Derniers Avis : Le Train sifflera trois fois - Page 9
Le Train sifflera trois fois
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Oriwa
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3,0
Publiée le 2 février 2014
Encore un classique dont je ne comprends pas le statut. La pression ne m'a pas semblé intense et la fin laisse de marbre. Et puis ce couple Gary Cooper/Grace Kelly, quelqu'un y a cru une seconde ? Néanmoins la prestance de Cooper qui est à la fois sûr de lui et plein de peine est plutôt... attendrissante.
Le Train sifflera Trois Fois est sûrement l'un des plus grands westerns jamais réalisé, malgré quelques longueurs. Mais inoubliable Gary Cooper et une magnifique Grace Kelly.
Un film sur la lâcheté ordinaire, voilà ce que c'est. Une ambiance de tragédie grecque, une menace qui se fait attendre, on ne sait pas à quoi ressemble ce fameux Frank Miller, mais on connaît sa réputation, ce qui ne fait que monter la tension.
On voit petit à petit tous les gens tourner le dos au héros, sa femme, ses adjoints, le citoyen moyen, le juge, son "mentor"... Il est seul contre cette bande de vilains qui arrivent avec autant de certitude que le soleil se couche ! On a donc Gary Cooper qui a beau être un monstre de charisme qui se met à douter, désespéré, enfermé dans sa solitude.
Mais le plus horrible c'est que l'on pourrait appliquer les thématiques universelles de ce film à notre époque, rien n'a changé. L'être humain garde sa lâcheté, il n'a pas de mémoire, il opte pour la facilité, nous ne méritons pas le héros.
Ce que j'ai aimé c'est cette façon de faire le lien avec la tragédie grecque (la petite histoire de la ville qui ouvre ses portes aux bandits qu'ils avaient banni), mais aussi cette simplicité dans l'écriture menant à ce film en temps réel à l'unité de lieu et d'action. Franchement grandiose.
Et soudain le train arrive, la tension est vraiment forte, la musique s'envole. C'est vraiment un film bien fait et bien pensé.
C'est à la fois un pur divertissement, mais également un film qui dit des choses sur l'être humain, donc un grand film.
Après si je devais mettre un bémol, le fait de mettre toute l'action à la fin pour faire monter l'action, c'était la façon de le faire, mais disons que j'aurai préféré un truc plus classe, plus exubérant qui serve limite d'exutoire après cette heure vingt de montée en puissance.
Un excellent film qui est plus proche de la satyre sociale que du Western traditionnel. Il est ici question de la lâcheté de la population face à un péril imminent. Gary Cooper, shérif d'une petite ville voit tous ses "amis" le laisser tomber pour affronter l'adversité. Tous trouvent des excuses et se terrent en attendant l'issu de l'affrontement qu'ils pensent mortel pour le shérif. Bien évidemment il est toujours plus facile de critiquer cette lâcheté tranquillement assis dans son fauteuil. Qui pourrais dire comment on réagirait à leurs place ? De nos jours combien de personnes interviennent lorsqu'elles voient une personne se faire agresser dans le métro ou dans la rue ?
