L’Être Aimé
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INESCNR
INESCNR

18 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juin 2026
Premier film de mon premier Festival de Cannes (et en compétition, en plus) ! Quelle claque je me suis prise ! J’ai absolument adoré. Cela faisait un bon moment que je n’avais pas vu un film aussi bien réalisé. Le réalisateur est un génie, et je ne parle même pas de la performance spectaculaire de Javier Bardem. L’utilisation de la musique, du silence, des plans-séquences, les passages en noir et blanc, l’intensité des scènes… c’était tout simplement waouh.
H77
H77

1 abonné 1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mai 2026
De Sorogoyen j'avais beaucoup aimé "As bestas" et "Madre", je suis malheureusement bien plus réservé sur ce "L'être aimé". Ce film semble pensé pour plaîre à Cannes: une thématique qui rappelle le "Valeur sentimentale" de Joachim Trier, une qualité formelle évidente, quelques scènes marquantes qui m'ont fait penser au cinéma de Nuri Bilge Ceylan... On est malheureusement bien en deçà de ce dernier car je suis resté assez indifférent à ses enjeux, d'où un léger ennui qui s'est installé progressivement. Le personnage joué par Marina Foïs m'a posé question: pour être aussi creux et mal défini le réalisateur a-t-il coupé la plupart de ses scènes au montage sans assumer de le supprimer intégralement? J'espère que le prochain film de Sorogoyen sera plus pensé pour les spectateurs et moins pour les jurys.
Julie Carre
Julie Carre

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2026
Abile. Rythme très intéressant. La prise de vue est prenante. Je me suis laisser embarqué. Bravo, à voir.
Josertq
Josertq

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2026
Brillant et captivant. Les performances de Javier Bardem et Victoria Luengo sont à couper le souffle !
selenie

7 464 abonnés 6 699 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2026
Un speech qui fait encore écho en nous puisqu'il s'agit du très récent "Valeur Sentimentale" (2025) de Joachim Trier qui a d'ailleurs remporté le Grand Prix au Festival de Cannes 2025, est-ce que Rodrigo Sorogoyen va faire de même rien n'est moins sûr... Sur l'ensemble on préfère la mise en scène de l'espagnol, plus créative, moins mortifère, qui filme les paysages de Fuerteventura comme un paysage à part entière, qui offre deux grands plans séquences et intègre du Noir et Blanc pour accentuer une certaine intimité et introspection. Néanmoins, certains choix interrogent et nous laissent sans réponses malgré les questionnements d'un journaliste ou même de la fille Emilia/Luengo, ainsi on ne saura jamais pourquoi cette histoire, pourquoi ce rôle pour sa fille, pourquoi Fuerteventura etc... alors qu'on pourrait légitimement s'attendre à une explication ou révélation. Par là même, l'immersion sur le plateau de tournage est intéressante, à bien des égards, mais idem elle impose une relation père/Bardem fille/Luengo où jamais la filiation ou l'intimité ne se révèle, la professionnalisme et la production restant l'essentiel. Heureusement, le duo Bardem-Luengo fonctionne à merveille, et leurs séquences ensemble restent des moments forts,
Site : Selenie
traversay1

4 505 abonnés 5 403 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2026
La violence du choc d'As Bestas ne doit pas inciter à oublier les réalisations antérieures de Rodrigo Sorogoyen, en particulier El Reino et Madre, desquels la tonalité se rapproche peu ou prou L'être aimé, avec toujours cette incroyable intensité psychologique comme marque de fabrique. Un père réalisateur et une fille actrice, longtemps perdus de vue, se retrouvent pour le nouvel opus du premier. Bien sûr que l'on pense à Valeur sentimentale avec de lointaines réminiscences de La nuit américaine, aussi, pour ce qui est des péripéties de tournage. Oui, ça tourne et parfois au vinaigre avec un cinéaste pour qui filmer est quelque chose de sérieux et même de grave. Après une première scène de repas formidable, Sorogoyen remet le couvert plus tard avec une autre, d'anthologie, qui délimite parfaitement les relations entre un maître démiurge et sa fille impuissante. Fort de sa densité, L'être aimé déploie ses ailes de manière implacable, dans une mise en scène virtuose davantage pour ses enchaînements, ses dialogues, ses ellipses et ses non-dits que par la volonté de nous en mettre plein la vue. Seul bémol formel : ces brefs passages en noir et blanc qui n'ont rien d'utile. Pour le reste, c'est un quasi sans faute, dans une démonstration à la fois puissante et subtile que seuls les plus grands maîtrisent (Zviaguintsev, Mungiu, entre autres) aujourd'hui. Dernier point tellement évident : Sorogoyen est un merveilleux directeur d'acteurs : Javier Bardem se montre éblouissant et Victoria Luengo se hisse magnifiquement à sa hauteur. Les mots manquent pour qualifier son interprétation.
ffred

