Les Trois visages de la peur
Note moyenne
3,6
179 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

35 critiques spectateurs

5
5 critiques
4
12 critiques
3
6 critiques
2
8 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Ricco92
Ricco92

292 abonnés 2 346 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 août 2018
Le film à sketchs est un genre souvent plaisant mais souvent inégal (certains sketchs souvent excellents pendant que d’autres sont beaucoup plus faibles). Avec Les Trois Visages de la peur, Mario Bava réussit, lui, à offrir trois récits de qualités assez équivalentes, prouvant par l’occasion sa maîtrise de l’angoisse au cinéma.
Avec ce film, Bava adapte des nouvelles écrites par F.G. Snyder (même si le distributeur français préféra remplacer son nom par celui de Guy de Maupassant même si le téléphone n’en était qu’à ses balbutiements à la mort de ce dernier !), Léon Tolstoï et Anton Tchekhov. Chacun traite d’un thème de l’angoisse différent : le harcèlement réaliste pour Le Téléphone (même si la version américaine, qui se permit de supprimer toute allusion à la relation lesbienne de l’héroïne et de sa meilleure amie, a transformé ce sketch en histoire de fantôme), les vampires pour Les Wurdalaks (le plus long de tous) et les revenants dans La Goutte d’eau.
À travers ces trois histoires, le cinéaste montre totalement sa connaissance de l’outil cinématographique. Comme souvent avec lui, l’utilisation de couleurs assez flamboyantes est magnifique. Ce traitement est d’ailleurs intéressant car ces couleurs n’empêchent cependant pas la crédibilité de ce qui est montré à l’intérieur des trois récits mais ne cherche aucunement le réalisme dans le prologue avec Boris Karloff. En effet, celui-ci (comme l’épilogue qui dévoile l’envers du décor) a un aspect un peu humoristique qui casse le quatrième mur en interpellant directement le spectateur. Cela correspond à une petite respiration avant de plonger dans le suspense total des trois histoires. Outre le travail visuel, ce suspense apparaît également par le travail sonore effectué sur ces trois sketchs en particulier sur Le Téléphone (que l’on peut considérer comme les prémices des premières séquences de Peur sur la ville et de Scream) où le tic-tac de l’horloge et la sonnerie du téléphone crée un sentiment d’angoisse et sur La Goutte d’eau où le bourdonnement d’un moustique, le bruit de l’eau tombant goutte à goutte et les coups de tonnerre de l’orage qui gronde au dehors occupent ce rôle.
En plus de ces qualités plastiques, Mario Bava s’offre pour les deux premiers sketchs deux célébrités étrangères de l’époque à savoir une Michelle Mercier brune (qui deviendra un an plus tard Angélique, Marquise des anges) et surtout Boris Karloff (qui joue également le narrateur du prologue et de l'épilogue) ; le dernier sketch mettant, quant à lui, en vedette une Jacqueline Pierreux surtout connue pour être la mère de Jean-Pierre Léaud.
Avec son style proche de celui de la Hammer de la même époque, Les Trois Visages de la peur est donc une preuve du talent horrifique de Mario Bava et est passionnant de bout en bout.
soniadidierkmurgia

