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1,0
Publiée le 1 septembre 2025
En rien une comédie romantique. Quelle déception ! Je me suis ennuyée tout le long du film. Dakota Johnson était franchement mauvaise et sans saveur. Très décevant pour ceux qui s'attendent à passer un bon moment léger. Rien à retenir pour ma part.
On s’attendait à une romcom dans l’esprit des années 2000, légère, drôle et attachante… mais ce n’est pas le cas. Le début donne l’impression d’une intrigue déjà vue : l’ex pauvre dans les parages, le nouveau prétendant riche, un peu cliché et qui tourne en rond. On espère que ça va enfin décoller, mais même quand ça démarre, l’acting ne suit pas. Résultat : je n’ai pas accroché, et je ressors déçue.
J’avoue ne pas comprendre comment la sud-coréenne Celine Song a pu nous émouvoir avec autant de force et de justesse, il y a à peine deux ans, avec Past Lives – Nos vies d’avant, pour tomber aussi bas dans la guimauve pseudo-psy parfaitement affligeante. Une jeune et ambitieuse matchmakeuse new-yorkaise se retrouve dans un triangle amoureux complexe, tiraillée entre le « match » parfait et son ex tout sauf idéal. 120 minutes qui prouvent, s’il en est encore besoin, qu’une belle affiche avec de grands noms ne fait pas un grand film. Sans panache ni cruauté… Navrant. Le film s’inspire de l’expérience de la réalisatrice comme entremetteuse dans une agence matrimoniale. Un travail alimentaire qui fut le sien il y a une dizaine d’années, en parallèle de sa carrière, encore précaire, au cinéma. Cette nouvelle autopsie du triangle amoureux bénéficie d’une image superbe et d’un savoir-faire évident, mais qui ne suffisent pas à sauver ce Titanic de mièvrerie. On n’y croit pas un instant, tout est trop lisse, trop chic et surtout trop bavard. Le seul point un peu original reste la critique acerbe des « usines à mariage » que sont ces agences spécialisées dans l’organisation de date, - rencontres entre deux âmes en mal d’amour -, mais hélas, ça ne va pas très loin, et très vite la comédie romantique niaise et platounette reprend le dessus jusqu’à l’ennui, car dans ces conditions, deux heures, ça n’en finit plus. Et je ne vous parle pas du prologue et du final d’une platitude rarement atteinte. Ah oui, j’oubliais : a morale affligeante de cette histoire : L’amour est une transaction Celine Song nous doit une revanche. Côté casting, comme pour les décors, c’est grand luxe. Dakota Johnson est belle à se damner et tente de surnager dans cet océan de bons sentiments nappés au miel. Elle y parvient à peine. Pedro Pascal, dont on dit qu’il est une des nouvelles incarnations du glamour , n’est pourtant ni George Clooney ni Cary Grant. Chris Evans est plus crédible et apporte plus de nuances à son personnage. Citons encore Zoé Winters. La comédie romantique n’est pas assez drôle et le côté drame pas assez assumé. Tout ce machin inutile me fait penser aux paroles d’une chanson de Madonna : Cause we are living in a material world and I am a material girl – soit « Car nous vivons dans un monde matériel et je suis une fille matérialiste » -. Tout est dit.
je n'ai pas et c'est regrettable, apprécié ce film, car j'ai trouvé que l'intrigue se déroulait trop lentement,encore faut il voir si il y en a étement,je m'attendais à mieux mais c'est vraiment pas ouf toutes mes sincères condoléances aux personnes qui l'ont regardé.
Materialists surprend par son insaisissable tonalité composée d’un entrelacs de registres différents, alliance du satirique – le film s’inscrit dans le sous-genre de la comédie de mœurs – et du pathétique, du romantique et du polémique, que prend en charge une mise en scène tout à la fois esthétisante et tenue à distance, captant dans de beaux plans que l’on croirait publicitaires le déchirement, l’incompatibilité, l’imprévu pourtant bannis des slogans commerciaux. La réalisatrice Celine Song prolonge l’introspection amorcée dans Past Lives (2023), soit l’écriture spoiler: d’un protagoniste tiraillé entre deux hommes, chacun polarisant un rapport à la réussite et, par extension, un mode de vie, une conception du monde : John est modeste, conduit la même voiture bruyante et vit toujours dans le même appartement ; Harry, lui, incarne la perfection au masculin au contact duquel les gens et les choses prennent de l’importance.
Le centre de gravité du long métrage réside dans la notion de valeur appliquée à la fois au mariage, suscitant une querelle théorique – peut-on le réduire à une simple transaction entre deux parties ? – qu’entretient Lucy compte tenu de son écartèlement entre un caractère profondément romantique et un emploi mercantile exigeant profit et cynisme, et aux individus tout entiers : qui décide de leur valeur ? Sont-ce les algorithmes spoiler: qui réduisent le client à une « marchandise qui ne sert à rien », dixit Sophie ? Derrière eux se synthétise une considération matérialiste de l’amour visant à tomber sous le charme non de l’autre mais de l’image idéale que l’on s’en fait, support à la projection de ses désirs. Le profil « coche des cases » et transforme le métier de « matchmakeuse » en docteur Frankenstein contraint de dénicher la perle rare à partir des fragments exigés par les consommateurs ; spoiler: Harry en est l’allégorie, que redouble John avec un burlesque involontaire : alors que le premier propose de reconduire l’entremetteuse à son domicile, celle-ci rétorque disposer d’un chauffeur qui n’est autre que l’ancien petit-ami devenu entretemps serveur…
Le film réinvente le theatrum mundi en articulant son exercice de cruauté à une écriture tendre et sensible de ses personnages. Une réussite bien interprétée et magnifiquement photographiée.
Materialists est bien meilleur que ce que la pluie de mauvaises notes laisse croire. Le film capture avec justesse ce que les applis de rencontre font aux relations : obsession des critères absurdes, marchandisation des personnes, mise en danger parfois, et perte du mystère essentiel de l’amour. Les personnages sont riches, attachants, jamais caricaturaux, et la mise en scène réussit à éviter à la fois la niaiserie des vieilles comédies romantiques et la froideur prétentieuse des plus modernes. Pour moi, c’est une comédie romantique brillante, actuelle et profondément humaine.
Consternante comédie romantique, tout y est déjà vu sauf ce casting improbable et inconsistant. Dialogues, scénario tout tombe à plat, je me suis endormi devant.
Aucun intérêt. Dans le fond, toujours la même soupe hollywoodienne où l’héroïne en perte de repère va revenir dans le conformisme protestant spoiler: en privilégiant l’amour à l’argent et sur la forme… immense déception puisque la relation est très « tele »
J'y allais avec une confiance mitigée au vue des critiques ici. Au 3/4 du film, je me disais encore que ces dernières étaient sévères, puis le film s'essoufle un peu, laissant apparaitre ses défauts qui, si ils existent depuis le début, étaient jusque là assez bien planqués pour qu'on fasse l'effort de les oublier. Le principal étant une vision très très US de l'amour (toute la théories des "leagues", la nécessité d'être grand pour être attirant...) et très matérialiste (oui, c'est dans le titre me direz vous). Or, je ne suis pas certain d'avoir saisi le propos global, s'il y en a un, et le trouve finalement à la fois flou et un peu naïf. Néanmoins, le film reste un divertissement tout a fait agréable et une comédie romantique valable, qui pourra rejoindre la centaine d'autres parues depuis les années 2010. Oui, décidément, 3 étoiles c'est bien, ça fait 12/20, c'est pile poil ça.
Lucy est la reine des entremetteuses, c'est sa spécialité. Mais quand il s'agit d'elle, Lucy est très exigeante. Doit-elle retourner avec son ex qui vit une vie de misère ou tomber dans les bras de l'homme parfait ?
Lucy est matérialiste : elle veut bien s'engager dans une relation amoureuse mais il faut que son compagnon soit riche. C'est la condition. Certains peuvent le voir comme un défaut. Personnellement, je dirais que Lucy est honnête. Elle le dit tout de suite que la richesse fait partie de ses critères. Sa précédente relation s'est mal terminée et pense que c'était dû au manque d'argent. Mais est-ce que l'argent fait réellement le bonheur ?
L'argent peut être source de conflits et le film exploite très bien les deux côtés : être pauvre/être riche. Et dans les deux cas, il y a de bonnes et de mauvaises choses. Avons-nous besoin de cadeaux luxueux ou de petites attentions pour montrer à l'autre qu'on l'aime et/ou se sentir aimer ?
Le film n'est pas qu'un simple triangle amoureux je trouve, il nous pousse à la réflexion sur ce que nous souhaitons comme vie, amoureuse ou pas. Il est tout à fait normal de se poser des questions, de s'interroger et de penser à soi.
J'ai beaucoup aimé l'interprétation des trois acteurs. Je me suis réconciliée avec Dakota Johnson car depuis Madame Web, c'était compliqué pour moi. Chris Evans montre qu'il sait jouer autre chose qu'un super-héros et avec brio en plus ! Je l'ai trouvé plus émotif. Et Pedro Pascal. Bah Pedro quoi ! Je trouve même qu'il humanise son personnage, le rendant touchant et sensible.
Si nous nous attendions à mieux qu’une simple comédie sentimentale de la part de Celine Song, c’est avec un plaisir assez coupable que nous nous laisserons prendre au jeu par l’intrigue cousue de fil blanc de Materialists. Partant assez mal sur son portrait de femmes toutes présentées comme un peu vénales, le film se rattrape sur sa dernière partie pour nous laisser encore croire à l’amour. C’est tout ce que nous demandons d’une comédie romantique. Espérons tout de même que les espoirs placés en Celine Song avec son premier film Past Lives étaient fondés et que la réalisatrice saura nous revenir avec une histoire un peu moins conventionnelle la prochaine fois. [Lire la critique complète sur le site freakingeek]
Ambitieux mais confus, dense à l’excès par moments. Le film pêche par sa volonté de tout traiter, c’est dommage. Dakota Johnson est cependant remarquable.