1 995 abonnés 4 298 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mai 2026
J’ai adoré tous les films de Rodrigo Sorogoyen depuis Que Dios nos perdone en 2016. Quatre films, quatre chefs-d’œuvre pour moi. Autant dire que j’attendais celui-ci avec énormément d’impatience, surtout après sa présentation au Festival de Cannes.


Et malheureusement, la déception est à la hauteur de mes attentes. Je ne suis jamais vraiment entré dans le film. Que ce soit la mise en scène, que j’ai trouvée assez pesante, ou le scénario, long et peu intéressant, rien n’a vraiment fonctionné sur moi. Le film ne fait pas grand-chose pour qu’on s’attache aux personnages, malgré une interprétation pourtant impeccable.


Mais tout cela ne décolle jamais vraiment. Et avec ses 2h15, le temps finit clairement par sembler très long… au point où je me suis presque endormi. Au final, une grosse déception pour moi venant du réalisateur espagnol. J’espère sincèrement que ce n’est qu’un accident de parcours.
Yves G.

1 858 abonnés 4 073 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2026
Le grand réalisateur Esteban Martinez (Javier Bardem) revient en Espagne tourner une superproduction. Il y a réservé pour sa fille Emilia (Victoria Luengo), modeste actrice de séries, un rôle au risque de nourrir un procès en népotisme. Le tournage sur l'île de Fuerteventura est l'occasion pour le père et la fille de se rapprocher : Esteban, dont la mère d'Emilia était l'actrice principale du film qui a lancé sa carrière, a abandonné mère et fille pour aller mener une prestigieuse carrière à Hollywood et y refaire sa vie. Il fait régner sur le tournage de "Desierto", un drame historique censé se dérouler au Saharo espagnol dans les années 30 une atmosphère particulièrement pénible en multipliant les crises de colère.

Rodrigo Sorogoyen est l'étoile montante du cinéma espagnol. On lui doit quatre films aussi excellents les uns que les autres : "Que Dios nos perdone", "El Reino", "Madre" et "As Bestas" (avec Marina Foïs qu'on a la surprise de retrouver ici dans un rôle secondaire superfétatoire). La sélection à Cannes de son dernier film, à côté de celle du dernier Almodovar, sonne comme une transmission de relais entre la vieille et la jeune garde du cinéma espagnol.

Hasard ou coïncidence ? Son sujet - les douloureuses retrouvailles d'un père réalisateur avec sa fille - est le même que celui de "Valeur sentimentale" de Joachim Trier qui avait raté de peu la Palme d'or l'an passé - et que je n'avais guère aimé à la différence de la critique et du public quasi-unanimes. Ce thème est décidément de ceux qui ne me touchent guère ; car il ne m'émeut pas, ni dans ce film-ci ni dans Valeur sentimentale. Je partage sur ce point entièrement la critique cinglante du Monde : "Le scénario se contente d’osciller entre deux regards se tenant comme en chiens de faïence : celui que le père pose sur sa fille, cannibale, et la fille sur son père, de rupture générationnelle". 

Mais si, pour autant, "L'Être aimé" - un titre délicieusement ambigu puisqu'il peut désigner aussi bien Esteban qu'Emilia - ma enthousiasmé, c'est parce que cette relation difficile se déploie durant le tournage d'un film. Certes, ce sujet-là n'est pas nouveau. Les plus grands réalisateurs ont pris le tournage d'un film comme théâtre de leur propre film : Truffaut ("La Nuit américaine"), Godard ("Le Mépris"), Fellini ("Huit et demi"), les frères Coen ("Ave, Cesar !"), Michel Hazanavicius ("Coupez !")... Mais, ici, Sorogoyen le fait avec un talent tout particulier. Il signe notamment une scène d'anthologie, étendue jusqu'au malaise durant laquelle Esteban martyrise ses acteurs en leur faisant recommencer une séquence dont il n'est pas satisfait.