1 454 abonnés 4 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2018
Mario Bava vient tout juste de réaliser son chef d'œuvre qui sera à la base de l'épanouissement du giallo avec "La fille qui en savait trop" quand il est sollicité pour une coproduction franco-italo-américaine initiée par l'American International Pictures (fondée par James H. Nicholson et Samuel Z. Arkoff), société de production spécialisée dans le film d'épouvante à petit budget qu'elle entend décliner en Europe après avoir connu le succès avec les adaptations de nouvelles d'Edgar Poe par Roger Corman. Un film à sketches avec en tête de gondole Boris Karloff sera un atout de poids. L'acteur vieillissant monnaye alors partout où il le peut son image d'icône de l'époque dorée de la Universal quand les Frankenstein, Dracula, Momie et autres Loup-garou régnaient en maîtres sur les écrans. Pour crédibiliser encore un plus l'entreprise, les scénarios sont inspirés d'auteurs classiques comme Guy de Maupassant ou Anton Tchekhov. Autour de Karloff qui joue dans un sketch et assure le rôle de passeur entre les épisodes, Michèle Mercier, Jacqueline Pierreux ou Mark Damon sont présents pour répondre à la vocation cosmopolite du projet. Dans "Le téléphone" sans doute le moins réussi des trois segments, la future Angélique est terrorisée au téléphone par un inconnu qui va vite se révéler ne pas en être un. Mario Bava qui avait pourtant fait des merveilles avec "La fille qui en savait trop" dans un contexte similaire semble un peu emprunté ne parvenant jamais à faire monter la tension pour un résultat au final assez quelconque, la formidable plastique de Michèle Mercier n'étant pas plus correctement mise en valeur. Heureusement les choses s'arrangent avec "Les Wurdalaks", récit vampirique complètement baroque et halluciné où Boris Karloff se met à cabotiner à la manière du grand Vincent Price qu'il vient juste de côtoyer dans "Le Corbeau" de Roger Corman. Sa présence fait absolument tout passer, les décors en carton-pâte, le jeu improbable de Mark Damon succédané de Tony Curtis et les répliques figées de Susy Andersen vague sosie d'Anita Ekberg. Le tournage du sketch avait du être interrompu à cause de la pneumonie contractée par Boris Karloff. Bava a donc enchaîné sur "La goutte d'eau" qui constitue le plus beau de ces trois visages de la peur où Jacqueline Pierreux, la mère de Jean-Pierre Léaud est absolument convaincante en embaumeuse vénale qui volant la bague d'une vieille femme qu'elle doit préparer pour ses obsèques va payer très cher son forfait. On monte donc crescendo jusqu'à une conclusion absolument jouissive avec un Boris Karloff en train de faire le zouave sur un cheval mécanique. Une jolie manière de s'auto-parodier pour celui qui fut la plus belle chose du docteur Frankenstein et aussi la plus saisissante momie de l'histoire du cinéma. Le film fut un grand succès en Italie et il demeure aujourd'hui comme une pièce choix au sein de la filmographie bigarrée du grand Mario Bava.
Djam A
Djam A

31 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2017
un film qui a inspiré plus d'un metteur en scène ,surtout la nouvelle vague de réalisateurs d'aujourd'hui
magnifique et glaçant mon préféré et la goutte d'eau qui est un petit bijou .
a voir absolument .
Caine78

7 793 abonnés 7 403 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2017
OK : le premier sketch n'est pas trop mal mené et plutôt bien fait. OK : c'est toujours un plaisir de voir Boris Karloff en faire des tonnes, s'auto-parodiant joyeusement pour l'occasion. OK : Mario Bava prend plaisir à chercher des éclairages plus délirants les uns que les autres, offrant au spectateur quelques couleurs parfois pour le moins inhabituelles. Mais bon... Si le réalisateur semble donc s'être beaucoup amusé, c'est nettement moins notre cas tant, sans que cela soit insoutenable, nous avons du mal à nous impliquer dans ces trois récits, notamment les deux derniers. Quelques idées, certes (le dénouement des « Wurdalaks » est d'une étrange beauté), mais soit un réel manque d'originalité, soit de rigueur (voire les deux) dans la construction des récits, si bien que l'ennui rode à certains moments. Après, si vous n'êtes que venus chercher une expérience visuelle sortant un peu de l'ordinaire, pourquoi pas. En revanche, si vous comptiez sur ces « Trois visages de la peur » pour vivre une soirée d'angoisse, vous risquez d'en revenir assez vite. Au moins le film a t-il le mérite de se conclure par un spoiler: sympathique hommage à l'illusion (option « fête foraine »)
 : une attraction parfois distrayante mais anecdotique.
JimBo Lebowski