Le titre en VF est assez étonnant. Il est bien question d'un train, certes, mais on se moque de savoir qu'il siffle trois fois. Cela n'a aucune importance particulière dans le scénario. Passons... Le film s'impose comme un classique du western. Classique est en effet sa construction dramatique, aux accents de tragédie antique, avec son unité de temps, de lieu et d'action. L'histoire se déroule quasiment en temps réel. Le fil conducteur est simple et son traitement relativement dépouillé. Mais là où le film s'avère moins classique qu'il n'y paraît, c'est dans la nature de l'opposition qui fonde le récit : il s'agit moins de l'opposition entre le marshal et les bandits que de l'opposition entre le marshal et la population de la ville. La majeure partie du film relate les efforts vains du personnage central pour rassembler des hommes en vue d'affronter les hors-la-loi. Abandonné par tous, ou presque, il incarne le courage individuel face à la lâcheté collective, le sens du devoir pour le bien commun face à l'égoïsme frileux. Il y a dans ce tableau de la société américaine une dimension peu glorieuse. Certains y ont vu une critique de la démocratie américaine ou un écho aux tensions sociales qui régnaient à l'époque, avec le maccarthysme. Peut-être. D'autant que le scénariste, Carl Foreman, a été blacklisté. Les dernières images du film, quand le héros jette à terre son étoile avant de partir, sont assez fortes et témoignent d'un certain dégoût. Très intéressant. Ce dégoût n'a pas été du goût des défenseurs de la belle et "pure" tradition du western, au premier rang desquels John Wayne, toujours bien droit dans ses bottes, bien conservateur, qui a pris en grippe le film à l'époque de sa sortie. Autre point fort de ce western : son casting. Gary Cooper trouve ici l'un de ses plus beaux rôles, en humanisant la figure du héros. Un héros qui place très haut les questions d'honneur et de responsabilité (plus haut que les enjeux amoureux). Mais un héros démuni, fatigué, en plein désarroi. Dans un registre obstiné mais pathétique, l'acteur est parfait. Un autre membre du casting fait une belle impression, c'est Katy Jurado, dans le rôle d'une ancienne maîtresse du marshal, femme forte au caractère bien trempé. Enfin, deux acteurs peu expérimentés prennent date dans ce film : Lee Van Cleef (pour sa première apparition au cinéma), avec sa tronche impayable, et Grace Kelly, avec son joli minois.
Que ce soit la musique, le montage, le jeu de Gary Cooper ou la crise de conscience que traverse son personnage, ce western est vraiment très bon. On découvre la ville gardée par le Marshall au rythme de sa course pour trouver des alliés dans un combat perdu d'avance. L'ordre religieux, la justice, et même les flics se dérobent ici à l'affrontement final. Un seul homme trace son chemin dans la tempête. Et son mérite n'en est que plus grand. L'histoire est donc particulièrement bonne et malmène le manichéisme qu'on aurait imaginer pour un tel scénario. La grande force du film tient au montage : on suit durant presque une heure et demi les pérégrinations du shérif. La fin nous offre une belle morale, fière et droite. Le seul problème, c'est que vu d'un oeil peu exercé, ce western ne révèle pas toutes ses qualités. Mais, pour un film daté de 1952, franchement, il a plutôt bien vieillit comparé à d'autres western de la même époque. Immanquable pour un cinéphile !
Quel talent devant l'adresse de F. Zinnemann et sa gestion du montage, de l'histoire et de sa réalisation. Il arrive à tenir en haleine avec un synopsis qui tiendrait sur un timbre poste. Un ancien prisonnier vient en ville pour régler ses comptes avec l'ancien shérif, point. Mais l'attente est filmée sans ennui, et le film raconte tout ça avec un intérêt pour les relations humaines qui mettent en avant beaucoup de caractères, de ressentis différents selon les personnages, leurs désirs, leurs envies, leurs frustrations. Autant le film paraît un peu long suite au style donné mais tout autant la scène du climax est brève et intense qu'elle atteint l'effet et la puissance escomptée grâce à la maîtrise du rythme, un grand merci je suppose au monteur E. Williams pour une œuvre qui donne encore des leçons aujourd'hui avec une telle simplicité mais en même temps, un travail énorme en amont.
John Wayne et Howard Hawks détestaient ce film dit-on ! En fait ce western ne respecte aucun code puisqu'il faut attendre les dix dernières minutes pour voir de l'action. Avant cela Gary Cooper ne cesse de se mesurer aux lâchetés ambiantes (au pluriel car toutes ne sont pas égales). Il faut bien avouer que cette dénonciation de la "majorité silencieuse" est plutôt bien foutue, la caricature étant évité (de justesse malgré tout, la scène dans l'église étant faible). Peut-être pas un très bon western mais un excellent film.
