On a connu Timur Bekmambetov plus audacieux, surtout visuellement. Le scénario fait immanquablement penser à Minority Report, mais on est loin de la qualité du film de Spielberg. Le semi-huis-clos fatigue un peu à la longue. Chris Pratt et Rebecca Ferguson font le minimum syndical.
Je trouve que le film est hyper intéressant maintenant toujours le cerveaux humain plus fort que la machine, y compris l’IA. Même si Chris Raven (Chris Pratt) est un flic brisé il reste assez fort et logique pour mener ses investigations à bien. Les effets sont spectaculaires (j’ai vu le film en imax et en 4DX et j’avoue que j’ai été prise par l’intrigue même si ça paraît évident. Le cheminement est fluide et interessant. Merci pour ce divertissement vraiment agréable.
Un thriller qui mêle habilement « action » et « Intelligence Artificielle » ! Une tendance qui se démocratise et que nous conjuguons à toutes les sauces….L’ intérêt de cette réalisation de Timur Bekmambetov, un nom bien connu dans le domaine du Fantastique, est une réflexion effrayante, sur la marche en avant de l’ IA dans tous les domaines, ici en matière de justice, et ceci dans un avenir très proche ! 2029 n’ est pas si loin, et les avancées de l’ IA, peuvent nous faire craindre en cette justice « expéditive » comme solution efficace ( ?) et économique. Le concept du scénario est assez captivant, puisque l’ inculpé, Chris Raven, interprété par Chris Pratt, est attaché solidement à une chaise pendant toute la totalité du film, et que, dans ces temps-là, il a seulement 90 minutes pour apporter la preuve de son innocence…. Avec à sa disposition, tous les fichiers, toutes les vidéos de caméras de surveillance omniprésentes, concept novateur : c’ est à lui de diriger une enquête, reconstitution sous la direction d’une IA impitoyable. Cela fait tout simplement froid dans le dos, si on ajoute que le sujet est juste placé dans une chaise électrique qui sanctionnera la séance, si le taux de culpabilité reste supérieur à 80% au bout des 90 minutes. Inutile d’ ajouter que Chris, qui est un flic, et qui plus est, a participé à la création de ce tribunal « Mercy » est comme pris à son propre piège. Voilà des ingrédients qui assurent un rythme effréné à cette enquête orchestrée par le « présumé coupable » lui-même, qui rappelle le percutant « Minority Report » de Spielberg, et offre un spectacle divertissant et original. Moins crédible cette juge Maddox incarnée par une froide Rebecca Ferguson, qui « bug » sérieusement et maladroitement, heureusement pour Chris Raven…… Plutôt agréable à suivre et se voulant rassurant sur l’horizon qui s’ annonce…!!**
Actualisation de Minority Report nouvelle (Philip K. Dick, 1956) comme long métrage (Steven Spielberg, 2002), Mercy est une production aussi factice et dépourvue d’âme que l’intelligence artificielle ici représentée sous les traits de Rebecca Ferguson : aucun mystère relatif au fonctionnement du système judiciaire réinventé, puisque les premières minutes exposent tenants et aboutissants, si bien que l’égarement du personnage principal n’équivaut jamais au nôtre. L’introspection faisant remonter à la surface spoiler: quelques vieux démons – affaires délicates, alcoolisme, violence… – est délaissée au profit du démantèlement d’un vaste complot à même de légitimer la surveillance généralisée et l’omniprésence des forces de l’ordre. Cette disparition du sujet complexe au profit de l’objet politique, faussement rétablie à terme par le biais de l’antagoniste véritable, est prise en charge par une réalisation hideuse qui tente de cacher son amateurisme derrière une esthétique du fragment empruntée aux différents écrans d’utilité courante (téléphone portable, caméra de la ville ou caméra embarquée des policiers, géolocalisation etc.) ; pourtant, quand l’action pointe le bout de son nez se concocte sous nos yeux meurtris une bouillie d’images numériques des plus insipides, face auxquelles Chris Pratt varie les poses en fonction des circonstances. On a connu Timur Bekmambetov plus inspiré.
La réalisation est virtuose. Le procès est mené par un juge IA qui propose de décider en 1h30 de la culpabilité d’un homme accusé d’avoir assassiné sa femme. Et tous les moyens sont à disposition pour chercher la preuve : policiers, caméras vidéos, historique des téléphones, appels de témoins, drônes inquisiteurs. Les poussées extrêmes d’adrénaline de l’accusé nous sont transmises par empathie. Le rythme est très soutenu et donc très anxiogène. Un peu trop peut-être !
Rappel des faits : Le film nous présente Mercy, un tribunal géré par une intelligence artificielle qui exécute tous les accusés jusque-là présumés coupables, jusqu’à preuve du contraire. Chaque accusé dispose d’1h30 pour prouver son innocence.
