Deux compères réussissent une petite arnaque qui tourne mal ; le survivant en monte une très grosse avec l’aide d’un ami de la victime, et au détriment de celui qui l’a fait tuer. Côté positif, on note une belle reconstitution d’époque, les moyens nécessaires ayant été attribués. Le jeu des comédiens ne souffre pas la critique, la musique de Scott Joplin est sympathique, bien que de beaucoup antérieure à l’époque où se situe l’action (1936). Malheureusement le film souffre de graves défauts. D’abord le décor : si cher qu’il faut le rentabiliser, d’où des longueurs, des lenteurs ; la première scène a un rythme qui hélas se perd ultérieurement. Le scénario ensuite : il est de ceux dont on peut deviner les méandres bien longtemps avant leurs apparitions, seul le rôle de la femme surprend. Par ailleurs l’arnaque montrée avait déjà servi de trame à un film français d’après guerre (référence à trouver). Le polir d’une couche d’humour n’en dissimule pas la vacuité. Un film gentillet, que l’on peut suivre d’un œil distrait, mais qui ne mérite en rien les éloges dont il a été parfois couvert.
Film mythique qui a le charme de ces années 30 et qui mêle conspiration et astuce pour arnaquer un bandit. La mise en place est astucieuse et nous préserve un bon suspense malgré un rythme parfois lent.
Un film au charme indémodable, qui sent bon l'Amérique des années 30, au scénario plein de fausses pistes, avec des décors aussi séduisants que son casting et sa géniale BO. Oscar du meilleur film.
Les deux beaux gosses de l'époque réunis dans un polar haut en couleurs, dans des supers décors, le tout sur une musique entraînante. Le scénario est génial, enchaînant rebondissements sur rebondissements avec un super twist final.
On prend les mêmes et on recommence ! En 1973, George Roy Hill réunit de nouveau Paul Newman et Robert Redford pour notre plus grand bonheur, quatre ans après le fantastique "Butch Cassidy et le Kid". Ce n'est cependant pas à un western que nous sommes conviés cette fois mais plutôt à une gigantesque arnaque dans la plus grande tradition hollywoodienne. Autant le dire tout de suite, le résultat se situe néanmoins en dessous du précédent : plus long, plus longuet, plus inégal. "L'Arnaque" n'en demeure pas moins un réel bon film dans lequel nos deux interprètes excellent à nouveau. Les postures sont toutefois inversées : c'est Redford qui tient cette fois-ci le haut de l'intrigue alors qu'il était plus effacé dans "Butch Cassidy". Malgré les petites longueurs énoncées plus haut, la mise en scène de George Roy Hill reste impeccable. Le coup est minutieusement préparé, et sont ficelage arrive à surprendre le spectateur pourtant posté aux première loge. Bref on a notre petite préférence, mais ce nouvelle essai confirme la meilleure période du cinéaste.
Quatre ans après le succès de "Butch Cassidy et le Kid", le duo Paul Newman / Robert Redford et le réalisateur George Roy Hill se reforment pour un autre film intéressant qui s'appelle "L'arnaque" !! L'envers du décor est planté dans l'Amérique des années 30 pendant la crise économique avec un jeune escroc des rues, voulant venger un associé Assassiné et sur les conseils de ce dernier, rencontre un as de "L'arnaque" doué pour le poker ou en jeu de courses hippiques pour pièger un manitou et son équipe. Le plan qu'ils prévoient est bien détaillé mais avec quelques fois des imprévus. Pour ma part, je préfère "Butch Cassidy et le Kid" mais je ne boude pas mon plaisir a visionner "L'arnaque". C'est écrit malicieusement bien avec des combines qu'on ne s'attend pas et des dialogues savoureux. C'est très bien mis en scène par George Roy Hill avec des jolis dessins qui montrent les chapitres ou de très beaux décors qui font penser à l'époque des années 30. Puis, il y a un excellent casting, de Paul Newman en organisateur à Robert Redford le novice, en passant par Robert Shaw ou Charles Durning. On est pris par l'histoire et on passe un bon moment.
Où le grand arnaqueur se fait lui-même arnaquer. Celui-ci, après avoir fait tuer un grand copain du personnage joué par Robert Redford , ce dernier va se venger en s’alliant avec le grand ponte de l’arnaque local, incarné par Paul Newman, afin de faire descendre de son piédestal le voyou joué par Robert Shaw. Le scénario est bien ficelé, et les trois acteurs, chacun dans leur rôle, sont épatants. Le montage des arnaques est savoureux d’inventivité, et on suit tout ce petit monde agréablement. C’est un poil long mais ce film cherche avant tout à divertir, et c’est réussi, que demander de plus ?
