Derniers Avis : Father Mother Sister Brother - Page 6
Father Mother Sister Brother
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dbp
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2,5
Publiée le 17 janvier 2026
Film, ou plutôt 3 courts métrages, avec un goût d'inachevé. Rythme lent, avec des interludes qui s'éternisent. Dommage car le sujet des relations familiales est interessant et est abordé de façon originale.
Trois sketches, un fil thématique (les relations filiales et fraternelles) et quelques motifs récurrents (l'argent, l'authenticité ou non de montres Rolex, la formulation d'une expression typiquement britannique...). La tonalité est intimiste. La narration, minimaliste. Et la réalisation, léchée, avec de jolies compositions et des travellings planants. Le film dans son ensemble vaut essentiellement pour son exercice de style. Exercice de style malheureusement assez vain, reposant sur un fond incertain et peu consistant. Les deux premières histoires se ressemblent beaucoup dans l'observation d'une gêne de communication, de non-dits et de faux-semblants. Observation qui laisse plutôt froid et perplexe quant aux intentions de démonstration du réalisateur. La troisième et dernière histoire est plus émotionnelle mais ne parvient pas forcément à émouvoir... Faiblement inspirées, ces histoires sont interprétées par un beau casting qui paraît, en conséquence, sous-exploité.
On assiste ici à un triptyque d'histoires qui se font échos, raisonnent entre elles et qui décortiquent les liens de 3 familles dans 3 villes différentes.
La première histoire est "Father" qui se situe au New Jersey avec ce père qui se joue de son fils pour pouvoir être entretenu. Le trio d'acteurs est formidable et on est touché par ce fils qui cherche la reconnaissance de son paternel.
La deuxième histoire est "Mother" et se déroule à Dublin. On assiste aux retrouvailles annuelles de cette mère stricte avec ses deux filles aux antipodes l'une de l'autre. Cette mère distante qui cache les romans qu'elle écrit à ses filles comme pour entretenir une certaine distance avec elles.
La troisième est dernière histoire s'intitule "Sister Brother" et dresse à Paris le portrait de jumeaux qui se retrouvent dans l'appartement vidé de leurs parents décédés dans un crash d'avion. C'est l'histoire la plus poétique pour moi... On les voit peu à peu se détacher de ce lien pour s'émanciper enfin avec cette belle image finale...
Les vécus sont différents mais chaque histoires tramporte des similitudes et une rodondance de liens et de clins d'œil comme les skageurs qui passent au ralenti, la couleur rouge, la Rolex, trinquer avec des boissons inhabituelles ou que les personnages tiennent les mêmes débats. Comme pour rappeler que chaque famille à son histoire mais qu'on a tous un lien invisible entre nous.
C'est un film qui prend le temps de se poser et assume les longs silences. J'ai aimé remarquer les regards malaisants, les mains contrariées, les non-dits pour ne pas blesser et les secrets qu'on ose pas dévoiler.
Le rythme lent peut en dérouter plus d'un et laisser des spectateurs en bord de route mais j'ai été embarquée par la complexité et la diversité des liens qui existe dans une famille qu'on ne choisi pas mais dont on ne peut se détacher véritablement...
si vous avez 2h à perdre, allez-y...on trouve le temps long! Trois récits de famille où on s'ennuie du début à la fin. Le seul biopic qui retient l'attention est le dernier épisode où le frère et la sœur (aux liens très forts) se rendent compte qu'ils n'ont jamais vraiment connus leurs parents. Un lion d'or bien décevant...
