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kray
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5,0
Publiée le 13 septembre 2010
Le meilleur chabrol , rien que ça ! Serreault est époustouflant dans son rôle de chapelier qui , tuant d'abord par "nécessité",finira par y prendre goût. Un film effarant !
Du très grand Serrault qui fait évoluer la folie de son personnage de manière troublante. En revanche la contruction du film reste assez spécial et on peut regretter qu'il n'y ait pas eu plus de scènes avec Aznavour.
Un Chabrol de très bonne cuvée. Le réalisateur a tous les atouts dans son jeu : des sujets où il excelle, la vie de province (celle de l’Ouest en l’occurrence), son milieu bourgeois, la perversion ; un scénario solide fondé sur un roman de Simenon ; une interprétation fabuleuse, Michel Serrault en tête, toujours génial dans les personnages socialement ordinaires, mais totalement pervers et sardoniques. Aznavour s’en sort très honorablement : ce n’est pas un comédien avec la carrure d’un Serrault, mais sa composition retient l’attention en surprenant. Il manque juste la touche de génie qui met « La femme infidèle » un degré au dessus dans le traitement de la perversité.
Un film trop long sur un tueur en série qui élimine une par une les amies de sa femme qu'il a tuée deux mois plus tôt. On s'ennuie souvent et ce film aurait sans doute été plus intéressant s'il n'avait duré qu'une heure trente.
Se posant sur certains points similaire aux films d'Hitchcock, ce récit nous emporte une fois de plus dans une critique de la bourgeoisie. Aznavour est touchant dans le rôle du pathétique Kachoudas et Serrault est extraordinaire comme de nombreuses fois jouant ici aussi bien dans le registre comique que tragique. Nous retiendrons du film le plan fixe en plongée montrant la folie du personnage Labbé et la scène finale qui frôle la perfection notamment sur les travellings précédent les mémorables répliques finales. Un Chabrol de bon cru.
« Les fantômes du Chapelier » de Claude Chabrol (1982) est l’adaptation du roman policier éponyme de Georges Simenon paru en 1949. C’est un film assez singulier car on sait assez rapidement que Michel Serrault est à l’origine des meurtres en série observés à Concarneau même si la « raison » n’est précisée que tardivement. On a du mal à comprendre au début le malin plaisir qu’éprouve ce chapelier a mener en bateau son voisin, un tailleur miséreux d’origine arménienne, interprété par Charles Aznavour, qui n’ose pas faire part de ses doutes à la police malgré la promesse d’une forte récompense. La dernière scène est étonnante : le chapelier psychopathe va en quelque sorte s’auto-punir en se livrant à la police après avoir étranglé une dame coquette qui vend ses charmes aux messieurs de la ville. La prestation de Michel Serrault est certes de haute tenue mais je n’ai jamais accroché à ce film que je trouve trop lent et finalement lourdaud ! Le talent de Charles Aznavour enfin me semble également sous-employé dans ce film.
Comme dans L'Ibis rouge Serrault étrangle des femmes, avec un tel casting et Claude Chabrol derrière la caméra je m'attendais à un très bon film mais Les Fantômes du chapelier s'avère décevant. La mise en scène semble peu inspirée, les rues sinistres de la ville sont peu exploitées, il y a beaucoup de scènes répétitives, cette histoire et son lieu étaient propice au mystère mais il n'y a aucun suspense ; c'est bien interprété mais le film est trop long.
Monsieur Claude Chabrol (qui vient de partir de la scène et de la vie), disséquait en 1982 les vices et les travers de la société bourgeoise actuelle. Les mensonges entre tous, l'opprimé du village, la paranoïa, la peur, tout celà, Chabrol avait l'habitude d'en parler sans pour autant faire parler ses acteurs. "Les fantômes du chapelier" montre l'incertitude d'un tueur en série (formidable Aznavour) et la honte du village incarné par le magistral Michel Serrault ("La cage aux folles", "Garde à vue"...) qui nous montre UN jeu de son talent d'acteur. Monsieur Chabrol en revenait à son thème de prédilection, la société. Du haut d'"A double tour" et de "Landru", Claude savait de quoi il parlait. Sa réalisation, toute en finesse, alternant scènes palpitantes et scènes du qutotidien, marquait déjà l'immense talent du réalisateur. "Les fantômes du chapelier" était proposé ce soir sur Arte en hommage à l'un des plus grand cinéaste d'aujourd'hui, créateur avec Godard ("A bout de souffle"), Truffaut ("Les 400 coups") et Lelouch ("Un homme et une femme") de la Nouvelle Vague. LUI, Monsieur Claude, il a fait "Le beau Serge" avec Brialy, "Les cousins" toujours avec Brialy, "Le boucher" avec Stéphane Audran (son épouse à la vie comme à l'écran), "Que la bête meure" avec Jean Yanne, "Violette Nozière" avec Isabelle Huppert qu'il a révélée, ... tant de beaux films qui font partie de la culture cinématographique française aujourd'hui. "Les fantômes du chapelier", à regarder uniquement pour Chabrol, mais aussi pour Serrault. Des seconds couteaux intéressants (Cluzet et Chaumette en tête) pour une musique d'un des fils de Claude (Thomas) qui ne manque pas de mordant ! Spectateurs, ne rêvez pas, Serrault vient à vous ! PS : "Les fantômes du chapelier" est basé sur une oeuvre de Georges Simenon (créateur de Maigret !). Ce qui permet aussi d'avoir une pensée pour Bruno Cremer ("Noces blanches", "La 317ème section"...). Que d'histoire ! ...ces fantômes !!!
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1,5
Publiée le 24 avril 2021
Dans une ville de province un chapelier (Michel Serrault) est un citoyen respectable mais qui est en fait un meurtrier en série. La seule personne à le soupçonner est son voisin le tailleur (Charles Asnavour). Il est difficile de croire que ce film a été réalisé dans les années quatre-vingt car non seulement l'action se déroule dans les années cinquante mais la mise en scène est totalement digne de cette époque. Il semble être exactement le genre de film contre lequel Chabrol et les autres membres de la nouvelle vague se sont rebellés. L'histoire est très simple mais les personnages sont tous des stéréotypes et les personnages féminins sont bidimensionnels et traités comme des objets. L'histoire est bien racontée si vous suspendez votre incrédulité et les acteurs sont dans l'ensemble bons. Les Fantômes du chapelier a presque un style documentaire et demande beaucoup trop de réflexion de la part du public car le développement concerne le personnage principal plutôt que l'intrigue elle même...
Tout est outrancier dans ce film : l'intrigue qui ne tient pas, Serrault qui en fait des tonnes du côté de "Psychose", Aznavour qui ne sert à rien, les réunions de notables au bar etc...Une mauvaise pièce de théâtre qui a mal vieilli.
"Les Fantômes du chapelier" c'est une atmosphère trouble, un petit coin de province engourdi par l’hiver, un tueur en série en imperméable et un voisin trop curieux. Chabrol aurait pu en faire un thriller tendu et acide, mais l'ensemble reste étonnamment plat, comme étouffé par une mise en scène trop appliquée.
Adapté d'un roman de Simenon, un polar provincial divertissant qui vaut surtout le coup d'œil plus pour l'interprétation convaincante et pleine d'ambiguïté de Michel Serrault, que pour son intrigue assez convenue.
Film caractéristique de Chabrol avec un personnage principal atypique et obscur très bien interprété par Serraut. Une histoire linéaire et sans grande force qui ne marque pas les esprits.