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Orno13
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2,5
Publiée le 25 février 2026
Film assez exigeant, indépendant avec une atmosphère assez hypnotisant. C est une sorte de conte dystopique ou les personnes âgées, dans cette société sont totalement ostracise car inactif et sont expulsés littéralement dans des îles mystérieuse. On ressent dès le début cet isolement, ou une jeune femme joué par la charmante nadia tereszkiewicz qui est préposé à s occuper des personnes âgées coincé dans cet endroit pour y finir leur vie. Un mystère d emblee, car on ne sait pas trop comment elle s est retrouvée la. La tension du film débute dès l arrivée d une femme se disant médecin accompagné de sa fille et de son frère, pour nadia tereszkiewicz c est une intrusion subit au départ et va devenir mystérieux et surtout de la manipulation dans son esprit. Ce film regorge de thèmes fort tel que le deni, le deuil, la fin de vie, le désir refoulé. Bref une multitude de thèmes qui m a totalement perdu et qui va se révèle trop suggérés et qui m a donné l impression d une froideur, d une distance qui m a éloigné de l intérêt de ce film.
Une heure trente plus tard, on ne peut pas s’empêcher de penser que ‘Belladone’ est une belle occasion manquée car son pitch de départ était vraiment emballant. Dans un monde où les personnes âgées sont forcées de vivre dans des institutions d’état, une jeune femme veille jalousement sur une petite communauté de vieillards qui réside secrètement sur une île. Le jour où des naufragés accostent et amènent un vent de fraîcheur et de liberté au sein de la communauté, les vieux commencent à mourir les uns après les autres. De cette intéressante base dystopique, la réalisatrice ne fera pas grand chose. De l’aspect potentiellement whodunit de la situation non plus. ‘Belladone’ ne se sert de ces éléments que comme base de travail et se mue par la suite en stricte production dramatique française, heureusement pas trop marquée de tics auteurisants, ou plutôt en un conte philosophique qui traite de la fin de vie de façon plutôt pertinente Le scénario sème les questions sans y apporter trop de réponses définitives, s’interrogeant sur la question de savoir si la sécurité et l’hygiénisme à outrance répondraient réellement aux besoins profonds des finissants. Malgré un certain plaisir pris à observer cette communauté faussement sereine reprendre peu à peu goût à la vie, il subsiste une certaine frustration quant au désintérêt dont ‘Belladone’ fait instantanément preuve vis-à-vis de ses fondations légèrement science-fictionnelles, qui auraient sans doute pu dynamiser un film par ailleurs un peu trop austère et distant pour s’adresser à tout le monde, sans pour autant s’imposer par une pertinence très au-dessus du lot.
un film sur la vieillesse, l’euthanasie aussi, en filigrane, même si on ne comprend pas tout ni même le fil rouge. de bons acteurs. film touchant mais brouillon. trop de mélanges. même si c'est une fable, ca n'est pas crédible : d’ou vient toute cette nourriture ? patakia est jolie et sensuelle.
L'image est épurée, dans une lumière claire et froide d'un soleil d'automne qui impose une certaine sérénité puis une mystérieuse appréhension. L'arrivée du jeune couple est forcément empreint de soupçon et impose un suspense peu subtil tandis que les morts soudaines se multiplient. On a bien du mal à s'attacher aux personnages dont on ne sait rien ou pas grand chose, qui sont tous avares de paroles dans des dialogues à l'image du récit : sans enjeu véritable. Au départ tout repose sur les soupçons de Gaelle vis à vis du couple amenant à des scènes déchirantes comme celle où elle comprend malgré toute son empathie et son amour qu'elle perd autant son autorité que son emprise sur les pensionnaires. Mais quand arrive la césure... SPOILERS voir site... En surface le film est un huis clos "hors des cadres religieux ou sociologiques" (dixit la cinéaste), mais ça reste une histoire qui crée tout un enjeu avant de s'effondrer, réduisant à néant en quelques minutes ce qui a été mis en place durant une heure pour constater qu'il n'y avait de la substance que pour un court métrage. Dommage. Site : Selenie
la vie, la mort - la vieillesse, la quantité de vie ou la qualité de vie - est-ce qu'on protège nos ascendants pour eux, ou pour nous, pour nous protéger de leur mort, de la solitude qui en découle - quelques longueurs dans ce film, mais il les fallait peut-être pour développer cette idée pas consensuelle
Le décompte des poules est synchro avec les décès des « vieux ». Parabole dystopique milieu XXIème siècle, accrochez-vous pour ne pas déprimer… Quelques moments de joie : bataille de varechs, auto-destruction de tableaux, danses pathétiques, repas avec confiscation du vin, gâteau à la gelée de belladone toxique ! Youpi...
Comme le film était très lourd et ennuyeux, il m’a été impossible de continuer. Selon moi, l’objectif d’un film est de nous captiver dès le premier quart de l’histoire. Personnellement, je stoppe après 20 minutes si ce n’est pas le cas. J’ai donc raté l’idée du film, qui semble n’apparaître qu’aux trois quarts de l’histoire. Tant pis pour la réal, qui s’est planté.
Étrange très étrange loin d être le film de l année mais c est loin d être le plus mauvais aussi. C est envoûtant, mystérieux parfois on s envole au son du violon assez prégnant parfois ça retombe. L idée est bonne. L actrice est parfaite les seconds rôles très efficaces. Le film est lunaire mais le film est sympathique.
