Le titre est l'accroche du film (le fameux procès). Les deux rôles stars aussi (Russell Crowe et Rami Malek). Sans eux, serait-on allé voir "Le Nazi et Le Psychiatre" (du bouquin de 2013) ? Peut-être pas plus que les lecteurs de l'époque n'ont lu "22 Cells in Nuremberg" (le livre du psy de 1947) - il paraît qu'il n'en eu aucun.
Ce film raconte moins le procès de Nuremberg que ce qui l'a démarré et ce qui l'a fini (sauf les images insoutenables de l'extermination qui ont été projetées au cours du procès pour la première fois). Plus, évidemment, ce qui est l'essentiel du film : les rapports entre Göring et ce psy dont le nom est inconnu de la planète entière (ainsi que l'avait prédit Göring lui-même). Rapport qu'on peine vraiment à croire, et ça c'est dommage... -Est-ce du fait que ces acteurs en font trop ? Autant Malek avec son look de dessin animé que Crowe avec celui de malin raffiné (genre tueur en série intelligent et sympa).
En fait, il n'y en a que pour eux deux dans ce film : les 22 autres, bof, on ne capte que leur genre clown. De ce fait, ça reste un film étrange. On sent qu'on n'a pas trop traité l'essentiel. Il aurait été fructueux de centrer davantage sur le psychiatre, dont on a une idée du devenir juste au moment du générique de fin, et dont on ne peut pas s'empêcher de penser qu'il est très lié à la rencontre avec Göring (mais ce serait un autre film !).
Il reste néanmoins que ce film-là insiste bien sur l'aspect modèle judiciaire que le procès doit donner au monde pour l'avenir. D'une part. Et d'autre part, sur le fait (incomplétement démontré par le film) que n'importe quel humain peut devenir un monstre (en grattant la carapace du monstre, on retrouve le bon humain).
film intéressant, nécessaire et utile par contre pour la VF le doublage est piteux... c'est incompréhensible a l'heure de l'IA.. si possible le voir en VO... il est bon de raviver les mémoires a une époque ou le droit international est mis a mal... ce qui a exister hier peu exister demain si on n'est pas sur nos gardes...
Ce film nous permet de comprendre pourquoi le cinéma est un art ! Russell Crowe & Rami Malek, le hissent à son sommet ! Never forget l'histoire peut se répéter....
Le résultat est prenant. Le duel d'acteurs entre Rami Malek et Russell Crowe est solide, parfaitement servi par la réalisation précise de James Vanderbilt. Le cinéaste signe ici une œuvre maîtrisée et intelligente. À voir!
Avec des forces d'âmes affaiblies par un quotidien harassant, voire psycho-traumatique, et une propagande bien huilée, nous somme tous de potentiels Göring ! Douglas Kelley n'avait pas tort... Ce film dépeint "un Diable qui s'habille en Prade"...
Adapté de l'ouvrage "Le Nazi et le Psychiatre" de Jack El-Hai, le film nous plonge en 1945 dans les coulisses du procès de Nuremberg en Allemagne, à travers la mission du psychiatre Douglas Kelley chargé d'évaluer la responsabilité mentale des dignitaires nazis, notamment Hermann Göring, l'ancien bras droit d'Adolf Hitler. Une confrontation psychologique tendue s'installe entre les deux protagonistes principaux, où la joute verbale devient une arme aussi redoutable que le pouvoir politique. Les échanges entre ce médecin américain (l'excellent Rami Malek) et cet ex-dirigeant nazi (l'imposant Russell Crowe) sont succulents d'intelligence et de duplicité. La mise en scène privilégie la parole, la tension morale et la profondeur des enjeux humains plutôt que le spectaculaire, donnant au récit une densité vraiment solide. "Nuremberg" nous fait nous interroger avec finesse sur la notion de responsabilité, sur la banalité du mal et sur les mécanismes de déshumanisation. Un procès historique et nécessaire, comme ce très bon drame finalement ! Site CINEMADOURG . free . fr
Précisons que les psychiatres Douglas Kelley et Gustave Gilbert étaient ni chefs de leur service ni leader ou autre ni seuls dans leur unité mais plusieurs autres psychiatres effectuaient le même travail et, en cela, nous conseillons vivement le livre "Les Entretiens de Nuremberg" (2009) d'après les notes du psychiatre Leon Goldensohn... Cette précision est une nécessité car le film sous-entend voir affirme des choses fausses ou erronées. Cliquez pour en savoir plus !... Néanmoins, malgré ces détails on salue le travail sur la reconstitution historique dans son ensemble, notamment le tribunal et la ville en ruine. Le scénario est précis mais jamais surexplicatif, notamment dans les coulisses qui explique les soucis géo-politico-judiciaire sur la mise en place d'un tel procès, ou non d'ailleurs. Le film est assez classique, pas de choses surprenantes outre mesure et n'est marqué que par deux séquences, les 6 minutes du documentaire "Nazi Concentration Camps" tourné à la libération des camps, puis le face à face entre Göring/Crowe et le procureur Robert Jackson/Shannon qui démontre une intelligence perverse mais supérieure du Reichmarshall sur le procureur. Un film à voir et à conseiller. Site : Selenie
Film saisissant. Rami MALEK et Russell CROWE sont excellents dans leurs interprétations. Le film dévoile également les enjeux politiques et internationaux du procès. Enfin, la musique renforce les moments les plus prenants du film. La fin est d’un grand réalisme.
