Le Crime De Monsieur Lange
Note moyenne
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Teresa L.
Teresa L.

21 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2013
Primo les acteurs sont tous irradiants- Florelle la belle (mais déterminée) Valentine, Maurice Baquet en amoureux fou de vélo, Itkine jeune retraité... pour mentionner ceux dont on parle le moins. Le dialogue est parfois ardu à saisir mais il est empli de détails qui reviennent, qui s'échappent. Ce qui sert le film étant donné que tout le monde- ou presque- déjante dans son coin, du concierge obsédé par "les ordres écrits" et qui "(se) cause à soi-même, parce qu' (il s') estime" à l'ancien inspecteur procédurier qui inconsciemment flanque tout par terre, au rôle-titre, agréable benêt qui se laisse filouter par un patron escroc. C'est l'une des meilleures définitions du boomerang cinématographique. On peut penser aussi au processus de sublimation vu dans la seconde partie du film, lorsqu'Arizona Jim est porté à l'écran ("...heureusement l'enfant ne vécut pas"). Peu de films sont aussi euphorisants. Si la haine anti-Renoir n'a jamais faibli, elle perd son temps avec ce film conçu non sans arrière-pensés mais dont le résultat fait toujours autant plaisir à voir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 juillet 2011
j ai eu énormément d 'émotion quand j ai revu ce film et ce que je voudrais c est qu' aujourd hui , la France ressemble un peu à cette équipe de copains du journal.
Tendax_montpel
Tendax_montpel

41 abonnés 631 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2011
J'ai toujours un sentiment de culpabilité quand je note mal un vieux film français, surtout d'un grand monsieur comme Renoir. Le scénario est très bon, mais la forme m'a totalement repoussé ; la faute à un jeu beaucoup trop théâtral à mon goût et à une réalisation qui s'attarde sur des à-côtés...
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2014
Un film à ne pas manquer pour au moins deux raisons. D'abord, il se passe en 1935, entre le 6 février 1934 et l’arrivée du front populaire, c’est un témoignage inestimable de cette époque que les parents des octogénaires actuels ont vécu. Aucune reconstitution aussi soignée soit elle ne pourrait restituer la réalité des lieux, de la mode et de la façon d’être de tous ces personnages dont le seul but était de vivre le plus intensément possible. Bien entendu, ce sont des comédiens que nous voyons mais ils jouent la réalité comme le fait en 2013 Catherine Deneuve dans ‘’Elle s’en va’’. Ensuite c’est l’unique rencontre entre le talent de Jean Renoir et le génie littéraire inventif de Jacques Prévert. Pour moi l’esprit du film, c’est Prévert, Renoir ne s’étant occupé que de la forme sinon il n'aurait pas cautionné certains aspects militants dont le pire : l’exécution de Batala puis sa justification par un pseudo tribunal constitué par les clients d’un café-hotel. Il serait aussi intervenu sur quelques lourdeurs comme l’appel d'un prêtre ou la blague lors de la mort du nouveau-né, Prévert ne sachant pas se retenir. Peu importe après tout, cette fable est fort divertissante et Renoir grace à sa mise en scène a su lier par son agilité tous les personnages, nous faisant ainsi ressentir l’étonnante promiscuité affectueuse des occupants de l'immeuble. A cette époque, on utilisait les vieux espaces avant de penser à concevoir les lieux en fonction du développement de diverses activités nouvelles. Evidemment, il ne faut pas oublier les merveilleux acteurs principalement 3 femmes : Valentine, Estelle et Edith fort différentes mais toutes aussi belles que désirables. Certains défauts cependant me gênent pour encenser ce film, son mauvais son mais qu’y faire ? Ses cotés excessifs, surtout Jules Berry, une certaine négligence cinématographique par moments dont quelques balayages prolongés sur des espaces vides mais surtout le flash-back raconté par Florelle qui ne répond à aucune logique et qui en plus montre, les trois quart du temps, des scènes qu'elle n’a jamais pu voir.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 juillet 2010
Réalisé dans les années 30 par Jean Renoir, Le Crime de Monsieur Lange est pour moi une déception.
Malgré la bonne interprétation des comédiens, dont un René Lefèvre très à l'aise dans son rôle d'Amédée Lange, l'intrigue s'avère assez rapidement ennuyeuse et de plus j'ai trouver la mise en scène de Renoir guère inspirée ( on est loin de la superbe mise en scène d'un de ces films précédent, Boudu sauvé des Eaux ).
Petit lot de consolation tout de même, en ce qui concerne la photographie qui était des plus soignées pour l'époque, mais bon l'ensemble de l'oeuvre est tout de même très décevante à mon goùt...
Gonnard
Gonnard

287 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 novembre 2009
Petit film mignon voire naïf sur un pauvre type, un looser né, qui accède à la notoriété et trouve l'amour. C'est assez niais et caricatural : le patron odieux, les femmes vouées au rôle de boniches-objets sexuels, le héros qui réussit malgré lui, ... Rien de palpitant par ailleurs, c'est le train-train d'un journal que Renoir nous décrit. Pas conquis donc.
Yves G.

1 845 abonnés 4 010 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2018
Amédée Lange et Valentine se réfugient dans un hôtel à la frontière belge. Monsieur Lange est recherché pour meurtre. Valentine se propose de raconter aux clients de l'hôtel son histoire pour les laisser apprécier sa culpabilité.

"Le Crime de Monsieur Lange" commence comme un film noir. Mais il continue bientôt sur le mode de la fable politique.

Comme King Vidor, Jean Renoir filme un microcosme. On n'est pas dans une ferme collective comme dans "Notre pain quotidien", mais dans un immeuble parisien. Au rez-de-chaussée une blanchisserie dirigée d'une main ferme par Valentine (Odelle Florelle qui avait joué une émouvante Fantine dans "Les Misérables" de Raymond Bernard et qui mourut en 1974 dans la misère à La Roche-sur-Yon - je me demande ce qui est le pire : mourir dans la misère ou à la Roche-sur-Yon ?). À l'étage une salle de presse où sévit l'infâme Paul Batala (Jules Berry au sommet de son art) qui se joue de la crédulité de ses employés, hommes et femmes, pour les abuser. Batala met enceinte une des employées de Valentine. Il usurpe à Amédée Lange (René Lefevre, jeune premier prometteur... qui ne tint pas ses promesses) ses textes pour les publier. Pourchassé par ses créanciers, Batala déménage à la cloche de bois et disparaît dans un accident de chemin de fer.

Comme King Vidor, Jean Renoir filme, un an avant le Front populaire, une expérience collectiviste : les employés de Batala se constituent en coopérative et transforment, à force d'abnégation et de bonne humeur, une entreprise en redressement en florissant commerce. Mais hélas, comme on pouvait le craindre, Batala n'est pas mort et revient, le soir de Noël, déguisé en abbé, faire chanter Lange et Valentine.

"Le Crime de Monsieur Lange" réunit deux monstres sacrés du cinéma : Jean Renoir à la réalisation - qui va signer ses deux chefs d’œuvre "La grande illusion" et "La Règle du jeu" - et Jacques Prévert au scénario. Leur collaboration fait merveille. Les textes de Prévert sont aussi truculents que poétiques (on entend un "Embrassez moi" qui annonce "Le Quai des brumes"). La caméra de Renoir virevolte : on étudie dans toutes les écoles de cinéma le panoramique à 180° utilisé pour filmer la scène du crime. Mais c'est peut-être les scènes de groupe qui sont les plus réussies. Les comédiens étaient unis dans une complicité qui n'était pas que de façade. La plupart faisait partie du Groupe "Octobre", une association agit-prop et libertaire proche du Parti communiste. Ensemble, ils ne tournaient pas seulement un film ; ils réalisaient un idéal.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2012
« Le » film du Front populaire où Renoir révéla sa sensibilité de gauche. À travers l’histoire de cette petite entreprise transformée en coopérative par les employés après la mort supposée du patron (haïssable et extraordinaire Jules Berry), c’est la question essentielle de ce qu’un individu a le droit de faire au nom de la collectivité qui est posée ici. On peut admirer une construction pleine de maîtrise, d’inventivité et de force, le récit reposant sur un seul et unique flash back (pas si fréquent à l’époque) qui donne tout son poids à la fin, où l’accusé est acquitté par une sorte de tribunal populaire improvisé. Comme toujours chez Renoir, les personnages sont truculents et bien dessinés, les prises de vue sont impeccables, alternant les images d’intérieur de l’entreprise et les extérieurs de la fuite des amants, synonyme de liberté. Un film à voir en tant que témoignage d’une époque et d’un cinéma d’auteur porté à son plus haut niveau.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 773 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 avril 2015
Une maison d’édition dans le plein centre de Paris tenue par M.Batala ; ce dernier est criblé de dettes et pousse son entreprise à la faillite. Avant cela, il a su extirper les droits d’auteurs d’un jeune écrivain auteur des aventures d’ « Arizona Jim » . Batala devant le naufrage prend la poudre d’escampette ; les salariés prennent le pouvoir de l’entreprise sous une forme de coopérative ; l’entreprise devient florissante et c’est le moment que choisit Batala pour réapparaître et récupérer la mise.
On est pile un an avant la prise de pouvoir du Front Populaire et ses avancées progressistes ; ce film est donc férocement ancré dans l’état d’esprit de son époque. L’utopie du monde des petites gens se dressant contre l’exploiteur pour reprendre l’outil de production à son compte. Renoir, dans ses films d’avant guerre, épaulé de Prévert, ne cachait pas ses convictions politiques proche du communisme premier : idéalisme de classe ouvrière, croyance en la solidarité ouvrière contre les patrons voyous,… çà vous rappelle pas un peu notre époque. Renoir et Prévert restent tout de même honnêtes en ne réduisant pas la bourgeoisie à être dans le camp des exploiteurs. En effet, ils nous donnent à voir une communauté d’intérêt se formant spontanément en fonction de la topographie urbaine (utopie socialiste encore…). Dans cette cour où le groupe va se former un bourgeois va donc aussi s’associer aux ouvriers, typographes, scribouillards, blanchisseuses, concierge,… L’intrigue est simple mais ne constitue pas l’intérêt principal du film ; la vision rêvée du monde de demain dans cette époque d’avant guerre est exaltante.
Ensuite la mise en scène est dynamique, mobile, spatiale, en plans séquences majestueux ; les comédiens sont aussi toujours en mouvement… çà vit clairement sur la pellicule… quelle gageure lorsque que l’on connaît le poids des caméras de l’époque et le prix de la pellicule… Renoir est un artiste… André Bazin a même décrit à l’époque le célèbre panoramique à 360° et à contresens de la scène finale ; du grand art dont un croquis a été rendu.

Gageure aussi de filmer comme au théâtre tout dans une seule cour comme Hitchcock, 20 ans plus tard, avec « Fenêtre sur cour ».
Et puis au scénario, au dialogue et présent sur tout le tournage ; Prévert, un monstre aussi.

Et pour finir concernant le son médiocre Jean Renoir a dit : « D’ailleurs, le fait qu’on ait tourné dans cette cour explique aussi la mauvaise qualité du son…mais je préfère un mauvais son à un doublage. ».

A voir absolument… Et pour les curieux, ébloui par l’interprétation de Florelle… J’ai été consulté la bio d’une actrice ayant tourné avec les plus grands et tombée dans l’oubli… Triste
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2017
C'est une fable ! Elle est d'une naïveté désarmante et d'un manichéisme confondant. Pourtant le film a des côtés attachants, la réalisation est excellente, la direction d'acteurs également. Jules Berry est grandiose (Il sauve le film à lui tout seul) et les femmes sont jolies (Florelle en tête), Certaines scènes sont assez drôles spoiler: (le pépé qui chante "C'est la nuit de Noël") voire surréaliste (le dialogue entre Berry et le curé)
. Donc au final une impression mitigée : ça se laisse voir mais comparé à ce que fera Renoir dans les années suivantes, il n'y a pas photo.
chrischambers86

16 163 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2009
"Le crime de M. Lange", sur un scènario de Jacques Prèvert, est le vèritable manifeste d'un nouveau rèalisme poètique et social! Ce film consacra Renoir comme cinèaste de gauche, tout entier au service de la classe ouvrière! Les personnages reprèsentent parfaitement l'èpoque du Front populaire, car ils ont le mèrite d'être vrais! Leurs espoirs et leurs sentiments sont ceux de la masse des français de l'èpoque, et le crime que commet M.Lange (magistral Jules Berry) est interprètè comme un acte de justice et de salubritè! Les ressorts psychologiques qui conduisent le hèros à tuer n'ont rien à voir avec la passion ou la nèvrose! Le film est fondè sur la gènèrositè, la ferveur et le courage avec une mise en scène dètonnante de virtuositè dècorative et d'improvisation! Un vèritable cinèma engagè vient de naitre avec ce grand classique des annèes 30 à la photographie très soignèe...
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2012
Porté par l'enthousiasme de toute une époque (l'avènement prochain du fameux Front Populaire), «Le Crime de Monsieur Lange» est empli d'une naïveté touchante, bien qu'il ait quelque peu subit les outrages du temps : si Renoir a su capter l'intensité et l'essence d'un moment bien particulier avec brio, il a par contre exposé son film à un relatif vieillissement prématuré. Comparé aux autres fleurons du réalisme poétique à la Prévert, «Le Crime de Monsieur Lange» se révèle en effet un peu en deçà, la faute surtout à une interprétation certes remarquable, mais parfois datée (tout comme certains dialogues). Dominé par un Jules Berry cabotin mais au final parfait dans son rôle de crapule sympathique, révélant la sensibilité de René Lefèvre, porté par un excellent casting féminin, «Le Crime de Monsieur Lange» est ainsi une nouvelle fois l'occasion pour Renoir d'exprimer son talent de directeur d'acteurs. Pour le reste, le long métrage de Jean Renoir est une réussite de plus à ajouter à son crédit, puisqu'il parvient à nous offrir un film simple et beau, poétique et engagé à la fois. La photographie s'avère excellente, mais par dessus tout ce sont ses mouvements d'appareil que l'on retient (esthétiquement parlant bien sûr) : sans compter le célèbre panoramique/travelling final, Renoir exploite au maximum son décor de cour circulaire tout en chargeant de sens sa virtuosité formelle, puisqu'elle dévoile les divers personnages tout comme leurs intentions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Tantôt mélancolique tantôt euphorique, un très beau long métrage, à voir sans hésiter! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
pierrre s.

554 abonnés 3 426 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 février 2019
Un drame d'un ennui mortel, dans lequel un pauvre type, naïf et crédule, se laisse abusé par un méchant patron, avare et malhonnête. Caricatural.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 septembre 2011
Les qualités cinématographiques ne manquent pas et sont habituelles chez ce grand réalisateur. Les acteurs sont très bons mais le tout manque de consitances, de force, d'impact. Agréable malgré tout.
AMCHI

6 943 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 mars 2017
Certains seront sans doute choqués par ma note mais j'ai trouvé Le Crime de M. Lange le type même du vieux film complètement démodé avec une mise en scène terne, un jeu d'acteur gentil mais les personnages ne suscitent aucun intérêt de plus les voix pointues des femmes sont agaçantes. Et Le Crime de M. Lange bien qu'il soit court à des longueurs.
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