Maigret et le mort amoureux
Note moyenne
3,0
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155 critiques spectateurs

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Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2026
Maigret c’est un peu générationnel…du moins pour ma génération !! et celle de l’ensemble du public grisonnant qui assistait à la projection de ce « Maigret et le mort amoureux » de Pascal Bonitzer… Imaginé sous la plume de Georges Simenon, le personnage de Maigret est, entre 1929 et 1972, le héros de 75 romans et d'une trentaine de nouvelles …J’avais bien aimé il y a quatre ans le « Maigret » de Patrice Leconte, un Maigret nostalgique et bouleversant, littéralement habité par Depardieu et où à la fin du film, le commissaire marche de dos, solitaire dans la rue Saint-Vincent. Immense, invincible et si fragile…Dans le « Maigret et le mort amoureux », Pascal Bonitzer a fait appel à Denis Polalydes, un Maigret fluet, à rebours de ses prédécesseurs, tout en rondeur et en muscles… La carrure de Maigret n'est d'ailleurs pas totalement gommée, suggérée par la prestance imposante de son adjoint Janvier, incarné par Manuel Guillo. Débarrassé de sa carrure, le personnage peut révéler plus clairement son tempérament, taiseux, à l'écoute mais opiniâtre, sensible mais autoritaire mais aussi moins assuré, désemparé, évoluant dans le milieu d’une aristocratie dont les codes lui échappent et qui tombe dans les pièges qui lui sont tendus. Un ancien ambassadeur, Monsieur Berthier-Lagès, est retrouvé assassiné par balles dans sa très bourgeoise demeure rue de Bellechasse… En raison de la profession de la victime, le commissaire est convoqué au Quai d'Orsay, où on lui précise tout de suite que ce meurtre n'est lié à aucune affaire d'Etat…Entre une maitresse platonique, la princesse de Vuynes, avec laquelle Berthier-Lagès entretenait tous depuis un demi-siècle, une relation passionnée, connue de tous mais tenue secrète (impériale Dominique Reymond), le neveu héritier et la femme de chambre, témoin capital, l’homme à la pipe a l’embarras du choix rayon suspects…Bien entendu on ne racontera pas la suite…Denis Polalydes est épaulé par deux actrices formidable, Irène Jacob dans le rôle de son épouse, apparait dans un jour plus sexy par rapport aux Maigret précédents, Anne Alvaro en énigmatique gouvernante…. Avec ce film de dialogues brillants et d’acteurs éblouissants dirigés avec un sens incisif, Bonitzer confronte avec délice ce personnage intemporel au Paris d’aujourd’hui…Denis Podalydès apporte à Maigret sa fantaisie, sa malice, et une note discrète de second degré et d'autodérision, offrant une version tendre, jubilatoire, moins chargée en testostérone, plus moderne, du personnage…j’ai passé un moment agréable…
Christine SALAVERT GRIZET
Christine SALAVERT GRIZET

3 abonnés 98 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2026
Bien aimé
Très bien joué
Les dialogues sont extra et l’intrigue très finement déroulée
Très distrayant et prenant
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2026
Il s’agit d’une adaptation, d’une transposition plutôt, d’un roman de la série des enquêtes du commissaire Maigret de Georges Simenon. On ne présente plus. C’est un style narratif qui est une valeur sûre. Le cinéphile, après les très grands acteurs qui ont déjà joué le personnage, attend de voir si Denis Podalydès est à la hauteur. Comment ne le serait-il pas ? Surtout qu’on n’attend pas forcément de nouveauté mais la reconduction d’un genre, d’une présence, d’une mimique. Le commissaire Maigret qu’on connait déjà opérait dans les années 1960. Nous sommes plutôt ici au début des années 1990 : le téléphone portable – cellulaire comme on doit dire -, l’ordinateur portable bien nommé celui-là... Il va sans dire que le Maigret de notre mémoire collective n’a pas tout ça, y compris lui-même dans ce nouvel épisode, mais ses collaborateurs plus jeunes, plus modernes y suppléent. 80 minutes, c’est dans la durée d’un téléfilm. C’est la durée à laquelle on est habitué pour un Maigret. Une durée adaptée au rythme et méthodes déductives du commissaire. Du Maigret quoi...
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2026
Le réalisateur Pascal Bonitzer transpose de nos jours le célèbre commissaire Maigret, son pardessus et son éternel pipe, pour l’adaptation du roman « Maigret et les vieillards ». Je n’ai pas lu ce roman de Simenon, j’ai d’ailleurs très peu lu cet auteur et je ne suis pas grande fan de ces polars surannés et datés. Mais l’idée d’une commissaire Maigret transposé ici et maintenant est suffisamment séduisante sur le papier pour attiser la curiosité. Dans sa forme le film est tout l’opposé des standards du moment : d’une durée d’à peine 1h20, habillée d’une bande originale passe partout, le tout filmé de façon académique tel un téléfilm du vendredi soir sur le service public, « Maigret et le Mort Amoureux » n’a rien du blockbuster en puissance. On a un tout petit peu de mal à situer d’intrigue dans le temps, les accessoires sont modernes mais la PJ est toujours Quai des Orfèvres sous les toits, on peut donc supposer qu’on est au début des années 2000-2010, à la louche. Dans cet environnement moderne, c’est peu dire que Maigret détonne avec son pardessus sans âge, son chapeau, sa pipe et son refus de la modernité. Je sais bien que c’est le propre du personnage et qu’il n’est pas question de le dénaturer, mais c’est là qu’on constate quand même le côté daté des romans de Simenon, même adaptés aujourd’hui. Et puis je ne suis pas certaine que de nos jours les commissaires fassent des enquêtes de terrains et mènent des interrogatoires seuls sans leur équipe. Ceci étant dit, Denis Podalydes compose un Maigret fort convaincant. Bien sur il faut se sortir de la tête des Maigret précédents, à la TV comme au cinéma, pour apprécier celui-ci plus moderne quoi qu’il en dise, moins ventripotent, plus acide dans ses réflexions aussi. Autour de lui, les gouvernantes, curés et autres princesses semblent aussi un peu hors du temps, un peu « confits ». Anne Alvaro tient le haut du panier, elle est une gouvernante pincée, cinglante et insondable, véritable grenouille de bénitier. Elle a la sale manie de répondre aux questions de la police par une autre question, posée de façon peu hautaine, qui est assez exaspérante. spoiler: Anne Alvaro fait presque peur dans la peau de cette Jacotte, à qui le scenario réserve le rôle le plus intéressant.
A côté d’elle, les autres seconds rôles ne font que passer, mais je souligne quand même que cela fait plaisir de retrouver la trop rare Irène Jacob dans le rôle de Mme Maigret. Ils forment ensemble un couple si charmant qu’on aurait presque envie de les voir dans d’autres films après celui-là ! Le scénario, dont je ne peux pas dire s’il est fidèle ou non à l’esprit d’un livre que je ne connais pas, se suis sans difficulté et sans déplaisir. On est devant un film policier policé, il n’y a aucune violence même verbale. Ceci dit, Maigret a dans son équipe un petit jeune lieutenant qu’il maltraite un petit peu, et c’est presque déconcertant. Ce gamin est sans doute un novice, maladroit mais il le traite avec une froideur qui n’est jamais réellement expliquée ou justifiée. C’est une petite zone grise du scénario. La victime comme tous ceux qui l’entourent sont de la haute société, des antiquaires, des diplomates, des princesses, tout cela est guidé à l’extrême avec une pointe de condescendance qui fait tiquer de commissaire, et on le comprend. spoiler: Le dénouement est un peu déconcertant mais surtout, comme dans les bons romans noirs, il est « double-couche ». On croit à un dénouement et hop, un tout petit détail à la toute fin nous fait douter ! Le film nous laisse sur cette incertitude et nous laisse nous faire notre propre idée. Personnellement la mienne est assez claire sur cette fin ouverte que je trouve intéressante et plutôt bienvenue
. Sans être inoubliable ni ébouriffant, ce Maigret (presque) tient la route. C’est un film qui est tout sauf moderne dans la forme comme sur le fond, mais qui fonctionne malgré tout.
Herve Montaigu
Herve Montaigu

6 abonnés 45 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2026
C’est une histoire qui sent un peu la naphtaline, en plaçant le film dans l’époque actuelle et non à l’époque où Maigret, la placé lui-même et où il l’a écrit, il devient criant que les temps ont changé sauf cette histoire… l’intrigue, les personnages, et la façon de travailler de la police ne sont absolument pas crédibles une fois transposés dans l’époque actuelle. C’est donc un film extrêmement daté, une histoire policière, simple avec peu de rebondissements, des personnages assez superficiels, heureusement, c’est bien interprété. Au final, c’est un film assez plat et sans grand intérêt. On peut l’éviter… 
Mathieu B.
Mathieu B.

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 février 2026
Quel ennui ! Même l'habituel excellent Podalydès semble s'ennuyer, sans aucun jeu, fade. Scénario vide avec une absence de résolution d'intrigue. Seule la princesse et Maigret jouent convenablement. Le reste n'est pas crédible, à commencer par le procureur. Même pas de décors pour se réjouir la vue ! Les dialogues soi-disants "ciselés" sont d'une banalité. Pas même d'humour. Bref, regardez-le au pire à la TV.
Jordi Van venrooij
Jordi Van venrooij

