Ghostlight
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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2025
Ghostlight est un film de famille, à plusieurs titres. D'une part, parce que le scénario du long métrage de Kelly O'Sullivan et Alex Thompson (un couple dans la vie) raconte l'existence de trois membres d'une même famille (père, mère, fille) dont on découvre, au fur et à mesure, ce qui plombe leur relation et d'où vient la tristesse et la colère qui les étreignent, plus souvent qu'à leur tour. D'autre part, dans ce film tourné à Chicago, avec des acteurs locaux, à une exception près (l'excellente Dolly de Leon), le trio principal de comédiens a les mêmes degrés de parenté dans la réalité que dans la fiction. L'alchimie est parfaite dans cette œuvre de "troupe", avec un hommage appuyé au théâtre amateur et à Shakespeare, en particulier, dont le Roméo et Juliette sert ici de thérapie, avec un poignant effet miroir (en dévoiler davantage serait un crime). Ghostlight bouleverse par sa pudeur intrinsèque, avec ses petits triomphes qui cautérisent, un peu, une plaie ouverte que seul le temps atténuera. A son écriture délicate et sensible correspond une mise en scène discrète mais précise, qui met en avant des comédiens remarquables, à commencer par l'insolente Tara Mallen, pas plus intimidée que cela de jouer avec ses véritables parents dans la vie. Bourré d'humanité blessée, Ghostlight est une petite merveille émotionnelle du cinéma indépendant américain, lequel ne cessait de décevoir, ces dernières années, dans un style trop reconnaissable et non exempt de clichés auteuristes.
norman06

425 abonnés 1 821 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mai 2025
Un film indépendant intéressant sur le papier mais qui abuse des ficelles mélodramatiques et mises en abyme grossières sur les rapports entre le théâtre et la vie. D'autres longs métrages ont davantage convaincu sur une trame similaire.
FaRem

10 571 abonnés 11 448 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2024
« On dirait que tu aimerais être quelqu'un d'autre le temps d'un instant. » Dan semble être un père de famille lambda sauf qu'il cache une grande souffrance. Il aide les autres, mais qui l'aide, lui ? Il tient bon malgré les circonstances et entreprend son chemin vers la guérison en rejoignant une troupe de théâtre... Kelly O'Sullivan et Alex Thompson dressent un portrait touchant, complexe et nuancé d'un homme, mais aussi d'une famille qui est ici incarnée par la véritable famille de Keith Kupferer, qui est très bon, ce qui ajoute de l'intimité et de l'authenticité à ces échanges. Un regard tendre sur la difficulté à exprimer ses émotions et le pouvoir de guérison de l'art. Un bon drame à la fois simple, touchant et très bien incarné.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2025
Dan est employé de la voirie de Chicago. Il n’est plus le même homme depuis qu’un drame a anéanti sa vie. Le hasard d’une rencontre le conduit à rejoindre une troupe de théâtre où il jouera "Roméo et Juliette". Cette expérience cathartique sera pour lui le moyen de se réconcilier avec sa femme et avec sa fille, en pleine crise d’adolescence.

Le scénario de "Ghostlight" pourrait sembler bien artificiel : il croise le deuil d’une famille inconsolable et la mise en scène par une troupe de théâtre amateur de la pièce archiconnue de Shakespeare. Pourtant, à partir de ce point de départ improbable, Kelly O’Sullivan et Alex Thompson, le couple derrière la caméra, signent un film d’une bouleversante justesse qui m’a fait pleurer de la première (j’exagère : disons la deuxième) à la dernière minute.

La raison de ma réaction est double : mon histoire familiale et mon goût immodéré pour "Roméo et Juliette" auquel je voue, depuis l’adaptation millenial et musicale de Baz Luhrmann avec Leonardo DiCaprio et Clare Danes en 1996 qui avait divisé la critique et m’avait transporté, une admiration irraisonnée. À la même époque, j’en avais vu au théâtre des Amandiers la mise en scène de Stuart Seide qui est restée gravée dans ma mémoire. Il suffit que j’entende les premiers mots de son prologue (« Two households both alike in dignity/ In fair Verona…« ) pour que je tombe en pâmoison.

