L'Inconnu De La Grande Arche
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Dan
Dan

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0,5
Publiée le 4 décembre 2025
J'ai vu L'Inconnu de la Grande Arche – le film qui prétend à la fois raconter l'histoire de
l'architecte danois . von Spreckelsen et n'être qu'inspiré d'événements réels autour de la création
du Cube ouvert à La Défense.
J'ai également lu les critiques françaises du film. Et je suis profondément choqué. Car les critiques
français – et autres journalistes – avalent le récit du film sans broncher.
Le film est ce que les Américains appellent un "biopic" – une biographie filmique d'une personne. Il
est basé sur le livre de Laurence Cossé "La Grande Arche", qui selon elle-même est un roman.
Ni le roman ni le film ne racontent la véritable histoire de . von Spreckelsen – l'architecte danois
– professeur à l'École d'architecture de l'Académie royale des beaux-arts du Danemark – dont le
projet pour l'achèvement de La Tête Défense fut choisi par le président Mitterrand en mai 1983.
Le Danemark, comme d'autres pays scandinaves, a eu une longue série d'architectes remarquables
de renommée internationale comme par exemple les frères Hansen, qui ont marqué respectivement
Vienne et Athènes, Tersling, qui a construit de nombreux bâtiments sur la Côte d'Azur, Utzon
(l'Opéra de Sydney) et Henning Larsen (notamment le ministère des Affaires étrangères à Riyad),
qui ont tous deux travaillé dans le monde entier. Spreckelsen s'inscrivait dans la tradition danoise de
s'orienter largement et internationalement. Il était très reconnu parmi ses meilleurs collègues au
Danemark et avait également enseigné dans des écoles d'architecture de premier plan en Turquie et
aux États-Unis.
Six mois auparavant, . von Spreckelsen avait remporté ex aequo avec 9 autres architectes le
concours de La Villette. Le qualificatif "inconnu" est donc erroné. Il était "inconnu" du grand public
français – et donc aussi de Laurence Cossé et du réalisateur du film, Stéphane Demoustier. Mais pas
des instances qui avaient sélectionné son projet pour La Villette ni au Danemark et dans d'autres
pays. Avec le même droit, on pourrait qualifier Demoustier et Cossé d'inconnus. Personne au
Danemark ne sait qui ils sont.
J´'étais conseiller culturel à l'ambassade du Danemark à Paris lorsque le projet de Spreckelsen a été
sélectionné. Le jour où une collaboratrice du palais de lÉlysée a téléphoné pour obtenir des
informations sur lui, elle a eu réponse à tout. Dans le film, personne à l'ambassade ne sait quoi que
ce soit sur Spreckelsen – ce qui provoque un rire tonitruant parmi l'entourage de Mitterrand.
Spreckelsen est ainsi tourné en dérision dès le début du film – notamment dans les scènes où il se
tient complètement nu dans l'eau, tandis que sa terrible épouse est assise dans une barque.
Spreckelsen n'avait pas de barque et c'était un homme digne qui n'aurait jamais songé à apparaître
nu dans des lieux publics. Il est d'ailleurs très inhabituel et probablement illégal d'apparaître dans
cet état dans des lieux publics au Danemark.
Cossé aime aussi raconter une histoire selon laquelle Spreckelsen ne voulait pas utiliser
d'ordinateurs (Le Parisien, 4/11/25). Ce n'est pas vrai non plus. Au contraire, il souligne avec
enthousiasme dans mon film que le projet "ne peut se réaliser dans cette urgence que parce qu'on
utilise des ordinateurs";.
Étant cinéaste, j'ai suivi son travail attentivement pendant mon temps libre – je l'ai filmé au travail
dans son bureau d'études,et je l'ai interviewé. Après mon retour au Danemark, j'ai produit la seule
émission télévisée – "Hommage à l'Humanité" – qui existe sur le projet et son architecte. À part sa
famille et quelques-uns de ses collaborateurs, je suis peut-être celui qui en sait le plus sur la vie et
l'œuvre de Spreckelsen.
Plus tard, j'ai écrit sa biographie – "Spreck"; (University Press, Aarhus, Danemark) – où j'essaie
notamment de corriger les informations erronées dans le soi-disant roman de Cossé. Cela l'a mise en
colère. Bien qu'elle ne parle ni ne comprenne le danois, qu'elle n'ait jamais rencontré Spreckelsen et
qu'elle ne joue d'ailleurs aucun véritable rôle dans mon livre, elle a menacé l'éditeur français qui
voulait le publier d'un procès.
Même si ni moi ni l'éditeur danois ne voulions de l'argent pour une édition française et malgré le fait
que j'avais obtenu les fonds nécessaires pour une traduction, l'éditeur a ensuite renoncé à le publier.
Par conséquent, il y a maintenant libre cours en France pour raconter n'importe quoi sur
Spreckelsen, comme Cossé et Demoustier l'ont fait. Même au point d'en faire une figure ridicule
comme le film le dépeint.
Spreckelsen était un architecte talentueux et techniquement compétent. De plus, c'était une personne
chaleureuse et humaniste, qui était à la fois précis et exigeant dans son travail et humoristique dans
ses relations avec les autres. Il n'était en aucun cas une figure comique qui se promenait en sandales,
comme on peut le voir dans le film, qui comme le roman est une distorsion de l'histoire du Cube et
de Spreckelsen. Il ne portait pas de sandales, mais un type particulier de chaussures qui était à la
mode au Danemark et dans beaucoup d'autres pays, mais inconnu en France à l'époque. On a fait
beaucoup d'efforts pour ridiculiser l'architecte danois. D'ailleurs aussi d'autres personnes liées au
Cube.
J'ai rencontré et interviewé les principaux acteurs – dont François Mitterrand, qui était très heureux
d'voir fait la connaissance de l'architecte danois et qui était enthousiaste à propos du Cube. La
scène du film où Spreckelsen est expulsé du palais de l'Élysée est totalement mensongère. Rien ne
s'est passé qui ressemble même de loin à cette situation, qui laisse au spectateur l'impression dun
Danois fou qui n'a aucun respect pour la plus haute fonction de France.
J'estimerais que plus de la moitié des répliques du film proviennent de mon film ou de mon livre sur
Spreckelsen. Mais elles sont utilisées de telle manière que le récit autour du véritable Spreckelsen et
de son Cube, comme dans le roman de Cossé, reste néanmoins erroné. L'un des architectes danois
qui a travaillé avec Spreckelsen a vu le film. Il dit: "Cest 90% de mensonges et 10% de
distorsions".
Il est par exemple vrai qu'il a quitté le projet parce qu'il ne pouvait pas gérer les jeux politiques qui
l'entouraient. Mais il est faux qu'il soit mort de dépit. On lui a diagnostiqué un cancer de l'estomac
et il est décédé après quelques mois de maladie. Complètement apaisé concernant le projet, et
comme le montre mon film, tourné quelques semaines avant qu'il reçoive son diagnostic, tout à fait
certain que ce serait un beau bâtiment. Ce qu'il est devenu.
Il est cruel et indigne de dépeindre le rationnel et artistiquement doué Spreckelsen comme une
personne détachée du monde, une figure comique de Molière ou comme un homme "psychorigide"
qui, comme mentionné dans la critique du Monde, est victime de sa propre fierté.