Si j'ai aimé ce film, c'est enfin grâce à ces deux acteurs principaux. Je tiens pour un axiome irréfutable depuis "No country for Old Man" que Javier Bardem est l'un des plus grands acteurs contemporains. Sa relative invisibilité depuis quelques années l'exposait au risque de se faire oublier. J'espère que Cannes lui décernera le prix d'interprétation masculine qu'il mérite. Victoria Luengo, jeune espoir du cinéma espagnol ("Suro", "La Chambre d'à côté"), a la lourde tâche de lui tenir tête et réussit admirablement à relever ce défi intimidant.
Naughty Doc

1 046 abonnés 536 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 avril 2026
Ce n'est pas un mauvais film, et Sorogoyen nous abreuve ici et là d'excellents dialogues écrits au couteau (cette intro de 20 min de retrouvailles entre Javier Bardem et sa fille interpretée par Victoria Luengo ; une séquence de tournage autour d'un repas qui vire au drame à enchainer les prises..) et dirige d'une main de maître don casting.

À ce titre, Bardem est excellent, tout comme Victoria Luengo (qu'il avait déjà dirigé dans Antidisturbios), alors que L'être aimé tente de nous montrer les retrouvailles entre un réalisateur de prestige et sa fille actrice qu'il a abandonné dès son plus jeune âge.
Le film joue du non-dit, montre sans forcer le trauma sous-jacent et distille peu à peu comment cette fracture familiale (et le tempérament du réalisateur) rendront ce tournage dans le désert compliqué.

Problème : je trouve qu'avec ce film Sorogoyen s'enferme dans un moule Cannois rendant timorée toute sa mise en scène. Pire, sans spoiler, le récit tourne (trop) régulièrement en rond jusque dans sa finalité.
Sa seule réelle particularité consisterait en sa peinture d'un milieu cinématographique toxique et un discours énoncé texto "le cinéma ne peit tout guérir" par rapport à un Valeur Sentimentale similaire dans ses intentions.
Enfin, le ratio (et même l'usage du noir & blanc) viennent s'immiscer dans divers moments, souvent au sein d'une même séquence voire d'un plan à l'autre, sans réel sens)
islander29

1 039 abonnés 2 691 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2026
Un film très surprenant, avec plusieurs niveaux possibles de lecture. Film sur le métier de réalisateur et ses difficultés. Film sur les relations entre un père et sa fille, là aussi difficultés.
Même si le début peut paraître laborieux et cérébral, voire ennuyeux, ne vous désolez pas, il y par la suite d’excellents , voire brillants passages ( je pense au plan séquence du repas ou au monologue d’une actrice) et la fin arrive avec beaucoup de sincérité, beaucoup d’émotion, Bref en sortant de la salle j’étais troublé, en pensant à la fois à Truffaut ( la nuit américaine) et à. Godard….c’est un regard sur le cinéma qui demande beaucoup d’intelligence et d’humilité , et qui montre que le cinéma est une épreuve pour les acteurs et les metteurs en scène. Avouons que cela en vaut la peine...Je conseille, malgré un petit côté parfois intellectuel….Monsieur Bardem, vous m’avez surpris, pas bluffé, mais surpris….On en redemande. Le public suivra t-il?
Christoblog

924 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2026
Il y a un an, au Festival de Cannes, un film mettait en scène une actrice pas très bien dans sa peau, à laquelle un père réalisateur, et jusque là absent, proposait un rôle. Il s'agissait de Valeur sentimentale, de Joachim Trier, qui séduisait par sa virtuosité et la variété des thèmes qu'il abordait.

Cette année, Rodrigo Sorogoyen propose pratiquement le même canevas pour son nouveau film L'être aimé : Javier Bardem est presque aussi désagréable que Stellan Skarsgård, et Victoria Luengo campe un personnage aussi instable que celui qu'interprétait Renate Reinsve.

Le niveau est pourtant bien plus faible dans le film espagnol, et c'est à mon avis dû aux manques de développement du scénario. Les personnages principaux sont figés dans leur posture (sourcils broussailleux et regard ombrageux pour Bardem), sans que leur relation soit véritablement l'enjeu d'un développement narratif. Les personnages secondaires sont sacrifiés, à l'image d'une Marina Foïs transparente, et les thématiques annexes juste esquissées.

Il manque à la fois un peu plus de chair et de profondeur à L'être aimé pour susciter un véritable intérêt. Le film est aussi beaucoup trop long, et ce ne sont pas ses inutiles coquetteries (quelques plans en noir et blanc) qui peuvent nous distraire.

A noter que c'est le troisième film de la compétition de Cannes 2026 qui montre à la fois un créateur et sa création. Cette répétition excessive donne au final une impression d'entre-soi chichiteux. Autrement dit, on commence à en avoir marre des états d'âmes de ces artistes mal dans leur peau (et par ailleurs pleins aux as).

