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Paul Thomas Anderson a décidément bien du talent. Il lui reste encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir prétendre à une place conséquente dans l'histoire du septième art, mais depuis ses débuts, il ne fait à mon sens que s'améliorer. « Punch-Drunk Love » est une fois de plus un long métrage original, cohérent et maîtrisé, peut-être plus que « Magnolia », bien qu'il ne possède pas sa puissance et son envergure en raison des codes auxquels il se réfère : ceux de la comédie romantique. La vacuité du cadre et les figures imposées qu'il suppose sont pour beaucoup dans le manque relatif de pertinence du quatrième long métrage d'Anderson, pour autant on ne peut nier sa capacité à dépasser le genre, et surtout à introduire une émotion réelle, c'est ce qui me permet d'être quelque peu laudatif envers « Punch-Drunk Love ». Les personnages sont bien plus caricaturaux que dans « Magnolia », complètement archétypiques, et brident l'émotion par leur manque criant de vérité. Toutefois, le personnage de Barry Egan est l'exception (partielle) à la règle : son traitement complètement surprenant constitue le coeur du long métrage, et est l'élément qui légitime réellement cet essai cinématographique. Il comporte tant de contradictions, est tellement déchiré par son entourage, sa famille, son métier, son époque, sans pouvoir y échapper ! On sent une immense et bouleversante tension de son être… Et la retranscription de cet état psychologique et physique est rendue d'une telle manière par Adam Sandler et l'art d'Anderson que je confesse avoir été grandement touché par cet homme sans réelle personnalité, jouet de forces qui en revanche demeurent bien réelles, et relèvent de notre quotidien et notre temps. « Punch-Drunk Love » est une sorte de poème grinçant sur la modernité, maladroit certes (Anderson n'est pas Jacques Tati), mais d'une qualité indéniable. On pourra regretter une multitude d'effets n'apportant pas grand chose, mais ils participent de l'abstraction (et de la beauté plastique) du film : ils possèdent à ce titre un intérêt, même minime. En revanche certains éléments à la signification obscure m'ont paru plus dispensables (à moins que leur sens profond et essentiel m'ait échappé)… Un long métrage relativement mineur dans la filmographie de Paul Thomas Anderson, ce qui veut tout de même dire qu'il comporte un réel intérêt, puisque je me répète Anderson me semble être un réalisateur actuel des plus intéressants.
Film tout aussi borderline que son personnage principal. C'est un peu n'importe quoi tant sur la réalisation que sur le scénario. C'est le pseudo grand film qui veut que tous les plans, musiques, scènes et personnages doivent être recherchés, complexes et sinueux. Et ici, trop, c'est vraiment harassant.
PT Anderson essaye de nous émouvoir et de nous faire rire avec un personnage émouvant, simplet et parfaitement ridicule et un scénario romanticoabsurde mais rabâché de la belle jeune femme qui tombe amoureuse d'un monsieur un peu handicapé; Adam Sandler et surtout Emily Watson font ce qu'ils peuvent dans ce Punch-Drunk Love (2002); ils essayent tous de faire vibrer la corde usée de la comédie romantique mais rien ne marche.
Drôle de comédie romantique, franchement décalée, atypique et bien dérangée, punch-drunk-love, comme son nom l'indique, est un cocktail détonnant d'amour, de révolte réprimée et d'une mise en scène inspirée, épurée et éthylique.
En effet, quoique l'ambiance bizarre à l'extrême, l'attitude pathétiquement absurde du protagoniste et la pesanteur asphyxiante de la famille déroute, dérange et lasse, la créativité de la mise en scène vient équilibrer le tout et apporter une touche de fraicheur , grand sens du cadrage, focalisation puis défocalisation, floutage de l'image entraînant un très beau jeu sur les couleurs proche de l'abstraction, … voilà ce qui démontre une maîtrise formelle indéniable du cinéaste. Ajoutez à cela quelques idées loufoques dans le scénario et vous avez un film réussi, malgré quelques lourdeurs à mon e sens évitables.
En effet, quoique l'ambiance bizarre à l'extrême, l'attitude pathétiquement absurde du protagoniste et la pesanteur asphyxiante de la famille déroute, dérange et lasse, la créativité de la mise en scène vient équilibrer le tout et apporter une touche de fraicheur , grand sens du cadrage, focalisation puis défocalisation, floutage de l'image entraînant un très beau jeu sur les couleurs proche de l'abstraction, … voilà ce qui démontre une maîtrise formelle indéniable du cinéaste. Ajoutez à cela quelques idées loufoques dans le scénario et vous avez un film réussi, malgré quelques lourdeurs à mon e sens évitables.
Une comédie très étrange, et ce, dès le début. On voit ce mec qui collectionne les bons d'achats sur les pots de pudding, et qui a de temps en temps des coups de folie complètement inexpliqués. Entre ça et les trucs qu'il dit par moment qui sont complètement fou, sans parler de la musique (des tam-tams incessants) qui semble être ce qu'il entend dans sa tête (enfin, moi je l'ai compris comme ça), on dirait un vrai psychopathe. Il fait limite peur avec son comportement, et pourtant, c'est une comédie, étrange certes, mais avec également des moments très drôles (même si c'est un humour assez particulier). Un film très spécial, mais très intéressant. J'ai bien aimé.
L’acteur joue comme un fou au milieu de cet environnement, son entourage puis l'ivresse de l'amour lui remonte à la tête, un film complètement barré et irrésistible, où l'on passe du rire au larme pour ce brin de folie d'amour.
