Un film passionnant sur les relations d'un père et de sa fille évoluant tous les 2 dans le milieu du cinéma. Javier Bardem et Victoria Luengo y brillent de 1000 feux et le film nous propose un moment mémorable à l'occasion du tournage d'une scène de repas. Une scène qui déclenche les rires chez tous les spectateurs et qui va rester dans les anales !
Un autre film proposé dans durant la campagne de « Cannes 2026 », un drame Espagnol, tout en longueur ( sa durée de plus de 2H15 ) de Rodrigo Sorogoyen qui va s’ évertuer à disséquer une relation « père-fille » aux contours bien délicats. Le rôle principal est assuré par Javier Bardem ( Esteban ), lui-même dans son rôle de réalisateur très célèbre, de retour en Espagne pour après 13 ans d’ absence et offre « le » rôle féminin à sa fille Emilia ( Victoria Luengo ). En poussant à peine, on peut dire que l’ ensemble de l’ intrigue est installé dans les premiers échanges er les postures de leurs retrouvailles plutôt froides, dans un restaurant où une tension et une gêne extrême sont parfaitement mises en scène. Dès ces premiers instants, la succession des gros plans alternatifs de ces deux personnages, et de leurs « mots » vont planter le décor de cette comédie, forcément poussive, intérieurement rugueuse, et même éprouvante par moments. Le scénario est donc torturé et je ne me suis pas régalé dans cette histoire toxique engluée dans un passé sans cesse remué, sans aucun espoir de le dépasser. Peu encourageant et irrespirable malgré deux très bonnes interprétations, la présence discrète d’ une Marina Foïs au casting, et de magnifiques photos de désert où les couleurs des vêtements rouges ou bleus constituent le seul luxe de cette dramatique….!!**
Bel et poignant hommage au 7e Art gaché par Javier bardem qui en fait des caisses. Ce qui m'a agacé.Mêmes ingrédients que valeurs sentimentales que j'ai nettement préféré.et justement primé à cannes contrairement à celui là.
Ai vu « L’être aimé » du réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen qui était en Compétition lors du Festival de Cannes 2026. Une scène d’ouverture magistrale, où en plan large s’installent autour d’une table dans un restaurant, un père réalisateur très connu, Esteban Martinez (Javier Bardem) et sa fille comédienne, Emilia (Victoria Luengo) qui a du mal à enchainer les contrats. Ils ne se sont pas vus depuis 13 ans. La caméra se rapproche de plus en plus, pour au bout de 15 minutes coller littéralement aux visages des deux artistes qui ont un mal fou à communiquer, tant les silences, le non-dits et les mensonges prennent toute la place. Esteban propose à Emilia de tourner dans son prochain film. Celle-ci accepte. Mais les semaines de travail et de création au lieu d’être un moment de rapprochement, deviennent un vraie souffrance tant Esteban est imprévisible, colérique, tyrannique. L’ambiance de tournage est infernale ce qui éloigne encore plus le père et la fille. C’est surtout formellement que le film est intrigant et intéressant, un montage d’une grande intelligence, des ruptures abruptes dans les formats, un enchainement de la couleur et du noir et blanc... Javier Bardem est incroyable en metteur en scène tempétueux (on pense à Pialat, Zulawski…) et Victoria Luengo est toujours intense en fille observatrice mais qui sait sortir les crocs au bon moment. Sorogoyen privilégie le temps long et l’étirement à l’excès de certaines scènes pour mieux en faire ressortir la tension étouffante et insupportable. Le réalisateur mixe plusieurs thèmes qui lui sont chers, la confrontation brutale entre deux camps (As Bestas), le retissage de lien familiaux (Madre), le fait de se retrouver piégé en vase clos dans une situation qui prend des proportions hallucinantes (El Reino). Si le film est dense et comporte de très belles idées de cinéma il ne m’a jamais touché. Tout comme « Histoires parallèles » de Farahdi et « Autofiction » d’Almodovar également en Compétition à Cannes, la magnificence de la forme phagocyte le fond. Tout trois aussi ont pour point commun de raconter le quotidien d’artistes en souffrance et d’avoir des scénarios qui manquent d’universalité à une époque où tout est prêt à exploser à chaque instant.
Beau mais trop long et malaisant parfois J'ai bien aimé les flash en noir et blanc très esthétiques mais je n'ai pas compris leur justification Très bien joué et décors et lieux fabuleux
L'univers du tournage. Une relation père-fille. Des bavardages ennuyeux. Du nombrilisme. Mais un bref moment de rire inattendu. Et la vivacité des échanges entre les personnages espagnols permet de rehausser le ton.
Beau film avec un super casting, notamment Javier Bardem et Victoria Luengo qui interprètent des scènes d'une grande intensité de jeux. Film sur la relation entre un père et sa fille qui se revoient après 13 ans d'absence, le père ayant refait sa vie. Dialogues intéressants. A voir.
Un père - réalisateur connu, Javier Bardem magistral, revient après avoir abandonné sa fille, actrice. Il lui propose de jouer un rôle important dans son nouveau film, tourné dans le désert. Le désert. Javier Bardem, puissant, en impose, dans la colère comme dans la vulnérabilité. Et Victoria Luengo en fille bouleversée, qui se demande où cela va les mener. Un film dans le film. On ne comprend sans doute pas tout, ces changements de format, ces passages au noir et blanc, dans la tête, dans la vie, dans le film. Beaucoup de plans très rapprochés, c’est dense, c’est fort et la tension se relâche rarement. Mention particulière pour Marina Foïs, remarquable second rôle.
