Note moyenne
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Vivre avec une femme, c'est de l'amour et c'est merveilleux mais vivre avec 8 femmes cela semble être du masochisme et c'était infaisable, d'où le meurtre qui semblait inéluctable.
Bien que le film soit davantage du théâtre filmé que du "vrai" cinéma, le film vaut la peine d'être vu car il est rythmé, bien joué (et c'est un euphémisme, tellement toutes les actrices sont parfaites) et basé sur une histoire très intéressante.
C'est un film dont il est difficile de faire une critique car on ne peut pas écrire grand chose sans saboter le plaisir que l'on prend à le regarder ... Donc, arrêtez de surfer sur Internet et courrez le voir : c'est un film qu'il faut "vivre" ! ... Et pour une fois qu'un film récent fait moins de 2h15, il ne faut pas le louper !!!
Bien que le film soit davantage du théâtre filmé que du "vrai" cinéma, le film vaut la peine d'être vu car il est rythmé, bien joué (et c'est un euphémisme, tellement toutes les actrices sont parfaites) et basé sur une histoire très intéressante.
C'est un film dont il est difficile de faire une critique car on ne peut pas écrire grand chose sans saboter le plaisir que l'on prend à le regarder ... Donc, arrêtez de surfer sur Internet et courrez le voir : c'est un film qu'il faut "vivre" ! ... Et pour une fois qu'un film récent fait moins de 2h15, il ne faut pas le louper !!!
Curieux film, mais très bon film ! Même si son scénario est simple, reste le travail artistique et technique qui est de qualité.
Dans une maison isolée, le propriétaire est retrouvé assassiné. Seulement, le tueur n'a pas pu venir de l’extérieur. Seule une personne dans la maison a pu commettre le crime. Et dans ce cas-là, il ne faut pas parler de meurtrier, mais de meurtrière car 8 femmes se trouvaient dans la maison au moment du meurtre...
La réalisation de Ozon est simple mais efficace. Les prises de vues sont bonnes, le cadrage et la profondeur de champ soignés.
Le scénario est une adaptation de la pièce de Robert Thomas. L'histoire se suit avec beaucoup d’intérêt, avec ses révélations, ses trahisons... J'ai eu beaucoup plus de mal avec les passages chantés.
Le jeu d'acteur est très théâtre de boulevard, ce qui crée quelque chose de raffiné et de bizarre: si le jeu de certaines actrices est excellent (Emmanuelle Béart, Danielle Darrieux, Ludivine Sagnier) d'autres sont assez faiblardes (Catherine Deneuve, Isabelle Huppert [par moments], Firmine Richard). L'écriture des personnages est admirable. Les dialogues sont très bons.
La photographie est très bonne, avec un habile mélange d'ombre et de lumière et des couleurs magnifiques.
On peut regretter un montage trop simpliste, sans véritable prise de risques.
Les décors sont superbes, les costumes très réussis et comme dit précédemment, si les scènes chantées ne m'ont pas forcément plu, cela ne veut pas dire que la musique est mauvaise.
8 femmes est un film tout à fait singulier mais très plaisant.
Dans une maison isolée, le propriétaire est retrouvé assassiné. Seulement, le tueur n'a pas pu venir de l’extérieur. Seule une personne dans la maison a pu commettre le crime. Et dans ce cas-là, il ne faut pas parler de meurtrier, mais de meurtrière car 8 femmes se trouvaient dans la maison au moment du meurtre...
La réalisation de Ozon est simple mais efficace. Les prises de vues sont bonnes, le cadrage et la profondeur de champ soignés.
Le scénario est une adaptation de la pièce de Robert Thomas. L'histoire se suit avec beaucoup d’intérêt, avec ses révélations, ses trahisons... J'ai eu beaucoup plus de mal avec les passages chantés.
Le jeu d'acteur est très théâtre de boulevard, ce qui crée quelque chose de raffiné et de bizarre: si le jeu de certaines actrices est excellent (Emmanuelle Béart, Danielle Darrieux, Ludivine Sagnier) d'autres sont assez faiblardes (Catherine Deneuve, Isabelle Huppert [par moments], Firmine Richard). L'écriture des personnages est admirable. Les dialogues sont très bons.