Le procès de Nuremberg est un incroyable matériau cinématographique. Tout y est. Les trois unités : unité de lieu, unité de temps et unité d’action. L’affrontement manichéen du bien et du mal. Le suspense (sauf pour ceux qui connaissent déjà l’issue du procès) : les vingt-deux inculpés nazis seront-ils condamnés à mort ? seront-ils exécutés ? Des personnages hautes en couleurs : Göring, Hess qui feint l’amnésie, Speer qui feint la contrition, les juges américain, britannique, français et soviétique, le gotha de la presse internationale…
On fêtera cette année le quatre-vingtième anniversaire de ce procès hors norme qui jugea les dirigeants de l’Allemagne nazie et jeta les bases encore fragiles du droit pénal international. Y faire retour en ces temps où l’ordre international est secoué et où la loi du plus fort cherche à supplanter la règle de droit n’est pas une si sotte idée.
James Vanderbilt choisit de le faire via un personnage au rôle bien particulier : Douglas Kelley, le psychiatre de l’armée américaine, chargé de s’assurer de la santé mentale des inculpés, de prévenir d’éventuels suicides voire de mener des études pour rechercher si l’inclinaison au Mal de ses dirigeants ne trouvait pas sa source dans une quelconque tare physique. La suite de sa vie après Nuremberg et les conditions de sa mort sont brièvement évoqués dans le dernier plan du film et auraient mérité de plus amples développements.
Hélas ce parti pris s’avère vite mauvais. La faute en revient largement à Rami Malek qui joue son personnage avec un demi-sourire figé et une insupportable énergie rebondissante. Le film tourne au face-à-face psychologique, façon "Le Silence des agneaux", entre un prisonnier manipulateur et l’auxiliaire de justice novice qui menace de tomber dans ses rets. Face à lui se dresse Hermann Göring. Russell Crowe, dont les rares apparitions dans de mauvais blockbusters hollywoodiens servent probablement à payer ses impôts et ses pensions alimentaires, y est impressionnant, tour à tour matois, séducteur et carnassier. Un troisième personnage s’invite à ce duel : le procureur américain Robert Jackson, interprété par Michael Shannon, dont le rôle est de mener l’accusation.
Le problème de ce parti-pris n’est pas tant de travestir les faits. On serait bien en peine de prendre "Nuremberg" en flagrant délit d’erreur historique. Il est de réduire l’histoire à un affrontement entre trois hommes et d’en psychologiser l’enjeu. Il est aussi de faire du génocide et de son dévoilement le seul enjeu de ce procès alors qu’il y en eut beaucoup d’autres, à commencer par la méfiance grandissante entre les Alliés d’hier, complètement passée sous silence dans le film.
Sujet ô combien prenant et interrogeant pour le spectateur d’aujourd’hui, pris à témoin et rappelé à son Devoir de Mémoire. Une reconstitution historique avec quelques images d’archives distillées au bon moment pour renforcer le propos. C’est long (2 heures et 28 minutes) mais sur un rythme soutenu, sans passage à vide, sans moments moins intenses ou essentiels. Le face à face d’un psychiatre avec le bras droit d’Hitler appelé à rendre compte des crimes du régime nazi au procès de Nuremberg. Essayer de comprendre (avant de juger et pour pouvoir juger) comment les horreurs, les crimes, le génocide, l’extermination... tout cela a été possible. Ainsi que discerner comment cela a pu être décidé, encadré et concerté en conscience et au nom de quelles raisons profondes, relevant potentiellement autant du mental que de l’idéologie mortifère. Objectif des 4 nations jugeant ces crimes de guerre, contre la paix et crime contre l’humanité – complot aussi dans les chefs d’accusation, ce terme étant faible et même dérisoire dans le contexte – faire savoir au Monde qu’il ne peut y avoir d’impunité des acteurs responsables de ces tragédies sauf à permettre que tout cela ne se reproduise un jour. La reconstitution sera l’occasion (ou le prétexte), au gré des dialogues, de quelques messages subliminaux pour les temps d’aujourd’hui. Car oui, chacun sait, chacun se doute, que tout cela est susceptible de se reproduire si ce n’est déjà fait. Un film essentiel.
Excellent. Je n'ai pas vu les 2h30 passer. Les acteurs sont parfaits. Passionné d'histoire et particulièrement de la seconde guerre mondiale, on découvre la personnalité de Goering à travers ce film et du psychiatre.
Le film est clairement porté par l’énorme performance de Russel Crowe. En tant que Goering, il manipule aussi bien les spectateurs que le personnage de Rami Malek. Sans le charisme de Russel Crowe, le film serait peut être un peu léger mais grâce à l’acteur, c’est un film à voir ! Attention au passage montrant des images réelles des camps qui pourraient choquer les plus sensibles.
Un excellent film historique ! J’ai pu approfondir ma connaissance à travers un film très bien réalisé et avec des acteurs de grande qualité, entre un Russel Crowe excellent et la révélation Léo Woodall très touchant. Une analyse psychologique et psychiatrique de ces moments traumatiques de l’Histoire, et une approche très bien amenée. Car finalement tout tourne autour de la question de l’humanité, et de la place de chaque humain. J’ai aimé que le récit se confonde sur les points de vue des différents personnages, avec un vrai sentiment d’étourdissement, à savoir qui est honnête, ou qui manipule qui. Un film lent, qui m’a fait quelque peu décroché au milieu du film, mais nécessaire pour développer la relation entre notamment les deux personnages principaux. Certaines scènes sont dérangeantes mais replacent qu’au delà de ce film se situent de vrais etres humains et de vraies victimes. Un film nécessaire.