Derniers Avis : Father Mother Sister Brother - Page 12
Father Mother Sister Brother
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Rouxmain
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2,5
Publiée le 10 janvier 2026
Une expérience formelle déroutante entre malaise et ennui.
Je sors de cette séance assez perplexe. Si le concept de base — explorer la gêne sociale, les non-dits et les dysfonctionnements familiaux à travers trois témoignages — est séduisant, le film souffre d'un sérieux problème de forme.
Un format inadapté ? Le film se présente comme trois blocs distincts, liés uniquement par leur thématique, sans réelle transition fluide. À mon sens, cette proposition aurait été bien plus percutante sous la forme d'une mini-série (type Arte) en trois épisodes. Au cinéma, le montage en segments abrupts interroge sur la pertinence du format long-métrage, d'autant que certains passages (comme les interludes avec les skateurs) restent totalement cryptiques.
L'expérience du malaise partagé. La seule véritable justification de la salle de cinéma ici semble être l'immersion forcée. Le spectateur est contraint de vivre l'ennui et la gêne en temps réel avec les personnages. Chez soi, face à une telle lenteur, le réflexe serait de décrocher ou de se distraire, perdant ainsi l'essence même du projet : nous faire ressentir physiquement ce malaise.
En résumé : Une tentative artistique audacieuse qui sort des sentiers battus, mais qui laisse trop d'interrogations sur sa structure. Un film qui "change", certes, mais dont le dispositif finit par primer sur l'émotion.
Jim Jarmusch n’a rien perdu de sa superbe. Le réalisateur des excellents Ghost Dog, Dead Man ou encore Coffee and Cigarettes propose ici un film, ou plutôt trois courts métrages, autour des liens familiaux. Cette comédie dramatique, à la fois touchante et délicate, se distingue par son intimisme et sa sincérité. Certains reprocheront au film d’être ennuyeux, d’autres iront jusqu’à parler de pathos, mais je ne partage pas ces avis. Le choix de scinder le récit en trois histoires permet au contraire d’avoir une vision d’ensemble plus riche et de mieux comprendre où Jarmusch souhaite nous emmener.
Un film inégal. Un premier volet que je n’ai pas trop vu(je me suis endormi !!!), le deuxième volet vaut par la prestation de Charlotte Ranpling, le troisième sans plus. Donc déçu. Je ne devais pas être le seul dans salle, mes voisins sont parti très rapidement....
Très intéressant film de Jim Jarmusch dont j'avais djà beaucoup apprécié son précédent , "The Dead Don’t Die" , au travers d’un triptyque sur les relations parents-enfants et leur complexité et qui ausculte avec humour et élégance les complexités des relations familiales . Comme on dit , on ne choisit pas ses parents et de fait l'on est bien obligé de composer avec mais le constat du film est terrible : on ne peut véritablement aimer ses parents que morts.
Beaucoup aimé ce film, les 3 segments qui s'équilibrent en terminant sur une partie un peu triste mais pleine d'amour tandis que les 2 premières en sont dénuées. C'est beau, superbement construit (tous ces détails qui se répondent d'un chapitre à l'autre) C'est cruel et assez drôle en même temps. Ce n'est pas seulement un film sur l'incommunicabilité mais aussi sur le mensonge (le père de la première partie est un modèle du genre ; mensonges aussi de la fille interprétée par Vicky Krieps dans la seconde partie) Petite remarque qui n'a pas altéré mon plaisir : on voit que ce film n'a pas été pensé pour des français (parisiens en tous cas) car le parcours à Paris est pour le moins erratique Bref j'ai vraiment été séduite, comme je le suis souvent par les films de Jim Jarmusch
"Father Mother Sister Brother" Lion d'Or à la Mostra de Venise l'an dernier est une comédie dramatique à l'américaine qui se regarde. Le réalisateur Jim Jarmusch propose aux spectateurs un film riche en qualités, mais globalement inégal. Composé de trois histoires distinctes, elles varient en qualité. Jarmusch explore de manière mélancolique et philosophique, avec une certaine froideur, les liens familiaux qui prennent tout leur sens au fil du film. Le casting, comprenant Adam Driver, Cate Blanchett et Vicky Krieps, est remarquable. Cependant, concernant l'attribution du Lion d'Or à Venise, j'éprouve des doutes, d'autres œuvres, comme "La Voix de Hind Rajab", étaient nettement supérieures.
ce film raconte 3 histoires , dont leur lien ses une blague la couleurs rouge ou bien une question qui revien dans une des histoires , sinon ses pas vraiment les mêmes histoires , j’ai plutôt bien aimer la première et la deuxième aussi la dernière qui ce passe en France également j’ai plutôt bien aimer, j’ai passer plutôt un bon moment , y’as des plans et décors que j’ai trouver sa plutôt pas mal voir sympa a voir surtout dans la première histoire , les acteurs et actrices je trouves ils jouent plutot bien leurs roles on’as quand même un bon castings je trouve avec Adam Driver , Cate Blanchet.... j’ai plutôt bien aimer ce film j’ai trouver le film qu'il etais pas mal même voir plutôt sympa , je vous conseille le film si vous aimez ce genre de film , sa plaira pas a tous le monde mais sa ce tente pour ses acteurs , merci d’avoir lu cet critique a plus tard.