La photographie est très bonne, avec un habile mélange d'ombre et de lumière et des couleurs magnifiques.
On peut regretter un montage trop simpliste, sans véritable prise de risques.
Les décors sont superbes, les costumes très réussis et comme dit précédemment, si les scènes chantées ne m'ont pas forcément plu, cela ne veut pas dire que la musique est mauvaise.
8 femmes est un film tout à fait singulier mais très plaisant.
8 femmes est plutôt un bon film de François Ozon.
La force du film est son casting, composé de huit actrices de très grands talents : Fanny Ardant, Emmanuelle Béart, Danielle Darrieux, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Virginie Ledoyen, Firmine Richard et Ludivine Sagnier.
Les chansons sont pas mal du tout et elles sont surtout bien chantées, même si on peut légitimement se poser des questions sur l'intérêt de mélanger le style de la comédie musicale à celui du film policier. Le final est très bien et répond bien à nos interrogations sur le crime avec quelques rebondissements. L'atmosphère du huis clos est bien retranscrite à l'écran.
Ce n'est sans doute pas le meilleur film du réalisateur, mais c'est assez original et plutôt bien.
La force du film est son casting, composé de huit actrices de très grands talents : Fanny Ardant, Emmanuelle Béart, Danielle Darrieux, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Virginie Ledoyen, Firmine Richard et Ludivine Sagnier.
Les chansons sont pas mal du tout et elles sont surtout bien chantées, même si on peut légitimement se poser des questions sur l'intérêt de mélanger le style de la comédie musicale à celui du film policier. Le final est très bien et répond bien à nos interrogations sur le crime avec quelques rebondissements. L'atmosphère du huis clos est bien retranscrite à l'écran.
Ce n'est sans doute pas le meilleur film du réalisateur, mais c'est assez original et plutôt bien.
Un Véritable Délice. Le Réalisateur François Ozon nous régalent avec ce Huit Clos Théâtrale digne d'un Roman d'Agatha Christie qui donne un coup de fraîcheur au cinéma français.Pour Commencer la Mise en Scène est très élégante avec une ambiance des années 50 méticuleusement reconstitué qui est servi par une BO exquise signée Krishna Levy qui va comme un gant au long métrage. Ensuite le Scénario est Astucieux en parvenant brillamment a nous surprendre avec quelques Rebondissements Croustillants dont le Dénouement Final parvient a achever dignement le film, ajouter a cela des Séquences Musicales entraînantes dont les actrices principales elles mêmes parviennent amplement en chant vocale en reprenant quelques Chansons Françaises Populaires sans oublier un Humour Caustique parsemé de Répliques qui fusent dans tous les sens ainsi qu'une bonne dose d'Emotion et de Suspense parfaitement distiller. Enfin le Casting est en Or grâce a la performance exceptionnelle de comédiennes d'exception qui est composer de Catherine Deneuve,Isabelle Hupert,Ludivine Sagnier,Virginie Ledoyen,Fanny Ardant,Emmanuelle Béart,Danielle Darrieux et Firmine Richard qui y livrent une prestation sans fausse note qui prête vies a ces 8 femmes suspectes d'un odieux meurtre concernant le domestique au cours duquel ces 8 protagonistes féminins vont se révéler au fur et a mesure que le film avance tout en faisant tomber les masques malgré les apparences. En Conclusion, 8 Femmes est une formidable Comédie Policière et Musicale qui rentre sans hésitation au rang des plus grands films Français des années 2000 en étant a la fois Glamour,Hilarant,Émouvant et Jouissif qui ravira les fans d'Agatha Christie ainsi que les non initiés a travers ce Bijoux du Cinéma Français a ne pas louper.