L'action se passe en 1936 à Joliet dans l'Illinois. Mais très vite on se dit que c'est le genre de film qui devrait être livré avec un glossaire tant il y a d'expressions d'argot difficiles à saisir. Ajouté à cela une initiation à la grande faisande dont chaque chapitre est détaillé. L'accroche, l'histoire, L'arnaque. Le scénario tient en haleine le spectateur qui se laisse embarquer dans une construction à tiroirs. Chacun joue un rôle précis, que l'on découvre petit à petit. Au cœur du dispositif un duo splendide interprété par deux acteurs exceptionnels, Paul Newman et Robert Redford. Le piège imaginé par Henry Gondorff est de haute volée. L'équipe qu'il recrute l'exécute à la perfection. Le final est inattendu. Vu pour la première fois en 2025, soit cinquante-deux ans après sa sortie, j'ai été surpris par la qualité des costumes, des décors, des voitures et des prises de vue qui n'ont rien à envier à nos standards actuels. À voir en étant bien concentré.
Un plaisir à regarder que cette réalisation de George Roy Hill, amusante cette histoire de vengeance et bien sûr d'arnaque fait se rencontrer deux géants aux yeux bleus : Paul Newman et Robert Redford. Pas de temps mort, ce film de plus de deux heures semble durer 30 minutes, le scénario est très malin et on se laisse embarquer très vite dans ce film qui a plus que bien vieillit.
Un film en couleurs avec une esthétique et une musique du noir et blanc. Une vraie arnaque ! C'est aussi un grand casting pour permettre à un petit faiseur de banlieue d'arnaquer un gros bonnet de la pègre de New York. Un vrai régal...
Difficile de faire mieux dans le genre. Tout est parfait. Le casting est superbe, les moyens sont au rendez-vous, le suspense ne s'arrête pas et la petite musique est un air resté dans nos mémoires.
Un classique évident où Newman et Redford compose un duo explosif dans une histoire implacable, efficace et touchante. Loin des "Arnaques-concepts" d'aujourd'hui qui malgré leurs qualités visuelles ne parviennent pas à émouvoir ni à fasciner au fil des ans (Guy Ritchie - Joe Carnahan ...), "L'arnaque" est avant tout une histoire bien écrite et bien racontée. Bourré de moments drôles spoiler: (La partie de Poker ...) , complètement crédible tant sur la forme que sur le fond, c'est une référence du genre. Et si l'on y réfléchit bien, c'est aussi un grand film sur l'amitié, la famille, l'héritage spoiler: (Redford est un petit truand blanc qui se venge du meurtre de son ami et partenaire noir, par l'entremise d'un mentor chevronné - Newman -) . Un divertissement profond, engagé, écrit de façon exemplaire.
Les années n'y changent rien: récemment sorti en version restaurée, "L'Arnaque" reste un film profondément jubilatoire. Il y a une équipe d'acteurs épatants castés dans des rôles très typés qui leur vont comme un gant (Billie, le lieutenant Snyder, les gorilles de Lonnegan...), et emmenés tambour battant par un trio d'enfer: Robert Redford idéal, aussi physique que subtil, et engagé à fond dans son rôle, Paul Newman qui à l'évidence s'amuse beaucoup et Robert Shaw génial dans son rôle de chef mafieux reconverti en pigeon. Il y a le rythme de la mise en scène de George Roy Hill, qui débite son histoire avec beaucoup d'adresse, aussi méticuleusement que l'arnaque montée de main de maître par Gondorff et ses associés. Il y a la reconstitution très soignée du Chicago des années 30, idéalisée juste ce qu'il faut et qui fait du film un bonheur visuel. Il y a surtout une justesse de ton admirable: tout en étant profondément drôle, le film ne tombe jamais dans la grosse parodie ou la comédie burlesque au premier degré. Tout est dans le sous-entendu, dans le clin d'oeil - et les personnages de méchants (en particulier Lonnegan) ne sont jamais totalement ridiculisés: jusqu'au bout, le film reste (presque) un vrai film de gangsters, qui pourrait finir par un bain de sang. Un délice.
Au début des années 70, malgré le Nouvel Hollywood qui impose sa griffe sur un grand nombre de productions, Georges Roy Hill propose un film policier à l'ancienne, basé à Chicago dans les années 30. Une mise en scène qui souffre un peu du côté "vieille école", sans grande audace, mais qui reste néanmoins très efficace (j'adore la musique de ce film!). Le duo de personnages suit un schéma classique mais qui marche toujours : le jeune loup assoiffé et le vieux sage expérimenté. Je me suis laissé séduire sans difficulté par un Paul Newman en grande forme (ahh la séquence du poker en feignant être ivre!). Robert Redford se débrouille bien mais sans plus je trouve. Le scénario offre quelques jolis rebondissements et le spectateur se laisse surprendre avec plaisir. Niveau thématique, rien de bien révolutionnaire ("tu peux te venger en le tuant mais ça ne va pas faire revenir ton ami" waw!). J'ai quand même vu un deuxième niveau de lecture très intéressant (mais je ne suis pas sur que c'était voulu^^) avec la mise en parallèle de l'arnaque et du cinéma. Cette mise en parallèle pourrait expliquer, pourquoi pas, la fécondité de cette thématique dans le 7ème art. Le film de Georges Roy Hill le représente ainsi : on construit une arnaque, alors on monte un faux décors et tout le monde joue un rôle pour tromper le pigeon. Ne serait-ce pas un peu comme le réalisateur du cinéma dont le but est d'"arnaquer" le spectateur ? Voilà une conception que le Hitchcockien que je suis ne peut qu'aimer !