Au fond, ils n'ont plus rien à leur dire et les voient seulement pour maintenir un semblant de lien, parce que ses géniteurs, si on ne les choisit pas, on essaie de vivre avec, poliment et à distance. Le triptyque de Jim Jamusch exprime une sorte de quintessence épurée de son cinéma, dans un exercice minimaliste où flottent les non-dits, les compromis, voire les mensonges, comme autant d'oriflammes dans un vent qui ne se fait jamais tempête. C'est la parentèle désenchantée, vue à travers trois moments suspendus dans le temps, pas même une journée entière, à chaque fois. Trois manières d'entretenir les quelques étincelles restantes d'un feu de cheminée qui ne chauffe plus les corps ni les âmes et qui émeut particulièrement dans un dernier acte, plus ouvertement empreint de tendresse, parce que l'absence, cette fois, a remplacé la présence évanescente. Father Mother Sister Brother touche en fonction de l'histoire de chaque spectateur, selon sa propre identité et ses relations actuelles ou passées avec des parents, vivants ou décédés, un frère, une sœur. On y trouve une bonne dose de mélancolie, d'humour léger, de connivence et de contemplation qui s'appliquent non seulement, peu ou prou, à nos vies fragiles, mais aussi, plus généralement, au cinéma de Jarmusch, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre.
Décidément les grands cinéastes qu'on a tant aimé, comme Almodovar et Jarmusch, n'ont plus grand chose à dire. Ce dernier opus de Jarmusch n'a aucun intérêt et provoque ennui profond et malaise diffus. Produit avec l'argent de YSL ( comme le Almodovar), bien en évidence au générique, ces histoires de familles sans rythme ni nécessité sont aussi creuses que mal filmées (scènes de voiture horribles). Le casting est très chic et tout le monde porte très bien les costumes YSL, mais on sort triste et déprimé avec cette unique idée que l'on ne peut aimer ses parents que morts. Ca sera peut-être le cas aussi avec Jarmusch quand on se souviendra de lui avec Dead man...
Le premier segment voit en Amérique donc un frère et une soeur qui rendent visite à leur père, sur le fond plusieurs points sont intéressants, plusieurs interrogations s'imposent avant de comprendre que rien ne va être développé. Mais le pire est que la relation enfants-père est d'une froideur et d'un malaise plutôt incompréhensible. Les dialogues sont alors au diapason, d'un ennui profond et d'un intérêt inexistant. Malheureusement on constate la même chose sur le second segment britannique où deux soeurs rendent visitent à leur mère. Et rebelote, trois femmes qui n'ont strictement rien à se dire, où on ne ressent que malaise et inconfort, peu d'émotion et surtout aucune chaleur filiale ou maternelle. On a alors très peur pour la troisième partie. Cette fois ce sont des jumeaux américains en deuil qui font leur adieux à l'appartement de leur enfance qui se situe à Paris. Ce segment s'avère légèrement plus joyeux, plus touchant, avec une vraie relation intime et chaleureuse entre ce duo frère-soeur. Il ne se passe pas grand chose, pas d'intrigue, pas d'enjeu, mais un joli moment complice. En conclusion on ne comprend pas où veux nous emmener le réalisateur... Site : Selenie
Pour les inconditionnels de Jim Jarmusch. Car pour les autres, ces trois courts métrages qui s’ attarde sur des liens ( et encore ) familiaux, complètement disjoints ne laisseront qu’ un sentiment amer, voire vide. Les trois histoires se déroulent dans trois pays très différents, l’ Irlande profonde et inhospitalière, une Angleterre très raffinée et bourgeoise, et enfin une déambulation dans Paris. Si le dernier, est bien plus rythmé que les deux autres, par des décors des rues de Paris et la virée avec cette vieille voiture à la cylindrée rauque, inappropriée dans cette ville ( et ses stationnements..) est bien plus enlevée et plus gaie que la noirceur et le pessimisme viscéral des deux premiers. Ce n’est pas faute d’ un casting étoffé ; par exemple Charlotte Rampling est géniale dans ses expressions de visage et ses mains, alors que les paroles sont distillées au plus juste face à une Cate Blanchett ( sa fille ) interprétant l’ inconfort et la subordination à merveille, alors que la seconde fille Vicky Krieps frise l’ indécence. Belle opposition de caractères. Lion d’ Or en 2025, de quoi s’ interroger…..Un ennui affligeant et j’ ai envie de résumer : « Famille, je ne vous aime pas … »……!!**
