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leparrainz
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4,0
Publiée le 21 décembre 2006
La folie de Serrault porté à son paroxysme est tout à fait impressionnante et se dégage de cet étrange personnage un sentiment de dégout, de compréhension et d'horreur. Quel ambiance, les rues noires, les assassnats, Kachoudas qui voit tout mais qui ne dit rien, ce dernier est au passage fort bien intérprété par Aznavour. Un film brut avec de trés jolis décors ( même si les fenêtres et le réél de la pluie laissent à désirer... ) En revanche le fait de savoir directement qui est l'assassin dénature le spectateur, seul subsiste l'énigme à propos de l'assassinat de sa femme. Bon film, à enregistrer.
Ce film est porté par un très bon Serrault (fidele a lui-même pour les bons côtés) et un Aznavour taiseux (et du coup crédible). La mise en scène est réussie. En revanche l'intrigue frise le classicisme chabrolien pour le meilleur et pour le pire. Parfois c'est long trop long voir carrément répétitif. L'ambiance bourgeoisie de province est poussé à son paroxysme. A conseiller aux amateurs de cinéma classique, à qqn qui veut découvrir Chabrol ou un beau rôle de Serrault. Pour les autres...
Un des meilleurs films de Chabrol. Mise en scène au cordeau pour nous faire pénétrer, comme Simenon, dans l'esprit de cet homme qui sombre dans la folie meurtrière, alors qu'au départ... Serrault et Aznavour y sont prodigieux.
Michel Serrault incarne ici avec justesse un commerçant provincial assassinant son épouse et les amies de celle-ci. Ce film policier signé Chabrol est de bonne facture et l'intrigue de Simenon plutôt efficace.
Moins criminelle que psychologique, l'intrigue de Simenon que, dans une ville de province des années 30, Chabrol met en scène a pour sujet un tueur de femmes: il s'agit peut-être de l'honorable chapelier Léon Labbé (M.Serrault). Ce dernier est un personnage hautain dont le comportement étrange et l'incertitude où nous laisse Chabrol entretiennent le mystère. Au fur et à mesure que le réalisateur nous enseigne sur les actes et la personnalité du chapelier au long de journées aussi mornes que réglées, l'énigme se dévoile progressivement. L'aspect psychologique, qui comprend la relation du suspect avec son timide voisin , le tailleur arménien Kachoudas (rôle comme métaphorique, peut-être la conscience de Léon Labbé), n'est pas sans laisser des zones d'ombre. La mise en scène de Chabrol est habile à produire une atmosphère provinciale délétère, inquiétante. Le film doit beaucoup à son interprète principal, à un Michel Serrault inspiré, toujours surprenant et caustique. Il est impeccable dans le passage insensible de son personnage de la dignité et de la raison apparentesspoiler: à la démence à laquelle il est sujet.
Voilà du beau, du bon, et même du très bon Chabrol. L’ambiance tout d’abord : j’ai toujours pensé aux petites ruelles de La Rochelle qui descendent vers le port sans même savoir que c’est là que Simenon avait situé son roman (mais il paraît que le film a été tourné à Concarneau et à Quimper) ; le charme suranné de la boutique du chapelier (l’action se déroule en 1982) ; le café/restaurant où les petits notables se retrouvent pour jouer aux cartes et bavarder et où le journaliste (F Cluzet) tente d’attraper des nouvelles fraîches pour son canard. Une histoire de serial killer imaginée par Simenon, mise en scène par Chabrol et interprétée par Serrault (sans oublier l’étonnant Aznavour), ça fait un grand film à voir et à revoir
Un tres bon Chabrol. Léon labbé( Serrault) et Kachoudas (Aznavour) forme un joli duo. L'atmophère du film est assez lente mais envoutante et surtout tres prenante. Un film a conseillé.
« Les Fantômes du chapelier » est un thriller réalisé par Claude Chabrol en 1982 avec Michel Serrault (Léon Labbé, le chapelier) et Charles Aznavour (Kachoudas, le tailleur), adapté d'un roman de Georges Simenon. L'action se déroule à Concarneau en Bretagne. Chabrol critique ici une nouvelle fois la bourgeoisie provinciale surtout à travers le personnage de Labbé et les notables de la ville. Le réalisateur s'est aussi beaucoup inspiré de l'esthétique d'Alfred Hitchcock, notamment à « Psychose », pour créer une atmosphère sombre et de huis clos : il utilise un mannequin pour remplacer une morte et la double vie d'un homme d'apparence banal. Pas mal dans l'ensemble.
Un grand Michel Serrault pour un très bon film de Chabrol avec toujours cette ambiance si spéciale qui s'en dégage. Vraiment à voir pour Serrault qui est complétement fou!!
C'est Michel Serrault que je note! Le film est bon, mais c'est la prestation de Michel Serrault qui est fantastique. En particulier toutes ces subtilités du visage, yeux, bouche, les petits rictus... à côté du monsieur bien, normal. Le personnage joué (sans génie) par Aznavour est pour moi totalement superflu, ce qui évite que je mette 5 étoiles.
Pour parfaire ce film, j'invite à écouter "monsieur" de Thomas Fersen "il étrangle son semblable dans les bois de meudon, quand il est inconsolable quand il a le bourdon..."