L’Être Aimé
Note moyenne
3,9
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186 critiques spectateurs

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Sulana Luce
Sulana Luce

14 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juin 2026
Nul effet de manche ou de surprise.
Ce n'est pas un reproche, au contraire, j'avais la certitude de ne pas être déçue !
Par la présence de Javier Bardem, un peu beaucoup, sans doute.
Charismatimatique, captivant.
Il ne s'agit pas seulement d'un duo père-fille, même si l'homme prédomine, le réalisateur impose malgré tout son tempo pour arriver à ses fins.
Le tournage n'est pas accessoire.
Il s'apparente à une arène où tout se joue et l'on s'affronte.
Emilia a l'opportunité de s'émanciper, de définir l'actrice en devenir, la femme et la comédienne se confondent parfois avec une émotion à fleur de peau à travers ces paysages désertiques.
Le vent et la lumière chaude du soleil laissent éclore une lueur d'espoir.
Rodrigo Sorogoyen nous donne carte blanche pour trouver un équilibre dans une relation chaotique d'un père et sa fille.
Sans pour autant gommer le passé et le vide de l'absence, il nous invite à vivre l'instant présent et à regarder droit vers l'avenir.
Un film émouvant doublé d'un casting 5 * !
Victoria Luengo navigue avec grâce dans cette dualité, fille et comédienne !
Ravie de retrouver Marina Foïs !
A voir sans hésiter !
INESCNR
INESCNR

18 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juin 2026
Premier film de mon premier Festival de Cannes (et en compétition, en plus) ! Quelle claque je me suis prise ! J’ai absolument adoré. Cela faisait un bon moment que je n’avais pas vu un film aussi bien réalisé. Le réalisateur est un génie, et je ne parle même pas de la performance spectaculaire de Javier Bardem. L’utilisation de la musique, du silence, des plans-séquences, les passages en noir et blanc, l’intensité des scènes… c’était tout simplement waouh.
Barrabas1.618
Barrabas1.618

88 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2026
6/10 un film difficile, sur la relation retrouvée entre une fille délaissée par son père devenu célèbre réalisateur, qui revient la faire travailler dans film, relation tendue dévorée par les fantômes du passé, les non dit, la violence, mais aussi la redemption, le pardon, de nombreuses mises en abîmes, des scènes sur la technique du cinéma, l'utilisation de la musique, l'apothéose avec la scène du repas, certains pourraient trouver ça ennuyeux
mat niro

468 abonnés 2 172 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juin 2026
D'emblée on suit une discussion de près de 15 minutes entre un père (Javier Bardem) et sa fille (Victoria Luengo) dans un restaurant. Le premier, cinéaste reconnu, va proposer à la deuxième le rôle principal de son nouveau projet, après 13 ans sans contact. Un réalisateur pointilleux et colérique face à une jeune femme en quête de reconnaissance paternelle et de légitimité dans son travail, voilà le pitch de ce drame espagnol. De Sorogoyen, j'avais adoré "Que Dios Nos Perdone" (2017) mais aussi "As Bestas" (2022). Ici, cette histoire de film dans le film m'a semblée ennuyeuse à l'exception de la fameuse colère de Bardem. spoiler: On se désespère de voir Emilia sortir de ses gonds face à son tyran de père, mais là est peut-être la subtilité du scénario...
. En tout cas, je préfère le cinéaste dans son domaine de prédilection, le polar.
Lovive
Lovive

4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 juin 2026
Attirée par la distribution, le sujet et le souvenir d'"As Bestas" je suis allée voir ce film aujourd'hui. Je suis partie au bout d'une heure. Cela m'arrive rarement. Je me souviens pas avoir vu un film aussi ennuyeux dès les premières minutes. Tout est filmé en gros plan, sans subtilité, le noir et blanc arrive au milieu de scènes en couleur sans rime ni raison (ou alors c'est trop intello pour moi). Je n'ai pas ressenti la moindre émotion, je n'avais aucun point d'intérêt pour la suite du film ( il restait encore une heure quinze quand même !).
Carlitobrigante
Carlitobrigante

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2026
Un film sur une relation complexe père-fille, sans cliché, sans raccourci, sans idée reçu. On est toujours surpris, sur le fil, inconfortable. Barden, en ogre sensible, est inquiétant, touchant, violent, repentant. C'est du cinéma fin et subtil qui arrive à rendre avec talent la complexité de l'existence.
Craoux
Craoux