Pièce à conviction n°1 : l’IA. Malgré le nombre incalculable de films mettant en scène des intelligences artificielles, ce long-métrage réussit à renouveler le genre, notamment grâce à une réalisation ultra immersive et originale.
Pièce à conviction n°2 : la mise en scène. Les effets spéciaux sont extrêmement bien maîtrisés, tout comme le rythme du film, qui ne laisse aucune place à l’ennui. Le film tient en haleine et la notion d’urgence est quasi permanente, instaurant un climat tendu et sous pression durant toute la durée du visionnage.
Pièce à conviction n°3 : l’acteur principal. Chris Pratt réussit à tenir son rôle à la perfection, malgré le fait qu’il soit assis sur une chaise tout au long du film. Il en est de même pour la juge Maddox, qui dégage une aura froide et impartiale, renforçant son autorité dans la salle d’audience.
Conclusion : L’ensemble de ces pièces à conviction nous amène à la conclusion que le film dispose d’un équilibre très solide entre enquête, action et rebondissements. Un divertissement incontournable de ce début d’année, malgré une fin malheureusement trop en deçà du reste.
spoiler: Synopsis :
C'est l'histoire de Chris Haven qui se réveille attaché à une chaise et qui a 90 minutes pour prouver son innocence face à une Intelligence Artificielle du nom de Juge Madox. En effet, dans un futur proche, la violence prendra tellement de proportions inégalées que la justice a décidé d’écourter les procès.
Si, dans les 90 minutes, l’innocence n’est pas prouvée, l’exécution de la sentence sera immédiate.
Histoire / Scénario :
L’originalité de ce film réside dans le fait que Chris ne bougera pas de son siège. Il va devoir trouver toutes les preuves depuis le tribunal et dialoguer avec le Juge Madox. J’ai trouvé que cela changeait des films d’action classiques.
Casting : On retrouve : Chris Pratt, qui a joué dans énormément de films, et plutôt de bons films. Personnellement, j’aime bien cet acteur. Rebecca Ferguson, qui joue le Juge Madox et que l’on a déjà vue dans la série Silo, mais aussi dans Mission Impossible 5 ou encore House of Dynamite. Je la trouve également très talentueuse. Les autres acteurs ne me disent rien, mais dans l’ensemble, le casting est réussi et tout le monde est convaincant.
Effets spéciaux / Décors : Dans l’ensemble, c’est réussi, même si je trouve que les effets spéciaux pourraient être perfectibles. Mais je chipote un peu. Le film se passe principalement en zone urbaine.
Mon avis : Un film policier de 1h42 avec un soupçon d’originalité, se déroulant dans un futur proche (même si je doute qu’il y ait un jour des motos volantes ). Le tout est réussi, avec des rebondissements sympathiques et inattendus, ainsi que de bons acteurs.
En soi, quand on voit le concept, ça a l’air vraiment intéressant. Le film n’est pas passé dans mon cinéma, donc j’avais envie de le découvrir par curiosité. L’idée de base est bonne et pouvait donner quelque chose de prenant. Chris Pratt fait le taf dans le rôle principal, il apporte de la présence et essaie de rendre son personnage crédible. Mais j’ai trouvé que ça restait assez classique dans la façon de raconter l’histoire. Le suspense ne m’a pas totalement embarqué, c’est parfois un peu prévisible. Il y a quelques scènes efficaces, mais ça ne va jamais assez loin. Le rythme est inégal avec des passages un peu longs. Au final, une idée intéressante sur le papier, mais un résultat assez décevant.
Ce film est tout bonnement excellent! Je n'ai pas vu le temps passer, le film nous tiens en haleine jusqu'à la dernière seconde, les acteurs incarnent parfaitement leur rôles, pour l'instant mon coup de cœur de 2026! A voir absolument
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3,0
Publiée le 19 février 2026
Dans le futur de "Mercy", la présomption d'innocence n'existe pas vraiment puisque les accusés sont coupables jusqu'à preuve du contraire. Ils doivent donc prouver leur innocence et ils doivent le faire vite, car cette justice entièrement remodelée à l'aide d'une intelligence artificielle est expéditive. Le film de Timur Bekmambetov se déroule donc en temps réel, ce qui rend le récit assez fluide et vivant avec également un côté dynamique à la "screenlife movie" avec les différents éléments qui apparaissent à l'écran. Une justice ultra connectée ou plutôt ultra intrusive... Cette quête de la vérité est engageante même si c'est totalement tiré par les cheveux quand tous les points sont reliés. Le scénario de Marco van Belle est imprévisible, ce qui n'est pas toujours une qualité, mais ça rend l'expérience assez distrayante. Au final, un film plutôt sympathique si l'on n'est pas trop regardant sur les facilités scénaristiques.