9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 février 2026
Pas d’intrigue juste du blabla
Je m’attendais à un policier moderne et avec du contenu mais non
Les acteurs plutôt bons. Mais sans histoire au final
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 février 2026
Pour les gens qui prennent de la bouteille, Pascal Bonitzer donne l'exemple qu'on peut s'améliorer à tout âge : alors qu'il vient de franchir le cap des 80 ans, ses 2 derniers films, "Le tableau volé" et "Maigret et le mort amoureux" sont les meilleurs de sa déjà longue carrière. Grâce à son excellente mise en scène et à un montage quasi-parfait, il réussit à faire un film jubilatoire à partir d'une histoire policière dont l'intrigue est pourtant loin d'être remarquable. Il faut dire qu'il a été bien aidé par absolument tous les formidables interprètes qu'il a appelé(e)s pour jouer dans son film, même celles et ceux dont les rôles sont très secondaires. Les premiers pas de Denis Podalydès dans le rôle du commissaire Maigret sont une réussite totale, Anne Alvaro est extraordinaire, Irène Jacob, Dominique Reymond, Julia Faure, Micha Lescot, Olivier Rabourdin et tou(te)s les autres sont au sommet de leur art. On boit du petit lait à l'écoute des interrogatoires, l'humour est très souvent présent et la transplantation de Maigret dans le début du 21ème siècle apporte une couche de fraicheur sans pour autant dénaturer le personnage
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2026
Pas mal, j'ai bien aimé le quartier, un peu chez moi, le contexte un peu Quai d'Orsay...

Intrigue assez banale cependant...
charlesswann365
charlesswann365

3 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2026
Film formidable. Tous les personnages sont passionnants. Les dialogues sont parfaits. C’est très élégamment filmé. Un excellent moment !
LoicDRF
LoicDRF

49 abonnés 112 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 février 2026
Dire que c'est mou du genou, ce serait dur. Mais enfin c'est quand même très spongieux. Moi j'ai adoré Bonitzer pour "Rien sur Robert", "Encore", ou "petites coupures", mais là, si je retrouve un certain plaisir des mots, et si je me suis amusé de la confrontation entre un monde présent et un monde disparu (qu'on peut appeler des anachronismes, tout simplement), je ne peux m'empêcher de penser que je me suis bien ennuyé. En fait pas pendant le film, mais rétrospectivement à cause de la fin. Bref, s'il faut que tout change pour que rien ne change, on n'est tout de même pas dans Le Guépard…
Deniro65
Deniro65

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mars 2026
Adaptation mollassone de l'univers de Simenon, qui slalome programmatiquement autour des poncifs du genre : le sandwich jambon beurre avec la bière, les subalternes un peu neuneu, bobonne à la maison soumise et cordon bleu, avec une touche vaguement chabrolesque d’un monde vicié et vicieux
Podalydes s’en sort toujours mais franchement les autres sont fallots.
digne dun tv film de FR3 du samedi soir.
et honnêtement très déçu par la fin
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 février 2026
On pourra apprécier la qualité des dialogues et la belle interprétation des comédiens, notamment l'impeccable Anne Alvaro. Et aussi trouver hélas, que l'intrigue manque de mystère, et ce n'est pas la résolution fade qui contredira l'impression laissé par ce film au petit trot. Avoir transposé l'intrigue à nos jours apporte peu également, mais c'est finalement le manque de compréhension de Bonitzer pour ses personnages qui déçoit. La version de Depardieu et Leconte était supérieur.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2026
Ficelée comme une pièce de théâtre, cette nouvelle de Georges Simenon, est adaptée par Pascal Bonitzer et met en scène des acteurs complètement investis dans des rôles feutrés. Tout à fait dans l’ esprit d’ une époque pausée, avec des dialogues millimétrés, une certaine nonchalance propice à la réflexion des enquêteurs, le fameux commissaire à la pipe, Maigret, interprété avec brio par Denis Podalydès, nous régale par son flegme et sa clairvoyance, tout en exprimant le minimum. L’ alternance des scènes d’ enquête, d’ interview, et de celles ordinaires de la vie familiale illustrent un savoureux parallèle, prolongeant l’ intrigue malgré un rythme incroyablement mesuré. Les personnages de cette distribution sont atypiques en passant par la gouvernante, Jacqueline, surnommée Jacotte ( Anne Alvaro ), 46 ans au service du comte Armand de Saint-Hilaire, ex Ambassadeur, Dominique Reymond, quelle classe en princesse, et quelques autres personnages, tous un peu âgés, et au caractère bien trempé. SI vous vous attendez à un « Agatha Christie » aux mobiles foisonnants, vous serez déçu. Ici, tout est finesse et simplicité, presque trop simple, mais la subtilité des dialogues et de l’ atmosphère « Maigret » parfaitement reproduite nous livre un délicieux moment suspendu, un tantinet cérébral, à contre-courant des autres comédies policières, plus proche du théâtre que du cinéma…. …!!**
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 février 2026
De Pascal Bonitzer (2026).
Les adaptations de Maigret à l'écran sont nombreuses et quelques acteurs ont admirablement campé Maigret avec brio .
Notamment le dernier en date de 2022 Maigret campé par Gérard Depardieu dans le film de Patrice Leconte .
Non que ce nouveau Maigret soit mauvais . Il est de facture classique mais sans grande passion . Non encore que Denis Podalydès soit mauvais mais incarnant sans panache le fameux commissaire !
Le film est assez lent et l'histoire pas très passionnante . D'ailleurs c'est peut être son principal défaut . Une histoire plate, longuette pour une interprétation sans panache .
Avec aussi Anne Alvaro, Manuel Guillot .
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