38 abonnés 326 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 juin 2026
Oui, je ne contesterai pas que Javier Barden impose une présence.. presque toxique. Y a-t-il une humanité réellement palpable dans ce personnage du père/réalisateur, ou l'inverse ? Et pourquoi, finalement, impose t'il sa fille dès lors qu'il ne montre aucun signe ostensible de revenir à sa place de père, de lui témoigner des regrets sincères ? Non, je ne peux pas dire que ce cinéma egocentré me convient .. d'autant plus qu'il m'aura fallu tenir 2h 15 ! .. et au-delà de cette difficulté, le recours à quelques artifices visuels, à l'apport bien incomprehensible pour prétendument soutenir la "vision" du réalisateur Sorogoyen, m'a laissé pantois (noir et blanc, ratios d'image différents en 4/3 puis 16/9 .. s'amuse bien le réalisateur !). Allez, je note 2 uniquement pour Barden.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 788 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 juin 2026
La croisette a l’air d’être emballée par ce film sorti en salle en même temps que sa projection ; c’est de plus en plus fréquent, et je salue ce geste qui permet aux passionnés de cinéma de partager les débats de la Quinzaine au même rythme que les festivaliers. Mais pour mon compte, fan de Rodrigo Sorogoyen de la première heure, celui-ci est un mode mineur par rapport aux précédents ; je préfère sa tonalité sèche déployée dans ses thrillers/polars. Dans cette histoire d’un père qui essaie, sur le tard, de rattraper le temps perdu avec une fille qu’il n’a que très peu vu ; la tension, marque de fabrique du metteur en scène, est bien présente. Cependant, mis à part les affrontements entre deux acteurs irradiant la film (Javier Bardem et Victoria Luengo) par leurs puissances, le film peine à passionner. La mise en abyme du combat de coq entre un père essayant de rattraper le temps perdu et une fille qui a besoin de solder le passé pour repartir par le prisme d’un tournage de cinéma dans lequel le père est le réalisateur et la fille l’actrice principale peine à convaincre. Comme beaucoup de film tentant le grand écart entre un drame personnel et le film ; çà donne l’impression d’un microcosme qui se regarde le nombril. Sorogoyen en profite donc, et avec talent, pour déployer la palette de son savoir-faire impressionnant, parfois même excessive : « kaléidoscope narratif, maelström d’images, de formats, de couleur, de grain ». Ce film interroge la mauvaise conscience que devrait avoir le spectateur en voyant des œuvres magistrales obtenues par des abus de pouvoir du metteur en scène pour obtenir de ses équipes son attendu. L’art justifie-t-il l’excès de moyens ? Mais interroge aussi, dans ce post « Me Too », la masculinité toxique et autoritaire sur les tournages.
De fait les questions existentielles posées par cette relation père fille ratée sont diluées inutilement dans un tournage qui n’a guère d’intérêt à part un tête à tête très fort.
Lilapinata
Lilapinata

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juin 2026
J’avoue que L’Être aimé m’a embarqué assez vite. Ce qui m’a surtout accroché, c’est cette relation père-fille complètement abîmée, avec deux acteurs incroyables pour la faire vivre. Javier Bardem est impressionnant de sobriété et Victoria Luengo lui tient tête sans jamais disparaître. Après, c’est un film qui en fait beaucoup sur la forme : Sorogoyen multiplie les idées de mise en scène et les jeux autour du cinéma. Par moments, c’est passionnant, à d’autres un peu trop appuyé.
Patrick Witasse
Patrick Witasse

7 abonnés 97 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2026
Et bien oui ça mérite un 4, un bon casting, une historie pleine d’émotions, une relation père fille, et quel acteur !
illusionperdue
illusionperdue

3 abonnés 205 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2026
Voilà un long métrage qui plaira au cinéphile, tant celui-ci invoque les techniques du cinéma en tout genre, où se superposent une relation à construire et la fabrication d'un long métrage ; à la fois dans son hommage et dans son héritage, où le père est fondu à la figure de l'artiste, metteur en scène de la transmission d'une fiction que l'on se raconte, entremêlant le colonial, le sociétal et le familial, dans ce jeu de structure et de fracture ambivalente, et qui nourrit nos souvenirs, comme la vie peut influer sur ce que l'on va raconter, romancé, idéalisé, métaphore visuelle et émotionnelle d'une réalité où la vérité est une question de perception, de génération, jonglant à merveille sur les angles et points de vue, décu, vécu, nous montrant l'essence même de ce que le cinéma peut offrir, nous faire ressentir de ce qui est impossible à expliquer, réparer, ou réconcilier.

D'un autre côté, malgré son atmosphère intense, il a tout du film fait pour Cannes, introspectif, contemplatif, démonstratif techniquement, et déroulant le tapis scénaristique du cahier des charges actuel. La mise en abyme du patriarcat, dominant et violent, de son emprise sur les femmes, entre abus de pouvoir, abandon, trahison, humiliation, toutes ces relations toxiques dans tous les domaines, que ce soit le milieu professionnel et personnel, mais aussi politiquement et historiquement parlant.