Les trois rôles principaux – le père, la mère et leur fille – sont joués par une « vraie » famille à la ville : Keith Kupferer (une sorte de Michel Barnier aux cheveux bouclés), sa femme Tara Mallen et leur fille Katherine Mallen Kupferer. Cette dernière est particulièrement remarquable. Elle joue à la perfection une adolescente en surtension permanente, aussi prompte à se révolter (contre la bêtise des adultes et la routine du lycée) qu’à s’enthousiasmer (pour la troupe de théâtre qui, après avoir ouvert ses portes à son père, lui ouvre ses bras). Sa folle énergie contraste avec la placidité dépressive de son père qui s’est muré dans le silence.
elriad

517 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 août 2024
Un ouvrier taciturne retrouve l'étincelle de vie en se retrouvant par hasard embarqué par une troupe de théâtre. Porté par une formidable équipe de comédiens, ce très joli film distille sa petite musique avec délicatesse et pudeur, en emmenant le spectateur au milieu du parcours initiatique de cet homme et de sa famille que la magie des planches réunira.
Un vrai coup de coeur pour ce film réussi tout en finesse.
garnierix

306 abonnés 592 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2025
Film à message, très bien joué (et joué par les membres d'une famille réelle !). Et américain ! Rarissime. Pourquoi arrive-t-il en France un an et demi après sa sortie ? Mystère. Faisons en une veilleuse (ghostlight du théâtre anglo-saxon) !

Ce film est un bijou comme il en sort quelques-uns par an. Il ne brille pourtant pas par son côté intellectuel, ou poétique, ou documentaire, ou imaginatire. Il est juste original et utile. On n'apprend rien, on ne pleurniche pas, on n'a pas eu l'estomac noué. Mais on se fait immédiatement une réflexion en sortant : verront-ils ce film, ceux qui devraient le voir impérativement (pour leur bien) ? Il serait en effet étonnant que des inconscients aient conscience d'un quelconque besoin.

Le message du film n'est pas décoché comme une flèche : il faut deux heures pour le faire passer. Au début, on croit à des apparences (la patience d'ange du père, l'hystérie de la fille, etc), c'est malin. Décor neutre. Pas besoin de musique, si ce n'est Under Pressure de Queen, à un moment (bien venu). La mise en scène a donc sa part de trouvailles.

Le film raconte le désastre (pour soi comme pour son entourage) de réprimer ses émotions - et il propose une thérapie. Le film fait donc d'abord passer ce message, fort et utile. Ce message d'ordre psychologique percutant est assèné au cours de situations ordinaires, centrées sur une famille ordinaire, avec les cris, les crises, les coups de poings sur la table ; avec les retenues aussi, les efforts, les ouvertures ; et avec les fantômes... Ensuite, le scénario tient la route. Avec Shakespeare (!) Avec un petit suspense (même si se greffe une certaine situation de conflit judiciaire peut-être inutile). Et avec cet ingrédient dramatique qu'est un deuil.

Faire du théâtre, être quelqu'un d'autre un instant, et vivre cet instant imaginaire avec sincérité (le "voyage émotionnel" nécessaire de l'acteur) : serait-ce un remède de la dépression, du mensonge permanent, du refoulement, du déni ? Si oui, les cours de théâtre devraient être obligatoires à l'école, comme les maths ou la gymnastique !

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Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
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Une scène, un mec en salopette, et Shakespeare qui rôde dans le coin. Ça pourrait être une blague. Mais Ghostlight, c’est tout sauf ça. C’est le genre de film qui ne fait pas de bruit, mais qui vous fait tendre l’oreille — pour entendre ce qui ne se dit plus dans les familles éclatées par le silence.

