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VodkaMartini
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4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un bon petit film noir comme on aimerait en voir plus souvent! Nerveux, cynique et flirtant avec le nihilisme juste ce qu'il faut, il aurait fallu bien peu de choses pour que "Dark Blue" devienne un futur classique. Certains rôles sont un peu mous (la jolie flic droit dans ses bottes et le rookie manipulé et plein d'illusions manquent cruellement de substance) mais Russell fait un retour en force (montrant de quoi il est capable, ce que beaucoup avait oublié depuis "The Thing"). La réalisation de Shelton est un peu trop conventionnelle mais il donne un bon tempo au film. A voir sans préjugé.
Un très solide polar. Le contexte est très intéréssant et la mise en scène de Ron Shelton diablement efficace. Les personnages ont de l'allure, même si ils sont quasiment tous ripoux. De plus, ce film comporte vraiment une bonne histoire, ce qui n'est pas très courant dans les films d'action d'aujourd'hui. Kurt Russell et Ving Rhames excellents. Que du bon!
J'ai tenu 5 minutes... pas une de plus. Quand le vocabulaire se résume à du vocabulaire sexisme gerbant... des guns et de la violence... Je te dis STOP. Russell a fait bien mieux. Mais pire... je ne crois pas.
Basé sur une histoire de James Ellroy, Dark Blue nous plonge dans l’Amérique des années 1990, marquée par une recrudescence des violences policières à caractère raciales telles Rodney King. On y retrouve quelques-uns des thèmes fétiches de l’écrivain : le crime, les flics véreux et surtout une Los Angeles plus noire et hypnotique que jamais. Avec à l’appui le scénario de David Ayer, Ron Shelton s’acquitte consciencieusement de la tâche. Sa gestion du sujet est satisfaisante : bon rythme et ensemble assez prenant. On remarque toutefois une pointe de manichéisme, notamment à travers les deux protagonistes principaux ; d’un côté le bon flic, de l’autre le mauvais. Il s’agit donc d’un bon polar où domine la figure de Kurt Russell ; après une série de galères, l’acteur trouve l’un de ses plus beaux rôles.
Un très bon film policier qui se déroule au moment des émeutes de Los Angeles. Avec ses flics ripoux le scénario nous entraîne dans une enquête sur un braquage qui a fait 5 morts. Les 2 enquêteurs vont se rendre compte que l'affaire est plus complexe qu'il n'y paraît . Le film est prenant et s'appuie sur un excellent casting. Mention spéciale à Kurt Russell qui est parfait dans son rôle de flic un peu borderline. A voir.
"Dark blue" est un polar très tendu sur fond de flics ripoux, l'histoire se déroulant à Los Angeles pendant le procés Rodney King, à l'époque ou on était extrêmement loin de "black live matters". Kurt Russel, dont la carrière n'était pas au plus haut, y livre une super prestation. A noter le ripoux interprété par Brendan Gleeson actuellement heros de la série 5 étoiles "mr mercedes". Un polar à recommander chaudement. 4 / 5
A Los Angeles, quelques jours avant les émeutes de 1992, deux flics ripoux enquêtent sur un braquage sanglant, et vont mettre leur nez trop loin. Sorti peu de temps après "Training Day" et "Narc", "Dark Blue" aborde à son tour le côté sombre des forces de police, du raciste à la gâchette facile jusqu'au mafieux. Les personnages sont intéressants et nuancés, servis pas de très bons acteurs : Ving Rhames en chef droit et trop ambitieux, Brendan Gleeson en pourriture, et surtout Kurt Russell, excellent en vieux de la vieille roublard, brutal, mais au bout du rouleau. L'intrigue, basée sur une histoire écrite par James Ellroy, est riche en rebondissement et coups tordus, et exploite de manière intéressante le contexte des émeutes. Le tout est enrobé par une mise en scène efficace, qui insiste sur la chaleur et la lumière de la ville, contrastant avec l'atmosphère pessimiste et sombre du scénario. Un polar de qualité.
Alors que le verdict concernant les policiers qui ont tabassé Rodney King se fait attendre deux policiers (une jeune recrue et un vieux loups aux méthodes expéditives) se voient charger d’une enquête (qui s’apparente à un contrat) sur un quadruple meurtre. Dark Blue c’est une plongée dans le Los Angeles du début des années 90 qui s’apprête à exploser et vivre de sanglantes émeutes (la poursuite dans les rues qui s’embrasent est selon moi LE grand moment du film). C’est aussi le portrait d’un flic totalement au bout du rouleau qui voit ses méthodes et ses certitudes se déliter (même si pour le coup j’ai trouvé son retournement à la fin peu crédible). Ce dernier est tenu par le formidable Kurt Russel qui est pour beaucoup dans la réussite du film traînant un air d’homme en bout de course. Même s’il connaît ici ou là quelques longueurs et et quelques passages un peu too much cela reste un bon polar au final.
Très violent à défaut d'être toujours très réaliste, ce polar est tout de même une franche réussite. Par sa noirceur et son rythme soutenu il nous tient en haleine de bout en bout.
Magnifique prestation de Kurt Russell. De grandes images de L.A. à feu et a sang. Le film entretient beaucoup de correspondance avec le L.A. Confidential de Curtis Hanson, normal ils ont le même auteur, James Ellroy. La corruption, l'impunité d'un système, la complexité des etres, le besoin de rester droit...toute ces questionnement passe dans ce film auquel on peut reprocher tout de même un final un peu théatral.
