1500 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
169 critiques spectateurs
5
25 critiques
4
37 critiques
3
41 critiques
2
43 critiques
1
15 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Zewil Avis Cine Express
18 abonnés
72 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 11 septembre 2020
Chasse à l'homme, et pas: là ça chôme
Car dans ce gros film d'action bien bourrin, le premier de John Woo a Hollywood, on n'a pas le temps de se reposer. Un groupe de promoteur clandestin de chasses à l'homme grandeur nature, propose ses services à de riches clients, mettant à disposition leurs moyens afin de traquer des proies humaines sdf mais capables de se défendre, car la plupart du temps des anciens des forces spéciales. Mais le groupe va finir par s'en prendre à la mauvaise personne, et c'est là que Chance Van Damme rentre en jeu. Et ça va déménager.
Sorti en 1993, ce long métrage d'action synthétise à lui seul le cinéma d'action de cette époque, entre gros bras, méchants horribles à tendances psychopathe et psychotique, belle nana à sauver et vieil ermite un peu fou mais expérimenté, au milieu de scènes d'action pétaradantes, sanguinolentes et violentes à souhait. Ne cherchez plus, on n'est bien dans les années 90. Van Damme est quasiment au sommet de sa gloire et malgré une coupe mulet désuète et assez ridicule il parvient à zigouiller du méchant avec classe ! Multipliant les cascades à moto, à pieds ou à cheval, enchaînant les gun fight et les coups de pieds circulaires avec vitalité, il donne de sa personne et incarne le héros typique des films d'action à l'ancienne: mystérieux, fort, intransigeant, charismatique, un peu maladroit mais attachant.
On reconnaît le style John Woo à travers ses nombreux ralentis, et ses duels impitoyables, mais on aurait tort de le reléguer uniquement à ces gimmicks de réalisation, tellement l'ensemble est jouissif est travaillé. Alors oui, ça manque de profondeur, ça n'est pas toujours extrêmement bien joué et ce n'est en définitive pas très finaud. Mais qu'est ce que c'est frontal, haletant, et redoutablement efficace, dans un style direct et percutant. On pardonnera facilement le rendu studio de certaines séquences, l'enchaînement parfois simplistes de certaines scènes et on profitera juste des instants de bravoure hyper savoureux, alors oui, j'y vais.
Le film culte de John Woo avec un excellent JCVD qui fût un temps un excellent acteur. De très bonne scenes d'action. Petit soucis dans le film certain passage ne son pas doublé dans le film a la fin très étrange.. Scène culte lorsque Van Damme ce met debout sur la moto et bute les méchants excellent. Très bon film.
Chasse à l'homme est un film d'action lambda plutôt moyen...Comme dans beaucoup de ces films,le scénario, qui aurait d'ailleurs ici pu être intéressant s'il avait été un peu plus développé, est pauvre...Il ne s'agit en effet que d'un prétexte à des scènes de course-poursuite automobile/moto ou à des fusillades/bagarres entre un héros expert dans les domaines sus-mentionnés (souvent un ancien militaire comme c'est le cas dans ce film) et des méchants innombrables (d'ailleurs le fait que ce soit des 'chasseurs" n'a aucune incidence sur leur pedigree: ce sont des "méchants" et c'est tout)...Les scènes d'action, justement, sont plutôt pas mal et suffisamment nombreuses pour ne pas ressentir d'ennui, mais on n'est pas au niveau de Volte//face du même réalisateur. Par contre, la description de la Nouvelle-Orléans, entre pauvreté et exclusion, violence et absence d'entraide, est plutôt intéressante (même si comme je l'ai dit tout cela n'est pas très développé...)...
Un très bon film d'action de John Woo avec un jean Claude Van Damme au top de sa forme , les scènes de combats sont excellentes. Une très bonne série B, un bon casting d'acteurs dans ce film. Le scénario est intéressant , un bon divertissement et du grand spectacle.
