La Fabrique du mensonge
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Cyril N.
Cyril N.

11 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2025
une claque ce film biopic sur Goebbels.! l'insertion de documents d'époque est très intelligent. sinon comment croire à cette réalité des faits historiques?
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2025
On se demande souvent comment un pays entier peut suivre et souscrire à la folie d’un homme et de ses idées mortifères, la (bien nommée) Fabrique du Mensonge nous l’explique. La manipulation crée la peur et engendre l’anéantissement du libre arbitre et de la moindre moralité, et l’âme humaine collective finit pas se dissoudre dans l’hubris d’un chef de guerre par exemple. Ce film extrêmement précis prend des allures de documentaire et alterne images d’archives et reconstitution et crée évidemment des ponts entre la situation d’alors et celle de maintenant.
mayita
mayita

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2025
“Those who cannot remember the past are condemned to repeat it.”
À voir ! Pour comprendre comment les nazis ont pu manipuler une opinion populaire allemande initialement opposée à la guerre, comment l’antisémitisme a été instrumentalisé avec les conséquences horribles que l’on connaît, comment l’information a été truquée…
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Valentin Dervieux
Valentin Dervieux

10 abonnés 21 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2025
Le Troisième Reich et ses figures majeures continuent de fasciner, et le cinéma n’a évidemment pas fini d’explorer cette période sombre de l’Histoire. Cette fois, c’est à travers un film allemand réalisé par Joachim Lang que l’on plonge dans le régime nazi, en adoptant le point de vue de Joseph Goebbels. Plutôt qu’un récit sur l’ascension du nazisme (le film débutant en 1938), il s’intéresse à la manière dont ce maître de la propagande a façonné l’opinion publique.

Car oui, si Hitler est souvent perçu comme l’unique visage du mal, il ne faut pas oublier qu’il s’est entouré de nombreux exécutants zélés – Goebbels en tête, aux côtés de Himmler, Göring, Mengele et d’autres figures du régime. Ici, le film met en lumière le parcours de cet ancien écrivain raté (un échec qui fait d’ailleurs écho à celui d’Hitler en peinture), dont l’adhésion progressive aux idées du nazisme l’a conduit à devenir un élément central du régime. Il est d’ailleurs intéressant de noter que le film ne s’attarde pas vraiment sur cette transformation idéologique, peut-être pour éviter de rallonger inutilement le récit.

Sur le plan historique, le film s’avère assez fidèle et couvre plusieurs aspects essentiels, notamment le rôle de Goebbels dans le système nazi, ainsi que celui de sa famille, construite avec Magda. Cette dernière, sauvée du divorce par Hitler lui-même, représentait avec ses enfants l’image parfaite de la famille aryenne idéalisée par le régime. Un autre point essentiel du film concerne l’usage du cinéma et de la propagande, en expliquant comment les œuvres de l’époque étaient pensées, mises en scène et diffusées pour servir l’idéologie nazie.

Si tout cela est indéniablement intéressant, le film peine cependant à convaincre sur le plan cinématographique. Sa mise en scène, très académique, évoque davantage un documentaire ou une reconstitution télévisée qu’un véritable film de cinéma. L’absence d’ambition visuelle, avec des enchaînements classiques de champs/contre-champs, limite l’impact du récit. Heureusement, l’intégration d’images d’archives, de voix et d’extraits de films apporte un vrai plus en renforçant l’authenticité et l’ancrage historique du propos.

En somme, La Fabrique du mensonge est un film instructif et documenté, mais son approche trop scolaire risque d’en faire un objet plus adapté à une diffusion télévisée qu’à une véritable expérience de cinéma.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2025
"La Fabrique du mensonge" aborde un sujet brûlant, essentiel, qui résonne fortement avec notre époque. L’attente était grande… et elle est à la hauteur de la déception. Difficile de critiquer un film qui traite d’un thème aussi important, mais encore plus de lui pardonner de passer à côté. Si l’ensemble reste pédagogique et plutôt bien documenté, le film ne parvient jamais à trouver une narration claire. Il hésite constamment entre biopic et documentaire, sans jamais vraiment choisir. En ressort un ensemble brouillon, qui se perd dans son propre sujet. On sort de la salle avec plus de questions que de réponses, et surtout avec ce sentiment frustrant de ne pas avoir saisi le cœur du mécanisme qu’il prétend décrypter.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2025
Führer und Verführer