Un peu décevant mais peut-être parce que l'on attend beaucoup (trop?) d'un film ayant obtenu un Lion d'Or. "Father", le premier des 3 tableaux de ce film en tryptique est probablement le meilleur. Après avoir fait connaissance avec un frère et une sœur inquiets pour leur père isolé et sans ressources, qu’ils s'apprêtent à visiter après plusieurs année sans l’avoir vu, on assiste aux retrouvailles maladroites et embarrassantes dans une cabane au bord d’un lac (cadre magnifique). Un petit final jubilatoire - même si on le voit un peu venir - conclut cette première histoire. On s'attend donc à une construction identique pour les 2 autres volets : les personnages avant la réunion de famille, puis pendant, puis après. C'est assez génial d'ailleurs cette construction car on a une intro/topo avant (ambiance plutôt accrocheuse même s'il ne se passe pas grand chose), une tension pendant, et le débrief/conclusion avec petite surprise après. Mais cela n'arrive pas dans le 2ème volet. "Mother" démarre pourtant de façon plus prometteuse que "Father", avec Charlotte Rampling en mère de Cate Blanchett et de Vicky Krieps. La montée en puissance des personnages est vraiment excellente avec ces 2 soeurs un peu looser mais dans un style diamètralement opposé, et leur mère, riche écrivaine à succès très distante de ses enfants. On voit que les 2 filles abordent complètement différement leur mère, mais on les voit aussi se rapprocher lorsqu'elles découvrent un carton de livres best-sellers de leur mère aux titres incongrus (moment complice et comique trop court). On a ensuite l'impression que ça va clasher à table, on sent bien que cette réunion de famille est assez insupportable pour les 3, pour des raisons complètement différentes, mais non, rien. Pour la dernière partie, "Brother Sister", on devine donc que cela va être encore autre chose. Il s'agit d'un frère et une soeur jumeaux que l'on retrouve bien, là encore, avant puis pendant une forme de réunion de famille lorsqu'ils vont une dernière fois dans l'appartement de leurs parents fraichement décédés, puis après. Mais on ne retrouve pas la tension des 2 autres volets, car les parents ne sont pas là (seulement à travers quelques photos et souvenirs), le frère et la sœur s’entendent bien... Seuls planent quelques mystères sur certains pans de vie de ces personnages présentés comme unconventionnels. Enfin que dire des éléments récurrents dans les 3 tableaux (les skaters au ralenti, les remarques sur l'eau et le café/thé, la Rolex et l'oncle Bob ?). C'est très poétique et certainement plein de sens mais on ne peut s'empêcher de penser que cela aurait pu être tellement plus puissant, avec pourquoi pas un personnage commun ou un lieu commun ou un événement identique dans ces 3 familles, afin de les relier universellement, de montrer que nous sommes tous face aux mêmes questions, aux mêmes problèmes de ce mystérieux carcan des non-dits avec nos parents et/ou enfants, quels que soient le milieu social, le pays, etc...
J’aime Jim Jarmusch pour sa capacité à filmer les êtres en marge, les relations bancales, les silences lourds de sens. Ici, j’ai eu le sentiment que son style, autrefois une arme, est devenu un refuge. Un endroit confortable où se retrancher. Les trois segments se succèdent sans jamais réellement dialoguer entre eux. Father installe une atmosphère immédiatement reconnaissable, mais sans surprise. Adam Driver joue juste, Tom Waits apparaît comme une relique vivante, et pourtant je reste à distance. Je regarde un film de Jarmusch, je ne vis pas une situation. Mother m’a brièvement retenu. La confrontation entre Charlotte Rampling et Cate Blanchett porte en elle quelque chose de vrai : la difficulté d’aimer quand le temps a creusé des fossés irréversibles. Mais ce moment reste isolé, presque accidentel, comme si le film s’autorisait une émotion par politesse. Sister Brother termine l’ensemble sur une note flottante. Les intentions sont là, les thèmes aussi, mais tout semble filtré, retenu, lissé. Jarmusch ne fait jamais faux pas — mais il ne prend aucun risque non plus. À 8/20, Father Mother Sister Brother me paraît être un film de fin de parcours : élégant, maîtrisé, respectueux de lui-même… mais incapable de provoquer le moindre ébranlement. Un film que l’on regarde avec estime, et que l’on oublie avec facilité.
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Ce film est au cinéma ce qu’une livre de nouvelles est à la littérature, une série de courtes histoires vaguement reliées par un thème commun mais avec des personnages, des lieux et des ambiances différents. On commence à peine à apprécier l’histoire qu’elle s’arrête. On aimait Adam Driver (excellent) et ben c’est fini pour lui. Voilà Charlotte Rampling magnifique dans son rôle de femme coincée. Les 2 premières « nouvelles » st très intéressantes, et j’aurais aimé rester plus longtemps dans ces 2 huis clos … le film alors aurait été parfait. Mais voici la 3è scènette se déroulant dans un Paris qu’on reconnaît tout de suite à la profusion de tags et de chantiers … cette 3è histoire est ennuyeuse, sans intérêt. Dommage car cela laisse une mauvaise impression sur ce film qui avait si bien débuté. Encore une fois bravo à Adam Driver qui se révèle un très grand acteur quand il ne joue plus à Darth Vador bis.