Materialists
Note moyenne
2,7
2505 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

208 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
41 critiques
3
59 critiques
2
51 critiques
1
25 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2025
Materialists surprend par son insaisissable tonalité composée d’un entrelacs de registres différents, alliance du satirique – le film s’inscrit dans le sous-genre de la comédie de mœurs – et du pathétique, du romantique et du polémique, que prend en charge une mise en scène tout à la fois esthétisante et tenue à distance, captant dans de beaux plans que l’on croirait publicitaires le déchirement, l’incompatibilité, l’imprévu pourtant bannis des slogans commerciaux. La réalisatrice Celine Song prolonge l’introspection amorcée dans Past Lives (2023), soit l’écriture spoiler: d’un protagoniste tiraillé entre deux hommes, chacun polarisant un rapport à la réussite et, par extension, un mode de vie, une conception du monde : John est modeste, conduit la même voiture bruyante et vit toujours dans le même appartement ; Harry, lui, incarne la perfection au masculin au contact duquel les gens et les choses prennent de l’importance.

Le centre de gravité du long métrage réside dans la notion de valeur appliquée à la fois au mariage, suscitant une querelle théorique – peut-on le réduire à une simple transaction entre deux parties ? – qu’entretient Lucy compte tenu de son écartèlement entre un caractère profondément romantique et un emploi mercantile exigeant profit et cynisme, et aux individus tout entiers : qui décide de leur valeur ? Sont-ce les algorithmes spoiler: qui réduisent le client à une « marchandise qui ne sert à rien », dixit Sophie
? Derrière eux se synthétise une considération matérialiste de l’amour visant à tomber sous le charme non de l’autre mais de l’image idéale que l’on s’en fait, support à la projection de ses désirs. Le profil « coche des cases » et transforme le métier de « matchmakeuse » en docteur Frankenstein contraint de dénicher la perle rare à partir des fragments exigés par les consommateurs ; spoiler: Harry en est l’allégorie, que redouble John avec un burlesque involontaire : alors que le premier propose de reconduire l’entremetteuse à son domicile, celle-ci rétorque disposer d’un chauffeur qui n’est autre que l’ancien petit-ami devenu entretemps serveur…

Le film réinvente le theatrum mundi en articulant son exercice de cruauté à une écriture tendre et sensible de ses personnages. Une réussite bien interprétée et magnifiquement photographiée.
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2025
Une comédie romantique moderne qui réussit à jouer avec les codes du genre mais qui ne réinvente rien. C'est parfois drôle et émouvant. Surtout, le triangle amoureux est très réussi, les acteurs sont bons et on se demande avec qui Dakota va-t-elle finir.
Roger D
Roger D