A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, Joseph Goebbels est devenu l’éminence grise d'Hitler. Convaincu que la domination du Reich passe par des méthodes de manipulation radicalement nouvelles, le ministre de la Propagande contrôle les médias et électrise les foules. Au point de transformer les défaites en victoires et le mensonge en vérité. Avec le plein soutien du Führer, Goebbels va bâtir la plus sophistiquée des illusions, quitte à précipiter les peuples vers l'abîme. A lire ce pitch, on a l’impression que les 124 minutes réalisées par Joachim Lang, ne sont pas un biopic historique mais un reportage sur les autocraties qui supplantent aujourd’hui la plupart des démocraties de notre planète. C’est hélas une cruelle vérité et la phrase de Primo Levi qui conclut le film, c’est arrivé et cela peut encore arriver, résume à elle seule tout ce qu’on peut dire de ce effroyable témoignage. Jamais sans doute, à l’issue d’une séance de cinéma, je n’avais « entendu un tel silence » - si je puis dire -, dans la salle.
Le titre original, Führer und Verführer se traduit en français par « Guide et séducteur ». Le choc est terrifiant parce que le spectateur n’a jamais été aussi proche des dirigeants nazis, décryptés et mis à nu. Le film ne s’intéresse pas à l’image officielle véhiculée par Goebbels, souvent utilisée dans les documentaires et les films de fiction. Bien au contraire, il déconstruit cette image et révèle la vérité derrière le mensonge. Il nous plonge dans les coulisses de la propagande nazie, tout en refusant de reconstituer quoi que ce soit de l'Holocauste. Le cinéaste a passé des décennies à étudier tous les documents disponibles sur la propagande nazie. Aussi, les dialogues du film sont-ils basés sur des citations et appuyés par des sources solides. L’utilisation des images d’archives est virtuose, - comme d’ailleurs l’ensemble de la réalisation -, le montage très serré donne un rythme nerveux à ce biopic glaçant soutenu par une magnifique musique de Michael Klaukien. Ne ratez pas cette véritable pépite historique qui se révèle, hélas, étrangement d’actualité.
Un dernier mot pour souligner les performances des R. Stadlober, F. Karl, F. Weisz, Dominik Maringer, Moritz Führman, Till Firit et de tout le casting qui savent nous faire partager la folie meurtrière du pouvoir nazi. Mais, avant tout, cette œuvre tisse un lien étroit avec notre époque où les extrêmes usent du mensonge pour convaincre les masses, en rappelant la puissance politique que représentent l'information et ses manipulations. Eprouvant, implacable, terriblement didactique et d’utilité publique. A montrer dans tous collèges et lycées.
cat29
cat29

7 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mars 2025
Un excellent film, troublant, car il parvient à concrétiser des personnages dont on n'a généralement au départ qu'une idée abstraite. Le rôle de Goebbels est incarné avec maestria par Robert Stadlober.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2025
Film/documentaire sur la manipulation des masses par un virtuose du sujet : Joseph Goebbels, ministre de la Propagande d'Hitler.
Comment fabriquer une vérité virtuelle, génialement marketée au service d'un fou.
Le plus glaçant de cette oeuvre passionnante est sa résonance actuelle. Décidemment, nous n'avons rien appris, nous avons tout oublié.
Alain J
Alain J

5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2025
Le pari audacieux d’intercaler dans le film des images d’archives est réussi. Film à voir pour la connaissance historique qu'il porte, et pour se rendre compte qu'un homme banal peut être au service des pires monstruosités, ce n'est pas le monopole des fous. Comment naissent et se propagent les fake news ? Toujours une question centrale !
Danny Curry
Danny Curry

58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2025
"La Fabrique du mensonge" nous plonge à la fois dans la machine de propagande hitlérienne et dans l'intimité de son principal instigateur, Joseph Goebbels. Entre doutes et fascination, quelques longueurs.
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2025
Joseph Goebbels, on connait tous le personnage chargé de la propagande du III ème Reich. On connaît moins ses méthodes de manipulation. Etonnant (mais pas surprenant) de constater que les techniques et le cynisme employé il y a bientôt un siècle par ce personnage machiavélique, sont les mêmes que ceux utilisés aujourd'hui par certains responsables d'Etats...et non des moindres! On suit donc l'évolution de ce personnage dans sa vie intime et publique.
Tout est calcul, cynisme et constructivisme c'est à dire de considérer les êtres humains comme des des êtres sans importance, presque des objets sans vie à manipuler puisqu'on les dépouille de leur humanité
Ses proches: une épouse trompée mais pour laquelle on n'a aucune pitié tant elle est aussi perverse sinon encore plus manipulatrice et complaisante vis à vis du nazisme et d'Hitler que son mari, et ses enfants servant d'alibi pour exposer à la presse un modèle de famille respectable nazie.
Il y a aussi bien sûr, tous les hauts dignitaires du régime et le führer. Tout ces personnages se montrent dans une cour de séduction auprès d'Hitler où toutes les trahisons sont permises.
Goebbels sera l'un des plus proche fidèle d'Hitler puisqu'on retrouvera à sa mort dans le bunker de Berlin, une lettre indiquant qu'il souhaitait que celui-ci soit son remplaçant pour gouverner le Reich.
Le sujet du film est évidemment passionnant.
Avec certains dialogues véridiques donc réellement dits entre 1936 et 1945 on est pétrifié car ce sont les mêmes employés par certains hommes et certaines femmes politiques aujourd'hui.
On peut cependant regretter une construction du film un peu chaotique avec des images d'archives peu nombreuses au début du film et omniprésentes à la fin.
Le contraste entre la force des images d'archives et une reconstitution assez plate, joue en défaveur de la fiction.
Robert Stadlober, acteur Autrichien (comme l'ensemble des acteurs) dans le rôle de Goebbels est très bien, mais ça ne suffit pas pour faire de ce film un chef d'œuvre.
De même, les dialogues (heureusement en allemand et non en anglais, comme c'est souvent le cas) sont assez indigestes car pas toujours fluides et bien choisis avec du trivial qui côtoie l'essentiel. Je me suis d'ailleurs demandé si ce n'était pas volontaire pour montrer la perte de sens de la parole et de la vie, elle-même dans une dictature.
En sortant du film on a envie de voir un bon documentaire sur le régime nazi ou sur les discours politiques et la manipulation et la distorsion de l'information. Le film ne réussit donc pas entièrement sa mission.
ancarlafernandes
ancarlafernandes

