Ce film népalais est d’une grande beauté cinématographique. Le film est tourné dans les superbes paysages de la montagne tibétaine. On découvre dans ce film les rites et coutumes de ce pays fascinant. Dommage que le scénario soit un peu trop minimaliste et que la durée du film soit trop longue.
Bernard CORIC
(film visionné en projection de presse le 24/09/2024 au Club Marbeuf à PARIS)
10 571 abonnés
11 446 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 18 avril 2025
C'est le début d'une toute nouvelle vie pour Pema qui quitte son foyer pour s'installer chez ses maris. Une union polyandre avec une hiérarchie entre les frères. Elle aime surtout Tashi, l'ainé, qui lui demande de faire attention à ses fréquentations à cause de certaines rumeurs. Lorsqu'il doit partir pour une mission commerciale, Pema est livrée à elle-même face à des rumeurs qui l'obligent elle aussi à prendre la route... "Shambhala" est un road-movie très faible sur le plan narratif malgré ce qu'il évoque sur la société patriarcale, le folklore local ou la culture népalaise. L'objectif du voyage n'est pas mis de côté, mais il perd en importance en cours de route. Il y a plein d'arrêts sur les rituels ou les traditions, mais ça traîne trop en longueur surtout quand l'histoire est comblée par ces éléments divins et mystiques auxquels je n'ai pas du tout accroché. En tant que proposition du Népal pour la 97e cérémonie des Oscars, c'était bien de découvrir quelque chose de différent, mais même les belles images n'ont pas suffi à rendre ce film digeste et pas ennuyeux.
C’est un film encore un peu long, surtout dans son final qui se traîne alors que , le spectateur est acquis très rapidement à la cause de l’héroïne dans une ambiance particulière. Le lieu l’induit : un village tibétain où Pema vient d’épouser la fratrie de Tashi. Une polyandrie tolérée et qui jusqu’au départ de l’aîné , pour son commerce, se déroule le plus sereinement du monde. spoiler: Mais Pema enceinte, veut maintenant affirmer sa totale fidélité à Tashi, parti dans des contrées éloignées. La rumeur la montre du doigt, elle va se rebeller en silence, dans la tradition de sa communauté où tout paraissait harmonieux et paisible. Une femme, au cœur des hommes, qui accorde un mode traditionnel à celui d’une existence plus conforme à ses aspirations. Un combat féministe, pas forcément. Une ode à la liberté, plus assurément. Thinley Lhamo, l’héroïne, en est l’incarnation parfaite.
Quelques longueurs dans le dernier tiers du récit ne devraient pas décourager les spectateurs curieux de nouveaux horizons. On n'est pas pour autant, ici, dans un nouvel épisode de "Voyages et découvertes", mais dans un long-métrage original, chant himalayen où la jeune héroïne, enceinte, souhaitant affirmer sa loyauté, se lance dans un périple dans les déserts montagneux du Tibet, à la recherche de son époux. Formidablement porté par une jeune comédienne doté d'un fort charisme, "Shambhala" est un film qui décrit avec justesse une communauté et son rapport avec les éléments naturels comme avec les animaux.
Très beau film contemplatif. Esthétique, onirique. Dans un univers traditionnel et rituel tibétain, milieu peu décrit dans le monde cinématographique actuel.
Le film Shambhala, réalisé par Min Bahadur Bham, nous invite à un voyage immersif au cœur de l’Himalaya, dans un village où la tradition de la polyandrie coexiste avec des aspirations modernes. Cette œuvre cinématographique, qui se distingue par son authenticité et sa profondeur thématique, transcende les frontières culturelles pour résonner universellement.
Dès les premières images, Shambhala capture l’attention avec des plans contemplatifs des paysages majestueux de l’Himalaya. Ces panoramas époustouflants ne se contentent pas d’être un simple décor; ils sont un miroir des émotions de Pema, l’héroïne, dont le voyage pour prouver sa fidélité devient une véritable quête de soi. L’écho de cette introspection est renforcé par une bande-son envoûtante, composée par Nhyoo Bajracharya, qui mêle musique traditionnelle et sensibilité contemporaine. Certains passages émus, portés par cette harmonie entre images et sons, parviennent à donner des frissons tant ils touchent à l’âme.