Critique d'une société où les seniors sont mis à l'écart dans ce film futuriste. Ceux-ci sont condamnés à vivre à l'écart de la civilisation, sur une île. "Belladone" est une sorte de mixte entre "Maison de retraite" et une enquête policière menée par Gaëlle (excellente Nadia Tereszkiewic), où les personnes âgées décédent en même temps que les poules. Vous l'aurez compris, tout cela est confus. Pourtant la deuxième partie dégage un certain charme et questionne sur la fin de vie de nos proches. Laborieux mais innovant.
Comment ce film a-t-il pu rater à ce point son objectif ? Pour un partisan de l'euthanasie libre comme moi, c'est le pire soutien qu'on pouvait lui faire. Cette tentative d'humanisation est creuse au point qu'elle en devient une déshumanisation terrifiante, avec des personnages qui n'ont ni histoire ni épaisseur, qui semblent déjà partis dès le début du film, et une héroïne qui n'y rentre pas autrement qu'avec une mine constamment désolée. Des amateurs auraient fait mieux que ce téléfilm qui saccage une bonne idée.
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3,0
Publiée le 29 juin 2025
À chaque mesure totalitaire et répressive, ses résistants qui sont ici Gaëlle et les personnes âgées qu'elle cache sur une île après que le gouvernement a décrété qu'ils doivent être enfermés à partir de 80 ans. Grâce à elle, ils peuvent profiter de leur fin de vie, mais l'arrivée d'Aline et de David bouleverse leur équilibre... La fin de vie est au centre de ce nouveau film d'Alante Kavaite, mais pas seulement, c'est aussi une histoire sur la vie au sens large. Il faut vivre pour mourir, c'est le message de "Belladone" dans lequel des visions de la mort et de la vie s'opposent. Gaëlle fait tout pour les protéger et prolonger leur existence tandis qu'eux voient aussi la mort comme une libération. L'arrivée du duo (je ne compte pas la petite fille) radicalise ces positions et crée un sentiment de malaise entre les personnages. La réalisatrice n'utilise pas assez cela pour installer une ambiance paranoïaque alors que le potentiel est là. Au lieu d'embrasser le thriller et de pourquoi pas développer le contexte dystopique, elle garde une approche terre-à-terre malgré une résonnance philosophique. Au final, un film plutôt pas mal à la fois tendre et lumineux en plus d'être incarné par un bon casting.
Dans un futur proche (au delà de 2031), Gaëlle vit recluse sur une île, et s’occupe d’un groupe de personnes âgés, malgré une loi contraignant les personnes de plus de 80 ans de vivre en dehors d’établissements spécialisés. Un jour, un bateau accoste avec à son bord David et sa sœur Aline, une médecin, mère d’une petite fille. Cette arrivée va provoquer un regain de vie pour tout le monde bien que de mystérieux événements se produisent. C’est tendre, plein de tendresse. Le film raconte l’âge, la solitude, la vie. Le casting est très efficace.
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Alanté Kavaité, ou l’art de faire du silence un langage. Belladone s’ouvre comme un rêve éveillé : une île, un ciel aux reflets métalliques, une femme (Nadia Tereszkiewicz, envoûtante) qui semble fuir quelque chose ou quelqu’un. C’est beau, c’est élégant, et ça sent la grande œuvre. Enfin… sur le papier.
Parce qu’en réalité, passé l’émerveillement des premiers plans, une petite voix commence à murmurer : "Mais… il va se passer quelque chose, au bout d’un moment ?" Ah, l’éternel piège du cinéma d’auteur ultra-esthétisé : à force de travailler chaque image comme un tableau de musée, on oublie parfois qu’un film, c’est aussi du mouvement, du rythme, des enjeux. Ici, on nous sert un mystère vaporeux, des dialogues en mode "moins on en dit, plus c’est profond", et des personnages qui semblent tous avoir suivi un séminaire intensif de contemplation métaphysique.
Tereszkiewicz, magnétique, tient le film à bout de bras. Son regard, sa présence, son corps même racontent plus que les dialogues. Mais face à elle, Dali Benssalah (David) et Daphné Patakia (Aline) jouent à qui parlera le moins. Résultat : des échanges où chaque mot semble pesé comme s’il portait le secret de l’univers… alors qu’en réalité, il ne se passe pas grand-chose. Et quand Miou-Miou ou Patrick Chesnais entrent en scène, on espère un sursaut, un choc, une secousse. Mais non. Ils restent en retrait, prisonniers d’un scénario qui préfère l’ambiance au contenu.
Alors oui, Belladone, c’est un bel objet. On pourrait en faire un moodboard sublime sur Pinterest. Mais le film donne parfois l’impression d’être un écrin vide, une belle boîte dont on aurait perdu la clé. À force de vouloir tout suggérer, il finit par ne plus rien dire.
Film superbe, avec des jeux d acteurs splendides. La scène du pari est excellente en particulier Miou Miou Le sujet est bien d actualité et parle de nos anciens sous la forme d un conte avec de l poésie, de la sensibilité. Les acteurs sont justes et Miou Miou est magnifique...
Superbe film dont on sort remués : le sujet est traité de manière originale et servi par un jeu d’acteurs et une réalisation formidables. A ne pas manquer !