quelle belle surprise que ce film, ode à l'amitié masculine, à la tendresse inavouée et montrée tout au long de ce périple. La douleur du père, digne, émouvante, qui nous prend aux tripes (j'ai énormément pleuré), sans beaucoup de mots mais tellement d'interrogations... qui n'auront jamais de réponses.. la complicité bienveillante de son ami, qui se découvre le pouvoir d'apaiser, d'être réellement là pour quelqu'un ( il dit lui même que c'est la 1ère fois qu'il a vraiment été un ami), qui se montre lui aussi à nu .. trop de sensibilité, trop d'alcool, et tellement de doutes.. C'est un film où j'ai énormément pleuré (il est vrai que je suis très empathique et il n'y a rien de pire je pense que la perte d'un enfant) mais où j'ai découvert 2 hommes touchants, attachants, vrais, capables de s'aimer malgré tout ce qui les éloigne et les dérange chez l'autre et une histoire d'amitié hors norme
un film attachant entre documentaire, feel movie et film foutraque . l histoire est attachante et les 2 acteurs au top, notamment P Rebot toujours au top. certes quelques incohérences notamment sur la fin, un montage un peu branlant mais tout cela n'enlève pas l émotion qui nous étreint devant ce film , à voir , vive l amitié, le souvenir et la route vers le meilleur
D'abord j'aime Mathias Mlekuz depuis toujours, je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours été touchée par sa sincérité dans ses rôles, son côté un peu bourru et sa grosse voix de théâtre. Alors maintenant, après avoir vu ce bijou, je l'aime encore plus ! Je ne connaissais pas les circonstances qui avaient motivé ce voyage. Un véritable road-movie (À bicyclette) nous entraîne sur les dernières traces de Youri, le fils de Mathias disparu prématurément et très brutalement. Mathias Mlekuz est accompagné de son ami Philppe Rebbot. Ensemble, ils traquent les endroits où Youri est passé lors d'un voyage entre Paris et la Turquie. Ils encontrent les dernières personnes qu'il a croisées, font des spectacles de clown comme lui dans des écoles, et vont ainsi jusqu'à rencontrer sa petite amie pour la première fois (un des moments plus plus émouvants pour moi). Ce film m'a évidemment bouleversée du début à la fin. Mais pas que. Car on pleure avec Mathias et Philippe mais on rit aussi beaucoup. J'ai été transportée par cette façon unique de transcender cette douleur insupportable et incommensurable par l'effort physique et le soutien inconditionnel de l'amitié. Je suis admirative de l'idée de ce parcours qui maintient le souvenir de Youri, admirative de la qualité des moments partagés entre Mathias et Philippe (et avec Josef pour la fin du parcours). Le film est aussi parsemé de questions existentielles et philosophiques, pour tenter de comprendre et dépasser son chagrin. Il sera peut être moins lourd maintenant car nous le partageons avec vous Mathias. Mais surtout, ce qui est super, c'est que nous avons aussi la joie de connaître Youri.
« À bicyclette ! » de Mathias Mlekuz est un road movie touchant et sincère, où l'émotion du deuil se mêle habilement à l'humour et à l'amitié. Le duo formé par Mlekuz et Philippe Rebbot nous entraîne avec authenticité sur les traces d'un fils disparu, offrant une aventure humaine bouleversante.
Un dispositif étonnant, entre faux documentaire et vraie comédie dramatique, mais un film qui nous fait passer par des émotions fortes, du rire (toute la salle était hilare pendant une séquence) aux larmes, et qui évoque, notamment au détour de nombreuses séquences "confidences entre amis" les sujets de l'amitié, du deuil, et des relations père-fils. Une idée originale et qui nous attrape par la sincérité de son propos et des comédiens. Peut-être que le film aurait eu plus de force s'il avait été un documentaire ou une fiction, je n'ai pas pu m'empêcher de m'interroger sur le dispositif filmique pendant la séance et ce qu'il implique de scénarisation, de séquences scriptées ou improvisées. A voir !
Dégoulinant de bons sentiments, (mal) surjoués, les deux comédiens en font des tonnes avec leurs têtes faussement enfarinées pour nous embarquer dans leur périple, qui m’ a laissé à quai au bout de 5 minutes. Il en restait 84 à endurer. Treeeees long. Pourtant bon public et la larme facile, le jeu poussif des comédiens ne m’a pas procuré la moindre émotion (a part de l’ agacement et de l’ ennui). Insipide et sans intérêt pour moi.
Sur les chemins, nous suivons deux potes à bicyclette, plus très jeunes, qui se serrent les coudes pour surmonter le suicide du fils du réalisateur et se lancent un défi sportif et humain. C'est touchant, spontané, drôle parfois. Il est question de mort, de filiation, de ce qui tient en vie, de leurs penchants (alcool, tabac, bouffe), de leurs croyances et de leurs doutes très souvent.
Faire un film aussi rythmé, aussi spontané et qui emporte les spectateurs est une belle prouesse. Le montage et la bande son sont réussis. On se perd dans ce qui est réel et ce qui est joué, on les voit pleurer alors qu'ils savent que la caméra est là et tourne, on n'ignore pas qu'ils sont acteurs et que la frontière est mince entre l'homme et le personnage qui incarne l'homme, mais la magie opère et c'est sans doute cela qui en fait un objet artistique dont l'effet peut être cathartique.
Exceptionnel Road Movie de Mathias Mlekuz , inspiré de son propre drame personnel vécu ! Un an après le suicide de son fils Youri, il se met en selle avec son ami Philippe Rebbot pour reproduire et revivre le fantastique parcours à vélo depuis La Rochelle à Istanbul...Inclassable, bien plus qu'un documentaire, car tellement chargé de son vécu personnel, de sa complète mise à nu au fil des jours et des kilomètres, et les échanges libres et improvisés pour la plupart. Comme pour "ressusciter " Youri, ce document nous livre le cheminement de sa pensée, de son ressenti, sans pudeur ! Le trajet les mènera vers "Marzi", la petite amie iranienne de Youri, la dernière fille que son fils aura embrassée, c'est émouvant, jouissif, enthousiasmant ! Que dire, sinon s'incliner et proposer un énorme coup de chapeau à Mathias Mlekuz, pour sa sincérité, ce partage avec tant d'humour avec son ami Philippe, cette capacité à sublimer une douleur profonde sans jamais tomber dans le pathos ou la gêne pour le spectateur, transformant cette violence en une renaissance en toute humilité et utilisant cette clownerie si bienvenue. Un chemin salvateur certain... A partager largement.... !!**
Ce film m'a embarquée avec vous. Je vis le même drame que Mathias et ce film m'aide. Quelle chance j'ai eu de partager nos larmes. L'art sert aussi à ça! Merci Mathias
Drôle de film. J'ai été un peu dérangé par la reconstitution des vraies/fausses scènes (mal) jouées à propos du deuil d'un enfant. L'effet est un peu obscène. Je pense que beaucoup de spectateurs dans la salle y ont pourtant été sensibles. En revanche les scènes d'amitié sont extrêmement réjouissantes et Philippe Rebot était le seul à pouvoir communiquer autant d'humanité dans ces circonstances.
Mathias embarque son ami Philippe (et son vieux chien) dans un road trip à vélo jusqu’en Turquie, refaisant le voyage qu’avait réalisé son fils décédé, comme une façon de le faire revivre. Un film d’une grande sincérité, drôle, touchant et parsemé de reflexions poétiques sur la vie. On aimerait prendre son sac à dos et partir avec eux, de bon matin sur les chemins, à bicyclette.