Dan, ouvrier effacé, passe ses journées à se taire et ses soirées à se contenir. Jusqu’au jour où, par un hasard qu’on devine moins anodin qu’il n’y paraît, il se retrouve dans une troupe amateur pour jouer… Roméo. Oui, ce Roméo-là. À ses côtés, sa fille Daisy — ado rebelle mais pas caricaturale — et Sharon, la mère, en tension permanente, entre les casseroles et les regards qui fuient. Tous les trois sont comme des comètes en déroute depuis un drame jamais nommé. Le théâtre, ici, n’est pas un exutoire : c’est une zone grise entre la fiction et la cicatrice.

Alex Thompson et Kelly O’Sullivan signent une mise en scène qui ne s’impose jamais. Pas de caméra virtuose ni de musique envahissante : juste des plans fixes, des silences qui s’éternisent, des visages qui se cherchent. On est presque gêné d’être là, intrus dans cette lente dissection d’un chagrin trop poli. Keith Kupferer (Dan) ne joue pas : il se contracte. Il est ce père qui, plutôt que crier, ferme les poings dans ses poches. Face à lui, sa fille (Katherine Mallen Kupferer, explosive et vraie comme un stylo qui fuit) vient secouer cette inertie de plomb. Et Tara Mallen, en mère épuisée, trouve le ton juste, sans une once de surjeu. Ça sent la vie. Ça sent le vécu. Et ça, ça ne s’achète pas en studio.

Le film aurait pu sombrer dans le mélo ou le théâtre filmé. Il choisit le murmure, et ça vous colle au cœur comme une vieille chanson que vous croyiez oubliée. Ghostlight, c’est un film sur l’absence de mots dans un monde où l’on se parle trop. Un instant suspendu dans le temps, ni grand spectacle ni documentaire psychologique, mais une lumière vacillante qui n’éclaire pas tout, mais juste assez pour savoir qu’il y a quelque chose à découvrir.

D'aucun y voit une fable douce-amère sur la mémoire familiale ; d'autre parle d’un "chant sourd contre l’oubli". Et puis cette réplique venue de Reddit : “C’est le premier film qui m’a donné envie de m’excuser à mon père sans même lui parler.” Tout est là. Une thérapie silencieuse par l’art, mais aussi une confession qui ne dit pas son nom.
Guillaume Martins
Guillaume Martins

5 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 août 2024
Ayant regarder ce film sans aucune connaissance préalable sur son scénario ou casting, j'ai été transporté et ému par ce drame qui met en avant le deuil d'une famille, je n'en dirai pas plus sur l'aspect narratif. La direction d'acteurs est parfaite, la photographie full lumière naturelle magnifique, le tout sublimé par une OST de Quinn Tsan qui peut faire penser à du Desplat par moment (The Shape of Water particulièrement).
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mai 2025
C’est un film qui, à l’image de ses personnages, oscille entre amateurisme et sentimentalisme. Malheureusement l’adéquation entre la forme et le fond n’épargne pas l’ennui
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mai 2025
Ah que voilà un film US qui ne m'insupporte pas ! Cela faisait longtemps. Il faut dire que, dans sa façon de s'intéresser à des personnages attachants des classes populaires, on a plutôt l'impression de visionner un film en provenance de Grande-Bretagne. Même les accents ne sont pas trop US et il n'y a pas, tout du long, une musique envahissante cherchant à surligner ce qu'on comprend parfaitement au travers des images et des dialogues. On est à Chicago au sein d'une famille de 3 personnes dont on comprend assez vite le caractère dysfonctionnel. Vu leur comportement erratique, on devine qu'un évènement grave a dû les toucher dans un passé récent, mais, très intelligemment de la part du couple qui a réalisé ce film, ce n'est que petit à petit que la révélation complète de cet évènement va parvenir jusqu'à nous. Par le plus grand des hasards, Dan, le père de famille, va se retrouver à répéter, puis à jouer, "Roméo et Juliette" au sein d'une troupe de théâtre amateur, lui offrant une catharsis qu'il va partager avec Daisy, sa fille, qui le rejoint dans la troupe, et avec son épouse, qui reste spectatrice. Pas de comédiens de très grande réputation mais excellente interprétation globale. Les cinéphiles les plus assidus dans les salles reconnaitront sans doute Dolly de Leon, une comédienne philippine qu'on a vue dans "Carla et moi" et, surtout, dans "Sans filtre", Palme d'or 2022.
Cinévore24