Après l’excellent Boogie nights et le très touffu Magnolia, P.T. Anderson revenait en l’an 2 pour cet hommage au septième art déguisé en romance, qui empile les références aux plus grands de ses confrères, d’Hitchcock à Tati, de Blake Edwards à Billy Wilder, pas toujours très à-propos certes, mais clairement de nature à moderniser le genre. Adam Sandler s’en tire si bien qu’il rend son personnage presque antipathique, en tout cas franchement dur à cerner, lunatique, renfermé, malheureux, et c’est à l’entrée d’une très touchante Emily Watson qu’on doit d’enfin souhaiter le meilleur au couple qu’ils forment. On a alors déjà passé le premier tiers. Par la suite, on croise également le regretté Seymour Hoffman, toujours sublime, qui lance un concours de shut the fuck up brillant dans les dernières minutes, une envolée venue de nulle part qui lorgne ouvertement vers Raging bull et son dingo De Niro hurlant, pour quelques secondes de grâce dégénérée qui réveillent brutalement l’attention. C’est le symbole du film tout entier : un moment spectaculaire qui arrive sans crier gare, un instant magique qui au fond n’a pas tant sa place, mais qui a lui seul rachète les errements du reste. Punch-drunk love, l’amour sous les assauts du rhum, est en somme comme il le prétend – pas toujours pertinent mais ponctuellement jouissif.
Une très bonne comédie romantique de Paul Thomas Anderson. Adam Sandler incarne avec brio un homme amoureux.
Quand un réalisateur intellectuel (Anderson) rencontre un comique US de renom (Sandler) on obtient forcément une comédie mélancolique talentueuse ....Loin devant ce que propose le cinéma Français dans le genre (Prêt moi ta main n'est pas à la hauteur)
Le meilleur film d’Adam Sandler (ce n’est pas difficile). Poétique , comédie romantique qui a une vraie réalisation et une vrai identité
Voilà une œuvre sensible et décalée, tantôt planante et poétique, tantôt brutale et joyeusement hystérique. C'est un essai, c'est une expérience de cinéma, c'est à voir.
Très joli film, léger et savoureux ! Adam Sandler est bien dans son rôle, toujours à l'instinct (en tout cas c'est l'impression qu'il donne), et le charme discret d'Emily Watson rayonne.
Second long métrage de PTA que je regarde et encore une fois je ne sais qu'en penser. C'est long, l'histoire part dans tous les sens, il y a un certain talent dans la mise en scène, le cadrage et la partie technique en général mais c'est long et en même temps c'est le deuxième film qui me fait perdre toute notion du temps. Adam Sandler en schizophrène est surprenant mais le reste n'est pas spécialement impressionnant ou original.
spoiler:
Au final c'est l'histoire d'un homme célibataire très spécial/complètement taré qui va trouver le grand amour. Pour l'originalité...
Après notamment Boogie Nights et Magnolia, Paul Thomas Anderson réalise son quatrième film, Punch-Drunk Love, une comédie romantique décalée et pleine de charme. On a comme l'impression de planer durant ces 97 minutes, tant par la joliesse de l'histoire amoureuse dont il est question, que par le traitement esthétique auquel elle a droit, une gamme chromatique stylisée et une bande-son élégante. Et puis tout un ensemble d'éléments étranges ou farfelus qui assure sa singularité et son originalité à cet objet cinématographique: un harmonium retrouvé dans la rue, des kilos de pudding au chocolat achetés pour gagner des billets d'avion gratuits, une série d'ennuis causés par la composition d'un numéro porno, un voyage impromptu à Hawai, les toilettes d'un restaurant démolies, sept soeurs qui entourent le personnage principal et l'harcèlent sans cesse,... Tant de petits détails notables qui font que cette comédie romantique de Paul Thomas Anderson sort définitivement de l'ordinaire.
Et si l'intrigue amoureuse reste inachevée, et que le film ne donne pas toutes les clés aux portes qu'il ouvre, cela reste une comédie fort agréable et plaisante. Le personnage interprété par Adam Sandler est attachant; Philip Seymour Hoffmann bénéficie d'une scène absolument culte même si son personnage ne bénéficie que de (trop) rares apparitions. Enfin, le charme mutin et évanescent d'Emily Watson fait son petit effet.
Punch-Drunk Love a sa musique interne, une mélodie inédite qui mêle gags burlesques, romantisme, propension à l'étrangeté et à l'absurde. Un mélange qui fonctionne formidablement bien.
Et si l'intrigue amoureuse reste inachevée, et que le film ne donne pas toutes les clés aux portes qu'il ouvre, cela reste une comédie fort agréable et plaisante. Le personnage interprété par Adam Sandler est attachant; Philip Seymour Hoffmann bénéficie d'une scène absolument culte même si son personnage ne bénéficie que de (trop) rares apparitions. Enfin, le charme mutin et évanescent d'Emily Watson fait son petit effet.
Punch-Drunk Love a sa musique interne, une mélodie inédite qui mêle gags burlesques, romantisme, propension à l'étrangeté et à l'absurde. Un mélange qui fonctionne formidablement bien.
« WTF ? » c'est un peu la première réaction au début du visionnage de ce film. La première demi-heure du film part en effet dans tous les sens à un rythme effréné et est accompagnée par une musique toute en percus (qui, il faut le dire, tape sur le système). Une fois qu'il a calé son rythme, le film fait avancer l'intrigue. En gros, c'est l'histoire d'une sorte de Forrest Gump un brin maniaque qui rencontrera l'amour malgré lui. Les plans sont précis et l'ambiance totalement burlesque. l’étonnement passé, on se laisse séduire par ce personnage surprenant et assez attachant. Un bon moment.
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