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Housecoat
140 abonnés
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4,0
Publiée le 9 mars 2018
Réalisé par un Sydney Pollack au top de sa forme, Les 3 Jours du Condor est aujourd'hui une référence du film d'espionnage. L'empreinte du Nouvel Hollywood est pleinement visible dans ce thriller paranoïaque qui affuble la figure d'antagonisme non pas sur les Russes en pleine Guerre Froide mais sur le gouvernement Américain lui-même qui cherche à tout prix à effacer des preuves compromettantes quitte à prendre pour cible ses propres concitoyens. Le danger provient de partout, la confiance ne peut se trouver nulle part, n'importe qui peut être un ennemi ou un allié et vice-versa dans ce complot qui efface volontairement le moindre indice capable de nous repérer sur l'inclinaison des belligérants, à tel point que seuls les individus douteux ou en marge de la société se révèlent être les moins indignes de confiance. Le climat de paranoïa est donc persistant et encore plus accentué grâce à l'identification du personnage de Robert Redford et par le choix judicieux de n'en faire qu'un simple monsieur tout le monde sans le moindre enseignement d'espion, juste un simple gars avec beaucoup d'imagination qui se débrouille du mieux qu'il peut pour survivre. Possédant une fin brillamment écrite tout à fait appropriée et ne relâchant jamais son sujet ni son spectateur, ce film est la base des bases à voir.
je viens de (re-)voir "les 3 jours du condor" de sydney pollack. ça faisait très longtemps, je ne m'en souvenais quasi plus. hé bien c'est un très bon film d'espionnage à la ricaine, ça n'a pas vieilli, il y a du rythme, c'est bien fichu. mais le plus étonnant, était de découvrir comment de palma s'en était inspiré pour ses films fin 70's / début 80's, et surtout "Pulsions" et "Blow-Out". si l'on connait tous les énormes références à l'oeuvre d'hitchcock et au blow-up d'antonioni dans ces films, peu se souviennent de l'apport du film de pollack. et c'est pourtant flagrant. tant pour le contexte politique et les complots sous-jacents, que pour des références évidentes : - la scène d'ascenceur à fort suspense - le bureau en rdc qui évoque le cabinet du docteur - la scène dans la gare où redford observe de haut - la scène où il pirate les conversations téléphoniques. parmi d'autres.
Grand classique du cinéma paranoïaque, Pollack maîtrise son film de bout en bout et donne à Redford une intensité envahissante. De la sorte sa paranoïa est la notre et le film a priori classique devient une expérience sensitive appuyée par la véracité historique rendant bien le climat, le contexte de l'époque. Peut être Pollack aurait pu insister plus sur cette peur qui est regagné au fur et à mesure que le film avance par l'intrigue finalement moins intéressante que l'expérience maccarthyste. Les 3 Jours du Condor reste un film d'une grande qualité, froid et suspicieux dans l'esprit de la Guerre Froide.
Robert Redford a vraiment la classe, Max von Sydow aussi et Faye Dunaway est très naturelle et élégante. Le scénario fait preuve d’un vrai souci d’authenticité et de réalisme, mais il devient très complexe un peu avant la fin, en ajoutant des personnages dont on ne connaît pas l’origine, ni la fonction dans l’histoire (est-ce qu’ils sont bons ou mauvais ?). Le film met en place un univers paranoïaque très communicatif dès le début. La scène de carnage du début est marquante et la fuite du Condor est très prenante. Très bonne réalisation de Sydney Pollack.
C'est en attendant d'avoir les droits d'adaptation de l'affaire du Watergate pour "Les hommes du président", que Redford à l'aide de son ami Sydney Pollack adapte un petit roman appellé "Les six jours du Condor". Cependant les deux compère réécrivent presque entièrement le script qui au départ ne traité que d'un vulgaire trafic de drogue. Avoir remplacé la drogue par le lobby du pétrole va s'avèrer être promonitoire, puisqu'un grand nombre de scandales éclaterons après la sortie du film, en lui donnant à chaque fois un peu plus de crédibilité, alors que celui-ci avait été tourné sans réelle prétention ou ambition à controverse. L'idée vient de Redford qui étant un militant de première heure des énergies renouvellable dans les années 70, avait vite compris la puissance du lobby pétrolier aux USA et que cela n'était pas très bon de se frotter à eux. Le film aura un franc succès et figure desormais dans les incontournables du film d'espionnage.
Un très bon film sur la guerre froide avec Robert Redford , Faye Dunaway , Cliff Robertson et Max von Sydow. Un très bon thriller paranoïaque haletant.
Comme quoi, on a des fois des drôles de souvenirs... Alors qu'en revoyant « Les Trois Jours du Condor » je m'attendais à un film d'espionnage sérieux, très rigoureux, c'est en réalité presque l'exact contraire ! Attention, je ne dis pas que c'est n'importe quoi et encore moins que Sydney Pollack n'a pas pris l'entreprise au sérieux. Simplement, nous sommes clairement ici dans une approche très fantasmée, l'œuvre pouvant d'ailleurs être vue comme visionnaire en vue des théories du complot et autres infox venant polluer à longueur de temps la moindre nouvelle.