107 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juillet 2025
Oui un film de romance, je suis pas très fan mais le trio d'acteur me plaisait bien et je me suis dis "why not". Que dire...j'ai toujours du mal avec ce côté je fais n'importe quoi sachant que cela fonctionnera pas de toute façon et qu'à la fin on sait ce qui ce passer....il y a zéro surprise et les décisions de Miss Dakota m'énervais plus qu'autre chose. Surtout la façon de sa remise en question venant d'un évènement qui la touche etc etc...alors oui cela fait écho en elle...ce qui sauve c'est vraiment le trio Johnson/Pascal/Evans qui fait bien le job...
NOTE :
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 880 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2025
Porté par un casting de rêve, "Materialists" se vendait comme une comédie romantique qui cherche à bouleverser les codes du genre. Sur le papier, ce n'est pas surprenant, car on a plusieurs films de ce style qui sortent par an. Des romances qui cherchent à aller plus loin que la simple relation classique et qui tente d'émettrent un propos en partant de cela, c'est tout à fait normal. Maintenant, la question est de savoir si cette envie a vraiment été exploitée au mieux. Personnellement, je trouve que le film s'en sort assez bien et qu'il se démarque par certains points, même si cette recherche de différenciation s'avère très imparfaite. En gros, l'histoire de ce long-métrage est de mettre une certaine forme de matérialisme en avant au sein des relations amoureuses. Le film explore cela au travers de son personnage principal, qui est le cas typique de ce genre de choses. Elle est "matchmakeuse" et elle aborde donc les relations par un point de vue extrêmement binaire. Dès les premières scènes, la réalisatrice Celine Song réussit à subtilement amener cet aspect par sa mise en scène. Cela se fait par la manière dont Lucy propose ces services de manière aléatoire dans la rue ou dans la façon dont elle se présente aux gens (autant d'un point de vue physique, que dans le comportement). Porté par une excellente Dakota Johnson, le personnage principal de cette histoire nous intrigue donc. Et personnellement, quand le reste du casting arrive sur le devant de la scène, j'ai ressenti beaucoup de satisfaction. Que ce soit cette dernière, Pedro Pascal ou Chris Evans, ils sont tous excellents dans leur rôle. Ils forment un bon trio, qui, s'il n'a rien de subtil, fonctionne bien. On sent que les acteurs interagissent correctement entre eux, et on comprend rapidement le propos du projet. Dans l'ensemble, la thématique centrale du film est donc impactante et elle amène à une bonne réflexion. Ce n'est clairement pas très novateur, on a déjà eu affaire à ce genre de sujets, mais l'histoire réussit à correctement développer son propos. Que ce soit par l'humour ou par de longues séquences de dialogues parfaitement portés par les acteurs, l'idée de base s'avère compréhensible et intéressante. Malheureusement, c'est là où l'idée initiale du projet pêche un peu, car on a quand même rapidement compris dans quoi va s'embarquer le long-métrage. On comprend vite son sujet, et même s'il n'est jamais ennuyeux, car les acteurs et l'exécution de la narration marchent parfaitement, on n'est jamais surpris. On voit vite que les codes du matérialisme vont être remis en cause, pour laisser place à quelque chose de plus émotionnel. Et honnêtement, cela ne me dérange pas tant que cela en vérité, car j'accepte le contrat que passe le film avec moi. J'accepte le fait de ne pas être très surpris, mais de visionner quelque chose qui met très bien son idée en œuvre. Malheureusement, je trouve que cette approche tire vraiment sur la longueur au moment de son climax. D'un côté, je le trouve très réussi et avec beaucoup de très belles scènes, mais il semble pourtant interminable. On se demande sans cesse quand tout cela va se finir, alors que ce dernier acte ne se dérange jamais pour relancer l'intrigue près de 3 à 4 fois, et que l'on s'attendait donc enfin au point final. Par conséquent, j'ai quand même passé un très bon moment lors de mon visionnage, car le casting et l'idée de base portent très clairement le film. Mais, à cause d'une dernière demi-heure qui s'avère très étirée, je suis ressorti un peu moins convaincu que prévu de ma séance. Malgré tout, je vous recommande quand même de jeter un coup d'œil à ce projet, car l'ensemble vaut quand même le détour. Pour conclure, un projet peu surprenant, mais maîtrisé.
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 469 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2025
Bon film sur les relations hommes-femmes et qui aborde le thème de la recherche de l'âme sœur avec un certain recul et un réalisme, un peu crû même parfois. L'ensemble est un peu longuet mais des répliques et des réflexions font souvent mouche, au final on du mal à comprendre comment le couple se forme alors que les principaux protagonistes sont déjà trop au fait des failles du mariage, mais bon, on est au cinéma et une belle romance qui se concrétise par une union durable même si elle a été chahutée par des traumas du passé est toujours bienvenue. C'est ici une invitation à la réflexion sur la vie de couple et les efforts à faire de part et d'autres aussi pour transformer l'essai et le faire durer, et c'est surtout en cela que le film mérite une attention particulière sur ce thème vieux comme le monde dont il est fait écho au tout début (première scène) ainsi qu'à sa conclusion, intéressant et instructif.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 août 2025
Qui est le film ?
Materialists est le second long-métrage de Céline Song, après Past Lives (2023), déjà salué pour sa finesse et sa mise en scène du non-dit amoureux. Mais là où ce premier film jouait la carte de l’émotion retenue, Materialists affiche d’emblée un objectif plus frontal et conceptuel : radiographier le lien entre amour et capital, sentiment et structure.

Le film suit Lucy (Dakota Johnson), une organisatrice de rencontre amoureuse "haut de gamme" qui rationalise les sentiments des autres avec la précision d’une comptable. Deux hommes gravitent autour d’elle : John, acteur en marge du système, et Harry, golden boy de Wall Street. Tout est posé pour une romcom classique… sauf que Song s’en méfie, et en fait quelque chose d’autre.