Au cinéma à Paris, où j'ai vu le film, certains dans le public ont parlé, après la projection, du fait
qu'il était honteux de la façon dont la France avait traité Spreckelsen.
Ce n'était pas l'attitude de Spreckelsen. Il n'était ni naïf ni stupide. Il savait bien que l'hostilité
envers le Cube n'était pas dirigée contre lui, mais contre le président Mitterrand. La politique n'était
pas son affaire. Il s'est donc éloigné des intrigues parisiennes avec un peu de mélancolie, mais sans
grande tristesse. Il avait d'autres projets.
Fondamentalement, il était un admirateur de Mitterrand, de la France, de l'art et de la culture
français. Et de la gastronomie. C'était un épicurien qui appréciait les qualités françaises. Son
épouse, qui dans le film est méchamment dépeinte comme une sorcière cupide et avide, m'a dit
qu'ils avaient été traités décemment sur le plan financier par le maître d'ouvrage français.
Le roman – et surtout le film qui en est tiré – est déshonorant non seulement pour la mémoire de
Spreckelsen, mais en réalité aussi pour les personnes en France qui, pour des raisons commerciales,
réécrivent sa vie de manière à finir par exprimer un mépris pour un architecte étranger talentueux
qui, selon les mots de Mitterrand dans ses condoléances à Madame Spreckelsen, "a offert sa plus
belle œuvre, "L'Arche de la Défense", à Paris et à toute la France".
Le biopic est un genre douteux.
--
Dan Tschernia est cinéaste, écrivain, ancien PDG de TV2/Lorry à Copenhague et ancien conseiller
culturel et de presse de l'ambassade du Danemark à Paris.
Sophie G
Sophie G