Un régal ! François Ozon est l'un des réalisateurs français les plus distingués de notre siècle, nous ayant offert des films tantôt bizarres voire WTF ("Ricky" en 2009, "L'amant double" en 2017), et tantôt des films plus légers ("Potiche" en 2011), d'autres un peu plus graves ("Dans la maison" en 2012, le très bon "Frantz en 2016), tous mettant le personnage de la Femme plus ou moins en valeur, à croire que le thème féministe lui tient beaucoup à coeur. Adapté d'une pièce de théâtre écrite par Robert Thomas en 1958 et représentée pour la première fois en 1961, "Huit femmes", sorti en 2002, est le mariage de la comédie, du polar et de la comédie musicale. L'histoire prend place dans une grande demeure bourgeoise durant les années 1950, dans laquelle huit femmes liées de famille se réunissent pour passer les fêtes de Noël. Hélas, les joies des fêtes sont de courte durée puisque Marcel, le maître de maison est retrouvé mort dans son lit, poignardé dans le dos. Sachant que personne d'autre n'est entré par effraction dans la maison, solidement protégée, le meurtrier est forcément l'une des huit femmes... mais laquelle? Le film suit donc la résolution de ce véritable Cluedo filmique dans lequel se rencontrent quiproquos, révélations, fausses pistes et chansons aux valeurs symboliques sur les personnages. Verdict: perso, je n'ai jamais jusqu'à présent lu la pièce originale, alors je ne pourrais pas juger sur la fidélité avec l'oeuvre papier. Néanmoins, le film ne me paraît pas trahir le support original. Trois visionnages permettent de confirmer mon ressenti: si ce film divise pas mal le public (6,3/10 sur SC, ou encore l'injuste moyenne de 3,1/5 sur Allociné), il est pour moi l'un des plus beaux et l'un des films français les plus subtils que j'ai vus ! Une pure réussite qui prouve que le cinéma français vaut largement le cinéma américain, et les autres cinémas internationaux (la preuve, le film obtient une note de 79% de critiques positives sur Rotten Tomatoes). Mon 10/10 va être largement justifié par ces huit raisons pour lesquelles "8 femmes" est un chef d'oeuvre : 1) Un casting exquis: tout d'abord, la première chose qui interpèle, à première vue de l'affiche, c'est la distribution. Quelle surprise ! De tous les âges, le film présente des personnages très vivants, par le biais de huit icônes du cinéma français: Catherine Deneuve ("Les parapluies de Cherbourg", "Belle de jour", "Indochine"), Isabelle Huppert ("La pianiste", "Une affaire de femmes", "Elle") interprétant ici une lady orgueilleuse et égoïste
spoiler:
mais ayant en réalité une passion secrète pour les histoires romantiques, ce qui n'est pas conforme à sa nature ;
Danièle Darrieux ("Marie-Octobre", "Madame de...", "Les demoiselles de Rochefort"), grand mère lunatique, Firmine Richard ("La première étoile", "Romuald et Juliette", "Bowling"), Emmanuelle Béart ("Manon des Sources", "Nelly et Monsieur Arnaud", "Mes stars et moi"), Virginie Ledoyen ("La plage", "La doublure"), Fanny Ardant ("Ridicule", "Pédale douce"), spoiler: lesbienne, et secrètement en couple avec Madame Chanel (Firmine Richard)
et très douteuse dans ses paroles ; et surtout, celle qui reste pour moi LA petite révélation du film: Ludivine Sagnier ! âgée de 22 ans lors du tournage du film mais interprétant un personnage de 16-17 ans tellement la jeunesse lui a collé à la peau, elle fait preuve d'une grande spontanéité dans son interprétation, et sans surjouer ni donner au spectateur l'illusion spoiler: qu'il s'agit en réalité de la "coupable", alors que de tout le film, elle est le personnage le moins suspect des huit.
Tous les personnages ont leur petit plus, leur petite spécificité, qui fait tout le charme du film, et évite ainsi ce dernier à trop se répéter. 2) Une comédie musicale inattendue: l'enquête est entrecoupée de huit morceaux, huit reprises pour les huit femmes. Ceux-ci tentent de refléter la personnalité des personnages et révéler certains secrets (notamment Isabelle Huppert, froide et détestable,
spoiler: mais qui en réalité est une femme malheureuse recherchant désespérément le confort à travers les romans "à l'eau de rose",
Firmine Richard spoiler: avouant son lesbiannisme, lui permettant une plus grande ouverture aux autres, d'ou le titre du morceau: "Pour ne pas vivre seul",
ou même Virginie Ledoyen avec "Mon amour, mon ami", gaie et mignonne comme tout, révélant par la suite spoiler: sa grossesse et son véritable lien avec son prétendu père biologique, à savoir la victime).