Un bon policier nous faisant pénétrer dans les rouages de la police de Los Angeles alors qu'elle était minée par le racisme (Ah! Elle n'y est plus?). C'est tellement fort et quasi immonde qu'il faut s'accrocher à son fauteuil pour tenir la première heure. Mais bien vous en prendra, si vous tenez. Car nous assistons à un véritable revirement sur fond d'affaire Rodney King. Le scénario est finement écrit, semble très réaliste, et les acteurs semblent y croire. Par contre, pour l'action, il ne faudra pas être trop exigeant. Elle est assez limitée, mis à part la dernière 1/2 heure. A voir par les amateurs de polar revendicateur
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3,0
Publiée le 4 juillet 2013
Le rèalisateur Ron Shelton s'ètait fait remarquer par une satire de la vie politique, "Blaze", avec Paul Newman. "White Men Can't Jump" avec le duo bondissant Wesley Snipes-Woody Harrelson et "Tin Cup" avec Kevin Costner, c'ètait aussi lui! Autre registre pour Shelton avec "Dark Blue", un polar d'une extrême noirceur qui s'inspire d'une histoire imaginèe par le romancier James Elroy pour suivre les magouilles d'une bande de flics ripoux de Los Angeles! Tandis que la ville gronde face à des menaces d'èmeutes raciales, l'excellent Kurt Russell èvolue en eaux troubles entre collègues corrompus et malfrats violents! Sa descente aux enfers dans un monde sans pitiè vaut vraiment le dètour! Un thriller de solide facture qui tient en haleine le spectateur sans jamais l'ennuyer...
Sur une histoire de James Ellroy et sur un scénario de David Ayer, Ron Shelton réalise un film policier âpre et amer, qui fait la triste constatation d'une ville qui se dégrade, pourrie par les mêmes policiers qui, bien des années avant, la protégeait. Entre des voyous qui n'hésitent pas à tuer et des grands pontes qui s'en mettent plein les poches à grand coup de magouillages et de chantages, "Dark Blue" nous dépeint la corruption d'une ville alors que le procès de l'affaire Rodney King est en cours et que la tension est à son comble. Et vu que le personnage principal est un flic pourri violent qui se retrouve avec une sale affaire sur les bras et un début de crise de conscience et qu'il est campé par Kurt Russell, on y croit dur comme fer, l'acteur étant absolument parfait, menant de bout en bout un film très bien écrit donnant la part belle aux seconds rôles (Scott Speedman, Brendan Gleeson ou encore Ving Rhames).
Après Training Day, son deuxième scénario, David Ayer avait le vent en poupe et continua d’étudier la police à Los Angeles. Réécrivant un scénario de James Ellroy sur le scandale Rampart, son troisième script donna Dark Blue.
Réalisé par le yes man Ron Shelton, bien plus connu pour ses comédies sportives comme White Men Can’t Jump que pour son talent intrinsèque, Dark Blue démarre lentement, comme toute fresque policière qui se respecte. Et comme toute fresque policière qui se respecte, Dark Blue monte constamment en puissance jusqu’à finir crescendo, dans une dernière demi-heure en pleine émeute, d’une sauvagerie qui sert tout à fait le propos de Shelton et Ayer. Le film enchaîne les scènes chocs sans jamais en faire trop. La rédemption du protagoniste principale en devient absolument passionnante, grâce à un Kurt Russell tout bonnement exceptionnel, malgré le destin déjà tout tracé dès le début du film. Les autres acteurs sont tout aussi excellents, entre Scott Speedman, en jeune bleu, Ving Rhames en carriériste qui délaisse sa femme, Brendan Gleeson en ordure et le duo Kurupt – Dash Mihok en criminels branques. Le score de Terrence Blanchard apporte un cachet inestimable au film, qui se termine sur un plan absolument fabuleux de Los Angeles en pleine émeute.
Dark Blue est un excellent film, une plongée dans la triste situation de Los Angeles pendant le Rampart à travers le prisme d’un héros ultra-charismatique joué par un acteur en état de grâce. Si avec ça, vous n’avez pas encore envie de voir le film…
Un polar sans concessions,qui restitue l'atmosphère de Los Angeles en 1992,mégalopole en poudrière à la suite du procès Rodney King(un noir drogué tabassé gratuitement par 4 agents blancs,au final relaxés)."Dark Blue"est adapté d'un scénario solide de James Ellroy,sombre,très noir et sans illusions aucune sur l'intervention de la police.Le coup de génie,c'est d'avoir confier le rôle du policier ripoux au légendaire Kurt Russell.Avec sa gueule fracassée,son jeu instinctif et son franc-parler,il est parfait,et tout à fait représentatif de celui qui exécute les ordres sans rechigner,jusqu'aù jour où il constate amèrement l'étendue de la corruption au sein des forces de l'ordre.Brendan Gleeson en chef entêté,Ving Rhames en capitaine vertueux et Scott Speedman en recrue prise d'états d'âme complètent ce casting finaud.On est surpris par le caractère ethnologique,voire biblique de ce polar urbain.Et le final apocalyptique qui annoncent les fameuses émeutes,est tout autant inquiétant que les magouilles politico-policières.La haine raciale fait des ravages,et la violence surgissante au coin des rues n'est que le reflet d'une société qui devenait alors anarchique.Bel ouvrage.