446 abonnés 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2025
Quelque part dans l'esprit du très récent (et très bon) «Sing Sing», où le théâtre venait élever et "libérer" des âmes emprisonnées, ce premier long-métrage co-réalisé par le couple Kelly O'Sullivan-Alex Thompson, s'avère être mon coup de cœur de ce début de mois de mai.

L'histoire d'une famille (Dan, Daisy et leur fille Sharon) qui ne semble plus pouvoir communiquer qu'à travers la colère et le conflit.
L'histoire d'un père, portant un profond mal-être en lui, et qui va intégrer totalement par hasard une petite troupe de théâtre amateur.
Et dans cet espace de création et d'échanges où l'on ne juge personne et où ce qui compte est la vérité de ces mots et de ces émotions que l'on a pas besoin de cacher comme nous le demande la société, une pièce va se monter : «Roméo et Juliette».
Une tragédie dont le sujet (et en particulier le dénouement) résonne directement chez Dan, le renvoyant à la propre tragédie qu'est en train de traverser sa famille depuis plusieurs mois et dont ils n'arrivent pas à faire le deuil.

Évitant le piège facile du film misérabiliste, «Ghostlight» est au contraire une œuvre emplie de bienveillance et de sincérité.
Un voyage théâtral et émotionnel qui va permettre à une famille de se reconnecter et de se reconstruire.

Une famille à l'écran interprétée par une famille à la ville (Keith Kupferer, Tara Mallen et leur fille Katherine Mallen Kupferer), ce qui contribue d'autant plus à la vérité de leurs interactions.
Un casting talentueux et attachant, auquel on croit et dans lequel on peut se projeter, parce que leurs mots et leurs émotions sont palpables à l’écran et nous parviennent jusque dans la salle.

Une histoire s'ouvrant comme une pièce de théâtre, et dans laquelle la scène devient un exutoire menant à la résilience, un moyen de redonner de l'espoir à des êtres écrasés par les douleurs de la vie.

En partageant pour la première fois la scène avec sa fille (qui avait délaissé les feux des projecteurs suite à ce même drame), en se défaisant de sa propre histoire et en parvenant enfin à mettre des mots sur sa souffrance, Dan va pouvoir se réconcilier avec lui-même et se sortir de ce chagrin et de cette solitude qui l'habitaient.
En acceptant le rôle de Roméo et en allant au bout de son histoire d'amour tragique avec Juliette, il va parvenir à mettre en lumière ce fantôme intime, se reconnecter à lui à travers les mots du jeune Montaigu pour mieux lui (et se) pardonner, et enfin parvenir à lâcher prise.
Mourir (pour de faux) pour revivre (pour de vrai).

Plein de délicatesse et de pudeur, ce film nous prouve que les œuvres les plus "simples" sont parfois les plus authentiques et nous touchent en plein cœur.

Une petite pépite d'humanité que je ne peux que vous inviter à découvrir au plus vite en salle.
Et encore un très beau film qui aurait mérité bien plus de visibilité. 8-8,5/10.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2025
Dans Ghostlight, tout est question de rythme intérieur. Celui d'un père brisé qui, dans la lenteur des jours, doit réapprendre à écouter : écouter sa douleur, ses émotions étouffées, et l’écho lointain d’un fils disparu. Kelly O’Sullivan et Alex Thompson livrent une œuvre pudique et vibrante, où le théâtre devient un sanctuaire de vérité émotionnelle. Sous la lumière fragile d’une ghost light, Dan affronte l’indicible, entre illusion scénique et réalité crue. Le film explore le deuil, non pas dans le fracas des grands drames, mais dans le silence des vies blessées qui, à force de ténacité, cherchent à retrouver l’Art d’être soi. Interprété avec une authenticité rare par une véritable famille, Ghostlight touche à l’essentiel : la lente mais précieuse résilience qui naît quand on accepte enfin de regarder sa peine en face.
brunocinoche
brunocinoche