La chose inattendue, c'est que, si le premier morceau est bon enfant à la limite du comique, les autres ne plombent à aucun moment l'intrigue du film, arrivant toujours au bon moment, ce qui fait que l'ennui ne pointe jamais son nez. 3) Une musique bien mise en valeur: cette idée rejoint la précédente ; la musique du film signée Krishna Levy, caractérisée par une orchestration proche du classique, accompagne le suspense du film sans être trop pompeuse même si je trouve qu'elle est un peu trop linéaire par moment... ce qui ne l'empêche d'être par moment très belle voire presque émouvante. 4) Un film musical, mais: une comédie avant tout: ensuite, le film est porté par de très bons gags, souvent par le biais du comique de situation basé sur les mystères que tiennent les héroïnes en elles. Mention spéciale à Firmine Richard et Fanny Ardant, toutes les deux à mourir de rire spoiler: parce qu'au final Richard est la seule à comprendre réellement la supercherie au bout d'un moment mais ne trouve pas le moment de le déclarer, tandis qu'Ardant pose beaucoup de doutes au spectateur, semblant elle-même se désigner comme la dealeuse par moment, alors qu'il n'en est rien.
Le film est rempli d'autodérision, et au bout du compte, la Mort n'est presque plus prise au sérieux par ces huit étoiles qui semblent toutes beaucoup s'amuser dans leurs interprétations. 5) Mais aussi, un thriller efficace: sous ses apparences de "film pour filles" teintées de roses, celles-ci se fanent bien vite (je reprends Behind the Mask pour le coup) pour laisser place au suspense, à travers un huis-clos digne des "Huit salopards" (2016) de Quentin Tarantino. On ne peut à vrai dire pas vraiment parler de réelle tension, mais le thriller réussit à se frayer une place entre le comique et la musique de manière jubilatoire: rire de la situation improbable? la prendre au sérieux? De multiples interprétations peuvent être effectuées, je rejoindrais personnellement celle du rire dans la situation initiale, tragique, rejoignant une thèse qui divise: peut-on rire de tout? Parce qu'en effet, les personnages par moment ne prennent plus du tout au sérieux l'intrigue initiale, c'est à dire l'enquête sur la mort de Marcel, maître de maison mari de Gabrielle dite Gaby (Catherine Deneuve) et père de Catherine (Ludivine Sagnier). A tout moment, l'intrigue est poussée au second plan pour laisser place à d'autres sous-intrigues pas forcément liées à l'enquête, notamment les nombreuses scènes de dispute entre Gaby et Augustine (Isabelle Huppert), soeurs ennemies, ou encore les dialogues entre Catherine et Suzon (Virginie Ledoyen), deux personnages encore pratiquement enfants. 6) Un mariage d'amour, celui de ces trois genres: lier ces trois genres bien différents, je crie au génie. Quel défi! Qui, à part François Ozon, a déjà songé à cela pour la réalisation d'un film? Les trois genres sont très bien reliés et aucun d'entre eux n'est délaissé afin de mieux laisser place à un genre en particulier. 7) Un retournement final étonnant: ah,...... Nombreux sont les films à twist final dont j'ai été spoilé... "Seven", "Usual Suspects", "Le Prestige" et j'en passe! Tous ces films m'ont déçu à cause d'un petit hic, celui de ne pas avoir été surpris. Et pourtant malgré son statut assez culte, "Huit femmes" comporte un retournement final totalement inattendu (et pour une fois, je ne connaissais rien de lui), voire presque oublié (la preuve, il n'est quasi jamais mentionné dans la liste des films à retournement de situation), dégageant une morale très juste sur les conditions de vies et les relations entre l'Homme et la Femme: spoiler: à la fin du film, il est révélé que Catherine, qui est comme déjà dit le personnage semblant être le plus innocent du film, a comploté contre sa famille pour qu'elles se rendent compte de leur comportement vis à vis de Marcel, la victime, unique personnage masculin du film. Cette fin désigne tout le contraire des clichés habituelles des hommes machos et misogynes qui délaissent leurs femmes, ou les laissant effectuer les tâches les plus désagréables, un peu à la manière de "Gone Girl" (2014) de David Fincher. Puis, c'est bien connu, on se rend réellement compte de la valeur d'une personne uniquement lors de son absence. Grosso modo, l'idée ici est de mettre l'Homme et la Femme sur un même pied d'égalité, donc aucun cliché misogyne, contrairement à ce que j'ai pu lire.
