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Eric Bllns
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5,0
Publiée le 19 avril 2026
Un de mes films préférés de Robert Redford, ici Joseph Turner ou encore Condor qui habite littéralement son personnage. La scène d'introduction est exceptionnelle. Faye Dunaway est grandissime ainsi que Max von Sydow dans son rôle de tueur froid, mais homme d'honneur et même respectueux de certaines de ses victimes. La CIA suivi de très près le tournage au point que Redford déclara que sur certains plateaux on se demandait qui regardait qui.
"Les trois jours du Condor" est un des classiques de la filmographie de Robert Redford qui a plutôt bien vieilli et qui reste toujours plaisant 50 ans après sa sortie. Le rythme est bien tenu tout au long du métrage et la réalisation et la narration efficace. J’aurais quand même quelques réserves sur le scénario, qui manque parfois de clarté et fait preuve de facilité et de quelques raccourcis. La relation avec Fay Denaway évolue en particulier trop vite (spoiler: elle finit par lui faire confiance et passer la nuit avec Robert Redford après qu’il l’ait bâillonnée plusieurs heures, ce qui peut sembler peu crédible). Même reproche sur la fin dont la résolution manque de clarté (notamment spoiler: les divers retournements au sein de la CIA et les liens entre les différents personnages des strates dirigeantes ). Malgré ces quelques écueils, le film reste un bon film d’espionnage / thriller, recommandable aux amateurs du genre. Note : 14/20
Certains films vieillissent bien, « Les Trois jour du Condor » moins bien. On se perd dans une intrigue difficilement lisible et peu crédible. Si le film a mal vieilli, ce n’est pas le cas de la performance de Robert Redford. Enfin, toujours particulier et émouvant de voir les twin towers du World Trade Center servir de décor.
Même après 50 ans, les trois jours du Condor n’a pas pris une ride ! Je trouve que le film manque peut être un poil de dynamisme dans mise en scène : il y aurait eu moyen de rendre le film beaucoup plus étouffant, peut être en le rendant un poil plus court… mais l’essentiel reste la : un scénario simple mais qui nous laisse en suspens devant la moindre porte qui s’ouvre ou voiture qui ralentit, un sentiment de paranoïa nous prend et nous tient accroché au film du début à la fin. Une belle réussite !
Film visionné au cinéma dans sa version restaurée en 4K. Je n'ai pas de possibilité de comparer, mais la qualité d'image est bonne dans cette version.
Il y a dans ce film et dans sa capacité à décrire la paranoïa progressive qui s'empare de notre protagoniste, une réelle prouesse d'exécution. C'est très bien fait. Le spectateur partage les mêmes doutes. Il y a également des massages moins plausibles (notamment au téléphone). Le film repose beaucoup sur les épaules de Robert Redford et de Faye Dunaway. Un peu trop.
Très intéressant Thriller Politique typique des années 1970 avec une machinerie du complot en arrière fond et le génie du film réside dans sa capacité à anticiper les dérives qui marqueront les Décennies suivantes !
Three Days of the Condor est un thriller d’espionnage des années 1970 qui explore la peur, la solitude et la trahison au sein des institutions secrètes. Joe Turner, analyste de la CIA, découvre un matin que tous ses collègues ont été assassinés. Soudainement seul et traqué, il doit naviguer dans un monde où la confiance est impossible, même envers son propre employeur.
Le film repose beaucoup sur l’acting et l’intrigue. Robert Redford incarne au départ un personnage tout à fait ordinaire, un simple lecteur de rapports. Mais au fil de l’histoire, il évolue : d’homme banal et naïf, il devient un survivant capable de ruse et de courage. Cette transformation construit la vie du personnage sous nos yeux et rend son parcours crédible et captivant.
Les combats de l’acteur ne sont pas seulement physiques, mais surtout psychologiques : garder son calme, déjouer ses ennemis, comprendre un complot plus vaste que lui. C’est cette lutte intérieure qui donne une intensité particulière au film. Dans ce monde, personne ne fait confiance à personne et chaque échange peut se transformer en piège.
Visuellement, la mise en scène choisit des tons verts et gris, simples et ternes, qui accentuent le réalisme et la froideur de l’univers. Le rouge apparaît uniquement dans la cuisine, comme une touche discrète d’espoir, une lueur fragile dans un monde dominé par la peur et la suspicion.
Le scénario est écrit avec précision, offrant aux acteurs un terrain idéal pour briller. Pollack et Redford ont travaillé avec une grande exigence, donnant au film une identité à la fois réaliste et tendue. C’est un cinéma très indépendant dans son esprit, à mi-chemin entre The French Connection et Spy Game, où l’importance est donnée à la psychologie et à l’ambiance plus qu’aux explosions spectaculaires.