L’Être Aimé signe le retour du maître du thriller espagnol Rodrigo Sorogoyen, cette fois-ci dans un registre différent : l’histoire d’un réalisateur prestigieux qui tente de renouer avec sa fille, actrice de seconde zone, en la faisant tourner dans son dernier film. Le cinéma lui permettant finalement de voir sa fille comme pour la première fois, mettant littéralement en scène leurs retrouvailles.
Le tournage de ce film lui permet de creuser cette relation père-fille mais aussi les récits que chacun se raconte à ce sujet, leurs vécus et leurs perceptions de celle-ci semblant largement éloignées. Le film utilise justement la mise en abyme du cinéma pour interroger ces différentes visions du réel. En cela, c’est un film sur les regards que chacun porte sur l’autre. Il ausculte aussi l’emprise affective : d’un réalisateur sur ses acteurs, mais aussi d’un père sur sa fille. Le plateau de tournage et son équipe forment une micro-société traversée par les mêmes conflits générationnels et les mêmes rapports de domination patriarcale que la famille. Vie privée et vie professionnelle, fiction et réalité, tout finit par se confondre dans un récit qui traite ces sujets avec beaucoup d'ambiguïté.
Et Sorogoyen filme ce drame familial avec la même intensité que ses thrillers les plus tendus, toujours aussi implacable de maîtrise dans sa capacité à installer une atmosphère étouffante. En nous plongeant dans la psychologie de ses personnages, il en fait un thriller intime, relationnel. Et c’est un régal d’écriture et de mise en scène, avec certaines séquences (dont la scène introductive) qu’il tire en longueur et qui sont de véritables tours de force. De plus, la variété de sa mise en scène souligne cette notion de multiplicité des récits.
Il fait preuve d’une maîtrise absolue de tous les outils du cinéma dont l’interprétation avec un duo sidérant : Victoria Luengo et surtout Javier Bardem dans le rôle de cet ogre qui cherche à la fois à reconnecter avec sa fille tout en continuant à créer, faire des films, sans retomber dans son comportement toxique habituel désormais inacceptable. Sorogoyen interroge ici également la figure du créateur masculin, ses dérives, sa domination et la violence que peut produire son obsession artistique.
Un film d’une densité thématique, émotionnelle et technique remarquable, où le cinéma devient à la fois un outil de création, de domination et peut-être de réparation.
Le film raconte l’histoire d’un père et de sa fille. Les dix premières minutes sont particulièrement saisissantes : elles captent immédiatement l’attention et donnent une forte impulsion au récit. On ressent dès le départ la direction émotionnelle que souhaite prendre le film.
Cependant, malgré cette entrée très réussie, je n’ai pas totalement accroché. J’ai eu l’impression que la relation entre les personnages principaux tournait parfois en boucle, sans réellement approfondir certains aspects de l’histoire.
Moi qui n'aime pas trop le cinéma "psychologique" (il me semble toujours que la passion peut souvent surmonter les affres de la psyché encore faut-il, c'est vrai, avoir trouvé son point d'équilibre, et cela c'est intimement personnel à chacun, nouvelle raison pour laquelle l'introspection au cinéma n'est pas ma première attente, à loin près) je nourrissais quelque crainte pour mon premier Sorogoyen vu. Or... la psychologie est ici à mes yeux... secondaire ! C'est tellement du cinéma (du cinéma sur le cinéma, au demeurant), c'est tellement fin, intelligent, sensible, humain, que ce "El Ser querido" est à mes yeux déjà un classique, magistralement interprété non seulement par le magnifique Bardem et la révélation Victoria Cuenca mais aussi par tous les autres. Assurément un des grands films 2026.
Nous sommes allés voir ce film, nous étions six, la salle était bien climatisé. Donc nous avons eu très frais. L’atmosphère de la salle était bonne, vous l’avez compris en revanche, nous avons trouvé à l’unanimité ce film long lourd, avec des émotions que nous n’avons pas partagé avec les acteurs. quel dommage !
Film d'une grande ambition, porté par ses deux principaux interprètes, L’être aimé pèche par son manque de fond. Le cinéaste parvient régulièrement à créer une profonde tension entre les personnages, mais au final l'ensemble ne constitue que des affaires de famille assez conventionnelles. Le point intéressant du film est de venir questionner la limite entre les conflits relationnels surmontables et le moment où un individu dépasse totalement les bornes, provoquant une rupture définitive. Cette question importante se traduit spoiler: par une très longue scène de tournage où le cinéaste dérape totalement et s'enfonce dans les outrances.
Étrangement, alors que le récit cherche à explorer la complexité des caractèresspoiler: , il se complaît en un plan où l'on voit le gentil petit papa qui maltraite tout le monde pleurer devant l'image de sa fille. Cette conclusion simpliste gâche une fin de film sans imagination.
Incroyable !!!! Bravo aux acteurs, notamment les deux rôles principaux!! Mais bravo aux autres aussi. Tout est dit, avec une excellente subtilité. Tous les hommes, toutes générations confondues devraient le voir. Malheureusement, ne voulant pas voir la vérité et l’entendre, il y avait 5% d’hommes dans une salle Paris centre…. Merci au réalisateur et à l’équipe.
Un jeu des 2 principaux acteurs tout en finesse pour évoquer la manière dont les liens peuvent se détendre et comment il difficile de réparer une grande déchirure