Derniers Avis : Les Trois jours du Condor - Page 10
Les Trois jours du Condor
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vince113
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4,0
Publiée le 13 juin 2010
Au-delà de la rigueur kafkaïenne de son scénario, au-delà de la tension permanente d'une mise en scène très tenue et au-delà du charme de l'interprétation, le film de Pollack est une merveilleuse métaphore du désenchantement de l'amérique qui se réveille avec la gueule de bois du Vietnam, du Watergate et de la Baie des cochons, à l'instar de son héros (idéal Redford) qui commence le film dans l'insouciance la plus totale et le termine miné par la paranoïa et le ressentiment. La force du film tient à la force de ce constat en temps réel (le scénar anticipe de façon surprenante les révélations sur les agissements de la CIA au Moyen Orient) et à la solidité de la mécanique qu'il met en place : l'avancée de l'histoire est à la fois implacable et parfaitement illisible. On peut seulement regretter la séquence d'amour, très artificielle, seul bémol au coeur de ce bel édifice.
Les 3 jours du Condor est un magnifique film d'espionnage de Sydney Pollack, dans lequel il retrouve son acteur fétiche; Robert Redford. L'histoire est intelligente, les acteurs excellents et on se laisse porter par ce film palpitant. Quelques petites baisses de tension, mais un moment de plaisir tout de même.
Un film qui tient aux tripes du début à la fin. Une mécanique ultra efficace, des acteurs très charismatiques (Robert Redford en tête) pour un classique du cinéma d'espionnage. Petite jubilation.
Un très bon film , au scénario solide et astucieux. Bien construit, mêlant la réalité , l'espionnage réel, l' Histoire.Et tout cela arrive à faire un ensemble harmonieux et haletant. La performance de Redford est remarquable. Il tient et pousse le film. Le suspens est bien construit. Bon spectacle.
Quelques séquences magnifiques viennent rappeler à quel point Sydney Pollack peut être un grand cinéaste. Mais malgré un Robert Redford en grande forme, ce film complexe demeure confus et reste malheureusement trop obscur. Une sensation désagréable d'incompréhension parasite Les Trois jours du condor.
Alors en pleine période du film politique engagé, Hollywood accouchait alors de grands classiques du film paranoïaque à tiroirs. S. Pollack livrait alors son propre film d'espionnage, adapté d'un roman. Dans le rôle du quidam piégé au milieu d'une situation qu'il ne comprend pas, R. Redford excelle. Simple lecteur au sein d'une cellule secrète, il se retrouve embarqué dans un imbroglio insoluble. D'abord dépassé par la situation, il va se reprendre et essayer de dénouer les fils de l'intrigue. Si l'histoire d'amour entre lui et F. Dunaway apparaît vraiment superficielle, le reste est bien plus maîtrisé, avec sa violence sèche caractéristique du style Pollack sans oublier la plongée dans l'arsenal technologique impressionnant de la CIA (et qui inspirera fortement "Ennemi d'état"). Brillant, nébuleux, bien mis en scène et interprété, un film vraiment engagé qui pose de vraies bonnes questions. Parfois un peu mou toutefois. D'autres critiques sur
En plein dans la veine des films paranoïaques (type «Serpico» ou «All the President’s Man»), au cours des années 70, en amorce à la «guerre fraiche», Sydney Pollack réalise «The Three Days of the Condor» (USA, 1975). Joseph Turner, un homme de caractère amusant, se trouve contraint, après le massacre de tous ses collègues de travail, de fuir la menace d’un système qui souhaite l’éliminer, avant de mener à son tour l’enquête pour supprimer ceux qui l’inquiètent. Sans savoir, d’emblée qui le poursuit et pourquoi, Turner, surnommé le Condor, est sommé pour sa survie d’interpréter correctement les différents signes qui l’entourent, sous peine d’être tué. S’il ne devinait pas en Joubert un tueur en prenant l’ascenseur avec lui, s’il ne percevait pas derrière le postier un assassin, s’il ne reconnaissait pas derrière une voiture l’escorte d’un ponte de l’investigation américaine, le Condor échouerait à dévoiler la vérité. Cette vérité que le personnage découvre seul, puis assisté de Kathy Hale, lui permet de déjouer toute l’organisation de la C.I.A. et au final d’en accuser la politique immorale auprès du New York Times. Dans ce canevas narratif, qui a bien des égards côtoie les procédés hitchcockien –avec ce même quidam soumis à la juste lecture des évènements s’il veut jouir encore de la vie-, Pollack construit un rythme mesuré, avec une forte quantité de plans, afin d’embrasser au mieux la multitude des symboles que le Condor, et le spectateur à travers lui, doit réorganiser pour en déceler le sens. Sans grande inspiration formelle, Pollack réussit à saisir le phénomène de paranoïa en disséminant une multitude de signes, tous aussi menaçants, grâce au découpage morcelé. Reposant sur un scénario de remarquable facture (bien que les esprits inattentifs se trouveront, comme souvent dans le genre, ensevelis sous la circulation des informations), la réalisation de Pollack ne vient ni contrarier l’histoire ni la sublimer, elle la sert avec dextérité.
Sydney Pollack & Robert Redford auront eu une fructueuse collaboration, alternant entre le western Jeremiah Johnson (1972), le mélo/drame Nos plus belles années (1973), sans oublier le chef d’œuvre Out of Africa (1985). Il faudra aussi rajouter ce thriller au suspens haletant (adapté du roman homonyme de James Grady), dans lequel Robert Redford y incarne un rat de bibliothèque travaillant secrètement pour le compte de la C.I.A. jusqu’au jour où ses employés se retournent contre lui. Les Trois jours du Condor (1975) ne pouvait pas mieux tomber, ce film d’espionnage arrive à point nommé, juste après le scandale du Watergate où les Américains deviennent de plus en plus méfiants face aux autorités, le film joue sur la corde sensible, entre complots et machinations, agents doubles et supercheries, on ne sait plus qui croire et Robert Redford, accompagné par Faye Dunaway, doivent redoubler d’attention s’ils ne veulent pas y laisser leur peau. Un thriller paranoïaque palpitant de bout en bout, on en rate pas une seconde !
Un solide roman d'espionnage, bon divertissement avec une vision un peu inquiétante de l'hégémonie de la CIA. Adapté d'un roman publié dans la série noire gallimard, c'est rythmé et pas inintéressant, c'est une belle réussite.
Le regretté Sydney Pollack réalise un film d'espionnage brillant porté par un talentueux et charismatique Robert Redford, très convaincant dans le rôle de Joe Turner dit le Condor, agent secret traqué par de mystérieux tueurs engagés par ses supérieurs dont il ignore les motivations. Face à lui, Max von Sydow est inquiétant de froideur et de cynisme et Faye Dunaway est d'une grande beauté. La ville de New York sublimée par Pollack renforce le sentiment d'enfermement de Turner dans un monde où il ne peut se fier à personne et se retrouve obligé d'enrôler une alliée de fortune de force en la personne de Cathy (Dunaway). Il est dommage qu'on impose au spectateur une romance assez inutile entre les deux personnages. Pollack sait exploiter les décors pour mieux faire ressortir la détresse du héros mais sait aussi se faire homme d'action: le combat dans l'appartement de Cathy est superbement chorégraphié. Les Trois jours du Condor est un film d'espionnage brillant formellement très réussi avec un suspense qui tient en haleine. Il est cependant dommage que le dénouement soit perticulièrement obscur, donnant à l'ensemble une impression d'inachevé. Mis à part cela, le film est de très loin un des meilleurs du genre.