8) Des décors charmants: enfin, une partie de la beauté du film réside dans les décors et les costumes. Les paysages enneigés qui entourent la demeure me font une nouvelle fois penser aux "Huit Salopards" de Tarantino (serait-ce un remake caché? ^^), même s'ils ne sont pas énormément montrés pour être inoubliables. Bon, je crois que j'en ai suffisamment dit... Pour conclure, "Huit femmes" est pour moi un grand classique du cinéma français, injustement sous-estimé, un polar comico-romantique que je ne peux m'empêcher de défendre pour les nombreuses qualités inaperçues par tous ; dans tous les cas, il ne vous laissera pas indifférents !
Danièle Darrieux ("Marie-Octobre", "Madame de...", "Les demoiselles de Rochefort"), grand mère lunatique, Firmine Richard ("La première étoile", "Romuald et Juliette", "Bowling"), Emmanuelle Béart ("Manon des Sources", "Nelly et Monsieur Arnaud", "Mes stars et moi"), Virginie Ledoyen ("La plage", "La doublure"), Fanny Ardant ("Ridicule", "Pédale douce"), spoiler: lesbienne, et secrètement en couple avec Madame Chanel (Firmine Richard)
et très douteuse dans ses paroles ; et surtout, celle qui reste pour moi LA petite révélation du film: Ludivine Sagnier ! âgée de 22 ans lors du tournage du film mais interprétant un personnage de 16-17 ans tellement la jeunesse lui a collé à la peau, elle fait preuve d'une grande spontanéité dans son interprétation, et sans surjouer ni donner au spectateur l'illusion spoiler: qu'il s'agit en réalité de la "coupable", alors que de tout le film, elle est le personnage le moins suspect des huit.
Tous les personnages ont leur petit plus, leur petite spécificité, qui fait tout le charme du film, et évite ainsi ce dernier à trop se répéter. 2) Une comédie musicale inattendue: l'enquête est entrecoupée de huit morceaux, huit reprises pour les huit femmes. Ceux-ci tentent de refléter la personnalité des personnages et révéler certains secrets (notamment Isabelle Huppert, froide et détestable,
spoiler: mais qui en réalité est une femme malheureuse recherchant désespérément le confort à travers les romans "à l'eau de rose",
Firmine Richard spoiler: avouant son lesbiannisme, lui permettant une plus grande ouverture aux autres, d'ou le titre du morceau: "Pour ne pas vivre seul",
ou même Virginie Ledoyen avec "Mon amour, mon ami", gaie et mignonne comme tout, révélant par la suite spoiler: sa grossesse et son véritable lien avec son prétendu père biologique, à savoir la victime).