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2025
Biopic allemand sur Joseph Goebbels, le ministre de la propagande d'Hitler, pendant le III Reich.
Bien documenté ce film est à voir absolument car nécessaire pour comprendre les mécanismes derrière la manipulation des foules et de l'opinion publique. On retient, parmi des principales stratégies de la manipulation :
la distraction ;
la graduadité, dans l'élimination des droits fondamentaux ;
l'appel aux émotions dans les mises en scène d'images et vidéos propagandistes diffusées par les médias ;
détérioration du système éducatif pour garder le public ignorant ;
montrer un certain thème comme un problème (les juifs) permet de créer une solution souvent impopulaire (...)
Effrayant, mais plus que jamais d'actualité...
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mars 2025
Un faux biopic au sujet passionnant (les mécanismes de la propagande, où comment transformer le mensonge en vérité, et la manipulation des masses qui en résulte), faisant se confondre fiction et réalité, et raisonnant d'autant plus en ces temps troubles.

Il est dommage que cela soit traité au sein d'un film assez bancal, manquant d'incarnation au niveau formel et trop souvent didactique et redondant au niveau narratif. Reste quelques images bien réelles qui font froid dans le dos.

Je vous recommanderai bien plus le très bon documentaire sur Leni Riefenstahl, sorti l'année dernière. 5,5/10.
Miguelithor
Miguelithor

7 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2025
Un film didactique et poignant retraçant les événements de 1938 à 1945, dévoilant la violence viscérale de la propagande nazie. Sans concession, il expose la brutalité des faits et met en lumière les mécanismes politiques monstrueux ayant justifié l'horreur. Un point de vue risqué, mais nécessaire pour saisir l'ampleur de la Seconde Guerre mondiale et les machinations d'un homme, Joseph Goebbels assoiffé de pouvoir.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mars 2025
Les longs-métrages historiques allemands ont ce défaut récurrent de ne pas avoir les moyens de leurs ambitions. Et La Fabrique du Mensonge ne déroge pas à la règle. Sortir les costumes nazis des placards est une chose, mais réaliser des reconstitutions crédibles de toute cette époque en est une autre. Le réalisateur Fritz Lang use d’artifices pour masquer son manque de figurants et de décors crédibles, mais c’est souvent fait de manière bien maladroite. Le plus malin de sa part est d’utiliser, par moments, tout simplement, de réelles images d’archives de ce qu’il veut nous présenter. Mais le défaut majeur du film reste la prestation très décevante de Fritz Karl dans le rôle d’Adolf Hitler. Le célèbre dictateur a maintes fois été incarné sur grand écran, mais rarement de manière aussi peu crédible et maladroite. Heureusement, ce n’est pas le personnage principal du récit, mais cela fait quand même tâche, car à chacune de ses apparitions la tension retombe d’un cran alors que cela aurait dû être le contraire. Le premier rôle, celui de Joseph Goebbels, est incarné avec beaucoup plus de talent par l’acteur autrichien Robert Stadlober. Mais le scénario n’offre pas au comédien la possibilité de nous montrer grand-chose sur la personnalité profonde du célèbre ministre de la propagande nazie. Trop superficiel sur la description du monstre Goebbels, le film l’ait aussi étonnamment sur la fameuse fabrique du mensonge. On survole trop légèrement le rôle des longs-métrages, des actualités cinématographiques et de la presse dans cette propagande massive. Tout au plus a-t-on le droit à la reproduction de quelques discours iconiques du tribun, mais le sujet de la production de la désinformation de masse reste obscur.
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