2 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 décembre 2025
J'ai adoré ! 珞 L'histoire vraie de la création de ce bâtiment très impressionnant, né dans la tête de cet illustre inconnu, est incroyable ! La mise en scène est top, les acteurs sont tous excellents, un super film, bravo !
René Xavier Rosnoblet
René Xavier Rosnoblet

5 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 décembre 2025
Cet inconnu de la grande Arche qui n'est autre que l'architecte du projet, Otto, au nom de famille imprononçable, pertinemment incarné par Claes Bang, parvient à nous faire comprendre les relations complexes et conflictuelles qui existent entre un artiste intransigeant et un pouvoir politique changeant, tributaire de contingences budgétaires, au détriment de la réussite de l'œuvre d'art de commande validée.
J'ai été bluffé par la maîtrise de la mise en scène, du cadrage et par la restitution réaliste du chantier de la construction de l'arche que son créateur appelle d'ailleurs Le Cube : une véritable prouesse technique.
Les rivalités, les jeux de pouvoirs habilement calés, nous plongent dans les coulisses des artistes et des politiques qui, bon an mal an, réussissent tout de même à trouver des solutions, pour peu que l'architecte accepte de manger son chapeau ou de disparaître à tout jamais en retombant dans l'anonymat ou même de mourir ...
rocjac
rocjac

4 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2025
Magnifique film sur la problématique de l'architecte, positionné entre le marteau et l'enclume ...
Belle reconstitution du chantier, bons acteurs, et une bonne découverte de ce projet.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2025
Film assez longuet et décevant. Des querelles d'égo sans fin, des scènes plutôt ternes dans les bureaux ou sous la pluie, l'interprétation du Président de la République peu crédible.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2025
En 1983, un concours d’architecte est lancé pour la construction du bâtiment destiné à clore la perspective royale qui part du Louvre vers l’ouest via l’Arc de triomphe. Un architecte inconnu l’emporte. Il est Danois, a la cinquantaine bien entamée et n’a quasiment rien construit sinon sa propre maison et quatre églises. Il avance une proposition audacieuse : un cube de cent mètres de côté de verre et de marbre.

Stéphane Demoustier (frère de) se frotte décidément à des sujets intéressants et sait les traiter avec intelligence. Après "La Fille au bracelet", sur l’insondable culpabilité d’une jeune femme, après "Borgo", sur l’acclimation compliquée dans une prison corse d’une jeune surveillante venue du continent, voilà qu’il se lance dans l’adaptation du récit que Laurent Cossé a consacré en 2016 à des événements vieux de plus de trente ans : la réalisation compliquée de la Grande Arche de la Défense.

Un architecte scandinave un peu lunaire s’est retrouvé aux manettes d’un projet pharaonique par la seule volonté du prince, le président Mitterrand (Michel Fau, sphinxial), qui s’est personnellement impliqué dans sa sélection et l’a constamment soutenu. Le problème est que l’intégrité artistique de Johann Otto von Spreckelsen (Claes Bang) s’est vite heurtée au mur des réalités, à la réglementation tatillonne qui l’empêche d’utiliser telle ou telle colle pour joindre ses vitres, aux restrictions budgétaires qui le privent du marbre de Carrare qu’il souhaite utiliser et qu’il va lui-même acheter en Toscane, aux rivalités politiques qui menacent le projet lorsque la gauche perd les élections législatives de 1986.

