Derniers Avis : Father Mother Sister Brother - Page 6
Father Mother Sister Brother
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Marc B.
7 critiques
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1,0
Publiée le 21 janvier 2026
si vous avez 2h à perdre, allez-y...on trouve le temps long! Trois récits de famille où on s'ennuie du début à la fin. Le seul biopic qui retient l'attention est le dernier épisode où le frère et la sœur (aux liens très forts) se rendent compte qu'ils n'ont jamais vraiment connus leurs parents. Un lion d'or bien décevant...
Sans être le sommet de sa filmographie, le nouveau Jarmusch s'inscrit dans une harmonie mélancolique où le plaisir naît de la répétition et du silence. Fidèle à son format de prédilection (le film à sketches), le cinéaste livre une œuvre satisfaisante, bien que parfois inégale dans ses segments. Le segment "Father" : La première partie est sans conteste la plus habitée. Tom Waits, dans une incarnation parfaite de patriarche excentrique et marginal, apporte cette touche de "coolitude" décalée dont Jarmusch a le secret. Son personnage, oscillant entre la figure paternelle absente et le petit escroc magnifique, offre au film son ancrage le plus organique. Le segment "Mother" : La transition vers le chapitre de la mère est plus ardue. Si l'interprétation de Charlotte Rampling en matriarche rigide et « control freak » est impeccable de précision, le rythme s'étire et perd un peu de la spontanéité du premier volet. C'est la séquence la plus froide, presque clinique. Le segment "Sister Brother" : La conclusion vient sauver l'ensemble en apportant une réponse philosophique aux deux premiers volets. Jarmusch nous montre qu'au-delà de l'emprise ou de la défection des parents, c'est dans l'absence de ces derniers que les enfants finissent par s'accomplir et révéler leur véritable identité. Un Jarmusch mineur mais élégant, qui brille plus par ses performances d'acteurs et son atmosphère que par son audace formelle. À voir pour la poésie rocailleuse de Tom Waits. 14/20
Parfait, Equilibré, Fin, Drôle mais juste ce qu'il faut. Amer, pareil. Transversal, mais pas trop. Et ce garde meuble parisien en garage : quelques vies dans une boite, ... mais non ça va au delà : Vive Tom Waits, Vive le Skate sans frontière ! L'incommunicabilité complice en quelque sorte, pas Antonioni ou Skolimnosky, non juste Jarmusch.
PS: Mais please, Road movie dans Paris si c'est pas un film taxi, ca le fait pas ! métro please
« And Bob's your uncle ! » Cette expression anglaise - qu'on ignorait et qui signifie à peu près « alors, tout va bien » - ponctue chacun des trois épisodes de ce Jarmusch mineur mais attachant, centré (comme son titre le laisse présager) sur les relations familiales. On est heureux de retrouver Tom Waits, Adam Driver, Cate Blanchett et Charlotte Rampling, bien qu'ils surjouent parfois un peu trop. Le dernier volet tourné à Paris, avec une belle balade à l'itinéraire improbable dans les rues de la capitale dans une voiture équipée d'un lecteur de cartouches 8 pistes (!), est de loin le plus émouvant. On voit par là que Jarmusch qui, après Clooney, a demandé la nationalité française par hostilité à Trump, connaît mieux la géographie parisienne que bien des « Parigots » !
Même si j'aimerais adorer tous les films d'Adam Driver, j'ai quand même mes limites.
Pour être honnête, certaines techniques cinématographiques sont vraiment intéressantes, notamment l'utilisation de l'acting mirroir (les différentes paires mère/fille; père/fille; frère/soeur, ont les mêmes gestes dans un effet mirroir entre eux, ce qui souligne leur similarité par l'image sans avoir à l'explorer par le scénario) et des parallèles entre les différentes intrigues. La plupart des histoires se comprennent davantage à travers ce qui n'est pas dit plutôt que ce qui est dit, ce qui est extrêmement intéressant et même ici nécessaire vu que les différentes parties sont trop courtes pour développer par le dialogue tous les backgrounds familiaux.
Malheureusement, pour moi tout est resté trop en surface et j'ai décroché assez rapidement.
Pour ceux qui connaissent Jim Jarmusch, ce n'est pas son meilleur film mais c'est un bon cru. Pour les autres, c'est une bonne opportunité pour découvrir son regard nonchalant et malicieux. Personne ne filme dans une voiture ou depuis une voiture comme Jim, il a beaucoup été copié et continue à inventer de nouveaux angles, magnifique et jubilatoire.
Jarmush, un des meilleurs réalisateurs actuels, nous comble avec des acteurs au jeu toujours particulier. Jarmush a ceci de spécial: même quand certains films sont déceptifs, ils restent dans la tête.
Il n’y a aucune intrigue, ce sont juste 3 histoires qui n’ont aucuns liens entre elles. Je ne vous le conseil pas à moins que vous n’ayez 1h50 à perdre et à être mal à l’aise.
Que de caricatures! On ressort très amers de ces relations qui n'en sont pas justement, sauf entre frère et sœur une fois les parents morts. A l'opposé du bonheur qui se dégage du dernier Wil Wenders, on est triste pour Jim Jarmusch malgré des belles prestations pleines de retenue de ses acteurs.
Il gravit le podium pour prendre la position du plus mauvais film que j’ai pu voir, chose pourtant difficile à faire quand celle-ci était détenue par l’atroce « The lobster ».
Pris en otage pendant presque 2h à regarder des personnages insipides prisonniers d’une histoire qui ne raconte rien. Produit par « cinéma inutile », c’était annonciateur. Certains sont partis en pleine séance (ce que j’aurais du faire), mais j’ai eu la bêtise de garder un espoir quelconque qu’il se passe quoi que ce soit.
Du pur Jarmusch ! Minimaliste, intellectuel, très américain, humaniste et en même temps avec du cynisme... Les acteurs sont parfaits, touchants, justes - Le construction du film est pesée au milligramme près... et le message final très fort, très profond, bouleversant - on ressort un peu déstabilisé, sans toujours savoir quoi en penser et ensuite le film revient en réflexion intérieure, philosophique - la preuve que Jarmusch est très fort et met le doigt où il faut Certains pourront critiquer une certaine lenteur - un minimalisme exagéré - un intellectualisme froid
Je n’avais pas vu de film de Jim Jarmusch depuis trente ans. Dead Man était resté imprimé dans ma mémoire. Ce sera le cas aussi de Father Mother Sister Brother, une beauté absolue en trois actes servie par un casting de choix : Tom Waits, Charlotte Rampling, Cate Blanchett, Adam Driver, Indya Moore. Un film sur la difficulté de l’amour entre membres d’une même famille, l’effort que commande une vie dans le carcan familial, le poids de l’injonction sociale. Cette difficulté traverse le monde, du fin fond des États-Unis à Dublin et Paris. Avec tout de même un message d’espoir pour ceux qui osent prendre leur envol.
Lion d'or à la Mostra de Venise, ce film de Jim Jarmusch se découpe en trois nouvelles dans lesquelles on peut retrouver des images récurrentes (le skateboard par exemple). On y assiste à des échanges familiaux doux ou piquants, drôles ou graves, c'est selon. Ces relations sont faites de bons mots, mais il manque un peu de tonus dans ce cinéma d'auteur revendiqué. Au final, on adhére plus ou moins à ces sketchs mais force est de reconnaître que le gratin hollywoodien (Adam Driver, Cate Blanchett ou encore Vicky Krieps) se contente du minimum dans ce film intéressant mais un poil prétentieux du fameux cinéaste dandy.
Superbe ! Les relations d'adultes avec leur daron et daronne scrutées tout en finesse et en détail,... Chacun y picorera des souvenirs ou des ressentiments enfouis. Chacun sera ému, chacun rira des situations empruntées qu'il a vécu avec ses parents ou ses enfants, situations où l'amour n'arrive à s'exprimer qu'au travers de maladresses (ou de vacheries). Construire un scénario sur un sujet aussi ténu relève du grand art. L'interprétation avec un casting au top ne gâche rien à l'affaire.
Je me suis royalement ennuyée du début à la fin. Manifestement je ne suis pas taillée pour ce genre de film lors duquel je me serais probablement endormie si j'avais été fatiguée. Tout est non-dit, beaucoup trop de silences qui donnent l'impression au final qu'il n'y avait pas grand chose à raconter. Seul aspect positif : le bonheur comparatif de la relation riche et tellement vivante que l'on partage avec ses propres enfants !