Sur le moment, on subit parfois le film, sa morale, mais en sortant du cinéma, on se dit réellement que le film vaut le coup….Il se bat contre l’addiction à l’alcool, servi par une distribution homogène dans des rôles inhabituels, plutôt dramatiques ( Je cite Valérie Bonneton, Michèle Laroque, Sabrina Ouazami, à un degré moindre Clovis Cornillac)..Au fond c’est un film subtil, qui ne diabolise rien, mais privilégie l’empathie avec les malheureuses personnes victimes de l’alcool...spoiler: deux chapitres dans le film ( la cure en milieu spécialisé) et le rallye au Maroc pour devenir libre. ..Il y a quelques moments d’émotion, de sensibilité ( j’ai retenu mes larmes à deux reprises), et la fin du film est émouvante...il y a quelques longueurs, mais la fin du film rachète le discours….C’est agréablement filmé, de belles images dans le désert, mais cela reste du cinéma français sans génie...Un tel film avec Paul Thomas Anderson aurait sans doute été un chef d’oeuvre...J’ai aimé, je conseille sans insister, sauf si vous avez trop de proximité avec l’alcool…..Le film invite à la prudence et c’est une bonne chose à mes yeux….
Pas vraiment une comédie. Le sujet ne si prête pas. Par contre , pas non plus un drame car le sujet est traité sobrement sans pathos. Comediennes sans maquillage , naturelle. Le scenario lui est un peu couru d'avance , sans grande surprise mais l'ensemble est bien.
Beau film, sans prétention, très touchant, remarquablement interprété, et qui conte les tranches de vies de personnages à la fois fragiles et forts, des récits d'une gravité bouleversante et réaliste.
Un beau film ou l’ont passe des larmes au rire avec une facilité déconcertante.. Valérie Bonneton est juste parfaite ainsi que les autres actrices et Clovis Cornillac. Beaucoup d’humour et une belle aventure racontée et réalisée par la talentueuse Esla Bennet. Une histoire de patientes mais aussi de belles personnes et sur la vie!
un film sur l'alcoolisme féminin, ou plus exactement sur des femmes alcooliques qui tentent de faire au mieux pour remonter la pente. Des portraits souvent touchants de femmes de tous milieux, au parcours chaotiques. Le côté feel-good est porté par Clovis Cornillac, en coach sportif qui propose à ces femmes un objectif improbable. Les principales actrices ( Bonneton, Laroque, .)..sont plutôt convaincantes. le film, sans réelle surprise, pêche un peu par son insistance parfois à la limite de la caricature sur les difficultés, les échecs et les réussites
Le thème du film est évidemment louable et mettre en lumière l'alcoolisme féminin est une idée saluable mais le traitement en feel good movie et en évidences scénaristiques est dommageable. A noter un casting plutôt fort.
Un sujet difficile … l’alcoolisme des femmes … traité parfois avec humour , parfois avec gravité sans tomber dans le patho ni dans la mièvrerie . Pas de jugement de valeur … expliquer simplement ce que ressentent ces femmes de milieux différents .. qui boivent … ce qui intéresse ce n’est pas tant le pourquoi mais comment s’en sortir . De beaux portraits de femmes . Le ton juste .
Pourtant le film commençait avec une Valérie Bonneton vraiment excellente dans son rôle de femme alcoolique . La première partie dans le centre de désintoxication était sympathique touchante malgré ce côté prévisible et qui basculait trop dans la sensiblerie...mais a partir du milieu le film tire en longueur , se dégrade pour finir par une dernière partie au Maroc complètement prévisible et larmoyante. au possible .Dommage car ce film partait d'une bonne idée de départ et parlait d'un sujet peu abordé au cinéma ,l alcoolisme des femmes et les centres de désintoxication...déception
Le déni des alcoolodépendants, la dynamique du groupe comme soutient, les difficultés du sevrage ... tout cela est très bien décrit. Pour le reste, c'est extrêmement convenu et sans surprise. Mais que c'est bien fait, et émouvant ! Une performance majuscule de toutes les actrices, Valérie Bonneton en particulier !!
