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Thibault F.
86 abonnés
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2,0
Publiée le 1 décembre 2014
3 histoires inégales portées à l'écran par Mario Bava et présenté par l'honorable Boris Karloff. 3 Sketchs horrifiques qui ont pour objectif de mettre en avant la beauté des actrices principales, sur ce point plutôt réussis notamment Michèle Mercier, sublime et sensuelle. Si, on reste dans le positif, on souligne la réalisation plutôt correct pour une production de série B. 3 histoires inégales qui montent en crescendo tout au long de la durée du film. - Le téléphone: réalisation bancale pour scénario insipide (le frisson est inexistant et l'issue fatale anticipée bien trop rapidement pour le cinéphile. On souligne aussi l'idiotie des personnages qui n'en font qu'à leur tête (précurseur des films pour ados qui se mettent dans des situations rocambolesques) - Les Wurdalaks: sympathique avec de très bonnes références à Dracula avec des acteurs plutôt convaincants et une prise de risque et inattendue sympathique. Mention spéciale à Boris Karloff, toujours excellente malgré cette production série B. - La goutte d'eau: excellent, horrifique à souhait (le visage de la défunte est à vous glacer le sang), c'est certainement l'histoire qui ressort le plus du lot. L'ambiance est palpable, la mise en scène malsaine et une Jacqueline Pierreux très bonne dans les cris et les hurlements (faible dialogues qui permettent d'appréhender le moindre bruit ou mouvement)
Nous avons affaire à 3 histoires différentes: un huit clos avec Mme mercier, une histoire de vampire avec Boris karloff et une histoire de revenant. Je crois que les 3 ont été réalisé par le génial bava. L epouvante est omniprésente dans les 3. On notera le jeu des lumières, les sons et les jeux de camera. Un vrai régal.
Les Trois Visages de la peur est un très bon film d'horreur italien en trois volets réalisé par Mario Bava dont le premier est Le téléphone, avec Michèle Mercier (excellente) qui est un très bon giallo triangulaire très angoissant ou la la peur arrive par le seul biais du téléphone.... A noter que l’histoire serait inspirée de F.G. Snyder (selon le site Devildead)... Le second volet est Les Wurdalaks avec le grand Boris Karloff et Mark Damon (La Chute de la maison Usher de Roger Corman) une adaptation de «La Famille du Vourdalak» d’Aleksei Tolstoï qui est une histoire de Vampires... et quant au troisieme volet (le meilleur) est La goutte d'eau, le plus terrifiant des trois, fait appel à une horreur plus viscérale... c'est une adaptation d’Ivan Chekhov... dont le récit s’articule autour d’une vieille femme morte d’une crise cardiaque et reposant sur son lit et de son infirmière voleuse... Un très bon film a sketch d'horreur réalisé par Mario Bava (Et tout particulierement le troisieme volet qui est un chef d'oeuvre d'angoisse.. car au fur et à mesure que le récit se déroule, l’atmosphère devient étouffante) très bien joué par Boris Karloff (bien sur) mais aussi par Michele Mercier qui prouve qu'elle peut être une très bonne actrice (a noter qu'elle a joué ce role avant les très inégaux Angélique) et surtout par Jacqueline Pierreux (Elle est la mère de l'acteur Jean-Pierre Léaud.et a joué dans Entre onze heures et minuit de Henri Decoin, Meurtres de Richard Pottier et Nous sommes tous des assassins de André Cayatte) qui joue Helen Chester l’infirmière hanté par son vol d'une bague sur une morte... a voir absolument.
Ayant découvert d’abord Dario Argento, je décidais de remonter “à la source”. Je n’avais pas vraiment apprécié Black Sunday (La maschera del demonio), mais I tre volti della paura a quelque chose de vraiment plaisant.
Les films de Mario Bava existent souvent en plusieurs versions, européennes et américaines, fréquemment censurées ou modifiées, avec des titres différents selon les pays et parfois deux titres anglais pour un même film — un vrai chaos giallo. Ici, j’ai vu une version italienne, mais avec certains ajouts de la version américaine, comme l’introduction de Boris Karloff, une musique jazzy étrange et mal placée, et la modification du premier conte, notamment la dimension lesbienne.
Le premier conte (Il telefono) est classique mais préfigure le futur giallo : une femme est harcelée par un homme au téléphone dans son appartement, où toute la tension est concentrée. La maîtrise formelle de Bava est impressionnante, tant dans les couleurs que dans l’ambiance sonore. L’ambiance jazzy fonctionne par petites touches mais déséquilibre parfois le rythme. Ce qui marque, c’est la perversité du harceleur et le voyeurisme, avec une tension sexuelle subtile : un véritable laboratoire du giallo. La seconde (I Wurdalak) adapte une nouvelle de Alexei Tolstoy. Un jeune noble russe se retrouve dans une campagne maudite où sévit un mal ancien. Le héros rappelle un hobbit par son costume et sa naïveté, et la jeune héroïne blonde, superbe, incarne l’esthétique giallo. Les lumières roses, vertes et bleues donnent un éclairage malsain et onirique, tandis que le retour du père, possiblement wurdalak, crée un moment de “survival horror”. La construction manque parfois de fluidité, mais la scène avec l’enfant et les ruines gothiques ainsi que les paysages sont très réussies, on sent même l'influence de Tarkovski.
Le troisième (La goccia d’acqua) est le plus court et le plus réussi. Une vieille comtesse décède, et l’infirmière doit l’habiller pour l’enterrement. Le palais et les poupées créent un décor architectural typique du giallo, avec des couleurs chatoyantes contrastant avec l’ambiance morbide. La morte est terrifiante ; le maquillage est si convaincant que l’équipe ne voulait pas rester seule avec elle. L’atmosphère, surtout grâce au motif sonore de la goutte d’eau, est incroyable. De petits détails unissent les trois contes : la lumière et le gothique du palais se retrouvent chez l’infirmière avec ses barreaux en forme de croix. C’est le segment le plus moderne et puissant, pas vraiment giallo sur le fond mais de la pure terreur, avec une tension visuelle et sonore exceptionnelle qui eux sont des éléments fondateurs du Giallo.
Pour finir, les deux premiers contes sont solides et le troisième vraiment excellent, donnant ⅗ pour les deux premiers et environ 3,5/4 pour l’ensemble.
absolument génial !!!! ça fait bien longtemps que je le cherchait ce film l'ayant vu plusieurs années auparavant ,je me rappel tout particulièrement du dernier sketch qui m'a fait flippé toute la nuit entière ...^^