Le déni et l'aveuglement de cet homme, symbole de toute une époque où les choses étaient considérées comme normales, deviennent l'objet du délit, de toutes ces histoires parallèles qui s'entremêlent sans valeurs sentimentales, ne reposant que sur la peur et le refus de perdre le contrôle, l'incapacité à s'excuser, et qu'il faut arrêter de trouver des prétextes pour dédouaner, et simplement admettre la responsabilité pour espérer être pardonné, conduisant à la libération et l'émancipation des traumatisés.

Comme dans le film d'Asghar Farhadi, il a fallu rajouter une scène choc, une scène d'agression, privée pour l'un, publique pour l'autre, afin de briser toute ambiguïté, et de marquer, marteler le spectateur. Finalement, l'excellente scène d'ouverture en disait peut-être trop, donnant l'impression d'un film redondant, et reformulant sans cesse ce qui était déjà limpide, et les personnages secondaires, peu fouillés, ne servant que de figurants pour ce même propos alourdissant.

Intéressé par du podcast, parler et analyser les films et séries ? illusionsperdues99@-G-mail-com
Antoine
Antoine

46 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2026
Dés la scène d'ouverture, au demeurant très réussie, l'histoire se déploie lentement et par petites touches. Rien n'est dit et tout est suggéré et révélé progressivement à chaque scène, dans ce film tout en psychologie et en finesse. Du scénario au jeu d'acteur en passant par l'image, un cinéma complet et de très bonne facture se donne à voir.
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 750 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juin 2026
Un père réalisateur et une fille actrice, longtemps perdus de vue, se retrouvent pour le nouvel opus du premier. Bien sûr que l'on pense à Valeur sentimentale de Joachim Trier, grand prix du jury l’an dernier, mais la comparaison s’arrête là, le réalisateur du réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen faisant du déroulement du tournage le nerf d’un récit qui met en parallèle la tentative de réconciliation père-fille et les rapports de pouvoir sur un plateau de cinéma… Esteban Martinez (Javier Bardem), cinéaste espagnol internationalement reconnu, demande à sa fille Emilia (Victoria Luengo), une jeune actrice qu’il n’a pas élevée et n’a pas vue depuis 13 années, de tenir le premier rôle dans son nouveau film, « Désert », alibi, on le comprend, pour retrouver cet enfant qui s’est détaché de lui….C’est le genre de film qui se regarde lui-même avec une admiration presque narcissique. Pendant plus de deux heures, on suit… un tournage de film déjà profondément ennuyeux. Le résultat est un long exercice d’auto contemplation où il ne se passe finalement pas grand-chose. La mise en scène multiplie les effets de style, (pourquoi diable ces passages en noir et blanc ?), couleur, pellicule, numérique, format CinémaScope… Sur le papier, cela pourrait avoir du sens, à l’écran, cela ressemble surtout à une démonstration technique gratuite, qui n’apporte rien à un propos déjà très faible. On sent la volonté de proposer une réflexion sur le cinéma, la mémoire et les relations humaines, mais le tout reste froid, prétentieux et terriblement soporifique…Pas franchement apprécié ce film pourtant largement encensé par la critique…et multi récompensé aux Goyas...mon impression générale…bavard, saoulant …saoulant le rythme effréné, le niveau sonore des bavardages et des altercations…la confusion des personnages… Après plus de deux heures de film, on n’a toujours pas compris le rôle exact de plus des 3/4 des personnages, tout est confus, brouillon, quasiment incompréhensible. Les dialogues sont tellement rapides que le sous-titrage n'arrive pas à suivre et, avec ce texte qu'on lit, on perd une grande partie de ces dialogues…
Chaoli1
Chaoli1

50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2026
Le film explore avec une intensité remarquable la fragilité des liens affectifs et la manière dont l’intime peut devenir un terrain de tension. La mise en scène, précise et nerveuse, capte les silences lourds, les gestes retenus, les émotions qui débordent sans éclat. Le récit avance comme une lente dérive, révélant les zones d’ombre d’une relation qui se fissure. C’est un drame âpre, tendu, où chaque scène semble chargée d’une menace sourde, et qui confirme la capacité du réalisateur à sonder les failles humaines avec une acuité troublante.
P Labarthe
P Labarthe

6 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2026
un film prenant dès le départ, très bien réalisé et interprèté, Xavier Bardem et Vicoria Luengo excellents, la photographie est superbe
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