Pour être tout à fait juste, deux scènes méritent d'être sauvées : la première conversation, merveille de champ/contrechamp au plus proche des visages, et la scène de tournage du repas, qui donne une vue à mon avis assez juste de l'emprise harcelante que peut avoir un cinéaste sur son équipe.
lionelb30

545 abonnés 2 929 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2026
Les acteurs sont bien. Le sujet lui centré sur le cinema , un tournage et la relation entre réalisateur et acteurs est un peu trop égocentré. Le film lui est un peu ennuyeux durant la premiere partie et la seconde par contre beaucoup plus prenante.
mat niro

468 abonnés 2 172 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juin 2026
D'emblée on suit une discussion de près de 15 minutes entre un père (Javier Bardem) et sa fille (Victoria Luengo) dans un restaurant. Le premier, cinéaste reconnu, va proposer à la deuxième le rôle principal de son nouveau projet, après 13 ans sans contact. Un réalisateur pointilleux et colérique face à une jeune femme en quête de reconnaissance paternelle et de légitimité dans son travail, voilà le pitch de ce drame espagnol. De Sorogoyen, j'avais adoré "Que Dios Nos Perdone" (2017) mais aussi "As Bestas" (2022). Ici, cette histoire de film dans le film m'a semblée ennuyeuse à l'exception de la fameuse colère de Bardem. spoiler: On se désespère de voir Emilia sortir de ses gonds face à son tyran de père, mais là est peut-être la subtilité du scénario...
. En tout cas, je préfère le cinéaste dans son domaine de prédilection, le polar.
Cinévore24

457 abonnés 953 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2026
"Le cinéma ne peut pas tout réparer."

Pouvant faire écho à un certain «Valeur Sentimentale» de par le lien implicite qu'il tisse entre la réalité et la fiction, le talentueux Rodrigo Sorogoyen (Que Dios nos perdone, El Reino, As Bestas) nous dépeint les retrouvailles d'une actrice et de son père cinéaste, qui l'a engagé pour interpréter l'un des rôles principaux de son nouveau film.

Dans ce décor aride dans lequel a lieu le tournage, le récit d'une tentative de réconciliation bien difficile entre deux "inconnus" (l'un pour l'autre), deux êtres fragilisés par le passé et l'absence, deux regards qui peinent à s'aligner, à se trouver.

Deux personnages joués avec beaucoup de talent par Javier Bardem et Victoria Luengo (découverte pour ma part dans la mini-série «Antidisturbios», créée par Sorogoyen), parvenant à faire passer beaucoup de choses, dans leurs mots comme dans leurs silences.
Des personnages souvent sur le fil, à l'intérieur d'un film où la vie privée prend l’ascendant sur la vie professionnelle, et où la présence du passé ramène à la vie certains démons du passé (à l'image spoiler: de cette séquence de repas que l'on tourne encore et encore, au désespoir de toute l'équipe présente. Et se faisant le reflet de cette question pour le moins absurde : doit-on malmener ses comédiens pour obtenir le "meilleur" d'eux-mêmes à l'écran ?
).

Pour illustrer cette confusion entre le réel et la mise en scène, Sorogoyen joue avec les codes du cinéma (qu'ils soient visuels comme sonores, ou encore musicaux) avec une maîtrise certaine, même si je peux m'interroger sur le sens de certains changements de ratio ou basculements en noir et blanc au cours du récit, pouvant flirter avec un certain maniérisme un peu gratuit.

Une œuvre qualitative et à taille humaine, intéressante de par ce qu'elle nous raconte, et encore plus de par la manière dont elle nous la raconte, mais qui étrangement ne m'a pas autant embarqué, remué que j'aurai pu le penser.
Peut-être parce le film s'est déroulé comme je pensais qu'il allait se dérouler. Peut-être parce qu'il m'a manqué un peu d'inattendu, de déséquilibre plus marqué.
Peut-être parce que j'aurai voulu un peu plus ressentir ce côté "palpable" dans les rapports humains, entre conflits et réparation, entre rejet et bienveillance.

Mais malgré cela, une histoire de cinéma, de sentiments et de masques bien faite et très bien interprétée, et à découvrir en salle bien entendu.
norman06

429 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2026
Beau récit d'une tentative de réconciliation filiale, avec une réflexion subtile sur les rapports entre vie professionnelle et vie familiale dans le milieu du cinéma. Javier Bardem trouve l'un de ses meilleurs rôles de maturité.
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