En première ligne
Note moyenne
4,2
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183 critiques spectateurs

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samourai19091952
samourai19091952

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 août 2025
Excellent film porté par l'interprétation habitée et intense de Leonie Benesch.
Mise en scène ciselée, très juste, sans temps mort.
On se rend bien compte de la pression mise sur cette infirmière à la limite de la rupture.
Je suis sortie lessivée de la séance.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2025
Floria (Leonie Benesch découverte l’an passé dans "La Salle des profs" et revue dans "5 septembre") est infirmière à l’hôpital cantonal de Bâle. Dans un service en sous-effectif, elle va devoir faire face sans un instant de répit à tous les imprévus d’une journée de travail en tentant de s’occuper au mieux des patients dont elle a la charge.

En voyant la bande-annonce de ce film suisse (sa réalisatrice avait signé en 2017 un film délicieux sur la tardive reconnaissance du droit de vote des Suissesses), je redoutais par avance un double écueil. Le premier : un film bien-pensant sur la grandeur et la servitude du métier d’infirmière. Le second : un scénario dont on connaît par avance le début (le commencement de la journée de travail d’une infirmière), le milieu (les mille et uns petits faits banals qui émaillent la journée d’un service) et la fin (l’héroïne épuisée mais fière du travail accompli quitte enfin l’hôpital).

« En première ligne », une expression popularisée par la pandémie du Covid-19, traduction plutôt réussie du titre original « Heldin » (« Héroïne » dont la polysémie a peut-être fait hésiter les distributeurs français) n’évite pas ces deux écueils.

C’est d’une part un film à la gloire de la profession médicale. On en a vu tellement qu’on pourrait finir par s’en lasser, qu’il s’agisse de fictions ("Voir le jour" avec Sandrine Bonnaire qui se déroulait dans un service de maternité, "Patients" de Grand Corps Malade, "Pupille", un film quatre étoiles, L’Ordre des médecins avec Jérémie Renier, "Sage-Femmes" …) de documentaires ("De chaque instant" de Nicolas Philibert sur la formation de jeunes infirmières, "Premières urgences" dans un service d’urgences d’un hôpital public du , "Notre corps" de Claire Simon, "H6" à Shanghai, "Toubib", "Madame Hoffmann", "État limite"… ou tout récemment encore Sauve qui peut) ou encore de séries ("Urgences", "Grey’s Anatomy", "Dr House", "Scrubs", "Nip/ Tuck", "The Knick", "Hippocrate"…).

C’est d’autre part un scénario qui ne recèle aucune surprise. Comme l’annonçait la bande-annonce (!), En première ligne raconte les mille et uns petits faits banals d’une journée banale de la vie d’une banale infirmière dans un service en tension : le patient acariâtre qui réclame sa tisane, celle qui fume en douce, celui qui fait une réaction anaphylactique à un médicament contre-indiqué, celui qui refuse la sonde gastrique avant un scanner, celle que la fille à l’autre bout du monde cherche en vain à joindre au téléphone, etc.

Pour autant, "En première ligne" n’en est pas moins un film remarquablement réussi. La recette en est simple : un tempo qui ne se relâche jamais – et qui rappelle celui, diablement efficace de Laure Calamy dans À plein temps. Il nous tient en haleine de la première à la dernière minute. En première ligne est terriblement immersif, quasiment irrespirable. On s’identifie totalement à son héroïne, partage son stress et a envie de lui taper sur l’épaule pour lui dire : « prends cinq minutes et va faire pipi ».
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2025
"En première ligne" assez bien noté par la critique, est un drame hospitalier allemand et suisse qui se regarde. La réalisatrice suisse Petra Volpe expose aux spectateurs un portrait sans concession de la situation inquiétante des hôpitaux en Suisse, soulignant le manque de personnel et la détresse des soignants. Certaines scènes se distinguent par leur réalisme, notamment grâce à la performance de Leonie Benesch, déjà remarquée pour son rôle dans "La Salle des profs". Toutefois, le film souffre d'un manque d'émotion et d'intensité, le rendant parfois trop superficiel pour réellement convaincre sur un sujet aussi grave.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2025
Il y a parfois des coïncidences dans la sortie des films en salle et certaines sont très heureuses. C'est ainsi que 3 semaines avant la sortie de l'excellent "L'intérêt d'Adam" de la réalisatrice belge Laura Wandel, sort l'excellent "En première ligne" de la réalisatrice suisse Petra Biondina Volpe, 2 films qui ont en commun d'avoir une infirmière comme personnage principal. Ils ont aussi en commun de montrer combien ce métier est important, difficile et peu valorisé, de montrer combien ces femmes font preuve sans relâche de dévouement et d'empathie, de montrer que les rapports qu'elles ont avec les médecins peuvent parfois être rudes (heureusement, pas toujours !), d'avoir de nombreuses scènes dans lesquels une infirmière est suivie "à la Dardenne" par une caméra alors qu'elle se déplace dans les couloirs d'un hôpital, et, enfin, de jouir de la présence de 2 éblouissantes comédiennes pour interpréter le rôle de l'infirmière (Léa Drucker dans "l'intérêt d'Adam", Leonie Benesch, déjà remarquable dans "La salle des profs" et qui récidive dans "En première ligne"). Les comparaisons, toutefois, s'arrêtent là, les 2 films étant en fait très différents. Alors que "L'intérêt d'Adam" est une fiction très documentée qui s'intéresse presque exclusivement au cas d'un enfant de 4 ans hospitalisé dans une unité pédiatrique, "En première ligne", tout en étant joué par des comédiens et des comédiennes (mais aussi par quelques véritables infirmières et réanimateurs), s'apparente plutôt à un documentaire comprenant des éléments de fiction et qui s'intéresse à de nombreux cas concernant des adultes et des personnes âgées. En fait, pendant 90 minutes, on suit dans ce film la journée de travail de Floria, une infirmière d'une trentaine d'années, alors que le service dans lequel elle travaille est en sous-effectif (Eh oui, même en suisse, cela arrive !). De nombreux cas nous sont présentés, de nombreux patients, de nombreuses patientes. Si le film peut parfois apparaitre comme étant un peu répétitif, certaines scènes sont extraordinaires de justesse et d'émotion, le sommet étant atteint dans celles mettant en scène Floria et un malade ayant développé un cancer du pancréas. Autant dire que ces deux films se complètent et qu'ils ne se font pas du tout concurrence. La fin du film nous apprend qu'il y a un manque criant d'infirmières dans le monde entier et que les choses ne vont pas s'améliorer dans le futur. Et pourtant, comme le dit "Hope there's someone", la chanson d'Antony and the Johnsons (en 2005, date de parution de cette chanson, elle ne s'appelait pas encore Anohni !),

Hope there's someone
Who'll take care of me
When I die,

Et ce ou cette "someone", c'est souvent une infirmière !
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2025
Leonie Benesch était excellente. C'était très prenant de la voir dans un rôle d'une infirmière pendant son service.
Nous étions comme si on était avec elle. À devoir gérer plusieurs choses en même temps.
Elle ne voyait pas le temps passé, c'était pareil pour nous pendant le visionnage.
Ce film nous montre la réalité du quotidien à l'hôpital.
Zabou Thibault
Zabou Thibault

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2025
Wow. À se demander si je n'ai pas vécu cette nuit avec elle. Tant la réalisation, l'écriture et le jeu sont parfaits. C'est un film à soutenir, pour l'enjeu qu'il dénonce
Francis Lennert
Francis Lennert

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2025
Certainement le film plus émouvant que j'ai pu voir cers derniers mois. C'est et un film réussi et un documentaire sur le métier d'infirmiers. Superbe.
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 489 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2025
Un thriller comme un documentaire ou un documentaire comme un thriller. L’actrice porte tout le film et est exceptionnelle. La réalisation fait monter la tension crescendo. Excellent.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2025
 Me retrouver sur @cinémasansfard (YT)


"En première ligne" est comme ces jours qui ne passent pas, qui se coincent dans la gorge comme une arête. Le film, mais aussi l’expérience qu’il met en scène : une journée d’hôpital trop pleine, trop longue, trop lourde. Une infirmière au front, Floria, visage translucide de Leonie Benesch, court dans les couloirs, sourit, soutient, apaise — et peu à peu s’effrite, comme si chaque geste d’humanité la grugeait un peu plus de l’intérieur.

Petra Biondina Volpe ne filme pas le drame comme un cri, mais comme un étouffement. Pas de grandes envolées, pas de musique rédemptrice. Juste le bruit continu des machines, les pas précipités, le souffle qui s’accélère. La caméra colle aux visages, aux mains, aux yeux fatigués. On dirait presque un documentaire, sauf qu’ici, le réel est condensé, sculpté, jusqu’à devenir une matière suffocante.

Ce n’est pas un film sur l’héroïsme, malgré le titre original (Heldin). C’est un film sur l’usure. Sur la façon dont la fatigue dévore, lentement, sans drame apparent. Le spectateur attend l’explosion — un cri, une révolte, un effondrement spectaculaire. Mais ce qui vient est pire : un effritement muet, une fissure invisible qui gagne toute la surface.

Leonie Benesch, centrale, ne joue pas la figure sacrificielle. Elle est poreuse, traversée par les détresses des autres, jusqu’à devenir presque transparente. Autour d’elle, les autres personnages n’existent pas comme des individualités héroïques mais comme une marée humaine, un flux incessant qui la submerge.

En première ligne n’invente rien : on connaît ces récits de burn-out médical, de couloirs saturés, de soignants sacrifiés. Mais ici, c’est la persistance qui choque. L’absence d’air, de respiration. La mise en scène se refuse à libérer le spectateur. On sort vidé, sans solution, comme après une garde de nuit trop longue.

