Comme quoi, on a des fois des drôles de souvenirs... Alors qu'en revoyant « Les Trois Jours du Condor » je m'attendais à un film d'espionnage sérieux, très rigoureux, c'est en réalité presque l'exact contraire ! Attention, je ne dis pas que c'est n'importe quoi et encore moins que Sydney Pollack n'a pas pris l'entreprise au sérieux. Simplement, nous sommes clairement ici dans une approche très fantasmée, l'œuvre pouvant d'ailleurs être vue comme visionnaire en vue des théories du complot et autres infox venant polluer à longueur de temps la moindre nouvelle.
Au-delà du côté délicieusement rétro des ordinateurs géants et autres moyens de communication fantaisistes, le réalisateur offre un suspense réussi, assez original et un poil longuet, presque hitchcockien dans son approche du personnage principal, tout en gardant un minimum de distance. Robert Redford l'interprète avec son charisme habituel, bien entouré par Faye Dunaway et Cliff Robertson, mais c'est clairement Max von Sydow qui lui fait le plus d'ombre dans un rôle pour le moins ambigu, lui allant à merveille (et quel look!).
Dommage que le scénario cherche à être parfois inutilement complexe alors qu'un peu plus de fluidité n'aurait pas fait de mal. Mais ne serait-ce que pour cette idée que la CIA dirigerait secrètement toutes les opérations mondiales (et surtout les plus douteuses) dans la plus grande impunité, cette production très ancrée 70's étonne et séduit.
Sydney Pollack a réussi l'un de ses meilleurs films. Suspense haletant du début à la fin, dialogues qui font mouche, intrigue redoutable et atmosphère 70's fort réjouissante. Un vrai plaisir de cinéma...
Super, j'ai vraiment beaucoup aimé, j'ai été agréablement surprise, je m'attendais à une intrigue très complexe et embrouillée mais pas du tout, sans pour autant être simpliste, le scénario est très bien ficelé et totalement compréhensible. De plus, j'ai trouvée la réalisation percutante et l'interprétation très bonne.
Un film singulier dans la carrière de Redford, une histoire d'espionnage rondement menée, la scène d'exposition est ultra violente et le dénouement surprenant !
Conspiration, manipulation, cynisme,....des maux dont les Américains estimaient leurs gouvernants responsables durant les '70s. La paranoïa avait atteint son comble, et à raison qui plus est (ou du moins en grande partie). De cette époque, nous reste une floppée de bons films nerveux et pessimistes dont ces "Trois Jours du Condor" hautement appréciable. Redford est parfait, Faye Dunaway est un régal ( à noter une scène de séduction made in Redford où il lui suffit d'analyser quelques clichés pour conquérir la belle. Il est très fort.), Max Von Sydow impassible autant qu'inquiétant, Cliff Robertson pragmatique et fourbe . Que du bon, en somme.