449 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2017
Quel kiff ! C’est tellement rare de trouver de bons films à sketchs horrifiques, surtout aussi homogènes en terme de qualité, trois salons trois ambiances, le premier baignant dans le thriller, le second dans le conte baroque et le dernier dans l’expérimental, et à chaque fois c’est très prenant niveau suspense. Bava arrive même à coller une identité visuelle à chaque histoire, d’ailleurs je garde un petit faible pour la troisième, avec une utilisation fantasmagorique du technicolor, et puis il y a des plans vraiment terrifiants, ça fout les jetons, et pourtant Dieu sait qu’il m’en faut …
En plus tout ça avec comme maitre de cérémonie un certain Boris Karloff, bref si vous ne l’avez toujours pas vu foncez !
Acidus

881 abonnés 3 975 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 janvier 2016
Ce titre des "Trois visages de la peur" fait référence aux trois sketches qui composent ce long métrage de Mario Bava. Comme souven dans ce genre d'exercice formel, ces petites histoires sont d'inégale qualité. La première ouvre d'ailleurs très mal la série et les deux autres qui suivent peinent vraiment à relever le niveau. La promesse du frisson transmise par l'intitulé du film ne montre jamais le bout de son nez. La faute à la pauvreté des scénarios et à une mise en scène qui a aujourd'hui mal vieilli. On peut quand même apprécier de celle-ci de beaux effets de lumières et quelques bonnes idées ici et là. A réverser aux fans de Mario Bava. Pour l'anecdote, c'est au titre anglophone 'Black sabbath" que le célèbre groupe de Heavy Metal à tirer son nom.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 janvier 2015
Les Trois Visages de la peur est un très bon film d'horreur italien en trois volets réalisé par Mario Bava dont le premier est Le téléphone, avec Michèle Mercier (excellente) qui est un très bon giallo triangulaire très angoissant ou la la peur arrive par le seul biais du téléphone.... A noter que l’histoire serait inspirée de F.G. Snyder (selon le site Devildead)... Le second volet est Les Wurdalaks avec le grand Boris Karloff et Mark Damon (La Chute de la maison Usher de Roger Corman) une adaptation de «La Famille du Vourdalak» d’Aleksei Tolstoï qui est une histoire de Vampires... et quant au troisieme volet (le meilleur) est La goutte d'eau, le plus terrifiant des trois, fait appel à une horreur plus viscérale... c'est une adaptation d’Ivan Chekhov... dont le récit s’articule autour d’une vieille femme morte d’une crise cardiaque et reposant sur son lit et de son infirmière voleuse... Un très bon film a sketch d'horreur réalisé par Mario Bava (Et tout particulierement le troisieme volet qui est un chef d'oeuvre d'angoisse.. car au fur et à mesure que le récit se déroule, l’atmosphère devient étouffante) très bien joué par Boris Karloff (bien sur) mais aussi par Michele Mercier qui prouve qu'elle peut être une très bonne actrice (a noter qu'elle a joué ce role avant les très inégaux Angélique) et surtout par Jacqueline Pierreux (Elle est la mère de l'acteur Jean-Pierre Léaud.et a joué dans Entre onze heures et minuit de Henri Decoin, Meurtres de Richard Pottier et Nous sommes tous des assassins de André Cayatte) qui joue Helen Chester l’infirmière hanté par son vol d'une bague sur une morte... a voir absolument.
Thibault F.
Thibault F.

