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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 août 2025
L'an dernier, on aurait bien vu "Les graines du figuier sauvage" obtenir la Palme d'Or au Festival de Cannes. Lorsqu'on apprend que Mohammad Rasoulof, le scénariste et réalisateur de ce film et de nombreux autres chefs d’œuvre du cinéma iranien, est le scénariste de "7 jours", film plus ou moins inspiré par la figure de Narges Mohammadi, militante iranienne pour les droits humains et Prix Nobel de la paix en 2023, on se dit que cela vaut le coup d'aller voir ce film même si Rasoulof a dû abandonner l'espoir de le réaliser lui-même et a chargé un ami, Ali Samadi Ahadi, d'en assurer la réalisation. A sa vision, on ne peut pas s'empêcher de se demander si le film qui, ne le cachons pas, souffre de pas mal de défauts, aurait été meilleur s'il avait été réalisé par Rasoulof en personne. Pas sûr, car on trouve déjà des défauts dans le scénario. Un scénario qui nous fait croire au début qu'on va être en permanence dans le conflit moral vécu par Myriam, emprisonnée depuis 6 ans et qui n'a droit qu'à une permission de 7 jours pour raison médicale, qui pourrait en profiter pour quitter l'Iran et aller rejoindre ses enfants et son mari en Allemagne, mais qui est prise entre l'amour pour ses enfants et son combat pour la liberté. Un scénario qui, en fait, consacre la moitié du film à une sorte de docu-fiction, certes pas inintéressant mais beaucoup trop long, sur les filières utilisées pour arriver à fuir l'Iran en passant par les montagnes. Par contre, on peut mettre au seul débit de la réalisation la scène qui voit la conductrice d'une voiture dans laquelle se trouve Myriam quitter la route des yeux à plusieurs reprises pendant 10 à 15 secondes à chaque fois. Quand on met une voiture sur la plate-forme d'un camion pour qu'on puisse voir le paysage défiler, on fait en sorte de rendre un minimum crédible la fausse conduite du véhicule ! Pour le reste, pour les scènes de famille dans ce qui est censé être un petit village turc près de la frontière avec l'Iran, il y a débat : est-ce à cause du scénario ou de la réalisation qu'elles ne dégagent pas l'émotion attendue, quand bien même elles font parfois plus que flirter avec un mélo plein de pathos ?
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2025
En offrant un récit aussi épique, que très intime, SAMADI AHADI nous emporte dans un moment de cinéma qui est aussi juste dans le traitement de ses héros, que simplement radical dans son propos politique et humaniste
Marina Leconte
Marina Leconte

2 abonnés 21 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2025
Choisir entre sa vie de famille et son destin de militante. Un film assez émouvant. Cependant, j’ai trouvé qu’il y avait certaines longueurs et pas assez de scènes de suspense alors que le sujet s’y prêtait particulièrement. En tout cas, lorsqu’il y avait des scènes de suspense, je n’ai pas ressenti les émotions qu’il fallait.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2025
Coécrit par Mohammad Rasoulof, Sept jours n'a pas la puissance de ses propres films en tant que réalisateur, mais trace sa voie de manière sensiblement efficace, entre thriller politique et drame familial. Son personnage principal est une héroïne, militante iranienne qui profite d'une semaine de "liberté" pour raisons médicales. Son parcours, durant ces journées, s'inscrit comme une quête personnelle, pour retrouver ses proches, avec le dilemme du départ ou non du pays en tête. La tension et l'émotion se conjuguent dans cette courte parenthèse de vie d'une femme qui a tout sacrifié pour une lutte qu'elle place au-dessus de tout. Le film met bien l'accent sur le fait que si un homme était dans la même situation, personne ne lui contesterait le droit de mettre sa famille au second plan pour ses idéaux. Ici, le choix à faire est encore plus douloureux car dans un cas, il sera mal compris de ceux-là mêmes qui sont les plus proches de soi. La mise en scène de Ali Samadi Ahadi est peut-être plus convaincante dans les scènes d'action et de suspense mais elle fait globalement bien le travail, dans une nouvelle illustration du courage qui est nécessaire, à l'intérieur même de l'Iran, pour ne pas plier devant un régime aux préceptes d'un autre âge et de plus en plus crispé sur son pouvoir maléfique.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2025
Une figure de proue du militantisme pour les droits de la femme en Iran est enfermée dans de mauvaises conditions pendant des années, commence à avoir des problèmes de cœur, et a finalement droit à un petit répit d'une semaine pour prendre l'air (on craint qu'elle ne passe l'arme à gauche prochainement). La Dame entreprend donc spoiler: d'utiliser cette semaine pour traverser tout le pays,
seule, sans autre moyen de défense que sa grande gueule (ce qui est peu, face aux conducteurs de bus dont elle ne sait rien, aux passeurs à l'air louche et aux rumeurs obscures à leur sujet... On transpire souvent de ce qui pourrait arriver à cette Dame), afin de retrouver sa famille une dernière fois, et revenir en prison (car, comme elle le dit : non, elle ne spoiler: s'échappera pas pour se soigner et vivre
, car si elle fuit, c'est qu'elle est fautive, or, son combat n'est pas un crime. Respect, vraiment, respect.). Vishka Asayesh porte à bout de bras ce road-trip cahoteux, plein d'émotions, qui n'hésite pas à mêler le malêtre d'enfants (les victimes auxquelles on ne pense jamais) à un combat politique plus grand qu'une femme, qu'une famille. Sept Jours est un film dont on ne ressort pas indemne, dont on grave l'histoire vraie quelque part au fond de sa mémoire, en se promettant de s'en inspirer un jour (sur sept). Un film gorgé d'émotions, d'empathie envers une histoire vraie qui impose le respect le plus profond.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2025
Inspiré de la vie , avec des libertés de fiction , de Narges Mohammad ( Militante Iranienne des Droits Humains c'est là un film percutant qui pose une nouvelle fois la question de l’exil face à un Régime Totalitaire et de la capacité à changer les choses depuis l’extérieur !  Dans le rôle principal, l’actrice Vishka Asayeh, bannie du Cinéma Iranien d’État pour avoir interprété le rôle de Myriam tête découverte, touche au cœur et livre une prestation remarquable ! 
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2025
Un sujet hautement droitdelhommiste qui ne peut que toucher les consciences. Mais l’interprétation appliquée de Vishka Asayesh peine nous faire comprendre l’attitude et les décisions du personnage qu’elle incarne, la nobelisée Narges Mohammadi
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2025
Maryam est une militante pour le droit des femmes en Iran. Enfermée dans une prison par le régime des mollah, elle est libérée pour sept jours suite à des problèmes cardiaques afin de se soigner. Profitant de cette occasion inespérée, la famille de Maryam organise sa fuite du pays pour qu'elle puisse retrouver son mari et ses enfants partis vivre en Allemagne. Problème : cela revient à abandonner le combat si cher à ses yeux. En salle le

spoiler: "Sept Jours" est une histoire pleine d'humanité et d'émotions mettant en scène la complexité des sentiments d'une femme engagée envers sa famille et ses combats. J'ai aimé que le personnage du mari ne tombe pas dans le cliché et ne soit pas un obstacle aux choix de sa femme. C'est évidemment plus compliqué pour les enfants qui adoptent deux positions très différentes. L'actrice qui joue Maryam déchire l'écran et interprète incroyablement cette femme forte et optimiste quant à l'avenir de son pays. Dommage qu'on ne nous montre jamais les nombreuses femmes qui comptent sur elle et son militantisme, ça rend certains choix envers sa famille difficiles à comprendre.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2025
Ce film librement inspiré du destin de Narges MOHAMMDI, militante et activiste iranienne et prix Nobel de la Paix en 2023, est tout simplement bouleversant et émouvant. La réalisation est parfaite dans son intensité dramatique et est bien soutenue par un bon scénario de Mahommad RASOULOF, réalisateur de nombreux films iraniens primés. On ressent bien dans ce film l’abnégation et les tiraillements de cette femme avec sa famille exilée. Tout cela est très prégnant dans ce film qui nous tient en haleine jusqu’à son terme.

Bernard CORIC

(Film visionné en projo de presse le 02/07/2025 au Club 13 à PARIS )
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 août 2025
Le scénario écrit par le cinéaste iranien Mohamed Rassoulof réfugié en Allemagne pour échapper à une peine de prison dans son pays, semble inspiré de son propre parcours.

La première heure suit le parcours de fuite d'une opposante au régime des mollahs pour retrouver son mari et ses deux enfants réfugiés en Allemagne qui l'attendent à la frontière turco-iranienne.

La deuxième partie développe un aspect inattendu du scénario. Faut il choisir son rôle de mère et sa famille ou continuer le combat militant de l'intérieur ?

La réponse donnée par le scénario est pour le moins extrêmement discutable et même contestable.

Si le personnage principal est sans doute experte dans son activité militante, ses notions de psychologie, notamment à l'égard de ses enfants, ( me ) paraissent totalement absentes ( comme lui fait observer sa fille ), ou alors totalement altérées par son séjour en prison.

Le sujet à été abordé, ou plutôt décliné, par le passé. Je pense à Alain Resnais dans son formidable " la guerre est finie " ou par le guatémaltèque César Diaz dans son dernier opus ou il dirigeait la française Bérénice Bejo. Ce sont les références qui me viennent spontanément à l'esprit.

Il n' est pas impossible que Rassoulof se projette dans son personnage principal. L'exil politique est un total déchirement et c'est peut-être finalement le sous texte du dernier plan.
Fabienne L
Fabienne L

25 abonnés 31 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2025
Tout est intelligent dans ce Film et tous les choix de réalisation cohé film est poignant et nous entraîne en Iran dans les déchirures d'un pays malade avec l'histoire d'une femme engagée face à un choix déchirant entre ses enfants et son engagement.
Olivier Levigne
Olivier Levigne

37 abonnés 453 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2025
Ma critique de 7 jours.

Synopsis : une femme, militante iranienne emprisonée dans une prison de Téhéran, profite d'une semaine de "liberté" pour raisons médicales. Son mari éxilé en Allemagne organise sa fuite. Avec l'aide de passeurs et un voyage difficile elle retrouve son mari et ses enfants dans un village frontalier, en Turquie, mais ira t'elle plus loin ou pas ?

Coécrit par Mohammad Rasoulof, ce film n'a peut être pas la puissance de ses propres films en tant que réalisateur, mais on y reconnait quand même sa patte ; c'est une oeuvre entre thriller politique et drame familial, dans la lignée de bons films iraniens qu'on a apprécié ces dernières années.

Vu un lundi soir dans mon cinéma de quartier.

J'ai beaucoup aimé.
J'ai beaucoup aimé l'interprétation de l'actrice principale, elle est formidable et heureusement car dans ce film, elle est omniprésente, elle éclabousse l'écran à chaque instant, par sa présence, sa voix, ses mouvements, ses doutes, ses rires, ses pleurs et etc.
Je dirais aussi que les interprétations des personnages secondaires sont bonnes. Les enfants, entre autres.
J'ai bien aimé les décors, les costumes, les dialogues (même si vu en .)
J'ai surtout aimé la réflexion que ce film va inmanquablement pousser chaque spectateur à avoir.
Que ferions nous à sa place ?

Que ferions nous à sa place ?
C'est une question essentielle. Mais que ressentirions nous à la place des enfants, du mari ?
Le dilemme entre destin, devoir et famille poussé à l'extrème. Le choix entre lutte et exil.
Ce film est fort pour cela.

Le scénario n'est pas mal fait. J'aurais par exemple préféré le passage road movie où elle passe d'autobus en jeep et puis à cheval et finalement à pied, moins long. J'aurais par exemple aimé qu'on aide à comprendre sa célébrité en Iran. Mais ce n'est pas important. Il y a quand même du suspense et des rebondissements, bien amenés.

Signalons qu'il y a quand même quelques coquilles de réalisation (quand sa copine conduit et qu'elle ne regarde pas la route par exemple). Pas important non plus.

Le moment de donner ma note est venu. Je n'étais pas loin de donner la note de 5.
Je donne la note de 4,5 et je déclare que c'est Excellent, mais pas loin du chef d'oeuvre.
Il faut aller le voir.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2026
Maryam, militante emprisonnée, obtient une rare permission de sortie et doit choisir entre fuir à l'étranger et poursuivre son combat dans son pays. Un dilemme moral qui met très longtemps à se matérialiser alors qu'on connaît ses intentions rapidement. Évidemment, ça peut évoluer une fois qu'elle retrouve ses proches, car être à leurs côtés peut lui faire changer d'avis, car ça lui donne un aperçu de la vie que son combat lui a pris et ça devient intéressant à ce moment-là, mais c'est un peu tard. Avant ça, c'est juste une simple traversée identique à celle des films sur des migrants. On nous parle de dangers et on a l'impression de voir une espionne entre les changements de portables et tout le reste, mais il n'y a aucune tension. Aucun des aspects du film n'est pleinement convaincant et ça rend le visionnage vraiment frustrant. En somme, il n'y a rien de spécial.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 septembre 2025
Myriam (Vishka Asayesh) est une militante féministe incarcérée depuis six ans en Iran. Son mari et ses deux enfants se sont exilés en Allemagne. Myriam bénéficie d’une permission exceptionnelle de sept jours pour raison de santé. Son frère, à son insu, a organisé sa fuite pour lui permettre de rejoindre sa famille qui l’attend, en Turquie, de l’autre côté de la frontière.

Le cinéma iranien affiche décidément une remarquable vitalité. Jafar Panahi s’est vu décerner la Palme d’or pour "Un simple accident" dont on attend la sortie avec impatience le 1er octobre. Ces derniers mois, je me suis enthousiasmé pour "Les Graines du figuier sauvage", "Tatami", "Chroniques de Téhéran", le diptyque "The Wasteland"/ "The Wastetown", "L’Odeur du vent… Pas plus tard que la semaine dernière, j’exprimais quasiment au mot près les mêmes réserves devant "La Femme qui en savait trop".

Cette surabondance a hélas ses défauts. Elle prive les films iraniens, désormais monnaie courante, du parfum d’exotisme que les premiers, si rares, exhalaient. Elle va même parfois jusqu’à créer un effet de redite.

C’est le cas de "7 jours" dont j’ai scrupule à dire qu’il m’a semblé redondant avec d’autres déjà vus, tant son héroïne qui emprunte certains traits à Narges Mohammadi, militante des droits civiques, Prix Nobel de la paix en 2023, est admirable. Mohammad Rasoulof, le réalisateur des Graines du figuier sauvage, du Diable n’existe pas et surtout de Un homme intègre en a cosigné le scénario. Condamné à la prison, il a quitté l’Iran pour l’Allemagne. C’est là où vit également le réalisateur Ali Samadi Ahadi. Autre exilée : l’actrice Vishka Asayesh vit depuis peu en France.

L’exil est le sujet du film. Son héroïne est tiraillée entre deux impératifs contradictoires. Le premier est la lutte qu’elle mène dans son pays, depuis la prison. Elle estime que quitter l’Iran, même en poursuivant le combat depuis l’étranger, serait trahir ses engagements et donner raison aux mollahs. Le second est la douleur que lui cause la séparation d’avec son mari et ses enfants, douleur exacerbée par la parenthèse miraculeuse que constitueront leurs brèves retrouvailles dans un petit village turc enseveli sous la neige, douleur encore accrue par l’injonction patriarcale qui lui est adressée de ne pas trahir son rôle d’épouse et de mère.

Partira ? partira pas ? On sait par avance le choix qu’opèrera Myriam même si le film repose sur ce faux suspense. La seule hypothèque est son état de santé dont on se demande, s’il se détériore, s’il ne résoudra pas le dilemme qui se pose à Myriam sans qu’elle ait à le trancher.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2025
Un très beau scénario et la sensibilité des acteurs rendent ce film presque incontournable…..Ajoutons la beauté de la photographie, la ruralité apprivoisée, et un propos politique subtil, le film a en fait beaucoup de qualités, même de l’action et un côté thriller dans sa première moitié, Le film se divise en deux volets, la fuite, le repos familial….Il y a quelque chose de brillant dans la réalisation, qui fait qu’on ne lâche rien pendant deux heures….Tout est question de choix pour l’héroine, de conscience, le spectateur peut aussi prendre parti, c’est une des subtilité du film…..Du cinéma iranien doué de talent. On en redemande même à Téhéran. Je conseille bien volontiers …..
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