Que cherche-t-il à dire ?
Ce que Materialists cherche à penser, c’est l’impossibilité d’un amour "neutre" dans un monde structuré par la valeur. L’amour est-il encore un espace gratuit, dans une société où tout (même le désir) se pense en termes de rentabilité, de compatibilité, de storytelling personnel ? Song ne cherche pas à dénoncer les logiques du capitalisme comme d’un ennemi, mais à montrer comment elles habitent nos gestes les plus intimes.

Le cœur du film, ce n’est pas le triangle amoureux. C’est la manière dont le langage de la performance sociale s’est infiltré dans nos affects, nos attirances, nos ruptures. Le film ne prétend pas répondre à ces tensions : il les laisse vibrer, en surface et en creux, avec une lucidité presque inconfortable.

Par quels moyens ?
Le scénario de Materialists est un miroir sans tain : les dialogues, à la fois légers et perforants, laissent affleurer ce que les personnages n’osent pas toujours formuler. Ce n’est pas l’amour qui est mis en doute, mais les conditions qui le rendent possible. Céline Song insuffle dans les échanges amoureux une lucidité cruelle : les conversations deviennent des négociations implicites entre valeurs, trajectoires sociales, philosophies de vie. Par ce biais, le film interroge directement : l’amour peut-il survivre à la conscience des structures sociales ?

La mise en scène, faussement discrète, compose des cadres qui opposent toujours le confort à la vulnérabilité, le luxe à la simplicité, la performance à l’écoute. Les appartements, les vêtements, les gestes du quotidien deviennent des signes de pouvoir, mais aussi des symptômes de fragilité. En montrant comment les personnages habitent ou fantasment l’espace matériel, Materialists suggère que le capitalisme ne fait pas que polluer les sentiments : il les structure, les informe, les dirige.

Le regard que les personnages posent les uns sur les autres n’est jamais exempt d’une couche d’analyse sociale. Un costume, un âge, une taille, une manière de s’exprimer, un métier : tout devient indice. Le désir n’est pas supprimé, mais il passe par des filtres. En cela, Materialists interroge finement la possibilité d’un élan amoureux dans un monde saturé de signifiants. Peut-on encore désirer une personne pour elle-même, ou seulement pour ce qu’elle incarne ?

Céline Song filme l’intimité non pas comme un refuge, mais comme un champ de bataille sémantique. Les personnages se heurtent dans leurs façons de penser le monde : l’économie, le progrès, la réussite, la sécurité. Les joutes verbales prennent alors une tournure presque philosophique, où chaque idée devient un test de compatibilité.

Enfin, le film joue avec la tentation du rêve. Les personnages idéalisent une vie alternative, un amour pur, une simplicité débarrassée des compromis du présent. En réactivant la figure du grand amour déconnecté de la réalité, Song nous pose la question s'il ne s'agit pas d'un refus de la complexité contemporaine au profit d’un fantasme régressif ?

Les personnages racontent leur vie comme on présente un portfolio : chaque anecdote devient une démonstration de valeur, un choix de branding personnel. Le film interroge ainsi la manière dont nos récits sont formatés pour séduire, convaincre, légitimer nos choix et non plus pour transmettre un vécu sincère.

L’un des moments clés (un mariage orchestré par Lucy) résume le regard de Song. La cérémonie est splendide. Mais tout sonne faux : les vœux sont calibrés, la mise en scène parfaite, et pourtant, personne ne semble croire à ce qui se joue. En filmant cela sans ironie frontale, Song transforme le mariage en pur rituel, vidé de sens.

Où me situer ?
Je sors du film partagé. Il y a une intelligence froide dans la manière dont Song dissèque l’amour capitalisé. Le geste est courageux, précis, cohérent. Mais le cœur manque. À force de désirer la distance critique, Materialists sacrifie une part de chair. Tout semble tenu, comme sous vide : les personnages fonctionnent comme des figures, les scènes comme démonstrations. C’est à la fois fascinant et frustrant. Mais là où beaucoup auraient opté pour une satire acerbe, elle choisit la suspension, la retenue, le doute.

Ce qui me dérange davantage, c’est cette digression sur le viol, aussi sincère et pensée soit-elle. Elle capte l'attention, bien sûr, mais elle semble surgir d’un autre film, d’une autre nécessité. Le trouble qu’elle génère est réel, mais dévie du cœur du récit, comme si Céline Song ouvrait une parenthèse dont le contenu, aussi grave soit-il, dilue la précision du propos principal.