Un très bon film d'action qui pète dans tous les sens. Ça se déroule à la Nouvelle Orléans, ambiance sud des États-Unis, bayou, ville décrépie américaine du début des années 90, vieilles voitures rouillées, vieilles maisons en bois insalubres, pauvreté. L'ambiance est très bien posée. Au milieu de tout ça, Van Damme, avec certainement sa plus horrible coupe de cheveux, met le nez dans une sombre affaire de "chasse à l'homme", un peu du style "Running Man" avec Schwarzenegger. Histoire de vengeance, de rédemption, de justice. Tous les ingrédients du bon film d'action classique, mais très bien fait, sont présents. Courses poursuites, cascades, innombrables scènes de baston et gunfights, explosion de tous les éléments de décor qu'il est possible de faire exploser... Une très grande ingéniosité et un soucis du détail. Tout est chorégraphié au millimètre près. Un régal. Pour les amateurs d'action sans concession, un très bon film.
Premier film américain de John Woo (Le Syndicat du crime, The Killer, Une balle dans la tête), Chasse à l’homme met en scène Jean-Claude Van Damme dans un film d’action où il incarne Chance Boudreaux, un marin pêcheur très distingué avec sa coupe mulet et sa boucle d’oreille, qui va venir en aide à une jeune femme dont le père a été sauvagement assassiné. Le gang de chasseurs d’hommes de l’impitoyable Emil Fouchon, interprété par Lance Henrikson (Un après-midi de chien, Rencontres du 3ème type, Alien 2 et 3), s’amuse en effet à traquer des vétérans de guerre pour offrir un challenge à un groupe de gens riches qui semblent terriblement s’ennuyer.
Le style de John Woo se fait très vite remarquer avec de nombreux ralentis (valorisant des gestes simples telles une tête qui se retourne et une et une main qui laisse la poche visible comme dans les westerns), des plans qui avancent en vue subjective et des chorégraphies de combat mettant Van Damme plus en valeur que jamais. Mieux encore, les séquences aux armes à feu donnent un sacré cachet au film grâce aux nombreux tirs avec un pistolet dans chaque main, aux expressions faciales très marquées et à la mise en scène de la bataille finale. Assez kitsch sur les bord (les ralentis abusifs, les mercenaires qui visent n’importe comment et les derniers adversaires criblés de balles avant d’être achevés par un puissant coup de pied au visage), le film reste particulièrement plaisant pour sa patte artistique très marquée et l’interprétation d’un Van Damme au sommet de sa carrière.
Le 1er juillet 1997 est une date qui hantait les hongkongais au début des années 90. En effet, celle-ci marque la rétrocession de Hong-Kong à la Chine. Il est donc logique que des cinéastes, craignant de ne plus pouvoir continuer leurs carrières dans de bonnes conditions, soient tentés par les sirènes d’Hollywood. Tout auréolé par le succès du Syndicat du crime 1 &2, d’À toute épreuve (peut-être le meilleur film d’action de tous les temps) et surtout de The Killer (le film ayant été célébré par Quentin Tarantino ou Martin Scorsese), John Woo est le premier à être débauché par Jean-Claude Van Damme, voulant faire progresser sa carrière (il venait de jouer dans Cavale sans issue où il tenait un rôle plus dramatique qu’à l’accoutumer), pour tenter sa chance aux États-Unis (suivront Ringo Lam et Tsui Hark). Le résultat, au scénario inspiré par Les Chasses du comte Zaroff d’Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel (lassés par la chasse traditionnelle, des hommes riches prennent d’autres êtres humains pour cibles), sera une production de Sam Raimi s’intitulant Chasse à l’homme (Hard Target) qui calmera les ardeurs du cinéaste. En effet, ce dernier devra travailler avec un budget modeste et s’opposera à son acteur principal dans un pays où les stars ont un poids beaucoup important dans la production d’un film qu’à Hong-Kong. Le résultat se trouve donc être un film bâtard où on sent que John Woo n’a pas été libre de ses mouvements : le montage est plus mou