Cependant, cette expérience immersive se heurte parfois à un rythme qui peut sembler languissant. Avec ses 150 minutes, le film exige une patience que tous les spectateurs ne pourront pas offrir. Si cette lenteur permet de savourer la profondeur des thèmes abordés – notamment le poids des traditions, la place de la femme dans une société en mutation et la recherche de liberté personnelle – elle risque aussi de diluer l’intensité dramatique pour certains.
Ce qui distingue également Shambhala, c’est l’engagement de son réalisateur à rester fidèle à la culture qu’il dépeint. Min Bahadur Bham a choisi de travailler avec des acteurs non professionnels, issus de la région, apportant une véritable authenticité aux performances. Cette approche, associée à un tournage réalisé à des altitudes extrêmes entre 4200 et 6000 mètres, ajoute une dimension à la fois tangible et poétique à l’ensemble. À travers ces choix, le film dépeint une polyandrie peu connue en Occident et invite à une réflexion sur les pratiques culturelles sans jugement, mais avec une curiosité respectueuse.
Shambhala est un hommage vibrant à la résilience humaine, à la découverte de soi et à la richesse des traditions. Si sa durée peut constituer un frein pour certains spectateurs, ceux qui se laisseront porter par cette œuvre en ressortiront transformés, avec un regard renouvelé sur la beauté et la complexité de l’expérience humaine.
Plutôt d'accord que c'est un vrai film avec une histoire mais bien long et les belles images ne suffisent pas à rendre tout cela bien intéressant à moins de vraiment être passionné par le Népal et ses modes de vies.
De magnifiques acteurs dont un très puissant portrait de femme superbement interprété par l’actrice principale. Malgré le rythme contemplatif du film ( ce qui n’est pas un défaut mais nécessite tout de même de l’accepter) et la durée qui va avec
Quel film merveilleux qui nous emmène dans des cieux si lointains. L'image est magnifique et nous fait visiter des lieux inusités. Le film est long mais la notion de temps n'est pas la même dans les sociétés marqués par le bouddhisme. On en ressort comme apaisé comme après une séance de méditation.
Vu au Festival de Locarno dans des conditions optimales : sur la magnifique Piazza Grande. Du coup le film est très impressionnant, tant d’un point de vue esthétique que de l’histoire. De magnifiques acteurs dont un très puissant portrait de femme superbement interprété par l’actrice principale. Malgré le rythme contemplatif du film ( ce qui n’est pas un défaut mais nécessite tout de même de l’accepter) et la durée qui va avec, c’est un film qui reste longtemps après l’avoir vu.
On se laisse emporter par la lenteur du récit. L’histoire alterne entre mystique et tragique. Les grands maux de l’humanité se retrouvent en haute altitude. Jalousie,qu’endira t’on,amour, mort... Un très beau film qui nous emmène loin de la triste réalité.
Voilà un film qui fait du bien dans ce monde de brutes ! Des paysages XXL qui donnent envie d'aller au Népal. Je ne savais pas que les femmes tibétaines pouvaient se marier à plusieurs hommes. Quelle bonne idée ! :) L'intrigue n'est qu'un prétexte pour une introspection, entre le chemin de Compostelle et la quête du Graal.
Un très beau conte tibétain, d'une splendeur esthétique qui m'a fait pleurer. Une ode à la simplicité dans des paysages somptueux, à voir sur grand écran.
Des paysages somptueux, je me suis laissé bercer par la musique et le rythme envoûtant et alors même que la séance était en plein air à Locarno, dans des paysages de montagne qui faisaient écho au film. J'irai le revoir en salle en ces temps frénétiques où tout va trop vite pour prendre le temps.
Vu au festival Cinéma Héritages au Grand Rex. Shambhala est une odyssée atmosphérique magistrale, qui nous plonge dans une communauté des plaines himalayennes. Le souffle de la mise en scène de Min Bahadur Bham accompagne savamment le destin d’émancipation d’un personnage principal bouleversant. L’émotion survient progressivement, dans un geste toujours étonnant, entre tradition et modernité. Un choc visuel, un récit fascinant qui laisse songeur longtemps après le visionnage.