La chose inattendue, c'est que, si le premier morceau est bon enfant à la limite du comique, les autres ne plombent à aucun moment l'intrigue du film, arrivant toujours au bon moment, ce qui fait que l'ennui ne pointe jamais son nez. 3) Une musique bien mise en valeur: cette idée rejoint la précédente ; la musique du film signée Krishna Levy, caractérisée par une orchestration proche du classique, accompagne le suspense du film sans être trop pompeuse même si je trouve qu'elle est un peu trop linéaire par moment... ce qui ne l'empêche d'être par moment très belle voire presque émouvante. 4) Un film musical, mais: une comédie avant tout: ensuite, le film est porté par de très bons gags, souvent par le biais du comique de situation basé sur les mystères que tiennent les héroïnes en elles. Mention spéciale à Firmine Richard et Fanny Ardant, toutes les deux à mourir de rire spoiler: parce qu'au final Richard est la seule à comprendre réellement la supercherie au bout d'un moment mais ne trouve pas le moment de le déclarer, tandis qu'Ardant pose beaucoup de doutes au spectateur, semblant elle-même se désigner comme la dealeuse par moment, alors qu'il n'en est rien.
Le film est rempli d'autodérision, et au bout du compte, la Mort n'est presque plus prise au sérieux par ces huit étoiles qui semblent toutes beaucoup s'amuser dans leurs interprétations. 5) Mais aussi, un thriller efficace: sous ses apparences de "film pour filles" teintées de roses, celles-ci se fanent bien vite (je reprends Behind the Mask pour le coup) pour laisser place au suspense, à travers un huis-clos digne des "Huit salopards" (2016) de Quentin Tarantino. On ne peut à vrai dire pas vraiment parler de réelle tension, mais le thriller réussit à se frayer une place entre le comique et la musique de manière jubilatoire: rire de la situation improbable? la prendre au sérieux? De multiples interprétations peuvent être effectuées, je rejoindrais personnellement celle du rire dans la situation initiale, tragique, rejoignant une thèse qui divise: peut-on rire de tout? Parce qu'en effet, les personnages par moment ne prennent plus du tout au sérieux l'intrigue initiale, c'est à dire l'enquête sur la mort de Marcel, maître de maison mari de Gabrielle dite Gaby (Catherine Deneuve) et père de Catherine (Ludivine Sagnier). A tout moment, l'intrigue est poussée au second plan pour laisser place à d'autres sous-intrigues pas forcément liées à l'enquête, notamment les nombreuses scènes de dispute entre Gaby et Augustine (Isabelle Huppert), soeurs ennemies, ou encore les dialogues entre Catherine et Suzon (Virginie Ledoyen), deux personnages encore pratiquement enfants. 6) Un mariage d'amour, celui de ces trois genres: lier ces trois genres bien différents, je crie au génie. Quel défi! Qui, à part François Ozon, a déjà songé à cela pour la réalisation d'un film? Les trois genres sont très bien reliés et aucun d'entre eux n'est délaissé afin de mieux laisser place à un genre en particulier. 7) Un retournement final étonnant: ah,...... Nombreux sont les films à twist final dont j'ai été spoilé... "Seven", "Usual Suspects", "Le Prestige" et j'en passe! Tous ces films m'ont déçu à cause d'un petit hic, celui de ne pas avoir été surpris. Et pourtant malgré son statut assez culte, "Huit femmes" comporte un retournement final totalement inattendu (et pour une fois, je ne connaissais rien de lui), voire presque oublié (la preuve, il n'est quasi jamais mentionné dans la liste des films à retournement de situation), dégageant une morale très juste sur les conditions de vies et les relations entre l'Homme et la Femme: spoiler: à la fin du film, il est révélé que Catherine, qui est comme déjà dit le personnage semblant être le plus innocent du film, a comploté contre sa famille pour qu'elles se rendent compte de leur comportement vis à vis de Marcel, la victime, unique personnage masculin du film. Cette fin désigne tout le contraire des clichés habituelles des hommes machos et misogynes qui délaissent leurs femmes, ou les laissant effectuer les tâches les plus désagréables, un peu à la manière de "Gone Girl" (2014) de David Fincher. Puis, c'est bien connu, on se rend réellement compte de la valeur d'une personne uniquement lors de son absence. Grosso modo, l'idée ici est de mettre l'Homme et la Femme sur un même pied d'égalité, donc aucun cliché misogyne, contrairement à ce que j'ai pu lire.
8) Des décors charmants: enfin, une partie de la beauté du film réside dans les décors et les costumes. Les paysages enneigés qui entourent la demeure me font une nouvelle fois penser aux "Huit Salopards" de Tarantino (serait-ce un remake caché? ^^), même s'ils ne sont pas énormément montrés pour être inoubliables. Bon, je crois que j'en ai suffisamment dit... Pour conclure, "Huit femmes" est pour moi un grand classique du cinéma français, injustement sous-estimé, un polar comico-romantique que je ne peux m'empêcher de défendre pour les nombreuses qualités inaperçues par tous ; dans tous les cas, il ne vous laissera pas indifférents !
8 femmes est une véritable partie de Cluedo, où les mensonges et les coups-bas sont de mise. Ozon donne à cette enquête une esthétique artificielle et rose bonbon, justifiant les numéros musicaux, et emploie directement des codes du théâtre. En bref : ça va pas plaire à tout le monde. Le scénario est particulièrement bien ficelé. Chaque femme, qu'elle soit de la famille de la victime ou bien simple domestique, a de bonnes raisons d'être la coupable, et les personnages sont suffisamment interconnectés pour que chaque révélation ait des répercussions sur une (ou plusieurs) autre(s) suspecte(s). Il est intéressant de noter que les personnages ne connaîtront pas entièreté de la vérité. Par exemple, quand un détail embarrassant sur un personnage est révélé, il arrive que les personnes présentes décident de ne pas le révéler aux autres, ce qui fait que le seul le spectateur détient toutes les clés de l'histoire. Le casting fait évidement un grande partie du film, je pense qu'on aurait beaucoup perdu en ne changeant qu'une seule actrice. Chacune incarne parfaitement son personnage. J'ai lu çà et là que des gens trouvaient que c'était très mal joué, ce que je ne trouve pas vrai. A la limite, les traits de caractères volontairement exagérés peuvent surprendre, mais le jeu des actrices reste toujours juste. Peut-être que c'est l’interprétation des chansons qui n'a pas plu, mais encore une fois c'est dans l'esprit kitsch du film. Et puis elle servent l'intérêt du film, elles ne sont pas là pour faire joli : elles permettent une exposition des personnages plus agréable et donnent à chacune son heure de gloire. Grosse surprise donc. Je trouve les notes dures pour ce policier bien mené et original, que ce soit sur le fond ou sur la forme.
Une très bonne réalisation d'Ozon qui joue ici les Agatha Christie avec enthousiasme et précision, appuyé sur un épatant casting et un scénario astucieux. Les numéros musicaux tranchent avec le côté polar, mais c'est remarquablement équilibré.
L'idée peut étonner : prendre des icônes féminines du cinéma, les faire chanter des grands standards devant la caméra de François Ozon. Le résultat donne un film mystérieux et unique. A voir absolument.
J'ai eu beaucoup de mal à "entrer" dans le film, mais une fois la surprise passée, on ne peut être que charmé par cet élégant film, mêlant tant de grandes actrices.
Ce n'est certes pas mon Ozon préféré, certains fuiront à cause de ces chansonnettes visant principalement à mettre en valeur une des huit actrices pendant un court instant, c'est adapté d'une pièce de théâtre qui n'a, au fond, rien de vraiment exceptionnel... Mais bon, j'avoue que sur moi, cela a plutôt bien marché. C'est joli, doté de ce charme suranné devenu assez rare aujourd'hui, les chansons ne sont pas si mal et, bien que le réalisateur la laisse un peu trop volontairement de côté, le mystère autour du meurtre tient plutôt bien la route, et ce même si j'avais un peu deviné la « coupable ». Niveau interprétation, malgré l'aspect prestigieux des noms, ce ne sont pas forcément les plus attendus qui tirent leur épingle du jeu, Fanny Ardant, dans un second rôle, étant peut-être celle qui séduit le plus. Pas d'enthousiasme démesuré donc, mais un spectacle soigné, agréable et coloré : sympathique.
Je ne doute pas de la qualité de la pièce de théâtre, mais force est de constater que l'adaptation cinématographique est à mes yeux ratés. C'est beaucoup trop surjoué, et j'ai beaucoup de mal avec toutes ces manières. Alors même si le twist et le "message" final sont plutôt très bons et relèvent sensiblement le niveau global du film, chaque minute qui passait était une vraie purge. Dans l'ensemble, les intrigues ne sont pas intéressantes et ne font que très peu avancées l'enquête. Tout se délie vraiment dans les 5 dernières minutes et même si c'est plutôt bon, on se dit qu'on nous a emmerdé pendant 1h30 avant, et tout cela en dénigrant la femme au maximum: la femme est une menteuse, tricheuse, gourmande, égoïste et surtout une belle grognasse. Puis faut voir ces passages musicaux en play-back dégueulasse... cela ne m'arrive jamais de partir en plein milieu du film ou de ne pas le finir, mais la nature est bien faite et m'a donc conduite à devoir soulager un besoin naturel: cette pause bien méritée de 15mn m'a fait le plus grand bien pour ensuite patiemment attendre la fin. C'était sans doute un signe. Bref, en gros, je n'ai vraiment éprouvé aucune sympathie pour ce film, car il ne m'a absolument pas parlé, jusqu'à ces 5 dernières minutes. Tant pis pour moi.
Un film merveilleux, dans une atmosphère merveilleusement recréée, avec des actrices toutes plus talentueuses les unes que les autres.
Mon dieu quelle catastrophe! Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film aussi mauvais! L'histoire se passe dans les années 50: une famille se prépare à fêter noël mais le maître de maison s'est fait poignarder. Le film va donc se centre sur 8 femmes suspectés d'être la meurtrière. Alors, en voyant le trailler, je me suis dis que ce film allait être plutôt bon mais dès le début du film, j'ai été horrifié par la nullité absolue des chansons ( alors que pourtant, celle du début est la moins mauvaise). Ensuite, si les actrices s'en sortent pas mal, les personnages sont atrocements mal écrits et sont clichées comme c'est pas permis ( c'était peut être la volonté du réalisateur mais je n'arrive pas à considérer cela comme une qualité tant cela rend les personnages pénibles à suivre). Seul Catherine est, à la limite, sympa à suivre. Et tout ce blabla inutile que le film nous sert à toutes les sauces entre coupé de pleins de chansons qui ne s'accordent absolument pas avec le reste du film. Et le pire est que dès que le film propose une idée intéressante comme
spoiler:
le twist finale qui aurait pu être intéressant du fait que le maître de maison ne soit pas réellement mort et que tout cela était juste une machination de Catherine pour faire tomber le masque des autres femmes( ce qui donne une vraie profondeur au film), c'est gâcher par le fait qu'il se suicide avec un pistolet sorti de nul part: ce qui veut dire qu'on a regardé tout ce film POUR RIEN! Et on a quoi pour nous consoler? une chanson ( toujours aussi nulle) et un écran fin ( vous êtes content? non? Ben c'est pas grave: le film s'en fout!)
Bref, si les intentions du film étaient bonnes, cela a malheureusement été fait avec les pieds! Quand je vois un film comme ça, je ne m'étonne pas que la France ne soit, hélas, plus aussi bonne qu'avant dans le milieu du cinéma.
Bref, si les intentions du film étaient bonnes, cela a malheureusement été fait avec les pieds! Quand je vois un film comme ça, je ne m'étonne pas que la France ne soit, hélas, plus aussi bonne qu'avant dans le milieu du cinéma.
François Ozon porte vraiment bien son nom, parce que ça, il fallait vraiment oser : faire un film qui ressemble à une pièce de théâtre complètement kitsch, avec des actrices qui surjouent et des morceaux chantés! Il est peut-être dingue ce gars, mais moi j'ai aimé son concept, avec cette "intrigue policière" en ligne rouge qui est vraiment très bien ficelée : la preuve en est que je n'aurais pu deviner la fin. Ce film est une réussite.
Le point fort de ce film est la mise en scène, et le casting. Le scénario quant à lui est pas mal, mais le retournement de situation à la fin est excellent. Néanmoins la lecture du film est énervante, notamment avec les chansons franchement peu utiles et le fait que les actrices surjouent énormément.
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