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ATON2512
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3,5
Publiée le 19 novembre 2024
De Icíar Bollaín (2024). Tout d'abord, il faut souligner l'interprétation sans faille et excellente des comédiens et notamment Mireia Oriol, Urko Olazabal et Ricardo Gómez qui portent magistralement le film. Enfin le propos tiré d'un fait de société qui a ébranlé l'Espagne. A savoir le premier cas avéré et jugé de harcèlement dans le monde politique . Le film pourtant ne s'arrette pas à la seule dénonciation. Le film ausculte tous les faux semblants, les hypocrisies et les mensonges de la société qui regarde ailleurs quand tant de femmes sont victimes de harcèlement , de pressions de la part de leurs collègues . Ce dans tous les milieux professionnels et dans l'exemple du film, le monde de la politique. La force de la réalisatrice est de décortiquer les rouages qui font que dénoncer un harcèlement est si difficile . Le film est d'une grande force salutaire pour toutes et tous. Quand à la plaidoirie finale , d'une grande force et très émouvante . Le plus dur étant la conclusion . A savoir encore beaucoup de chemin à parcourir pour mettre fin à tous ces abus .
L'affaire Nevenka raconte une mécanique implacable, un piège qui se referme sur une jeune femme qui se retrouve progressivement tyrannisée par un homme ivre de sa puissance. De fait, il exerce quasiment un pouvoir de vie et de mort économique et sociale sur un grand nombre de personnes dans la ville où il officie comme maire et entrepreneur, soutenu par un réseau tentaculaire. Ainsi Nevenka se retrouve isolée (spoiler: ses potentiels témoins étant sous la coupe du harceleur ) et presque réduite à néant face au harcèlement dont elle est victime. Elle va avoir malgré tout le courage de parler spoiler: et réussir à faire condamner cet homme.
Le film laisse un sentiment de grande injustice, Nevenka se retrouvant à nouveau harcelée, cette fois par les soutiens du maire et les antiféministes, spoiler: et obligée de quitter son pays . Le maire est filmé comme un prédateur et certaines scènes sont digne d'un film d'horreur. Glaçant, à voir pour continuer à parler des violences envers les femmes engendrées par le patriarcat.
Film glaçant de bout en bout sur le harcèlement sexuel d'un maire d'une commune espagnole, Ponferrado. Transposé de faits réels, on est à la fin des années 90 et la parole des femmes n'est encore qu'à ses balbutiements. Mireia Oriol est bouleversante dans le rôle de cette jeune femme brillante face à ce pervers narcissique qui souffle le chaud et le froid dans leurs rapports.spoiler: La scène du viol dans l'hôtel est particulièrement marquante tellement celle-ci est tétanisée par cet infâme personnage aviné . "L'affaire Nevenka" est un film nécessaire pour toutes les victimes de faits de ce genre et marque le début d'une prise de conscience dans tous les milieux.
Un film exceptionnel, qui déplie combien l'emprise est un mécanisme implacable. La descente aux enfers face à un homme de pouvoir est remarquablement démontrée.
Film dossier qui traite de la première condamnation en Espagne pour harcèlement sexuel. Porté par son sujet, la réalisation présente toutefois son meilleur profil dans la seconde partie.
On est du côté de la victime de ce prédateur, manipulateur influent, qui profite de sa position dominante pour tout se permettre. Le scénario de ce cas d'emprise est toujours le même et fait froid dans le dos.
La conclusion ultime laisse un arrière goût dans la gorge. Mais la dignité n'a pas de prix comme le montre ce film.
Enfin un film dont les bonnes critiques sont pleinement justifiées. Depuis l’affaire mee too, on a eu plusieurs recits sur le même sujet du harcèlement sexuel au travail, retranscrits a l’ecran, mais ce film espagnol est sans doute le meilleur d’entre eux. La descente aux enfers de cette jeune conseillère (remarquablement interprétée par l’actrice principale), dans une mairie provinciale en Espagne, sonne juste et l’histoire est prenante du debut a la fin. A voir
Film très bien réalisé et joué sur l'affaire de Madame Nevenka et du harcèlement qu'elle a subi par son supérieur hiérarchique, maire d'une petite ville en Espagne. Très intéressant de voir le mécanisme du harcèlement et la réaction de la victime, qui ne s'est pas laissée faire ! Un superbe exemple de réaction!
c’est magistral dans le jeu des acteurs et le déroulement de l’histoire. à voir. vous ne serez pas déçus qu’on soit femmes ou hommes. on est tous concernés.
Un film indispensable par les temps qui courent pour comprendre les mécanismes d'emprise à l'oeuvre dans les cas de harcèlement. C'est très bien joué de la part de la victime comme du bourreau / politicien, la mise en scène est classique mais efficace et l'émotion gagne à la fin.
Vu en replay sur canal, film très poignant, glaçant et nécessaire. Très bien interprété. La comédienne qui joue Nevenka est impressionnante de justesse et réalisme.
L’affiche indique qu’il s’agit du premier cas espagnol #MeToo semblant toutefois oublier que les faits relatés dans L’Affaire Nevenka se déroulent dans les années 90 (la taille des téléphones et des ordinateurs en témoigne) bien avant l’éclosion du mouvement. C’est pourtant l'intérêt majeur de ce film par ailleurs faible dans sa construction et la vraisemblance des séquences qui paraissent souvent fabriquées dans le seul but de l’illustration du propos. Donc de nous rappeler une époque qu’on aimerait penser révolue, durant laquelle une jeune femme harcelée et humiliée par le maire d’une ville (dépeint néanmoins sans nuances comme un pervers narcissique dont l’atout principal réside en sa voix cajoleuse et séductrice) porte plainte et se confronte à la société très machiste de l’Espagne et à l’entre-soi viril des édiles locaux corrompus et magouilleurs en pleine collusion avec l’autorité judiciaire. On aurait d’ailleurs apprécié une dimension plus politique à une histoire qui se résume hélas banalement au scénario de l’emprise et de la domination masculines auquel la littérature beaucoup et le cinéma un peu ont déjà largement contribué, et en beaucoup mieux que ce long-métrage sans surprise à la mise en scène prévisible et classique au risque de l’affadissement.
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3,0
Publiée le 28 mars 2026
Lorsqu'on fait la connaissance de Nevenka Fernández, le mal est déjà fait. Cependant, elle n'est pas décidée à laisser gagner celui qui a fait de sa vie un enfer. À travers un long flashback, on découvre comment cet homme s'y est pris pour arriver à son but. Une emprise psychologique et physique qu'il a pu mettre en place grâce à l'impunité dont il a toujours joui. Oui, il y avait de nombreux signaux négatifs à son sujet, mais ce sont les témoins qu'il faut accabler et pas la victime. D'ailleurs, elle subit une double peine, car elle n'est quasiment pas soutenue. « Il comprendra comme tout homme. » Il y a des réactions indécentes qui ne passent pas et des reproches écœurants. En ce sens, je n'ai pas compris pourquoi Icíar Bollaín n'a pas consacré plus de temps à l'affaire et à ses conséquences. C'est limité à peut-être 25 minutes alors que sont, et de loin, les moments les plus forts du film. Il faut montrer le harcèlement et les dégâts causés, mais on frôle parfois le voyeurisme. Le procès est expédié tandis qu'il n'y a quasiment rien sur l'emballement médiatique, pourtant honteux, et sur ce qui s'est passé après alors que c'est tout aussi révoltant. Au final, c'est pas mal, car ça a le mérite de raconter une histoire importante, même si peu de choses ont changé depuis, mais ça pouvait être bien mieux.
Nevenka, à peine 25 ans, est nommée comme conseillère municipale aux finances dans une ville espagnole de taille moyenne. Elle s'épanouit dans son travail et sympathise avec le maire, figure locale populaire et puissante qu'elle apprécie beaucoup. Jusqu'à se mettre furtivement en couple avec lui. Mais lorsqu'elle rompt, elle est soumise à un torrent de harcèlement moral et sexuel... Iciar Bollain adapte ici une histoire vraie qui sera très médiatisée dans l'Espagne du début des années 2000... et qui résonne évidemment très juste dans les années post-#metoo. Cela aurait pu donner un film caricatural (David contre Goliath, la jeune femme brillante contre le salaud tout-puissant), mais ce n'est pas du tout le cas. La réalisatrice traite son sujet avec finesse et justesse. Montrant peu le retentissant procès qui secoua l'Espagne, pour se focaliser plutôt sur la construction implacable sur harcèlement mis en place. Cette mise en couple inappropriée mais sincère, qui vaudra à l'héroïne toutes les critiques a posteriori ("mais si tu étais en couple, comment peut-il y avoir harcèlement ?"). Les agressions, manipulations, insultes qu'elle subira, notamment par des coups de téléphone répétés. La difficulté de parler quand tout le monde est lié et a intérêt à ce que le maire très apprécié reste en place. Sans compter la société espagnole machiste qui remettre sa parole en doute et lui fera porter systématiquement la faute. L'ambiance de déliquescence et d'oppression progressive est bien mise en place, de même que la véritable destruction mentale et physique de la protagoniste (poignante Mireia Oriol). En face, Urko Olazabal incarne un patron élu des plus odieux, un individu très directif et toxique qui peut vriller lorsqu'il est contrarié. J'ose espérer qu'il y a des exagérations et que le vrai Ismael Álvarez n'était pas de cette trempe, mais je crains le pire... Le plus terrible étant que les épreuves subies à l'écran paraissent très modernes, on a parfois l'impression que si peu a changé en 25 ans.