Les résistances que rencontrent von Spreckelsen sont incarnées par deux personnages que le film a l’intelligence de ne pas caricaturer. D’une part Subilon, un conseiller présidentiel vibrionnant, interprété par Xavier Dolan. D’autre part Pierre Andreu (Swann Arlaud), l’architecte surdoué qui avait signé l’aérogare de Roissy à vingt-neuf ans à peine et qui accepte modestement de se mettre au service de son collègue. Un autre personnage de fiction a été rajouté, celui de l’épouse de von Spreckelsen (Sidse Babett Knudsen) qui essaie, sans guère de succès, de ramener son mari à la raison quand il s’arc-boute sur ses principes.

Un moment, j’ai cru que le film allait être celui que j’aurais aimé voir : une éloge du compromis. J’espérais que l’architecte intraitable accepte de faire quelques concessions pour sauver son projet et que les résistances technocratiques qui le brimaient finissent par céder pour laisser son art s’exprimer. Patatras ! la réalité s’est rappelée à moi et aux protagonistes et le film a pris une autre direction.

Cette absence de happy end m’a frustré. Mais, tout bien considéré, il faut y voir plus une qualité qu’un défaut. Le film, comme le livre qu’il adapte, est fidèle aux faits, lesquels, on le sait hélas, ne sont pas toujours ceux qu’on espère.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2025
Ce récit suit le parcours d’un architecte danois embarqué malgré lui dans un chantier d’Etat où se mêlent ambitions politiques, frottements bureaucratiques et visions esthétiques.
Adapté du roman "La Grande Arche" (2016) de Laurence Cossé, lui-même nourri par la véritable épopée de Johan Otto von Spreckelsen, le film éclaire une aventure technique et humaine lors de l'édification de ce "Cube" de La Défense.
La patte talentueuse du réalisateur Stéphane Demoustier, capable de nous passionner pour un sujet au départ pas hyper rock’n roll, donne un vrai souffle à cette plongée dans les coulisses d’une époque, les années 1980.
Le bon casting soutient solidement une histoire aussi étonnante qu’instructive sur cette construction dans les années de la présidence de François Mitterrand, sans jamais perdre le spectateur.
La tension des réunions, les obstacles administratifs et les doutes de l’architecte composent un tableau précis, presque documentaire, mais toujours incarné.
On suit cette trajectoire avec curiosité, parfois avec admiration, tant la mise en scène sait garder le cap.
Au final, un film soigné et maîtrisé : séduisant !
Site CINEMADOURG . free . fr
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2025
Captivant portrait d'un architecte refusant les compromissions, ce biopic confirme le style incisif et le talent de metteur en scène de Stéphane Demoustier. Une réussite.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2025
Dans L’inconnu de la Grande Arche, Stéphane Demoustier révèle la destinée d’un architecte danois inconnu, Johan Otto von Spreckelsen, choisi par François Mitterrand pour bâtir un monument à l’humanité. Un film sur la création, la solitude et la foi dans l’idéal. Entre rigueur scandinave et souffle mitterrandien, L’inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier ressuscite la mémoire d’un architecte oublié, Johan Otto von Spreckelsen, propulsé malgré lui au cœur du plus grand chantier symbolique des années 80. Inspiré du roman de Laurence Cossé, le film retrace la rencontre entre un idéaliste nordique et une République française fascinée par le culte du Grand Homme. Claes Bang incarne avec sobriété et intensité cet homme de foi et de géométrie, que le pouvoir politique finira par broyer. Le film s’impose comme une réflexion sur la création, la solitude et les compromis nécessaires entre vision et réalité.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2025
Cet architecte danois (Johan von Spreckelse), concepteur de la Grande Arche en 1982, et chantre de "l'intégrité artistique", est le personnage attendrissant du film. On ne sait pas si l'homme réel l'était autant. De fait, ce personnage est tout l'intérêt du long-métrage ; et non pas la Grande Arche, finalement. D'une part, il est un passionné, voire un possédé par ce qu'il crée, personnalité qui questionne. D'autre part, par contraste, ou en direct simplement, la bureaucratie bonhomme française est moquée, autre question intéressante, qui n'est pas moins critique aujourd'hui, cinquante ans après.