Quelle lecture en tirer ?
Au fond, Materialists est un film qui nous regarde autant qu’on le regarde. Il ne nous dit pas uniquement : “voilà ce qu’est l’amour dans un monde capitaliste”. Il nous demande : “comment continues-tu à croire à l’amour, alors que tu sais tout cela ?” Et cette question n’est pas posée en théorie : elle traverse chaque scène, chaque geste, chaque regard. À ce titre, il est pertinent. Mais son efficacité critique dépend du spectateur : soit on entre dans cette mise à distance et on accepte de ne jamais vibrer ; soit on en sort, désarmé, avec l’impression d’avoir regardé un film sur l’amour sans jamais le ressentir.
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2025
"Materialists" excelle dans son genre. La mécanique narrative est bien huilée, évitant le sentiment de déjà-vu ( à dire avec un accent anglais déjavou)
Les acteurs livrent des performances remarquables. La mise en scène de Celine Song est particulièrement brillante, utilisant chaque décor et mouvement de caméra pour enrichir l'intrigue et souligner les émotions des personnages.
Les dialogues sont de grande qualité, offrant une réflexion captivante sur les relations sentimentales contemporaines. Cela ajoute une profondeur douce-amère au film, contrastant avec son début apparemment frivole.
Le scénario manque toutefois un peu d'audace et d'originalité. Le film aurait bénéficié d'un élément surprenant pour s'écarter d'une route narrative un peu trop prévisible.
En résumé, "Materialists" est un film bien réalisé avec des performances solides et une mise en scène inventive, mais il est limité par un scénario prévisible et une longueur excessive.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2025
Une romance intelligente, originale et bien menée, il est vraiment dommage que la fin superficielle ne soit pas à la hauteur.
Mla
Mla

38 abonnés 518 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 août 2025
Casting de haut standing, Dakota Johnson fraîchement oscarisée , Pedro pascal à l’affiche un peu partout et Chris Evans que l’on ne présente plus. Une « Matchmakeuse » professionnelle et réputée pour ses talents va se retrouver au milieu d’un triangle amoureux. Si les 3 quarts du film sont plutôt intéressants, malheureusement le dernier quart est catastrophique, ( attention spoiler ) à partir du moment où Pedro pascal sort du triangle on devine tout.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2025
bon film, essentiellement dû à l’interprétation deses acteurs qui sont tellement justes et reflètent bien la finesse des situations. Un film un peu froid mais vraiment complet. Bravo.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juillet 2025
Céline Song raconte les rencontres amoureuses moderne dans une société patriarcale, capitaliste et matérialiste. Elle met l’accent sur l’absurdité de certains comportements et raconte l’histoire de Lucy, qui doit faire un choix : l’amour ou l’argent. C’est drôle, brillant, efficace.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2025
Film dans l'air du temps sur une agence de matchmakers en charge de faire se rencontrer des gens en vue d'une histoire amoureuse. Lucy est très investie dans son travail et réussit à se faire se marier plusieurs de ses clients. Elle tente une histoire avec le frère d'une de ses clients qu'elle a réussi à marier, tout en étant consciente que d'après des critères objectifs, leur match n'est pas optimal.
La morale du film est intéressante : les sentiments ne peuvent pas naître uniquement sur base d'une liste de critères.
Intéressant.
Perchman.fr
Perchman.fr

25 abonnés 366 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2025
Celine Song réinvente la comédie romantique new-yorkaise avec élégance et sincérité. Materialists séduit par sa mise en scène millimétrée, une photographie splendide, et un casting de haut vol. L’intrigue, fluide et subtile, prend son temps pour dévoiler des dialogues intimes et profonds, portés par une ambiance musicale finement choisie.
Mais malgré ses nombreuses qualités, le film souffre de quelques baisses de rythme et d’un montage parfois trop sage. On sent l’envie de proposer une romance moderne et réfléchie, mais elle se heurte à des instants de flottement qui diluent un peu l’émotion.
Une œuvre imparfaite, certes, mais touchante, et qui mérite le détour.
Lindaoff
Lindaoff

5 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2025
Alors oui le film est trés cliché ,avec surement plein de choses à redire , en revanche j' ai passé un très bon moment , les acteurs remplissent leur rôle , bref un très bon divertissement !
TLT
TLT

17 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2026
Bonne surprise, bien mieux que ce que les critiques que j'ai lues laissaient penser. Au départ c'est l'affiche qui m'a donné envie d'y aller et je n'ai pas regretté
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse