GHOSTLIGHT - Kelly O'Sullivan & Alex Thompson | ⭐️ 8/10
Bien qu'ayant bouclé mon bilan pour le mois d'avril, je ne pouvais pas ne pas saisir l'occasion de rattraper ce film désigné comme LE coup de coeur de ces dernières semaines par toute la sphère ciné d'instagram.
L’art comme moyen de se reconstruire, le sujet a déjà plusieurs fois été abordé par le passé, et même tout récemment, à travers le film Sing Sing, dans lequel le théâtre servait également d'échappatoire, à des co-détenus. Mais là où Ghostlight va plus loin, c'est qu'il offre une réflexion profonde sur la manière dont l'art peut également servir de miroir à nos propres expériences.
En effet, l'histoire de cette famille s'entrelace de manière habile avec la pièce montée par la troupe, Roméo & Juliette. C'est avec beaucoup de pudeur que la vie de cette famille endeuillée est abordé, et la façon dont le film lève peu à peu le voile sur le drame qu'elle a vécu est particulièrement subtile.
L'une des particularités réside dans le choix de casting : Keith Kupferer joue aux côtés de sa véritable épouse, Tara Mallen, et de leur fille, Katherine Mallen Kupferer. Cette dynamique familiale à l'écran comme à la ville apporte une profondeur émotionnelle et une authenticité, rendant les interactions entre les personnages d'autant plus crédibles et touchantes.
Néanmoins, le long-métrage coche un peu trop toutes les cases du film indépendant américain, estampillé Sundance, et a du mal à s'extirper de scènes assez prévisibles et parfois caricaturales, comme
l'arrivée du père dans la troupe, particulièrement lourde (il vient, il part, il revient, il repart, il n'a pas envie mais il reste, d'abord debout, puis assis, il ne veut pas essayer mais il essaie quand même, il n'y arrive pas, mais si quand même un peu, il est découragé par les autres, pas très sympas au départ, qui lui balancent le texte à la figure et ne lui dressent que les points négatifs, pour petit à petit devenir une seconde famille pour lui... ).
Fort heureusement, le reste du film trouve un bon équilibre entre moments d'émotion et d'autres qui font sourire.
Bref, Ghostlight est un film délicat et attachant mais pas la claque attendue.
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