Le Choix
Note moyenne
2,8
802 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

121 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
29 critiques
3
31 critiques
2
31 critiques
1
12 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2024
La note moyenne des spectateurs est sévère à l’heure à laquelle j’écris. Elle a baissé en ce premier weekend de sortie nationale (passée de 3,6 le premier jour à 2,9 le dimanche après que le nombre de spectateurs ait nécessairement progressé). La preuve sans doute que l’originalité d’un scénario (un drame ici qui pourrait presque être qualifié de thriller) et la sortie des codes cinématographiques habituels, sans pour autant tomber dans le film abscons d’auteur (qui aurait sans doute été paradoxalement mieux noté) est difficile à faire partager à un large public. C’est un huis clos, le seul personnage de ce récit (mis à part une courte scène de début sur un chantier de construction) sera au volant à la nuit tombée vers une destination pour une raison que le spectateur découvrira peu à peu mais assez rapidement puisque c’est le nœud de la problématique qui va entrainer des choix à faire. La téléphonie mobile permettra au conducteur s’enfonçant dans la nuit sur l’autoroute (un sens figuré ?) des échanges avec divers interlocuteurs : son épouse, une autre femme, ses enfants, son patron, un collègue auquel il a confié le soin de mener à bonne fin en son absence l’énorme chantier de coulage de la dalle de béton d’une future tour. Le spectateur, réellement spectateur et témoin, partagera ces tensions. Il réfléchira sans doute peu ou prou aux décisions (aux choix bien nommés) qu’il prendrait, mesurant lui-aussi les effets collatéraux : sur la vie de famille, sur la vie professionnelle, sur l’avenir tout court. Vincent Lindon est le seul à jouer son rôle devant la caméra : la gestuelle, les attitudes, les dialogues. Le spectateur n’aura que la voix (au téléphone) de ses partenaires de jeu. Des voix connues parfois qu’on reconnaitra. Même avec la parole seulement, et peut-être parce que ce n’est que de la parole, il en ressort des qualités d’interprétation supplémentaires. Un film de performances. Il mérite bien 4 (très bien). Je viens de découvrir que c’est une adaptation du film américain « Locke » (2013).
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2024
Le film de Gilles Bourdos est un huis clos en temps réel, avec un seul décor (l’habitacle de la voiture), et un seul personnage pendant 1h15, soit le temps que met le personnage de Joseph Cross pour parcourir la route entre son point de départ (la région de Rouen si j’en crois sa plaque d’immatriculation) et son, point d’arrivée, Paris intra-muros. Gilles Bourdos n’a donc que deux moyens pour capter l’attention du spectateur a partir de ce cahier des charges minimaliste : la qualité d’acteur de Vincent Lindon et le rythme de la dramaturgie que le scénario imprime au fil des coups de téléphones qui s’enchainent. J’ai cru comprendre que ce film était le remake d’un film de 2013 avec Tom Hardy « Locke », un film passé totalement sous mes radars. Peu de décor donc, peu de musique, aucun artifice ne vient enjoliver le film qui doit donc maintenir le spectateur sous tension juste avec des coups de téléphones. C’est un pari technique assez risqué que de présenter un film très court sans coups de théâtre, sans véritable casting, sans rien d’autre que du dialogue. Vincent Lindon, dont le charisme et le talent ne sont plus à démontrer, tient donc seul le film sur ses épaules, entre monologues et conversations téléphoniques. Je ne sais pas si le film aurait fonctionné avec un acteur qui n’aurait pas la force dramatique d’un Vincent Lindon, parce qu’il faut être très fort et sur de son coup pour accepter un scénario de ce type. Au bout du fil, il converse avec sa femme (Emmanuelle Devos) et ses fils, mais aussi avec une autre femme (Pascale Arbillot) et deux collègues (Micha Lescot et Gregory Gadebois). Pourquoi cet homme heureux en ménage, père de deux garçons, en pleine réussite professionnel, quitte tout et risque de tout perdre pour foncer vers Paris ? spoiler: Le scénario ne laisse pas longtemps le spectateur dans l’expectative. Non, il ne s’agit pas d’une question de vie ou de mort : il s’agit de faire ce qui est juste par rapport à ce qui est lâche.
On sent que le personnage de Joseph n’est pas un héros ou un homme exemplaire sur le plan personnel, loin de là, spoiler: il a menti, il a été lâche mais ce soir là, il décide de ne plus l’être.
spoiler: Il a tout à perdre et pourtant il assume enfin ses erreurs.
Il y a quelque chose d’assez noble dans cette attitude certes tardive et ultra risquée, mais il choisi enfin de choisir entre le Bien et le Mal, entre le courage et la lâcheté quitte à en payer le prix. Cette dramaturgie personnelle aurait pu se suffire à elle-même mais des responsabilités professionnelles énormes viennent tout compliquer. spoiler: Il aurait du superviser un énorme coulage de béton le lendemain sur le chantier d’une tour gigantesque et il n’y sera pas. Au téléphone, son second panique, les problèmes administratifs et techniques se multiplient, et lui essaie tout en conduisant de tout régler. Comme il n’a visiblement jamais réussi à réellement déléguer dans le cadre professionnel, son absence est une catastrophe pour le projet.
Là encore, il comprend tardivement qu’il ne faut pas, dans la sphère professionnelle, tout vouloir toujours tout gérer seul. Ce soir là, au volant de sa voiture, Joseph Cross comprends tardivement surement beaucoup de choses. Le pari du film est réussi parce que le film est court, en temps réel, incarné dans tous les sens du terme par un comédien formidable. Mais je ne sais pas si tout le monde y trouvera son compte, sur le fond et dans la forme, « Le Choix » est minimaliste et déroutant. On a presque l’impression d’assister à un exercice de style, un film concept. On ne s’ennuie pas (en 1h15 quand même !), on ne décroche pas mais quand la lumière se rallume dans la salle, on est un peu déconcerté par ce qu’on vient de voir : une performance d’acteur certes, mais au service d’un scénario au final assez léger.
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 novembre 2024
Ma crainte première concernait la capacité de ce format à susciter l’intérêt sur la longueur. Cette mission est accompli, en grande partie grâce au talent de Vincent Lindon et une tension dramatique assez efficace. La contre-partie de cette action minimaliste et de cette mise en scène épurée, c’est que l’on se concentre d’avantage sur les détails. Et là les défauts pullulent. D’abord le personnage de Damien. Surjoué, et peu crédible. Des enjeux très inégaux mis sur le même plan qui décrédibilisent le propos. Des erreurs de montage nombreuses et flagrantes. Le dialogue avec le fantôme du père totalement incohérent avec le personnage. Enfin un reproche tout de même au jeu de Lindon avec ce regard qui quitte très régulièrement la route pour se porter sur l’écran du véhicule comme s’il s’agissait d’une visioconférence. Pourquoi ? Et surtout comment en plus d’une heure de film, à parler, réfléchir, lire, … on a pas un petit écart de conduite.
Jackpopopote
Jackpopopote