86 abonnés 824 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 décembre 2014
3 histoires inégales portées à l'écran par Mario Bava et présenté par l'honorable Boris Karloff. 3 Sketchs horrifiques qui ont pour objectif de mettre en avant la beauté des actrices principales, sur ce point plutôt réussis notamment Michèle Mercier, sublime et sensuelle. Si, on reste dans le positif, on souligne la réalisation plutôt correct pour une production de série B. 3 histoires inégales qui montent en crescendo tout au long de la durée du film.
- Le téléphone: réalisation bancale pour scénario insipide (le frisson est inexistant et l'issue fatale anticipée bien trop rapidement pour le cinéphile. On souligne aussi l'idiotie des personnages qui n'en font qu'à leur tête (précurseur des films pour ados qui se mettent dans des situations rocambolesques)
- Les Wurdalaks: sympathique avec de très bonnes références à Dracula avec des acteurs plutôt convaincants et une prise de risque et inattendue sympathique. Mention spéciale à Boris Karloff, toujours excellente malgré cette production série B.
- La goutte d'eau: excellent, horrifique à souhait (le visage de la défunte est à vous glacer le sang), c'est certainement l'histoire qui ressort le plus du lot. L'ambiance est palpable, la mise en scène malsaine et une Jacqueline Pierreux très bonne dans les cris et les hurlements (faible dialogues qui permettent d'appréhender le moindre bruit ou mouvement)
Terreurvision
Terreurvision

244 abonnés 505 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2013
Les Trois Visages de la Peur est l'une des pièces maitresses d'un grand qui inspirera les meilleurs... Notre critique complète est en ligne sur le site Terreurvision !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 octobre 2012
Ce film à sketches est plutôt réussi notamment grâce à ses qualités plastiques. Mario Bava sait instaurer des ambiances à la fois esthétiques et pesantes. Le premier segment tout en huis clos (une femme harcelée au téléphone) joue la carte du suspense avec brio tandis que le troisième (une infirmière volant la bague d'une patiente récemment décédée) est d'une efficacité redoutable dans le genre épouvante avec une belle allégorie de la conscience. Le segment le moins marquant reste le deuxième (Les Wurdalaks). S'il rappelle par moment le style de la firme Hammer, ce segment s'étire un peu trop en longueur au détriment du rythme.
bou77
bou77

146 abonnés 597 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 juin 2012
"Les Trois visages de la peur" est un vieux film, réalisé en 1963 par Mario Bava. Autant dire tout de suite que le film a très mal vieilli car totalement surpassé par d'autres films plus récents. Mais pour autant ce n'est pas une excuse puisque les scénarios des courts métrages sont plus comique qu'autre chose. Malgré tout, ce vieux film a le mérite de s'inscrire dans l'histoire du cinéma et a surement inspiré d'autres réalisateurs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 septembre 2011
Le premier est tres bien. Le deuxième est long. Le troisiéme est un peu effrayant. Le début et la fin sont par contre très con.
AMCHI

6 969 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 août 2011
Les Trois visages de la peur est un film à sketches sur la frayeur et on ne peut pas dire que cela fonctionne, j'ai beau aimé le fantastique j'ai pourtant du mal avec Bava et ce n'est pas Les Trois visages de la peur qui va me faire apprécier ce réalisateur. 3 histoires inégales dont seule la dernière procure une certaine inquiétude, la 1er sketch est plus que moyen, celui des vampires a une certaine beauté mais comme son film Le Corps et le fouet est plus ennuyeuse qu'effrayante. Un petit film vraiment dispensable à voir.
Jean-François S
Jean-François S

60 abonnés 671 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 septembre 2010
"Les 3 visages de la peur" est un film à sketchs en 3 parties ("Le téléphone", "Les wurdalaks", "La goutte d'eau") d'après Maupassant, Tchékov et Tolstoï. Enfin ça c'est pour donner un peu de légimité à ce film qui reste avant tout un film de série B.
Inutile de chercher une quelconque crédibilité dans ces histoires qui se content d'enchainer les effets du genre (ombres rasantes, porte qui grince) dans des décors gothico-baroque et avec des actrices à moitié dénudées. Le pire est surement le deuxième film qui accumule tous les poncifs éculés du film de vampire, avec un très mauvais jeu d'acteur en sus.
Du pur cinéma bis pour les amateurs du genre, mais ça fait plus rire que peur...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mars 2009
absolument génial !!!!
ça fait bien longtemps que je le cherchait ce film
l'ayant vu plusieurs années auparavant ,je me rappel tout particulièrement du dernier sketch qui m'a fait flippé toute la nuit entière ...^^
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse