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aldelannoy
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1,0
Publiée le 20 septembre 2010
un des films les plus affligeants de Chabrol qui en a pourtant fait de si bons ! mais il y a Serrault qui y joue merveilleusement bien, ce qui ne suffit pas à faire se dissiper l'ennui terrible...
Mon film préféré de Chabrol. Un petit chef d'oeuvre qui n'a pas pris une ride où Serrault excelle en jouant de tout son art face à un Aznavour qui permet de mettre en contraste deux classes sociales ou peut être deux univers qui sont tout à fait palpables au quotidien. La bourgeoisie qui existe parce qu'il y a cette classe dite moyenne qui la reconnaît comme telle, comme nantie et supérieure quoiqu'elle l'exécre et qu'elle rêve d'y être affiliée.
Au delà du versant polar, cette oeuvre sert surtout à étudier,( encore une fois, certes, mais quelle fois !), le vernis social qui masque les monstruosités des gens que l'on dit "comme il faut". Il y a dans ce film une approche de la vérité de l'être que je trouve extrêmement bien rendue. Serrault joue parfaitement de son corps comme de sa voix pour donner une épaisseur à ce personnage bien antipathique et pourtant .. finalement pathétique et fort touchant. La scène finale où il se pose en victime du haut de son verbe décalé et de ses manières bourgeoises est un sommet de l'art du cinéma de Chabrol.
Ici la forme est pratiquement plus importante que le fond. Quelle réussite pour la réalisation feutrée, inquiétante, pénétrante même. Serrault manie fabuleusement ce double jeu de l’homme normal.
Georges Simenon adapté par Claude Chabrol, cela ne pouvait donner qu’une histoire de meurtres. Le cinéaste choisit avec Les Fantômes du chapelier de rendre assez intemporelle ce roman signé par l’écrivain en 1949 : une couverture de Jour de France évoque la Princesse Anne et est daté de 1982 mais le cinéma projette des anciens films comme Carrefour (1938) ou Ben-Hur (1960), les personnages portent des vêtements faisant penser à ceux des années 50 ou 60 et on n’y aperçoit ni voiture ni télévision ! Chabrol choisit également de pousser ses comédiens vers un jeu un peu irréaliste et notamment Michel Serrault qui surjoue volontairement alors que Charles Aznavour aurait tendance à sous-jouer intentionnellement. En outre, on y retrouve l’humour habituel du cinéaste ainsi que ses références récurrentes à Hitchcockspoiler: (on pense à Psychose quand Chabrol filme à travers une fenêtre au début Leon Labbé déplaçant un corps inerte qui est en fait un mannequin ; les cadavres de Louise et de Berthe tirent la langue comme dans Frenzy…) . Cela offre une ambiance et un charme particulier à l’ensemble. Même si certains spectateurs pourront être déstabilisés par le ton assez original, Les Fantômes du chapelier est une œuvre légère et agréable comme Claude Chabrol est capable de livrer régulièrement.
film assez mou mais pas désagréable. Serrault en fait des tonnes en tueur en série qui fait tout pour éliminer les amis de sa femme pour garder son secret ; dommage il avait tellement de talent . Aznavour est très bon dans un rôle d'homme triste timide mais malin et qui sait toute la vérité en espionnant par sa fenêtre. Le petit Cluzet à l'époque fait un belle prestation. Bref un polar sombre à la Chabrol .
Du pur Chabrol ! tant dans l ecriture que dans la réalisation. Michel Serrault est formidable en chapelier étrange et le charme de la Bretagne fait le reste . Suspense et humour .
Le film repose en grande partie sur les épaules de Michel Serrault qui livre une prestation hallucinante dans le rôle de ce chapelier solitaire. On pourra cependant reprocher au film de s’étendre un peu trop sur la longueur quitte à devenir ennuyeux.
Une très bonne adaptation de Simenon, portée par des comédiens excellents comme Michel Serrault ou Charles Aznavour. J'ai adoré la mise en scène car on ne sort jamais de la ville et de ses ruelles. La femme à l'étage qu'on ne voit jamais rappel Psychose.
Il s'agit d'un Chabrol de bonne cuvée qui doit principalement sa force à l'interprétation magistrale de Michel Serrault. Pour ce qui est de l'intrigue, elle tient la route, sauf peut-être les lettres anonymes, qui, certes, servent de fils conducteur à l'histoire, mais ne correspondent pas tout à fait au reste du personnage, devenu tueur en série un peu malgré lui, "sur le tard" dirons-nous.
Un trés bon Chabrol avec un superbe Michel Serrault en Léon Labbé chapelier en province et inquiétant à souhait, ,mais je m'intérroge sur le personnage joué par Aznavour qui subodore que c'est son voisin l'assassin qui térrorise la ville mais qui ne dit rien,et je trouve que la fin n'est pas en adéquation avec l'histoire.Toutefois c'est un film de grande qualité et qui tient la route.
Bravo à Michel Serrault qui a su s'accaparer du personnage de Mr Labbé, personnage un peu fou qui parle tout seul une bonne partie du film, avec perfection. Le scénario est intelligent bien qu'il soit un peu trop flou au départ. Bon divertissement servit par un maître du septième art!
L'idée de scénario de départ est plutôt intéressante, le film l'exploite bien en créant une atmosphère assez oppressante. Serrault joue bien le détraqué sous des airs de M. Toutlemonde, mais hélas il ne peut s'empêcher (ou on n'a pas su l'empêcher) de faire ses sempiternelles mimiques qui si elles étaient bienvenues dans La cage aux folles par exemple, elles sont ici totalement déplacées. Mais ça se regarde.