30 abonnés 144 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2024
Huit clos efficace car on est tenu en haleine tout au long du trajet. Lindon est toujours aussi sobre que juste dans son jeu.
Sauf erreur, on reconnaît les voix de Devos, Gadebois, Khan et Arbillot qui participent grandement à la réussite du film.
Dommage ce soit un peu trop court sur patte (01h17) car on en voudrait plus.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2024
Ce film est un ouragan. Une originalité inouïe, puisque Joseph Cross est le seul personnage à passer devant la caméra, c'est Vincent Lindon qui joue ce personnage. Egalement car la totalité du film se déroule au volant d'une voiture, où nous suivons km par km, une sorte de "live" de sa vie, par succession de conversations téléphoniques, avec des gros plans sur son visage, et pour simple décor les extérieurs défilant, les images des rétroviseurs, ou des images depuis l'avant du véhicule. Telle une course poursuite d'un quelconque thriller, le rythme du film de Gilles Bourdos, est angoissant, avec une tension exacerbée d'une efficacité redoutable. J'avais reconnu les voix de deux des autres personnages des conversations téléphoniques qui s'enchainent - je ne crois pas que le téléphone refroidisse plus de 5 ou 10 secondes !! - je veux parler d 'Emmanuelle Devos ( son épouse ) et Gregory Gadebois ( son patron ). Une énorme intensité psychologique, presque insoutenable dans les conditions de conduite, on s'attend au mega crash à tout moment. Remake du thriller de 2014 "Locke", dont je ne peux parler car non visualisé, Vincent Lindon est prodigieux, oui encore un fois. J'adore. Je me doute que cela sera très inégalement partagé, mais c'est une performance d'acteur rare. Extraordinaire... !!**
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2024
Dubitatif de prime abord devant le concept pour le moins original du film , 1 acteur dans une voiture tout du long , mais force est de constater que cela fonctionne puisque l'on reste suspendu au lèvres de Vincent Lindon , qui réalise là un tour de force , sur les 1h 16min que dure le film !
Le hors-champ y est pour beaucoup puisque ce qui n'est pas montré existe dans l'imaginaire du spectateur !
A savoir que cette réalisation de Gilles Bourdos est un remake du Thriller Britannique "Locke" sorti en salle en 2014 , chose que j'ignorais totalement !
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2025
Une heure quinze mais malgré ce format court que cela semble long... Peut être faire un film en huis clos relève peut être de la performance avec un seul acteur. Encore faut il pour faire un film qu'il y est une intrigue une accroche. Et là on se lasse très vite et ça devient vite très long.

A éviter donc.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 septembre 2025
Le Choix ne parvient jamais à nous faire sortir de cette voiture lancée sur l’autoroute en direction de Paris : la cacophonie des voix issues des appels qui se croisent, se superposent voire se parasitent n’ouvre que peu de fenêtres sur les différents espaces nommés et décrits spoiler: (le deuxième étage de la maternité, l’attroupement de Roumains occupés à poser des câbles électriques, la chambre conjugal)
et se subordonne à deux contraintes que sont, du point de vue de la forme, un dispositif enfermant et, du point de vue de l’intrigue, une réflexion autour de spoiler: la figure du père raccordée à ses responsabilités et à ses zones d’ombre.
Nous comprenons dès le début que ces voix expriment une spoiler: conscience tourmentée
, et il manque alors le silence vertigineux pour les renforcer. Voir Vincent Lindon s’adresser directement au spoiler: père défaillant
sonne faux, ramène les autres personnages à leur seule prestation vocale. Un exercice théorique non dépourvu d’intérêt mais trop artificiel.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2025
Si ce long-métrage n’était pas qu’un simple copier/coller d’un film américain (« Locke ») sorti onze ans auparavant, on pourrait lui conférer un caractère extrêmement original. Réalisé par Gilles Bourdos en 2024, il s’agit d’un huis clos porté par un seul et unique acteur : Vincent Lindon au volant de sa voiture. D’appels téléphoniques en conversations tendues, le récit contient une atmosphère anxiogène. Il faut également saluer le travail de mise en scène avec des plans variés au sein de l’habitacle de ce véhicule. Néanmoins, le scénario reste très linéaire en raison d’un enjeu trop vite dévoilé. Bref, un concept atypique qui brille surtout par sa performance formelle.
Totone_au_ciné
Totone_au_ciné

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 octobre 2025
Je n’ai tout bonnement pas compris l’intérêt de ce film. Une voiture, un personnage et des appels téléphoniques pendant plus d'1h. Pour autant, le rôle de Vincent Lindon est tout de même bien tenu et les dialogues convaincant mais on décroche et on s'en lasse assez rapidement malheureusement.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 novembre 2024
Joseph Cross est un chef de chantier respecté. Un soir, à la veille d’une manœuvre historique, il doit quitter le chantier pour une raison personnelle. Sur le trajet, il enchaîne les coups de fils pour gérer les différents fronts qui s’ouvrent devant lui. Intégralement porté par Vincent Lindon, ce film pâtit de son dispositif. L’idée de départ ferait un très bon court métrage mais finit par tourner en rond.
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2024
Quel rôle pour l’excellent Vincent Lindon ! On reconnaît ses partenaires de téléphone et ça peut être un jeu pendant la projection. Visiblement, la Renault Austral est un bon véhicule qui pourra être nommé aux César du meilleur décors. Belle histoire ou le temps passe vite .
Olivier Levigne
Olivier Levigne

37 abonnés 453 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 novembre 2025
Ma critique du film : Le Choix

spoiler: C'est un film original. Très original. Un film comme un pari. Même s'il semble que ce soit un remake d'un film américain, Locke, un film de Steve Knight avec Tom Hardy, sorti 11 ans avant, un film que je n'ai pas vu. Je l'ai regardé en replay Canal un vendredi soir de novembre 2025. J'aurais aimé regarder ce film au cinéma. Je ne sais pas si ce rôle aurait pu être confié à un autre acteur que Vincent Lindon. Il interprète très bien. Je ne sais pas si ce film fait appel à des situations que le spectateur aurait pu vivre, si ce film va faire réfléchir certains ou pas. Les moments où il faut faire un choix et assumer les conséquences du choix, qui a vécu ce genre de moment ? Mais surtout, c'est la construction du film qui est remarquable. Faire un tel pari est osé. Fallait l'oser. C'est parce qu'on aime le cinéma et parce qu'on aime quand le cinéma produit des choses très différentes qu'on va regarder un tel film. Je comprends, pour une fois, que des spectateurs vont mettre la note de ZERO et dire qu'ils se sont endormis, d'autres mettre la note de CINQ et dire qu'ils ont pris une claque. Mais pour être précis, je n'ai pas vraiment aimé ce moment de cinéma. Je ne me suis pas emmerdé, j'ai été même épaté par la construction, mais je n'ai pas apprécié, probablement pas à sa juste valeur, ce moment. Pour être très précis, je crois que je n'ai pas trouvé ça crédible. Le mec est ingénieur, chef de chantier, et il se comporte comme un adolescent. Annoncer l'adultére au téléphone me semble très léger. Partir immédiatement et arriver quand même trop tard me semble léger. Des détails plus qu'il n'en faut sur l'opération coulage de béton montrent que ce n'était pas si prêt que ça, n'est-ce pas trop léger ? Le déblocage de la route au dernier moment, vraiment trop léger, non ? Les appels de la maternité, cela me semble un peu léger également. Enfin. Et puis, il y a des choses peut-être trop crédibles. Les discussions avec la hiérarchie, même si c'est lourd, très vraies. Les discussions avec ses collaborateurs, moitié incapables, moitié alcooliques, très vraies. Parler en off avec son père, c'est un peu lourd aussi, mais tellement fort. Vraiment. Par contre, les détails sur le match de foot sont pour moi, bien insuffisants par rapport aux autres détails. C'est ce match qui mobilise tout ce que les enfants disent au père. A comparer aux autres détails des discussions. Enfin. Le moment de mettre une note est venu. Pas facile. Si je devais mettre une note à la prestation de Lindon, je mettrais 5. Si je devais noter la manière dont cela a été construit, les différents dialogues pour gérer le fil de l'histoire, idem. Mais je vais mettre une note au film, à l'oeuvre cinématographique. Je vais mettre 2,5, j'ai finalement décidé que ce moment de cinéma a été un moment MOYEN.

Si vous aimez le cinéma, vous devez pourtant regarder ce film.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes :
 Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + le chois" sur YouTube !
 Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !

Un homme, un volant, une nuit. Le Choix est un de ces films qui ne s’excusent pas d’être ce qu’ils sont : un pari de mise en scène, une austérité assumée, un vertige intérieur. Gilles Bourdos prend le risque du minimalisme extrême, et contre toute attente, le frisson est là, tapi dans les interstices du silence, dans la tension d’une voix au bout du fil, dans l’inéluctable montée d’un drame intime.

Vincent Lindon, monumental dans le rôle de Joseph, porte à lui seul ce huis clos roulant. Chaque soupir trahit un doute, chaque hésitation est une faille qui s’ouvre sous ses pieds. Il joue avec une retenue foudroyante, donnant au moindre frémissement une densité rare. Lindon n’incarne pas, il est. Son jeu, tout en retenue, ne force jamais l’émotion mais la laisse naître dans l’attente. On le regarde se décomposer, prisonnier d’une mécanique infernale qu’il ne maîtrise plus. Il lutte contre l’inévitable.

Bourdos orchestre cette partition avec une rigueur implacable. On pense forcément à Locke de Steven Knight, ce thriller existentiel où Tom Hardy affrontait son destin à travers des appels téléphoniques. Mais ici, la mise en scène ne cherche pas la fluidité. Elle pèse, elle enferme, elle broie. L’habitacle devient une arène où Joseph se débat avec ses erreurs, cette fatalité qui s’abat sur lui à chaque sonnerie. L’atmosphère est tendue, suffocante et impitoyable.

Les voix d’Emmanuelle Devos, Pascale Arbillot et Micha Lescot existent sans jamais apparaître. Elles incarnent la pression sociale, affective, familiale qui s’insinue à travers le téléphone. Bourdos joue sur cette absence pour densifier la solitude de son protagoniste. Tout repose sur ce qu’on ne voit pas mais qu’on ressent. L’invisible devient une présence pesante, oppressante, presque étouffante.

Certains crieront à l’exercice de style. On pourra reprocher à Bourdos une sécheresse. Mais c’est là que réside la force du film. Dans cette rigueur, une vérité. Dans cette économie de moyens, une richesse infinie. Ce n’est pas un film que l’on regarde passivement, c’est un film qui s’éprouve, qui nous confronte à nos propres choix. Chaque silence, chaque variation devient une matière dramatique intense.

Le Choix est une leçon de cinéma : quand l’essentiel est là, tout le reste devient superflu. Un homme, un volant, une nuit. Et nous, accrochés à chaque souffle, suspendus à chaque silence, incapables de détourner le regard. Un film qui finit par nous hanter bien au-delà du générique, nous laissant face à nos propres décisions.
Danièle LE CHAPELIER
Danièle LE CHAPELIER

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2024
Vincent Lindon est exceptionnel dans ce film ... Dès la 1ere minute, on est dedans et quelle prouesse ce jeu d'acteur, alors que toutes les scènes se passent dans une voiture. Un très beau film 
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse