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CrystalEagle
5 abonnés
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3,0
Publiée le 30 septembre 2026
Une crise d'ado qui prend feu et finit par embraser tout un quartier. Kelly suit un garçon qui refuse le monde en version simplifiée qu'on lui tend, dans une Amérique de la fin des années Reagan qui tremble devant le vide de l'avenir et se jette dans les bras du premier prophète venu. Le film s'en prend à tout : la spiritualité en kit, la bigoterie de l'école, les exercices « peur ou amour » qui enferment les émotions dans deux cases. Il démolit sans jamais proposer de plan pour rebâtir, un peu comme dans la Bible, où l'on rase tout pour repartir de zéro. Détruire pour faire quoi ? Kelly ne veut pas répondre.
Science-fiction, horreur, satire sociale, teen movie : tout finit dans le même chaudron ! L'ambition est folle et j'admire cette envie de faire bouger les lignes, même si le résultat reste instable. Ça colle au héros, incomplet, bancal, impossible à saisir tout à fait. Mais la mise en scène est sage, presque scolaire, et contraste avec la démence du scénario. Heureusement, il y a Frank, carrément flippant avec son crâne de lapin au regard vide, grotesque et funèbre à la fois, une superbe trouvaille. Jake Gyllenhaal en fait parfois un peu trop, mais son sourire en coin et son regard fixe donnent un héros à la fois attachant et inquiétant. Mary McDonnell, elle, m'a profondément touché.
Reste l'énigme. Rêve, boucle temporelle, ou sacrifice d'un garçon prêt à mourir pour sauver Gretchen, les siens et le monde ? Peut-être une histoire d'amour déguisée en casse-tête de science-fiction, mais je n'ai pas tout saisi. Le film pose la question et garde la réponse pour lui, ce qui m'a paru un peu trop commode. Le rythme hésite entre contemplation et thriller, la fin fait long feu, plusieurs personnages intrigants restent au bord de la route. Et pourtant, l'ambiance d'enterrement et la tension est bien présente et fait tenir l'ensemble debout. Kelly médite sur le temps et la mort sans vouloir conclure, et j'en garde une sensation, celle que quelque chose de nos vies passées survit au-delà de la mémoire. Je sors avec plus de questions que de réponses.
« Donnie Darko » (2001) est le genre de film qui laisse une étrange impression une fois le générique terminé. À la fois teen movie, drame psychologique, science-fiction et film fantastique, Richard Kelly signe une œuvre profondément mystérieuse, dérangeante et volontairement difficile à saisir.
On suit Donnie Darko (Jake Gyllenhaal), un adolescent tourmenté qui semble être victime de visions, notamment celle d’un étrange lapin géant nommé Frank. Après avoir échappé de justesse à un accident qui aurait dû lui être fatal, Donnie commence à percevoir le monde qui l’entoure d’une manière de plus en plus étrange. Le film joue alors constamment avec la frontière entre réalité, hallucination, destin et voyage dans le temps.
C’est justement cette ambiguïté qui fait une grande partie de sa force. « Donnie Darko » ne cherche pas à tout expliquer immédiatement et demande au spectateur de reconstituer lui-même les pièces du puzzle. Certaines zones d’ombre restent volontairement ouvertes à l’interprétation, ce qui donne envie de revoir le film pour essayer de comprendre ce qui s’est réellement passé.
L’ambiance est également exceptionnelle. Il y a quelque chose de profondément mélancolique et inquiétant dans cette petite banlieue américaine en apparence tranquille. La photographie, la musique et la mise en scène créent une atmosphère étrange, presque hypnotique, qui contraste avec le quotidien adolescent du personnage. La bande-son, notamment, participe énormément à cette identité si particulière.
Jake Gyllenhaal est excellent dans le rôle de Donnie. Il parvient à rendre son personnage à la fois attachant, intelligent, sarcastique et profondément troublé. On sent constamment qu’il est à la limite entre lucidité et perte de repères. Les personnages secondaires sont eux aussi très marquants, notamment Frank, dont la simple présence suffit à rendre certaines scènes particulièrement inquiétantes.
Et puis il y a cette fin, probablement l’un des éléments les plus fascinants du film. Elle donne une nouvelle dimension à tout ce qui précède et invite forcément à repenser l’ensemble de l’histoire. « Donnie Darko » est typiquement le genre de film qui peut paraître incompréhensible au premier visionnage, mais qui devient de plus en plus intéressant lorsqu’on commence à réfléchir à sa logique et à ses thèmes.
Ce n’est pas un film parfait : son scénario peut parfois sembler inutilement cryptique et certains personnages ou sous-intrigues sont difficiles à interpréter. Mais cette part d’étrangeté participe aussi à son charme.
Un film culte, profondément original et doté d’une atmosphère unique. « Donnie Darko » est surtout une expérience cinématographique qui continue de hanter l’esprit bien après sa conclusion.
Même si le film a vieilli et garde un côté un peu bizarre, il est très bien. La double lecture est dingue : ceux qui travaillent dans la psychiatrie y trouveront leur compte, mais pour moi c’est surtout le côté voyage dans le temps qui régale. La fin est un vrai mindfuck j’aime bien !
J’ai beaucoup apprécié ce film, même si certains passages montrent un léger vieillissement visuel ou esthétique. Le scénario est incroyable, complexe, intelligent, et parvient à maintenir une ambiance unique du début à la fin. Le jeu d’acteur est très bon, tout comme le doublage, qui réussit à transmettre les émotions et la tension psychologique du récit. L’atmosphère étrange, parfois dérangeante, est parfaitement maîtrisée et contribue à rendre le film mémorable.
l'adolescence, décrite façon SF, passage d'un monde à un autre, de l'enfant à l'adulte - le lapin peluche devient un zombie - âge perturbé, des voix, des visions, âge pas sage, les bêtises sont plus grosses, âge passage symbolisé par les trous de ver - l'adolescent résiste, ne veut pas entrer dans le monde affreux des adultes - à la fin l'adolescent accepte son sort, la vie, la mort, l'enfant meurt pour donner vie à l'adulte - la forme du film a un peu vieilli, ce qui enlève de la force au propos - le jeu des acteurs est un peu raide, la qualité de la photo est médiocre
Je ne sais pas de quelle substance la plume du scénariste était imbibé, mais la finalité est que le scénario n'a ni queue ni tête, il ne reflète aucune intention narrative, si ce n'est que de nous perdre dans les méandres d'un scénario DEROUTANT, dépourvue de toutes trace de logique ... Je déconseille ce film à toutes personnes conscient de l'importance de son temps.
Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à accrocher, j’ai trouvé le film un peu long et lent mais j’ai saisi l’idée générale. L’ambiance est vraiment angoissante du début à la fin, car on parle de la détérioration mentale de Donnie Darko, personnage principal atteint de schizophrénie et de troubles psychiques. En ce sens, je trouve judicieux le choix du réalisateur de personnifier ce trouble en un lapin géant absolument terrifiant ( Frank ). Quand je l’ai vu apparaître à l’écran, je m’attendais davantage à voir un film d’horreur qu’un thriller psychologique. Cette créature omniprésente était vraiment dérangeante et malaisante, et je pense que c’etait l’effet recherché. Le jeu de Jake Gyllenhaal était plutôt bon, je trouve qu’il a bien réussi à faire ressortir la paranoïa de son personnage ( peut-être même trop et pas suffisamment progressif ). En revanche, les autres personnages n’ont pas été suffisamment exploités et je trouve ça dommage. Le film avait un potentiel énorme mais selon moi il n’a pas été suffisamment exploité en profondeur, il aurait pu être encore plus malaisant mais le sujet est trop survolé. Je n’ai pas trop compris le choix narratif de la fin du film, non plus. En bref l’idée était bonne mais j’ai pas accroché.
Richard Kelly tisse un labyrinthe où adolescence, paranoïa et science-fiction se confondent. Le film avance comme un rêve fiévreux, oscillant entre logique fragile et chaos intérieur. Donnie Darko devient le point de rupture d’un monde qui semble déjà fissuré. Cette ambiguïté permanente trouble autant qu’elle captive, laissant chacun recomposer le puzzle à sa manière. Une œuvre culte qui ne livre jamais ses clés, mais invite à s’y perdre avec fascination.
Objet filmique aussi fragile qu’une équation impossible, Donnie Darko avance comme un rêve lucide sur le point de se fissurer. Richard Kelly y orchestre un chaos maîtrisé, où le destin s’écrit à rebours dans une banlieue faussement tranquille. Le regard hanté de Jake Gyllenhaal devient le point d’ancrage d’un vertige métaphysique. Entre ironie adolescente et angoisse cosmique, le film joue avec le temps comme avec une matière instable. Une expérience étrange et magnétique, qui ne se comprend pas vraiment mais qui se ressent intensément.
Donnie Darko fascine par son atmosphère énigmatique et son audace narrative hors du commun. Le film tisse habilement science-fiction et introspection adolescente dans une ambiance à la fois sombre et poétique. La performance de Jake Gyllenhaal apporte une intensité troublante qui ancre l’étrangeté du récit. Sa bande-son marquante renforce l’immersion dans cet univers décalé. Une œuvre culte qui invite à réfléchir bien après le générique.
J'ai eu du mal à comprendre la fin, mais franchement l'intrigue est captivante. Ça fait drôle de voir Jake Gyllenhal jeune (je l'ai découvert avec Brokeback Mountain). Fascinant ce film. Il laisse à réfléchir aussi.
Donnie Darko est une œuvre intrigante qui mêle habilement science-fiction et drame adolescent. Richard Kelly y crée une atmosphère étrange et captivante. Le scénario complexe pousse à la réflexion et reste en tête. La performance de Jake Gyllenhaal est remarquable. Un film culte, déroutant mais profondément marquant.
Donnie Darko est une œuvre fascinante qui mêle habilement science-fiction, drame adolescent et réflexion existentielle. Porté par une ambiance étrange et envoûtante, le film captive par son mystère et la richesse de ses thèmes, notamment le destin et le temps. La performance de Jake Gyllenhaal est remarquable, donnant au personnage une profondeur touchante. Une expérience cinématographique unique, qui reste en tête bien après le générique.
J'avais 15 ans lorsque j'ai vu ce film pour la première fois et je n'avais pas du tout aimé à l'époque à part la musique " Mad World" de Gary Jules. 21 ans plus tard, devant les critiques majoritairement dithyrambiques , je me suis laissé tenté par un second visionnage en me disant que la première fois j'étais peut être trop jeune pour apprécier ou comprendre le fond du film, hé bien malgré les années en plus rien n'a changé dans mon opinion sur le film que je trouve plat , ennuyeux , insipide , à part une scène que j'ai pu trouver intéressante : spoiler: Celle où il y a un échange entre le personnage principal du film et l'intervenant à l'université , j'aime toujours la musique indiquée plus haut également mais à part ça , cela s'arrête là.