que d’habitude (la production n’estimant sûrement pas le public américain suffisamment mûr pour suivre un montage aussi rapide que celui d’À toute épreuve, ce qui est amusant vu des années 2010 où les scènes sur-découpées règnent dans les films d’action hollywoodiens), la première apparition de sa star offre à ce dernier la possibilité de faire preuve de ses talents martiaux, on y trouve des effets de montage issus des précédents films avec Van Damme (les multiples plans au ralenti sur une prise d’art martial pour souligner la force de celle-ci), les ralentis sont plus lourds qu’à Hong-Kong… Le cinéaste arrive toujours à imposer sa pattespoiler: (les gros plans sur les flèches au début ; les scènes où des personnages tiennent un pistolet dans chaque main ; l’excellente fusillade commençant avec la figure, repris quelques années plus tard dans Volte-face, des deux ennemis dos à dos de chaque côté d’une cloison…) mais le tout est plus appuyé et moins subtilspoiler: (les vols de colombes plus nombreux) . Certaines séquences oublient toute crédibilité pour faire une belle imagespoiler: (Van Damme qui tire debout sur une moto ; Van Damme qui attend avant de lancer le baril d’essence sur lequel il va tirer pour le faire exploser sur un adversaire qui aurait le temps de lui tirer dessus, s’il lui restait des balles bien évidemment…) . Le scénario possède aussi quelques absurdités.spoiler: Ainsi, une bande aussi organisée que celle de Fouchon abat en pleine ville un SDF puis une policière à visage découvert !!! Et que dire de l‘oncle Douvee qui retire un pistolet des mains de Natasha alors qu’elle vient de prouver qu’elle savait s’en servir et qu’ils sont entourés de tueurs, geste à la fois débile et sexiste ! En outre, on sent parfois que les coupes qu’a subi le film (il existe une version clandestine avec 20 minutes supplémentaires) n’a pas dû toucher que des scènes de violences (les gerbes de sang sont moins présentes que dans les films hongkongais du réalisateur) mais également des séquences entières puisque l’on sent parfois qu’il manque des éléments de scénario pour justifier l’évolution des personnages. Ainsi, Chasse est l’homme est un film hybride montrant un peu du talent visuel d’un John Woo contraint d’obéir à une structure industrielle plus forte que lui, ce qui crée un résultat divertissant mais loin des grandes œuvres hongkongaises du cinéaste ou de Volte-face qu’il réalisera 4 ans plus tard et où il semble cette fois totalement libre.
Le sous-texte qui anime Chasse à l’homme surprend par son cynisme certes manichéen mais politiquement fort : quand de riches individus s’ennuient à tel point qu’ils recourent à du gibier humain comme ultime distraction dans une société rongée par les armes et la violence. Cette fable laisse en bouche un goût amer, celui d’une humanité à l’agonie qui sera par ailleurs développé par le cinéma horrifique postérieur – on pense à Hostel par exemple – et qui heurte profondément : en pleine rue, un homme appelle à l’aide et n’obtient en retour que du mépris et les balles qui l’achèveront. Choisir des sans-abris comme cibles privilégiées permet au long-métrage de s’ancrer dans une réalité contemporaine qu’il ne dénature jamais ; la caméra de John Woo restitue à ces personnes leur dignité par des cadres chaleureux, pose des dialogues justes sur une situation délicate tout en mettant en lumière leur isolement. Jean-Claude Van Damme s’avère très convaincant dans son rôle de SDF aux gros bras ; il déploie une palette de jeu assez riche, passant de larmes bouleversantes aux regards défiant l’humanité toute entière. La réalisation immortalise ses cascades impressionnantes bien qu’un peu trop facilement empilées en fin de film, parfois incohérentes également... Woo livre une mise en scène flamboyante aux scènes d’action mémorables et d’une inventivité visuelle folle. Chasse à l’homme, œuvre plus intelligente et féroce qu’il n’y paraît. Un excellent divertissement, mais pas que.
