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Marie Fleury
2 abonnés
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4,0
Publiée le 27 avril 2025
Des jours meilleurs trouve un bel équilibre entre drôlerie et émotion. L'humour y est subtil, porté par des dialogues vifs et des situations légères sans jamais tomber dans la caricature. On sourit souvent, parfois même avec tendresse, tant les personnages sont attachants et justes. Mais derrière cette légèreté apparente, le film sait aussi émouvoir, en montrant avec pudeur des existences cabossées, des solitudes ordinaires, et cette envie fragile mais tenace de croire encore au bonheur. Une comédie douce-amère, pleine de charme et de sincérité.
Très beau film alternant à merveille drame/humour/amour. Des montagnes russes d’émotions. Un sujet délicat rarement traité au cinéma et pourtant tellement courant. Des acteurs au top dans des rôles innattendus.
Vu en avant première au Grand Rex. Magnifique film qui traite de manière très juste et très touchante la problématique d'alcool au féminin. On rit : jamais de ces femmes mais avec elles. On pleure aussi avec elles. Une belle manière de parler, d'oser évoquer ce sujet tabou avec justesse, pudeur et émotions ! Un très beau moment de cinéma ! Merci
Vu en avant première à Rouen. Un film drôle, émouvant et optimiste qui traite d'un sujet grave. Des acteurs justes, une réalisation sans faille. A aller voir sans hésiter.
Un film intelligent qui traite un vrai problème de société en mettant en lumière l'addiction et les drames que cela entraîne avec beaucoup de tact et de délicatesse sans jamais accuser les victimes. Nous sommes chez une population féminine mais les hommes s'y reconnaîtront sans aucun problème. Valérie BONNETON est poignante dans un rôle loin des comédies où elle excelle par ailleurs.
Une plongée dans un centre de désintoxication pour femmes alcooliques, dont 3 qui seront au centre du récit. Suzanne (Valérie Bonneton) a perdu la garde de ses enfants après un accident de la route. Alice (Sabrina Ouazani), fêtarde qui a causé des problèmes à son travail. Diane (Michèle Laroque), célèbre actrice à la vie privée houleuse. Elsa Bennett et Hippolyte Dard optent pour un portrait presque documentaire. Dévoilant le quotidien de ce centre, et utilisant des seconds rôles très naturels. Même nos héroïnes ont des dégaines de loques dès le départ ! C'est avant tout dramatique, on rit peu, mais cela reste très humain et touchant. Le scénario évoque bien les affres de l'alcoolisme : déni d'addiction, rechute facile, maladie au long cours, société non câblée pour intégrer les gens sobres... Et le film a le mérite d'offrir un dernier acte dépaysant, avec ce rallye au Maroc qui permet à ces femmes de se focaliser sur un objectif, quitte à faire ressortir les tensions. Un joli drame.
Derrière la caméra, Elsa Benett et Hippolyte Dard nous propose un long métrage au cœur de l’alcoolisme féminin et nous faisant entrer au cœur d’un établissement de désintoxication exclusivement consacré à ce public bien particulier. En tentant, avec une certaine réussite, de mélanger l’humour et le drame comme on imagine un cocktail (sans alcool), ils parviennent à offrir un film équilibré, réussi et qui embrasse en 1h45 pas mal de thématiques liées à ce sujet aussi tabou que douloureux. Accompagné d’une bande originale sympa (à bases de titres très connus), l’affaire est menée à un rythme soutenu avec quelques scènes fortes, émotionnellement difficile à jouer et à regarder. Car filmer une femme à la dérive en train de boire bien plus que de raison est compliqué : il faut rendre la détresse à l’écran sans tomber dans le pathos ou la caricature. Pour se faire, il faut des comédiennes capable de finesse. Valérie Bonneton est de celles-là. Sa transformation physique (comme celle de toutes les autres à part peut-être Alice) est clairement montrée à l’écran au fil des scènes qui passent. Car l’alcool ça abime le corps, la peau, le regard. Valérie Bonneton est parfaite dans ce rôle compliqué. Michèle Laroque aussi, que je préfère mille fois dans ce genre de rôle que dans les comédies plus ou moins drôles qu’elle tourne d’habitude. En actrice à la dérive, pleine de morgue et d’alcool, elle trouve le ton juste très rapidement pour composer un personnage aussi désagréable au début de film qu’attachant à la fin. Et puis Sabrina Ouazanni complète le trio, fêtarde totalement dans le déni, elle mettra plus de temps encore que les autres à comprendre qu’elle a un problème. Clovis Cornillac ferme le ban, dans un rôle un peu plus convenu de coach sportif et prof de mécanique. Ancien alcoolique lui-même, son personnage bourru et sympathique, ô combien patient, est plus monolithique que celui des filles mais c’est un peu normal, il n’a pas un défi à relever aussi difficile qu’elles. Clovis Cornillac, dont le talent n’est plus à démontrer, est comme dans ses pantoufles dans un rôle comme celui-ci. Le scénario nous met en présence des différents types d’alcoolisme au féminin : l’alcoolisme dépressif, l’alcoolisme mondain, l’alcoolisme d’ennui, l’alcoolisme de boite de nuit ou l’alcoolisme de la rue. Ces femmes en cure ne pourraient pas être plus dissemblables les unes des autres, façon pour le scénario d’asséner (sans finesse, je le conçois) que le problème survient dans tous les milieux, à tous les âges. Derrière toutes ces