136 abonnés 1 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2025
Le message de ce film est simple et beau et m'a beaucoup touché : l'art peut nous sauver même lorsque la vie nous réserve les pires tragédies. Sur ce sujet, le film est toujours juste et a le mérite de ne pas tomber dans le pathétique. Subtilement, le film nous fait comprendre la raison de la souffrance des protagonistes. Parallèlement, l'apprentissage du théâtre via une troupe amateur offre des moments de répit, d'humour et de tendresse. Quant aux comédiens, ils sont parfaits, trop peut-être, on a rarement vu des comédiens amateurs jouer aussi bien !
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2025
 GHOSTLIGHT - Kelly O'Sullivan & Alex Thompson | ⭐️ 8/10

Bien qu'ayant bouclé mon bilan pour le mois d'avril, je ne pouvais pas ne pas saisir l'occasion de rattraper ce film désigné comme LE coup de coeur de ces dernières semaines par toute la sphère ciné d'instagram.

L’art comme moyen de se reconstruire, le sujet a déjà plusieurs fois été abordé par le passé, et même tout récemment, à travers le film Sing Sing, dans lequel le théâtre servait également d'échappatoire, à des co-détenus. Mais là où Ghostlight va plus loin, c'est qu'il offre une réflexion profonde sur la manière dont l'art peut également servir de miroir à nos propres expériences.

En effet, l'histoire de cette famille s'entrelace de manière habile avec la pièce montée par la troupe, Roméo & Juliette. C'est avec beaucoup de pudeur que la vie de cette famille endeuillée est abordé, et la façon dont le film lève peu à peu le voile sur le drame qu'elle a vécu est particulièrement subtile.

L'une des particularités réside dans le choix de casting : Keith Kupferer joue aux côtés de sa véritable épouse, Tara Mallen, et de leur fille, Katherine Mallen Kupferer. Cette dynamique familiale à l'écran comme à la ville apporte une profondeur émotionnelle et une authenticité, rendant les interactions entre les personnages d'autant plus crédibles et touchantes.

Néanmoins, le long-métrage coche un peu trop toutes les cases du film indépendant américain, estampillé Sundance, et a du mal à s'extirper de scènes assez prévisibles et parfois caricaturales, comme spoiler: l'arrivée du père dans la troupe, particulièrement lourde (il vient, il part, il revient, il repart, il n'a pas envie mais il reste, d'abord debout, puis assis, il ne veut pas essayer mais il essaie quand même, il n'y arrive pas, mais si quand même un peu, il est découragé par les autres, pas très sympas au départ, qui lui balancent le texte à la figure et ne lui dressent que les points négatifs, pour petit à petit devenir une seconde famille pour lui... ).
Fort heureusement, le reste du film trouve un bon équilibre entre moments d'émotion et d'autres qui font sourire.

Bref, Ghostlight est un film délicat et attachant mais pas la claque attendue.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2025
Un homme que tout semble accabler trouve une porte de sortie, avant celle du burn-out, en ouvrant celle d’un théâtre amateur. La grande idée de ce film est de rapprocher si justement Shakespeare du drame familial vécu par notre héros ordinaire en salopette bleue. La résilience que procure le théâtre c’est du déjà vu au cinéma mais les réalisateurs, inconnus comme leur casting, le font d’une manière modeste et juste, sans emphase, le final est sans crescendo, presque quelconque. Comme nos vies. Et le regard qu’ils portent sur leurs personnages de la classe moyenne américaine est si tendre et empathique qu’il m’a juste donner envie de dire : merci.
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