Note : 14 sur 20.
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2025
Un film qui n'explore pas une thématique nouvelle. Des films sur l'hôpital en tension sont nombreux au cinéma depuis quelques années - actualité du secteur oblige. Celui ci quoique situé en Suisse alémanique fonctionne très bien et cela grâce à son interprète principale déjà remarquées dans un précédent film - la salle de classe.
Sur un espace temps d'une journée, il monte petit à petit en tension - sans faire dans le sensationnalisme - et nous livre des tranches de vies de soignants et patients. Universel
Notes_JeanRosset
Notes_JeanRosset

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2025
Quand j’ai vu l’affiche de ce film près de Bercy, je me suis immédiatement dit que je voulais le voir. C’est une belle déclaration d’amour aux infirmières.

Pendant les années Covid, en 2020, j’avais eu le malheur d’être hospitalisé en soins intensifs pour un problème de cœur et j’avais pu apprécier des infirmières au comportement humain exceptionnel. Cela m’avait marqué. Pendant le Covid, elles étaient véritablement en première ligne.

Dans ce film En première ligne, on suit les pas d’une jeune infirmière au sein d’un hôpital moderne, mais au rythme d’enfer. Cette infirmière est vraiment de bonne volonté, mais proche du surmenage. Elle est l’incarnation de la bonté, du courage et de l’empathie.

On comprend que le métier d’infirmière est très difficile, tant par la technique demandée que par la charge émotionnelle et humaine requise pour soigner. À mon sens, c’est un des métiers les plus difficiles, comme la plupart des métiers de soins, mais aussi l’un des plus beaux.

Pendant le film, on assiste à des scènes vraiment dures. On voit des patients très malades et même parfois proches de la mort. On sent la détresse, la misère, mais aussi l’envie de liens et de fraternité. L’hygiène est parfois déplorable et on est loin d’Instagram. Mais, au risque de choquer, je dirais que, d’une certaine manière, le laid, c’est le beau, comme disait Hugo.

Ce qui marque aussi dans le film, c’est qu’il ne décrit pas des scènes héroïques comme dans Homère ou Hollywood, mais plutôt la banalité du quotidien. Avec les mêmes gestes, les mêmes efforts, la même sueur, faits chaque jour avec patience, parfois avec amour. La constance demandée par les métiers du soin est un des points qui les rendent les plus valeureux. Ce n’est pas Omaha Beach, c’est jour après jour une infirmière qui soigne une personne atteinte de cancer, parfois sans témoin.

J’ai, en revanche, peu aimé quand l’infirmière rechigne à soigner une personne aisée du fait de son impolitesse. Je suis de ceux qui pensent que l’universalité du soin doit être appliquée systématiquement, sinon le système devient fou.

Enfin, j’aurais aimé que le film aborde davantage de moments de joie et lumineux du quotidien des infirmières. Ce métier est fait d’ombres, mais aussi de vraies lumières. Je pense, par exemple, au sourire d’hommes et de femmes qui sortent sauvés par une équipe médicale. Je pense, enfin, à l’esprit d’équipe et à la stimulation intense qui sont vraiment bons pour soi et son développement.

Au final, on ressort grandi du film et avec un respect empreint de gravité pour cette vocation.
ed_loisel
ed_loisel

19 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2025
On est pris comme le personnage principal par cette garde interminable et haletante. Mais il y aurait tout de même pu avoir un peu plus d'originalité et de rebondissements pour parfaire l'ensemble.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2025
En créant par le biais d'un quotidien tendu, une dramaturgie proche du thriller, BIONDINA VOLPE offre un moment de cinéma qui est souvent proche du virtuose dans la forme, réaliste dans le fond, et très révélateur d'une profession rarement aussi bien mise en avant au cinéma
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2025
Urgent, viscéral, En première ligne nous plonge au cœur d’un service hospitalier sous tension. Floria, infirmière aussi dévouée qu’épuisée, court d’une chambre à l’autre dans un ballet sans fin. Petra Biondina Volpe signe un drame social haletant où chaque geste compte, chaque regard pèse. Leonie Benesch incarne avec justesse cette profession-vocation, qu'on ne choisit pas par défaut. Tourné dans un hôpital désaffecté, chorégraphié avec précision et filmé caméra à l’épaule par Judith Kaufmann, le film capte l’urgence et l’inhumanité d’un système à bout de souffle. Réaliste, tendu, sans échappatoire, En première ligne est un cri d’alerte autant qu’un hommage bouleversant. Un film qui touche, secoue, et rappelle qu’un jour ou l’autre, nous serons à notre tour ces patients.
Dudu2000
Dudu2000

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2025
Vu en Suisse en langue originale (en allemand), ce film qui montre une journée d'une infirmière est bouleversant, mais surtout criant de vérité pour toutes les personnes exerçant ce métier indispensable et qui l'ont vu. Un film qui montre que derrière les chiffres des coûts de la santé que les gouvernements en place veulent baisser, il y a des vies, des patients et leurs familles qui dépendent de soignants qui sont poussés à bout. Leonie Benesch, comme tous les films que j'ai pu voir dans lesquels elle joue, est exceptionnelle et transmet de manière très juste le quotidien d'une infirmière qui veut bien faire, mais qui n'en a pas les moyens. Plusieurs semaines après l'avoir vu, j'ai encore une dizaine de scènes marquantes de ce film en tête et dire que les héroïnes et héros qui nous soignent en vivent des milliers comme celles-ci. À voir absolument!
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