites. Nous, spectateurs, nous retrouvons piégés devant une œuvre qui fonctionne en système fermé, à ce point assuré de la pertinence loufoque de son dispositif qu’il en oublie la spontanéité nécessaire pourtant à la relation amoureuse. Et cela en dépit de l’idée selon laquelle l’entourage de Barry prévoit tout et exerce sur lui une force parfois créatrice, souvent destructrice. L’ivresse thématisée et la perte de repères qu’elle occasionne occasionnent, non sans paradoxes, un exercice de style trop maîtrisé et tiré au cordeau pour convaincre. La gravité sied mieux à Paul Thomas Anderson que la comédie.
Quatrième film de Paul Thomas Anderson, racontant l'histoire de Barry (Adam Sandler), homme névrosé cherchant l'amour, se retrouvant piégé par une compagnie d'assistance téléphonique tout en tendant maladroitement de séduire Lena (Emily Watson). Vraiment très étrange ce film, autant la réalisation de P.T. Anderson est là, fort heureusement, mais franchement il n'y a pas grand chose a se mettre sous la dent. Adam Sandler, même si objectivement il n'est pas ridicule, je l'ai trouvé insupportable, tout comme la bande son, j'avais de nombreuses fois envie de couper le volume tellement le film me stressait. Et puis le scénario ne m'a pas captivé une seconde, juste des bribes de mise en scène (plutôt brillantes), le couple n'est pas du tout attachant, j'ai clairement subis le film jusqu'au bout ... Par contre le petit rôle du regretté Philip Seymour Hoffman est très crédible, mais cela ne suffit pas pour sauver le film. Difficile de croire que "Punch-Drunk Love" se trouve entre deux très grands films de P.T. Anderson ("Magnolia" et "There Will Be Blood"), une grande déception pour moi.