On vous croit
Note moyenne
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106 critiques spectateurs

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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

193 abonnés 632 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2025
Ai vu le magistral et saisissant film « On vous croit » co-réalisé par Charlotte Devillers et Arnaud Dufays dont c’est le premier long métrage. Le film d’une durée de 1h15, dans un format carré qui enferme les 8 comédiens, comporte en son centre une scène de 55 minutes tournée en une seule prise avec trois caméras dans le huis clos d’une bureau de justice. Tournée en 13 jours, la réalisation est étonnante, la caméra est toujours au plus des visages des comédiens et filme principalement les contre-champs, ce sont donc les réactions des visages à qui ont donne priorité plus qu’à celui qui parle. La musique faite uniquement de percussions, très discrète amène une tension parfois proche de l’insoutenable. Le travail sur le son dont certaines répliques sont à peine murmurées est original et là aussi amène un effet de malaise palpable. En Belgique, Alice (extraordinaire Myriem Akheddiou) est confrontée à son mari (Laurent Capellutto) chacun accompagné de son avocat devant la Juge à l’enfance (Natalie Broods) qui décidera de l’avenir de leurs deux enfants, Etienne (Ulysse Goffin) et Lila (Adèle Pinckaers). Le film est d’une maitrise et d’une efficacité fascinantes. Dès la scène d’ouverture le spectateur est plongé immédiatement dans un naturalisme frontal et implacable absolument sidérant. La qualité de jeu des comédien dont les moindre soupirs, silences, lapsus, regards, mimiques, grimaces prennent des allures de thriller, est exceptionnelle. Les 3 avocats sont interprétés par de vrais avocats. Ce film au sujet douloureux mais si nécessaire d’être montré, est remarquable. Les réalisateurs évitent tout pathos, toute psychologie, tout manichéïsme. Etouffant, ce film coup de poing qui bouscule est un vrai choc. Un moment de cinéma inoubliable sans esbroufe, sans star, sans effets spéciaux.
Henner
Henner

97 abonnés 152 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2025
Un huis clos tendu opposant une mère à son ex mari. c'est au sujet de la garde des enfants. La mère tient dans la manche un atout de poids mais est-il vrai ou inventé ? Joue-t-elle un jeu trouble ? Sa santé mentale est-elle fragile ? C'est ce que va devoir trancher la juge des conflits familiaux. Tout est parfait dans ce quasi documentaire ... Les plaidoiries sont d'ailleurs tenues par de vrais avocats. Et toute la distribution est magnifique .Donc tout parfait sauf la fin. On attend le jugement ...
Sylcor64
Sylcor64

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2025
À couper le souffle. Poignant de justesse.
Une interprétation magistrale de chaque personnage.
Une palme d’interprétation pourrait être décernée.
PLR
PLR

573 abonnés 1 819 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2025
A la manière d’un documentaire filmé sur le vif, une confrontation judiciaire entre une femme et un homme, couple séparé, avec comme enjeux leurs enfants encore mineurs (17 et 10 ans) devant une juge pour statuer sur l’organisation d’une garde, sinon de visites. C’est dans le système judiciaire belge. Le juge de la jeunesse (sic) se substitue à ce que nous les spectateurs d’ici savent, plus ou moins, du juge aux affaires familiales. En gros plan, face à la caméra (et donc la juge), les paroles de l’un contre les paroles de l’autre, répétées et appuyées par leurs avocats respectifs. Et l’avocat représentant les intérêts des enfants, quelque peu au milieu du gué. Le bien, le mal, le responsable, le fautif, les affabulations éventuelles, qui sait la maladie mentale, le sentiment de persécution, les soupçons, tout cela se mélange. Le spectateur aura du mal à trouver des repères factuels suffisamment sûrs dans les dires de l'un et l'autre pour asseoir sa propre opinion. Comme un(e) juge finalement.
Ufuk K

629 abonnés 1 776 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2025
"On vous croit " plébiscité par la critique, présenté à la Berlinale cette année est un drame judiciaire honorable dans l'ensemble. Les réalisateurs Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys offrent aux spectateurs un film en huis clos qui critique un système judiciaire insensible à la parole des enfants et qui les instrumentalise, tout en soulignant que la justice ne prend pas suffisamment au sérieux les plaintes liées aux violences, notamment celles subies par les enfants au sein de la famille. J'ai été parfois interpellé par le manque de prise de position claire des réalisateurs entre la parole du père accusé de violence sexuelle et le risque de manipulation de la mère envers ses enfants. Il convient également de rendre hommage à la performance remarquable de Myriem Akheddiou. Ce n'est pas forcément le film de l'année, mais il revêt une importance sociale indéniable.
Le_Général
Le_Général

124 abonnés 402 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2025
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !


Ça s’ouvre dans un silence qu’on voudrait fuir.

Un silence qui pèse comme une porte close, comme un couloir trop blanc où l’air refuse de passer.

Alice ne parle pas vraiment — elle respire. Mal. Chaque souffle semble négocié avec le monde.

Dans son regard : l’effort de tenir debout quand tout dit de tomber.

Pas de lyrisme inutile ici, pas de musique qui console.

Devillers et Dufeys filment la procédure comme une dissection : froide, clinique, presque obscène.

Une table, une salle, une juge.

Et au milieu, une femme qui ne devrait pas avoir à prouver qu’elle a peur.

La caméra se tient près d’elle, trop près — comme un témoin gêné, complice malgré lui.

On entend les ongles qui tapent contre le bois, le froissement sec des pages,

ce bruit sourd que fait la dignité quand on la traîne sur le sol.

Myriem Akheddiou porte tout.

Son visage ne joue pas : il lutte.