Sans être le sommet de sa filmographie, le nouveau Jarmusch s'inscrit dans une harmonie mélancolique où le plaisir naît de la répétition et du silence. Fidèle à son format de prédilection (le film à sketches), le cinéaste livre une œuvre satisfaisante, bien que parfois inégale dans ses segments. Le segment "Father" : La première partie est sans conteste la plus habitée. Tom Waits, dans une incarnation parfaite de patriarche excentrique et marginal, apporte cette touche de "coolitude" décalée dont Jarmusch a le secret. Son personnage, oscillant entre la figure paternelle absente et le petit escroc magnifique, offre au film son ancrage le plus organique. Le segment "Mother" : La transition vers le chapitre de la mère est plus ardue. Si l'interprétation de Charlotte Rampling en matriarche rigide et « control freak » est impeccable de précision, le rythme s'étire et perd un peu de la spontanéité du premier volet. C'est la séquence la plus froide, presque clinique. Le segment "Sister Brother" : La conclusion vient sauver l'ensemble en apportant une réponse philosophique aux deux premiers volets. Jarmusch nous montre qu'au-delà de l'emprise ou de la défection des parents, c'est dans l'absence de ces derniers que les enfants finissent par s'accomplir et révéler leur véritable identité. Un Jarmusch mineur mais élégant, qui brille plus par ses performances d'acteurs et son atmosphère que par son audace formelle. À voir pour la poésie rocailleuse de Tom Waits. 14/20
Parfait, Equilibré, Fin, Drôle mais juste ce qu'il faut. Amer, pareil. Transversal, mais pas trop. Et ce garde meuble parisien en garage : quelques vies dans une boite, ... mais non ça va au delà : Vive Tom Waits, Vive le Skate sans frontière ! L'incommunicabilité complice en quelque sorte, pas Antonioni ou Skolimnosky, non juste Jarmusch.
PS: Mais please, Road movie dans Paris si c'est pas un film taxi, ca le fait pas ! métro please
« And Bob's your uncle ! » Cette expression anglaise - qu'on ignorait et qui signifie à peu près « alors, tout va bien » - ponctue chacun des trois épisodes de ce Jarmusch mineur mais attachant, centré (comme son titre le laisse présager) sur les relations familiales. On est heureux de retrouver Tom Waits, Adam Driver, Cate Blanchett et Charlotte Rampling, bien qu'ils surjouent parfois un peu trop. Le dernier volet tourné à Paris, avec une belle balade à l'itinéraire improbable dans les rues de la capitale dans une voiture équipée d'un lecteur de cartouches 8 pistes (!), est de loin le plus émouvant. On voit par là que Jarmusch qui, après Clooney, a demandé la nationalité française par hostilité à Trump, connaît mieux la géographie parisienne que bien des « Parigots » !
Même si j'aimerais adorer tous les films d'Adam Driver, j'ai quand même mes limites.
Pour être honnête, certaines techniques cinématographiques sont vraiment intéressantes, notamment l'utilisation de l'acting mirroir (les différentes paires mère/fille; père/fille; frère/soeur, ont les mêmes gestes dans un effet mirroir entre eux, ce qui souligne leur similarité par l'image sans avoir à l'explorer par le scénario) et des parallèles entre les différentes intrigues. La plupart des histoires se comprennent davantage à travers ce qui n'est pas dit plutôt que ce qui est dit, ce qui est extrêmement intéressant et même ici nécessaire vu que les différentes parties sont trop courtes pour développer par le dialogue tous les backgrounds familiaux.
Malheureusement, pour moi tout est resté trop en surface et j'ai décroché assez rapidement.
Pour ceux qui connaissent Jim Jarmusch, ce n'est pas son meilleur film mais c'est un bon cru. Pour les autres, c'est une bonne opportunité pour découvrir son regard nonchalant et malicieux. Personne ne filme dans une voiture ou depuis une voiture comme Jim, il a beaucoup été copié et continue à inventer de nouveaux angles, magnifique et jubilatoire.
Jarmush, un des meilleurs réalisateurs actuels, nous comble avec des acteurs au jeu toujours particulier. Jarmush a ceci de spécial: même quand certains films sont déceptifs, ils restent dans la tête.
Il n’y a aucune intrigue, ce sont juste 3 histoires qui n’ont aucuns liens entre elles. Je ne vous le conseil pas à moins que vous n’ayez 1h50 à perdre et à être mal à l’aise.
Que de caricatures! On ressort très amers de ces relations qui n'en sont pas justement, sauf entre frère et sœur une fois les parents morts. A l'opposé du bonheur qui se dégage du dernier Wil Wenders, on est triste pour Jim Jarmusch malgré des belles prestations pleines de retenue de ses acteurs.
Il gravit le podium pour prendre la position du plus mauvais film que j’ai pu voir, chose pourtant difficile à faire quand celle-ci était détenue par l’atroce « The lobster ».
Pris en otage pendant presque 2h à regarder des personnages insipides prisonniers d’une histoire qui ne raconte rien. Produit par « cinéma inutile », c’était annonciateur. Certains sont partis en pleine séance (ce que j’aurais du faire), mais j’ai eu la bêtise de garder un espoir quelconque qu’il se passe quoi que ce soit.