Il y a un choix de réalisation à la fin : tout-à-fait clair sur la fin de l'architecte (mais peut-être romancé) ; totalement obscur sur l'allure finale de la Grande Arche (tout le monde ne la connaît pas). Ce dernier choix est frustrant pour le spectateur, car on suit la construction de ce monument avec tant de détails, qu'on aurait aimé une slmple vue d'ensemble sur ce qui a été inauguré en 1989, en fait.

Mitterrand est le monarque interprété par l'excellent Michel Fau (notamment quand il lâchera mollement que les architectes français lui semblent plutôt "inhibés") - il saura ensuite interpréter son virage bonhomme quand le vent politique changera (sous le gouvernement Chirac II). On retrouve l'actrice danoise Babett Knudsen (de la série Borgen) au côté de l'architecte, toujours avec cette verve de "femme de pouvoir", mais curieusement sans assez d'incarnation (un peu comme l'arche qui fait décor et prétexte du film)
Auré
Auré

31 abonnés 95 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 novembre 2025
alors là, je je comprends pas du tout toutes ces critiques si positives. Visiblement je suis passée à côté de qch. Personnellement je me suis ennuyée, c'était long, plat, mou
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 novembre 2025
Pas spécialement attiré par le monde de l'architecture et ses rouages, je ne connaissais pas cette histoire peu commune de ce danois retenu à 53 pour mener à bien le projet de construction de l'Arche de la Défense. Stéphane Demoustier recrée l'ambiance de l'époque avec Michel Fau délicieux pour incarner François Mitterrand. Ce film qui se veut être un hommage à John Otto von Spreckelsen dépeint un homme obnubilé par ses idées (la recherche des matériaux prend des plombes) au gré des aléas politiques de notre pays. Le cinéaste s'attarde trop sur des détails qui suscitent des débats et ne parleront qu'aux esthètes du beau. Décidément, après "The brutalist" que j'avais trouvé très long et souvent ennuyeux, "L'inconnu de la Grande Arche" ne m'a pas passionné plus que ça malgré la découverte d'une "affaire d'état".
Kat's eyes
Kat's eyes

67 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2025
Intéressant mais pas passionnant, L'inconnu de la Grande Arche souffre de la comparaison avec un autre film d'architecte sorti en début d'année : The Brutalist.
Le film français ressemble plus à un documentaire légèrement romancé et souvent ennuyeux, alors que le film américain était un vrai chef-d'œuvre cinématographique. Il faut néanmoins saluer le casting de L'inconnu de la Grande Arche. Michel Fau en Mitterrand est un choix étonnant mais franchement convaincant. Et le film doit beaucoup à Swann Arlaud, très sobre, et surtout à Xavier Dolan, que j'avais adoré dans Illusions perdues et qui est ici tout aussi convaincant.
L'inconnu de la Grande Arche a néanmoins un avantage concurrentiel certain sur The Brutalist : vous ne pourrez jamais visiter un monument créé par le héros du film américain, alors que la Grande Arche peut toujours être admirée.
Saltabanque22
Saltabanque22

27 abonnés 118 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2025
Film vu en avant-première à l’occasion des rencontres de l’AFCAE. J’ai passer un bon moment devant ce film en ayant appris plein de choses. J’ai trouver qu’il y avais quelques longueur tout de même.
setoisd
setoisd

11 abonnés 36 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 novembre 2025
Un film long et décevant. La première partie est interminable, ce n'est que querelles d'égos entre homme de pouvor, architectes fonctionnaires, entourage de Mitterand. La seule femme du film a un rôle de potiche et on sent bien qu'elle a été rajoutée au scénario. Le film devient un peu intéressant à la fin, quand les problèmes politiques apparaissent.
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