Un film fabuleux que je ne me lasse pas de revoir. Peu d'action, sauf lors de l'affrontement final, ce film a un côté "intimiste", thriller psychologique. Tout au long du film la tension monte, toujours un cran plus haut. Le film repose sur le jeu des acteurs, sur la psychologie des personnages. Gary Cooper et Grace Kelly sont fabuleux, de même que certains seconds rôles. La musique est parfaitement adaptée. Un grand chef-d'oeuvre à voir et à revoir.
Attention chef-d’œuvre !!! Bien sûr on peut ne pas apprécier, en regardant ce film, de découvrir que dans une situation identique on ne suivrait certainement pas le Sheriff. C'est pour cette raison que la Terre est en train de mourir et que personne ne prend les armes contre ses principaux assassins les financiers et les tradders, au contraire on les soutient !!! "High Noon", "Le train sifflera trois fois", bénéficie d'une belle brochette d'acteurs et d'actrices au sommet de leur art. Gary Cooper, très malade sur le plateau (il était en train de mourir d'un cancer) s'est défoncé et a "profité" de sa faiblesse physique pour nous laisser le plus somptueux rôle d'anti-héros de l'histoire du cinéma. Sa prestance et sa distinction naturelle nous le rend humain, craignant de perdre son épouse et sa vie dans un combat nécessaire mais qu'il doit mener seul. La BO, "If you also forshake me my love ...", "Si toi aussi tu m'abandonnes" par John William en Français est devenu un tube international. Et puis, il y a la photographie avec toutes ses images noires et blanches époustouflantes, ainsi que ses gros plans dignes de Sergio Léone avant l'heure. La plus belle scène : Celle où Gary Cooper marche dans le soleil, en pleine rue vide, alors que la chanson du film l'accompagne discrètement ... Inoubliable !
Un classique noir du western servi par l'efficacité du chevronné Fred Zinnemann qui tire parti des faiblesses de la production pour apporter à son western un ton funèbre du plus bel effet et enfermer ses personnages dans leur lâcheté et leur tragédie. Dans ce film court mais intense tout entier dédié à une rude réflexion sur l'héroïsme, Gary Cooper, pourtant fiévreux et terriblement vulnérable, l'a rarement mieux incarné.
Le train sifflera trois fois, n'est pas un western comme les autres et c'est sa qui le rend excellent. Il n'y a pas de scène d'actions (hormis la scène final). Nous suivons ce shérif ( Gary Cooper, oscarisé ) cherchant de l'aide. Nous ne sommes pas dans un film Hitchcock, mais pourtant le suspense est là. Zinnemann nous le fait ressentir en trois phases: le Temps, symboliser par l'horloge puisque le train arrivera à midi où se trouve le bandit, la Menace symboliser par les rails qui montre d'où la menace arriveras et enfin la Solitude symboliser par ces amis qui l'abandonne. C'est un film qu'il faut absolument voir parce qu’il est stressant, prenant, un jeu d'acteurs impeccable, une réalisation magnifique, a tel point qu'on se ne lasse jamais de le revoir encore et encore... CLASSIQUE !!!
Un shérif vieillissant tente désespérément d'obtenir de l'aide de ses concitoyens, afin d'affronter une crapule revenue se venger. Si "High Noon" est aujourd'hui considéré comme un western très moderne, avec un suspens en temps réel haletant, il a subit plusieurs critiques à l'époque. La tyrannie imposée par les bandits fait écho au maccarthysme, redoutable en 1952, et la lâcheté des habitants reflète celle des membres du show business, n'osant alors pas agir pour protéger leurs collègues. On ne s'étonne pas que John Wayne ait détesté le film ! Mais au-delà de son fond politique, il s'agit d'une œuvre très maîtrisée, bien qu'un peu froide, avec un excellent Gary Cooper. On repère également Lee Van Cleef, dans son premier et sinistre rôle. Un classique.
Le terme de western n'a aucune importance ici, on ne parle que de la lâcheté des gens face à un péril où le simple fait de s'unir aurait suffit. 80 minutes donc durant lesquels le beau Gary cherche en vain de l'aide, 10 minutes de fusillade et c'est tout. Seule la séquence dans l'église est un peu boîteuse ...