Pour moi, Three Days of the Condor est un film sous-estimé mais essentiel. Il raconte la naissance d’un personnage, d’un homme ordinaire qui, confronté à la peur et à la trahison, devient quelqu’un d’autre. C’est un récit de transformation, de méfiance et de survie, porté par une grande performance d’acteur et une mise en scène sobre mais puissante.
Bon film d'espionnage prenant du début à la fin, avec un Redford impeccable. Seul bémol : 2 coups de cravates difficiles à avaler : spoiler: Faye Dunaway, otage, qui aide son ravisseur jusqu'à infiltrer la CIA pour identifier Higgins, et Redford en génie des télécommunications avec sa petite malette . C'est aussi un peu confus, mais c'est la méchante et cynique CIA qui veut ça.
Le sujet est intéressant, surtout de voir les moyens utilisés à cette époque (vieux ordinateurs et téléphones). Malheureusement, on se perd rapidement dans l’histoire, entre les personnages et les enjeux, si bien qu’à la fin, on se demande : tout ça, pour quoi ? C’est dommage, car le film commençait très bien.
Grand film paranoïaque de couple REDFORD et DUNAWAY est très sensuel. La scène d'ouverture est époustouflante et Max Von Sydow joue un tueur très inquiétant.
Je viens de revoir ce film en hommage à Robert Redford qui vient de nous quitter. En hommage aussi aux twin towers de New-York, disparues elles aussi dans un écroulement gigantesque. A plusieurs reprises la caméra de Pollack les filme de haut en bas et de bas en haut, comme s'il pressentait quelque chose en lien avec le Moyen-Orient. A vrai dire j'avais tout oublié des péripéties de l'histoire. Plus aucun souvenir de Redford ni de ses amours avec Dunaway. Pourtant leur étreinte est discrètement filmée, sans esbrouffe, sans cris intempestifs, crédible et agréable. Pas de souvenir non plus de Max Von Sydow, passé de la métaphysique bergmanienne à l'exécution en série de basses oeuvres criminelles. Il a un accent guttural et se fait appeler Joubert. Je suppose qu'il est d'origine afrikaner. En revanche j'ai tilté sur Cliff Robertson, peut-être parce que c'est lui qui expose le plus clairement la problématique Pollackienne. Question espionnage le scénario reste assez abstrait et succinct. Pas de Russes ni de Chinois, pas de plans mystérieux, ni de secret occulte, pas de Mac Guffin à la Hitchcock. Il est vaguement question de pétrole et de Moyen-Orient dont les populations locales ont tout à attendre de l'intelligence yankee. Pollack se fout un peu de la géopolitique. Seule l'intéresse la CIA, ses luttes internes, et ce que peut en raconter le New York Times. Autrement, le film est bien fait, un peu long mais pas ennuyeux, avec de belles images, et bien joué.
Très bon film d'espionnage, très bien joué, acteurs vraiment professionnels très bien dirigés. Dommage que la fin ne soit pas terminé, on reste sur notre faim
Le dixième long-métrage de Sydney Pollack, sorti en 1975, est film d'espionnage rondement mené. Même si le rythme reste plutôt lent, le caractère énigmatique de l’intrigue suscite l’attention. Unique survivant d’une unité spéciale de la CIA, un homme (Robert Redford) s’engage malgré lui dans un jeu du chat et de la souris afin de découvrir les auteurs de ce crime. Les ficelles du scénario se démêlent progressivement pour faire état d’un complot politique machiavélique. Le climat de paranoïa omniprésent permet de brosser un portrait psychologique complet du héros. Bref, un thriller efficace osant dénoncer la corruption au sein du système de renseignement américain de l’époque, alors secoué par le scandale du Watergate.
C'est un très bon film d'espionnage réalisé par S. Pollack, avec R. Redford, et aussi M. Von Sydow et F. Dunaway. L'intrigue est complexe mais reste compréhensible tout au long du film. C'est encore une affaire d'état: l'état fait ce qu'il lui plait dans l'intérêt de la population, même si, bien sur, la loi n'est plus respectée. Le début du film est très bien car on ne sait pas ce qu'il se passe. On peut juste se demander pourquoi l'attaque est commise au moment du déjeuner car les tueurs devaient savoir qu'il y avait toujours quelqu'un parti chercher le déjeuner. Le tueur, d'origine "Lorraine-Alsace" et interprété par M. Von Sydow, fait froid dans le dos. C'est un personnage clé du film, plus que Katherine je trouve jouée par F. Dunaway. Pour un littéraire, Condor, semble avoir des ressources insoupçonnées. Mais ça fonctionne. A voir.