femmes il y a un point commun, la souffrance. Toutes ne se sentent pas à la hauteur de ce qu’on attend d’elle : mauvaise mère, mauvaise grand-mère, mauvaise fille ou mauvaise employées, elles boivent pour se sentir mieux autant que pour se punir de ne pas être comme elles devraient être. Car l’alcool féminin n’est pas vu de la même manière que l’alcool masculin. Le film ne le dit pas frontalement mais ça transpire de quelques scènes. Un homme qui boit est un bon vivant, une femme qui boit est une pauvre fille, un homme qui boit peut charmer, une femme qui boit est une femme facile, un homme qui boit est un père de famille en souffrance, une femme qui boit est une mauvaise mère. Quand bien même l’alcoolisme au féminin est autodestructeur plutôt que violent avec les autres, il est pourtant encore plus stigmatisé par la société. Les femmes boivent en cachette, avec la honte chevillée au corps. Le scénario n’est pas exempts de petits défauts mais il nous épargne un certain nombre de poncifs malgré tout :spoiler: pas de romance à la petite semaine dans l’histoire des ces femmes, les rechutes sont nombreuses et les cures ne fonctionnent que dans la minorité des cas, les tentations sont innombrables et il est difficile d’y résister à l’extérieur de l’établissement, surtout dans un pays comme le nôtre où celui qui ne boit pas est souvent un rabat-joie . La dernière partie du film au Maroc ne se termine pas comme je l’imaginais mais ce n’est pas plus mal.spoiler: Evidemment il y a malgré une sorte de happy end pour un peu tout le monde et on pouvait difficilement y échapper. Le film essaie de dire qu’il y a de l’espoir au bout du tunnel, même si parfois il faut emprunter le tunnel pas mal de fois. D’ailleurs, pendant que le générique de fin défile, un numéro de téléphone d’assistance est en permanence à l’écran C’est un tout petit geste mais sait-on jamais…
Excellent film sur l’addiction a l’alcool. Les actrices n’hésitent pas à apparaître sans maquillage et pas forcément à leur avantage pour cadrer avec le propos. On suit les personnages avec intérêt.
L'an passé, j'avais vu Golo et Ritchie, un road trip avec deux personnages assez iconoclastes. Qui pour moi était une très bonne surprise. Et depuis j'essaye de suivre les films en forme de road trip. J'ai donc vu "On ira", "A bicyclette", et même "Blackdog", pensant que ça en serait un. Et ici, l'aspect road trip n'est que dans le dernier tiers, mais là n'est pas l'essentiel. C'est un film loin d'être parfait, mais très touchant et surtout magnifiquement interprété. Bonneton et Cornillac sont d'une justesse totale et on est forcément pris à un moment ou à un autre par cette histoire de cure contre l'alcool, tant il y a de cœur derrière certains petits détails de l'histoire. Les "seconds" rôles sont tous parfaits. Et même si certains passages sont un peu brouillons, ou si l'on préfère oublier la scène post générique, l'ensemble est tout de même fort et peut parler à n'importe qui, même sans avoir d'addiction particulière. L'histoire ne cherche pas la facilité, mais elle est quelque part aussi chaotique que peut être la vie. C'est mon numéro 2 en tout cas pour ce début d'année.
thème usé jusqu'à la corde. Et pourquoi avoir genré cette lutte contre l'alcool ? C'est bien dans l'air du temps ça...Ça ne sera donc pas un bon film. Ce qui est sûr, c'est que je m'y suis ennuyé.
La sororité pour vaincre l'alcoolisme, voilà un peu le leitmotiv de ce film. Ici, la seule figure masculine est incarnée par Clovis Cornillac, éducateur sportif du centre, très(trop?) investi dans son projet de rallye. La vraie révélation de cette comédie dramatique est Valérie Bonneton, combattant la maladie (car oui, c'est une maladie) dans l'espoir de retrouver la garde de ses enfants. J'ai davantage apprécié les seconds rôles qui sentent le vécu et portent le poids des excès du passé, que par exemple le personnage de Michèle Laroque. Vous ne verrez pas ici de crises d'épilepsie, de spasmophilie ou de delirium tremens, le but étant de faire passer un message touchant pour un large public avec des bonnes intentions. C'est plutôt réussi.
Présenté comme une comédie, « Des Jours Meilleurs » aborde l’alcoolisme au féminin avec beaucoup de sincérité et de pudeur dans sa première heure, notamment grâce à la valeur de l’interprétation des premiers, comme des seconds rôles. Cousue de fil blanc, le film d’Elsa Bennett et d’Hippolyte Dard perd cependant une bonne part de sa sensibilité initiale dans sa partie rallye. Dommage. A noter que l’adoption d’un non happy-end est parfaitement objectif, le combat contre cette addiction n’étant jamais fini.
Des Jours Meilleurs est un film intéressant dans son rapport a la réalité. C'est une comédie franche, la troupe de comédien est crédible, bien sûr il apporte un ton optimisme, mais la vision des cures de désintoxication est lucide, c'est loin d'être gagné d'avance. Dans le combat de ces femmes, on reconnaît facilement un proche si on en a dans ce cas. Chaque profil présenté est parlant, le film vise juste. Même si ce n'est pas un exemple de mise en scène et de rythme, ce long métrage est très humain, et leurs histoires touchent. Bref, c'est comme une petite thérapie pour certain, un soutien et un geste de compréhension pour d'autres, un moment pas inutile même pour de la prévention, parce que l'alcool rime finalement rarement avec fête.