Il y a dans ses yeux une tempête qu’on nous interdit de voir,

comme si la douleur devait rester polie pour être crédible.

Chaque mot qu’elle prononce semble passer à travers une gorge brûlée.

Face à elle, Natali Broods — juge immobile, presque minérale.

Le droit comme mur. La neutralité comme arme.

Ce n’est pas une méchante : c’est pire — c’est le système qui respire par elle.

Et Laurent Capelluto, l’ombre du père, poli, calme, impeccable.

Le visage que la justice préfère croire.

Les enfants regardent sans comprendre.

Lila, Étienne — deux battements de cœur pris en otage.

Le monde se joue sur leurs paupières tremblantes.

Rien n’éclate. Rien ne se résout.

La violence est ailleurs : dans ce qui n’a pas le droit d’être dit.

Dans cette phrase qui ne vient jamais : on vous croit.

Quand la lumière tombe, on sort plus lourd qu’en entrant.

Sans colère. Sans catharsis.

Avec cette fatigue sale qu’on garde après avoir assisté à quelque chose qu’on aurait préféré ignorer.

Un film nécessaire, peut-être.

Mais trop sûr de son importance, trop fermé sur son propre tragique.

Il manque un espace pour respirer, un contre-chant, une brisure.

Tout se referme comme un poing.

Un cri retenu.

Un cri qui ne trouve pas sa voix.

Ma note : 10 / 20

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Pascal
Pascal

273 abonnés 2 573 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2025
Filmé pendant presque toute sa durée en plan fixe, le scénario aborde le thème de la maltraitance des enfants ( ici elle est d'ordre incestueux ) par leur figure d'attachement, censée leur apporter amour et sécurité.

Le procédé repose essentiellement sur les dialogues, dans un ton proche du documentaire.

Cela produit un effet puissant ou l'interrogation sur la vérité pourrait sembler rester sans réponse.

Ce serait passer à côté de la symbolique que comporte le choix du " cadeau" offert, sorte d'acte manqué, ou défi pervers ( je penche pour cette dernière hypothèse) qui dévoile ( selon moi ) l'espace mental du père, découvre sa véritable nature et la vérité. Oui, on vous croît !
nat lipomi
nat lipomi

2 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Film très court qui se passe dans le huis clos d'un tribunal. Où l'on suit les auditions des avocats. Et surtout le témoignage d'une mère de famille qui essaie de protéger ses enfants de leur ur père (inceste).
Décors minimalistes pas de fioritures mais film prenant, profond et touchant
Agathe U
Agathe U

8 abonnés 6 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2025
Thème d'actualité anxiogène, filmé avec de nombreux gros plans sur fond de décors minimalistes.
Heureusement que le film est court, je suis ressortie toute cramoisie avec le sentiment de n'avoir rien appris. Et je me dis que décidément je préfère le cinéma où j'ai le sentiment en sortant d'être plus grande, plus intelligente, plus vivante (évidemment vous me direz!)

Et puis on se dit: tout ça pour ça! spoiler: Les réalisateurs ont choisi de nous montrer la justice, mais pas la vérité.
1000gr2Sci
1000gr2Sci

36 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2025
On vous croit enferme le spectateur dans ce bureau de juge comme dans une chambre à gaz psychologique : pas d’air, pas d’échappatoire, juste des mots qui lacèrent. Devillers et Dufeys filment la justice familiale comme une machine à broyer les mères, avec une mise en scène d’une sécheresse clinique, presque obscène. Myriem Akheddiou, elle, ne joue pas : elle se consume, chaque regard est un appel au secours que l’institution étouffe sous la procédure. Ce n’est pas un film “important”, c’est pire : c’est un huis clos qui vous laisse avec la honte d’appartenir à ce monde-là.
Emmanuelle
Emmanuelle

6 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2025
Un sujet difficile. Une très bonne actrice principale. Pas simple de démêler le vra du faux, surtout quand le protagoniste n a pas la tête de l emploi. "on vous croit"... mais pas vraiment en fait....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 novembre 2025
Excellent film, capté en gros plans, qui plonge les spectateurs dans l’univers intime des personnages.
Leurs douleurs se traduisent à travers des gestes brutaux et des regards fuyants, jusqu’à nous révéler une vérité atroce et insoutenable.
Une véritable révélation de la conscience, mais aussi une critique ardente d’une justice encore trop insuffisante face à la violence conjugale et à l’inceste.
Bart Sampson

428 abonnés 888 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 novembre 2025
Super oeuvre hybride - vrais acteurs mais ausi vrais juristes - qui vous prend aux tripes de la premiere à la derniere image avec une actrice principale exceptionnelle.
Le sujet donne le bourdon et on aimerait aller voir du divertissement mais c est un film ESSENTIEL - je pèse mes mots pour comprendre le cauchemar spoiler: que vivent les mère confrontées à un inceste dans le cercle familial
jobreaker
jobreaker

4 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2025
Un choc, tout simplement bouleversant, et d'une justesse absolue sur un sujet d'utilité publique. Immanquable !
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2025
Je suis un peu resté sur ma faim. La première chose qui me vient à l'esprit après avoir vu ce long-métrage : c'est "Beaucoup de bruits pour rien"... Tous ces fanions, pour dire que le film a reçu tel prix, telle distinction, dans tel festival, et au final on ressort de la salle de cinéma sans avoir appris quoi que se soit d'intéressant, de choquant, de pertinent, etc... BOF !... pour moi c'est toujours un plaisir de voir Laurent Capelluto à l'écran, j'espère le voir dans un autre film prochainement, et ne pas avoir l'impression d'avoir été dupé.
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