Le sujet est fort et ce qui semble un mélange de vrais témoignages avec une fiction donne de l’épaisseur au film ( même si ça peut aussi nous sortir du sujet). Intéressant.
C'est un film qui montre comment les alcooliques - femmes - s'enferment dans le déni. Toute la panoplie de la société française est là : femme de ménage, employé d'Ehpad, hôtesse de l'air, ancienne star de ciné etc... Il s'agit de leur faire accepter leur situation et surtout comment s'en sortir.. L'essentiel du film repose sur les épaules de Suzanne ( Valerie Bonneton) qui perd la garde de ses enfants. Son défi ? S'inscrire au Rallye des gazelles. Bien entendu ce film n'est pas un long fleuve tranquille, loin de là. Mais c'est un appel à se méfier de l'alcoolisme quotidien qui nous guette tous. Bravo pour cette initiative
Résilience Tout n’est pas parfait mais c’est réussi. Cette comédie est souvent bouleversante en montrant du doigt la perversité de l’alcool dans notre société. On pourrait reprocher beaucoup d’invraisemblances et de facilités dans le scénario et son intrigue. Mais on le pardonne grâce à la force de ce film, ses personnages. Ils sont travaillés, fouillés. Mention spéciale à Bonneton dont le jeu m’a subjugué. Ouazani est égale à elle même, pas ou peu de subtilités.
Nous sommes réellement plongés dans cette aventure de désintoxication. La galerie de portraits est criante de vérité, tous les personnages sont crédibles. Les histoires personnelles des actrices principales sont à la fois différentes et similaires, ce qui donne le relief du film. Le passage au Maroc est une bonne idée bien menée.
Suzanne élève seule ses trois fils depuis la mort de son mari. Débordée par son travail et ses horaires, elle sombre progressivement dans l'alcoolisme jusqu'à ce qu'un accident qu'elle a provoqué, la prive de ses enfants. Elle va alors se rendre dans un centre de soins pour tenter de s'en sortir. Valérie Bonneton joue avec justesse le rôle de cette mère paumée. Et l'on découvre les problèmes de l'alcoolisme au féminin ainsi que les difficultés que peuvent rencontrer les malades pour éviter les rechutes. Bien encadrées par Denis, un ex alcoolique qui devient leur soutien, toutes ces femmes vont se lancer dans un rallye qui les aidera à voir le bout du tunnel. Michèle Laroque,crédible en actrice déchue et Sabine Ouazani en jeune fêtarde en quête de ses origines , rendent cette histoire touchante, sur un sujet rarement traité au cinéma.
Enthousiasmé par cet équipage féminin engagé dans une course "contre soi-même". Ces trois femmes "cassées" au parcours tellement différents démontrent une énorme capacité à rebondir, à travers la co-réalisation d' Elsa Bennett et d ' Hippolyte Dard, n' occultant ni le découragement, ni les obstacles, et traitant avec une humilité et toute transparence, les étapes successives de la métamorphose. Il faut dire que le groupe de femmes mise en scène, sans chichis joue très juste, si vrai, réussissent à nous faire rire, mais aussi réfléchir. Leur coach Denis parfaitement investi, interprété par Clovis Cornillac, apporte sa dimension humaine et son humour dans un projet à la limite du farfelu, aussi bien personnel que collectif, dans un rôle respectueux et sobre. Son aspect costaud et déterminé devient le fil rouge auquel les éléments les plus accrochés vont mordre à l'envie de se dépasser. Ainsi Michèle Laroque, Sabrina Ouazani, et surtout Valérie Bonneton vont se démarquer avec des scènes amusantes, percutantes, et nous conduire dans l' aventure Marocaine et nous proposer de magnifiques paysages. Mention spéciale à C Cornillac et V Bonneton, drôles et touchants à la fois..... !!**