Un des 1ers film de John Woo aux USA avec Van Damme en vedette. On y crois moyen au départ. Le scénario est ultra simple. Des malfrats font du business en réalisant des chasses à l'homme, souvent des SDF... jusqu'à ce que Van Damme débarque et les dézinguent tous. Bon le film se laisse voir dans l'ensemble du fait qu'il y ait peu de temps mort. Van Damme est même convaincant dans son personnage tourmenté mais plein d'humanité. Bref : une chasse à l'homme à voir... 1 fois.
On a connu John Woo plus inspiré que pour son premier film américain. Comme son titre l’indique, il s’agit d’une chasse à l’homme entre Jean-Claude Van Damme et un groupe chassant pour le simple plaisir. L’intrigue, simpliste, met une éternité à se mettre en place alors qu’une fois lancée, le dernier acte est plutôt efficace.
Alors que je n'attendais pas grand chose de ce film, j'ai pris une claque! Deja au niveau du scenario, c'est tres riche. Les dialogues sont tres juste et on se delecte des bons mots ici et la que distribue jean claude. Ensuite au niveau de la realisation de John Woo, je le trouve plus subtile qu'a l'habitue. Il nous livre ici une partition subtile n'en faisant jamais trop mais toujours juste ce qu'il faut. Enfin, les messages sociaux portes par le film (egalitarisme, droits des animaux, etc...) a travers des metaphores bien senties nous poussent a reflechir une fois le film fini! Voila, une soiree film exceptionnelle! A voir et revoir :)
Un film d'action ou tout est poussé à son paroxysme au point que plus grand chose n'est crédible. Dommage, le scénario, bien qu'improbable, aurait pu satisfaire s'il n'y avait pas ses fusillades plus incroyables les unes que les autres. Il faut voir dans ce film JCVD tuer des méchants avec au moins 4 balles chacun car jamais une ne suffit, sans répits...enfin, j'arrête là, quand c'est trop, c'est trop. A voir à la rigueur pour les débuts de JCVD mais pas plus
ohn Woo, nous disait-on, est un auteur. Et du coup on allait voir ce qu'on allait voir. On a vu. Le début de Chasse à l'homme est une caricature des westerns de Sergio Leone (qui lui-même...) : gros plans, musique, ralentis, exagération. Le tout avec un sérieux qui en devient risible. La suite est un film d'action comme on en voit des centaines, où les vrais virtuoses sont les cascadeurs. Epoustouflant. Comme il se doit. La fin (traditionnel combat entre le Bien et le Mal) est une belle mise en place d'une tuerie « à la John Woo » : c'est-à-dire jamais rassasiée de sa propre violence, rapide, épuisante. Le scénario s'inspire de La Chasse du comte Zaroff (1932), un chef-d'oeuvre du film fantastique où le gibier du comte est l'homme. Les victimes d'aujourd'hui sont des chômeurs, anciens du Vietnam, et les ignobles organisateurs de ces chasses ont bien sûr l'accent étranger et le faciès inévitablement sadique. Heureusement, l'héroïne, belle comme dans un sitcom, est rassurante. Quelle que soit la situation, elle ouvre grand les yeux, sans doute étonnée qu'on la filme, fermant la bouche pour exprimer la peur, l'entrouvrant avec un sourire pour le bonheur. A l'actif du film : les muscles de Jean-Claude. Ce qui, admettons-le, n'est pas tout à fait rien.
Outre la bonne performance de JCVD, le film de John WOO se révèle assez ennuyeux. La faute à un scénario sans intérêt majeur et des personnages très creux.
En dépit d'un synopsis qui semblait prometteur et intéressant et d'un Jean-Claude Van Damme plutôt bien dirigé, légèrement moins monolithique que d'habitude, une grosse déception de la part de John Woo qui livre là, pour sa première réalisation américaine, un film d'action qui cherche vainement à instiller une atmosphère de western sudiste, bouffi de clichés et de lourdeurs assommantes à part quelques fulgurances bien vues. Malgré un casting de taille avec des acteurs comme Lance Henriksen ou Arnold Vosloo, une qualité d'interprétation assez désastreuse à l'image de Yancy Butler. Restent un rythme prenant et le sens de la chorégraphie du réalisateur chinois. Du déjà vu et revu, presque navrant.