Au-delà du côté délicieusement rétro des ordinateurs géants et autres moyens de communication fantaisistes, le réalisateur offre un suspense réussi, assez original et un poil longuet, presque hitchcockien dans son approche du personnage principal, tout en gardant un minimum de distance. Robert Redford l'interprète avec son charisme habituel, bien entouré par Faye Dunaway et Cliff Robertson, mais c'est clairement Max von Sydow qui lui fait le plus d'ombre dans un rôle pour le moins ambigu, lui allant à merveille (et quel look!).
Dommage que le scénario cherche à être parfois inutilement complexe alors qu'un peu plus de fluidité n'aurait pas fait de mal. Mais ne serait-ce que pour cette idée que la CIA dirigerait secrètement toutes les opérations mondiales (et surtout les plus douteuses) dans la plus grande impunité, cette production très ancrée 70's étonne et séduit.
Sydney Pollack a réussi l'un de ses meilleurs films. Suspense haletant du début à la fin, dialogues qui font mouche, intrigue redoutable et atmosphère 70's fort réjouissante. Un vrai plaisir de cinéma...
Au-delà de la rigueur kafkaïenne de son scénario, au-delà de la tension permanente d'une mise en scène très tenue et au-delà du charme de l'interprétation, le film de Pollack est une merveilleuse métaphore du désenchantement de l'amérique qui se réveille avec la gueule de bois du Vietnam, du Watergate et de la Baie des cochons, à l'instar de son héros (idéal Redford) qui commence le film dans l'insouciance la plus totale et le termine miné par la paranoïa et le ressentiment. La force du film tient à la force de ce constat en temps réel (le scénar anticipe de façon surprenante les révélations sur les agissements de la CIA au Moyen Orient) et à la solidité de la mécanique qu'il met en place : l'avancée de l'histoire est à la fois implacable et parfaitement illisible. On peut seulement regretter la séquence d'amour, très artificielle, seul bémol au coeur de ce bel édifice.
Le film commence bien, puis quand Redford rencontre Dunaway ça casse le rythme de l'enquête de plus l'histoire entre les deux est trop superflue. A partir de là le scénario s'égare et part dans tous les sens, dans un premier temps il y a des invraisemblances qui s'accumulent, par exemple quand Dunaway se balade tranquillement dans les bureaux de la C.I.A sans être inquiétée, par la suite l'enquête devient confuse on ne sait plus qui est avec qui ? Qui fait quoi ? Et quelle est le rôle exact du bureau dans lequel travaille Redford, on s'y perd un peu avec tout ses éléments. A part ça le récit fonctionne bien et quelques scènes sont bien réussies comme le massacre inaugural, quant à Redford il est convaincant dans son rôle, il ne fait pas le héros trop gentil. Un bon divertissement mais loin d'être un chef d'œuvre
Un thriller d'espionnage haletant, où on est captivé tout au long du film. Histoire complexe dans cette course poursuite à la survie. Robert Redford est vraiment top, dans le rôle principal. Beaucoup de suspens et de rebondissements jusqu'à la fin pour le moins inattendu.
Après avoir vue Les Trois Jours du Condor j'ai l'impression d'avoir vue remake d'un film d'espionnage slash aventure. Honnêtement ça ne m'intéresse pas trop de savoir s'il s'agit qu'une impression (même si c'est une adaptation de roman). Maintenant comme on peut l'imaginer je trouve le travail de Pollack très réussi. Un début très précis d'une horlogerie impeccable laissant croire à un film très posé. Puis très naturellement vient un bouleversement introduit avec justesse sans allé trop vite. Tout est si cohérent et donc limpide qu'on en vient à imaginer que Pollack a fait le film de sa vie. La photo me semble super, un peu par effet de mode avec l'effet pellicule. Maintenant c'est très beau il faut l'admettre. Beaucoup de plans semble avoir été fait comme des tableaux. Evidemment ce n'est pas constant mais c'est remarquable. C'est un film très brillant qui ne pêche en rien avec beaucoup d'idée amené avec de la justesse par wagons. Un immanquable de sa filmographie. J'espère pouvoir ne pas mentir en disant qu'il n'y a pas véritablement de défaut dans ce film si l'on omet les quelques personnages fixant la caméra dans la rue donnant l'impression que l'on est dans un film. Effectivement nous sommes dans un film. Maintenant le fait que l'on puisse voir un passant dans la rue qui regarde le tournage peut traduire deux choses selon moi; soit un manque d'argent, soit une volonté de gardé une ambiance propre à celle du New York de l'époque en ayant une rue constitué de vrais passant. J'admet préférer penser que la deuxième est plausible.