Excellente réalisation, image, histoire et dialogues. Les deux acteurs principaux ne bougent presque pas mais cela déménage la vue, même en virtuel. On ne voit pas le temps passer (sic au vu du scénario) tant le rythme est bien ficelé.
Bon, ça ne vaut peut-être pas 5 étoiles, mais il s'agit de relever le 2,6 actuel qui n'est clairement pas mérité. C'est un très bon thriller, bien ficelé et interprété. L'enquête par procuration et en temps réel donne un bon suspense et réserve son lot de twists. A ce sujet, la bande-annonce est fortement déconseillée car elle en raconte beaucoup trop (j'ai eu la chance de ne la voir qu'après). La réalisation audacieuse et innovante de Timur Bekmambetov emmène le spectateur à un rythme soutenu, qui ne laisse pas le temps de s'attarder sur de petites faiblesses scénaristiques. C'est à la fois une bonne distraction et ça donne quand même à réfléchir sur plusieurs thèmes d'actualité. Comparé à Minority report, dont il partage le thème de l'automatisation de la justice, on est là sur une dystopie plus réaliste qui pourrait se produire dans pas si longtemps que ça. Du coup c'est au final peut-être moins sérieux, mais d'un autre côté moins artificiel et plus effrayant que le film de Spielberg. Mention spéciale à la 3D qui s'amuse avec les superpositions et qui parvient à donner un effet dans les videos de surveillance ou de caméra embarquées malgré leur moindre qualité visuelle.
Coupable d'être un mauvais film ? : oui. Allez-y Votre Honneur, frappez du maillet, envoyez-nous ça à la chaise. Ah, ça déconne, faut dire que ces Juges en IA, c'est pas très fiable... Alors, on va éteindre et rallumer tout ça... Avec un peu de chance, on aura même oublié cette mauvaise resucée de Minority Report, avec un Chris Pratt dont les yeux appellent à l'aide pour le sortir de ce navet, qui s'enferme dans un huis-clos pénible (on sent que le scénario subit l'immobilisme de son personnage principal), enchaîne les inepties (on pensait que Chris Pratt n'avait pas d'égratignures au visage ni aux mains lors de la rixe au bar sur du verre pilé "parce que l'archive est bidon"... Ah ben non, on découvrira vite que c'est parce que le film n'a rien à carrer de laisser fuites des énormités comme celle-ci), et n'arrive jamais à nous faire lâcher l'idée qu'une IA est littéralement FAITE pour générer du contenu (des vidéos, visages, photos, etc...), alors comment croire une seule seconde à une Juge qui peut coller votre trogne sur Dupont de Ligonnès ? On n'en est plus à réfléchir, dans ce film d'action (mollasson, c'est sûr qu'avec un héros cloué sur une pauvre chaise, ce n'est pas évident) qui enchaîne les facilités. Ah, alors l'IA est super intelligente, mais elle n'est pas fichue de voir la grosse paluche qui dépasse de la porte sur l'archive vidéo de la gamine (pour l’œil humain, oui, c'était trop sombre, mais pour un logiciel d'analyse vidéo, aussi ? Il est nul, faites-vous rembourser l'abonnement annuel), et elle laisse passer des preuves assez grossières qui aboutissent à la solution que c'est spoiler: son Parrain de sobriété (des AA) qui était le frère du premier exécuté par la Juge-IA, qui était en fait innocent et veut le venger en faisant tout péter. Alors...comment dire ? Pourquoi spoiler: le frangin n'a-t-il pas témoigné lors du premier procès qu'il était en train de lui téléphoner au moment du présumé meurtre ? Encore mieux : pourquoi l'IA spoiler: n'a-t-elle pas vérifié l'activité de l'accusé, ce n'est pas comme si les appels téléphoniques étaient tous enregistrés et archivés... Ça n'a aucun sens, le premier exécuté n'a pas pu être condamné sans aucune vérification, sinon c'est que ce système était vraiment daubé dès le début (et on ne serait pas au 19è condamné, avec de tels manquements). Allez, pour qu'on ne réfléchisse pas trop, le film nous pond que ça arrangeait bien spoiler: la police de faire un exemple (dans le contexte actuel de l'ICE américaine en roue libre : bingo, le film tombe dans le meilleur timing possible, il devient politique malgré lui à chaque phrase prononcé à la fin). Bref, ne cherchez pas sur ChatGPT d'explications aux incohérences du film, on répond à sa place : "Bonjour, effectivement il y a beaucoup d'erreurs dans Reconnu Coupable, et un manque flagrant d'intérêt de l'ensemble du personnel qui y est attaché, veux-tu que je te fasse une liste de tout ce qui cloche ?". Répondez non, par pitié.